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Marché de Mamou : un vigile surpris en flagrant délit de vol

Au grand marché de Mamou, malgré la présence des vigils d’une société de surveillance, ils sont plusieurs commerçants qui se plaignent avoir été victimes de vols sans pour au tant constater des traces d’ouverture de leur conteneur. L’auteur de ces vols a été pris la main dans le sac par un superviseur de cette société.

Pour comprendre le déroulement des faits, la rédaction locale de Guinéenews© a rencontré Mamadou Sidibé, l’administrateur du marché qui apporte des précisions. «  Le voleur ne vient pas de loin. Parmi les gardiens du marché, il y en a un qui, d’habitude attend tard la nuit, lorsque tous les vendeurs soient rentrés, pour défoncer les conteneurs. A l’aide des morceaux de fer que lui-même a confectionné, il écartait au niveau de la porte du conteneur et envoyait la main pour retirer des habits, des complets non cousus et autres qu’il pouvait prendre. Puis, il remettait la porte à son état. Il faisait cela plusieurs fois et sur plusieurs conteneurs. Alors, puisque les plaintes se sont accumulées, nous avons saisi la société de surveillance. Une nuit, il y a un superviseur, un certain Monsieur Sylla, qui s’est faufilé dans le marché et a surpris son agent en train de défoncer un conteneur. Il a été arrêté et conduit à la police », explique l’administrateur du marché.

Une plainte a été formulée contre ce vigile voleur et sa résidence a été perquisitionnée par les agents enquêteurs, d’où plusieurs objets volés ont été retrouvés.

Aux dernières nouvelles, l’administrateur du marché nous a parlé des nouvelles tentatives de cambriolage sur d’autres conteneurs dans le grand marché.

« Des rencontres d’échange sont prévues entre les commerçants et tous les vigiles du marché afin de trouver les auteurs des cambriolages », a fait savoir l’administrateur du marché.

 

 

 

 

 

Le député Ousmane Gaoual : « L’AlphaCratie » ou la décrépitude d’un Etat ?

Après la Haute Guinée, la Guinée Forestière,…C’est quartier le plus huppé de la capital Conakry que la barbarie vient de se produire, bruler à vif un être humain, devant une foule passive ou indifférente. Une barbarie qui tend à devenir une méthode acceptée de jugement expéditif avec l’absence de la justice et de l’Etat.

Après avoir vu une partie d’une vidéo postée sur Facebook montrant un homme accusé de vol moto avec violence se faire lapider et bastonner avant de finir sous les flammes d’une jeunesse surexcitée sans repère dans une société que la gouvernance actuelle s’efforce d’enfoncer dans la terreur et la négation de nos valeurs humaines. Tout cela dans une indifférence totale des populations plus soucieuses de leur quotidien et des forces de police débordées, j’étais dégouté de cette violence gratuite, de cette sauvagerie mais pas choqué car ça n’était pas la première fois que je visionnais sur le web ces horreurs, cette barbarie.

Il y’a quelques mois c’est à Kissidougou que trois jeunes gens ont été pris pour cible avec le même châtiment du feu l’un dans le quartier de Kankankoura et les deux autres à Sangardo dont un jeune financier de l’OGN Corp. Médical International Guinée.

Le pire dans tout cela est que ceux qui les ont accusés de ce crime se sont rendus compte plus tard que ce fut une erreur car ces pauvres gens n’étaient pas les voleurs en question.

Cette manie de bruler vif des humains accusés de vol commence à se généraliser dans notre pays et dans toutes les communautés, avec manifestement une indifférence totale des autorités judiciaires. Ce qui veut donc dire que ce sont des pratiques plus ou moins liées à l’absence d’une réponse judicaire aux problèmes sociétaux et qui sont en quelque sorte acceptées par les Guinéens.

Pourquoi les guinéens en viennent au « brûler vif » ?

Ce comportement barbare constitue un abaissement réel de nos valeurs morales, coutumières et religieuses car tuer une personne parce qu’elle a ou aurait volé est purement et simplement un meurtre que ni la morale, ni nos coutumes et nos religions ne recommandent. La pratique de tels actes rétrogrades, dans une indifférence totale alors qu’il existe des lois qui punissent de tels agissements. Mais qu’est ce qui fait que les Guinéens sont arrivés à cette situation inhumaine ?

1. Certaines personnes disent que « quand on arrête un voleur, il vaut mieux le tuer en même temps car si on l’envoie à la police, il sera relâché trop tôt et retournera à cette sale besogne ».

Ceci étant, les gens pensent que les démarches judiciaires auprès des autorités sont insuffisantes pour punir les voleurs. Il est vrai que de nombreux voleurs sont souvent relâchés aussitôt après accusation et ceci pour plusieurs raisons.

• La première est que la personne volée ou qu’on intentait de voler n’a pas déposer de plainte ou n’est pas prête à aller jusqu’au bout de sa plainte surtout quand l’article volé a déjà été récupéré ou quand le voleur fut intercepté avant d’aller au bout de sa mission.

• Secundo, ces derniers peuvent être remis en liberté car il manque suffisamment de preuves pour les inculper et il ne suffit pas Cellou dise qu’Alpha est un voleur pour que la police boucle l’incriminé Alpha.

• Tertio, pour ceux qui viennent à être effectivement inculpés, les peines sont définies par le juge en fonction de la gravite du crime et il est tout à fait compréhensible qu’un juge ne garde pas plus d’un mois en prison quelqu’un qui a essayé de voler un poulet ou a réussi à voler un mouton. Et donc quand on retrouve ce voleur dans le quartier quelques semaines ou mois plus tard, on pense que la police a mal fait son travail car on espérait que le malfrat serait gardé pour des années.

• Et enfin, la corruption inouïe encrée dans nos administrations et organes publics font que les policiers et même les juges se font soudoyer par les criminels ou les familles de ceux-ci et libèrent donc ces derniers. Bref, les gens en arrivent la parce qu’ils n’ont pas ou n’ont plus confiance en l’autorité et en notre système judiciaire.

2. Par ailleurs, d’autres personnes soutiennent « qu’il faut brûler ces voleurs pour servir d’exemples aux autres. Autrement dit, tuer est une leçon pour sensibiliser les gens sur les implications du vol car cela terrifiera les potentiels voleurs à entreprendre de tels actes ».

Cette technique est une leçon tirée des régimes dictatoriaux sauvages tels que celui de Sékou Touré. Dans ce régime despotique, règne la terreur et pour décourager les opposants, ils s’adonnent à des tortures et meurtres sauvages des personnes qui se lèvent ou qui prétendent se lever contre leur autorité afin de terrifier le peuple tout entier. Alors, quand aujourd’hui les populations guinéennes s’adonnent à ces pratiques pour terrifier les potentiels voleurs, on voit d’où vient cette inspiration.

Une pratique abjecte… qui se généralise !

La première chose qui permet de tels meurtres est l’absence des lois et l’encouragement tacite de l’impunité par les autorités. Si nos lois étaient renforcées comme il se doit, les voleurs auraient peur de voler et les tuer de voleur auraient aussi peur de tuer. Mais vu que ni les uns, ni les autres ne sont punis pour leurs crimes, ceux-ci grandissent et se généralisent.

Mais les lois ne sont pas respectées dans notre pays à cause de l’absence d’un Etat de droit. Les forces de sécurité guinéennes mènent rarement des investigations pour arrêter les responsables des meurtres. Et il faut même dire que dans certains cas elles sont complaisantes voire complice de ce genre de choses. Il faut le dire net la Guinée est une république bananière où les gens qui sont en position de force se hissent en grands maîtres et en juges.

L’Etat sauvage…ou la décrépitude d’un système !

Les animaux tuent uniquement pour deux raisons : se nourrir et se protéger. Leurs attaques vis-à-vis d’autres animaux se font principalement pour protéger leur vie et leur descendance. Mais l’homme tue pour n’importe quoi et n’importe comment. Car au lieu de s’en prendre aux choses et aux personnes qui causent ses maux, il s’en prend aux choses et aux personnes qui sont au même titre que lui victime de ces maux.

Dans notre pays, on tue des gens pour avoir volé un poulet, un téléphone cellulaire, une moto ou un vélo. Mais quand on voit passer le ministre, le directeur d’une société d’Etat ou le président de la république qui pille des milliards par jour, on se courbe pour dire : « Bonjour Son Excellence ou Bonjour Chef ».

On laisse se promener des « supers-voleurs », qui volent le pays tout entier et on s’en prend aux petits malfrats qui ont volé le coq de son voisin. Ce qu’ils oublient est que si ces dirigeants géraient bien les fonds de l’état et ne les détournaient pas pour construire des palais dans leurs villages, il y aurait moins de voleurs et de crimes en général.

Que fait-il faire maintenant ?

Il ne faut pas passer par quatre chemins, il faut pousser les autorités à mieux assumer leur responsabilité. Mais connaissant la Guinée, il va falloir attendre encore longtemps.

Pour revenir au meurtre de ces jeunes qui furent sauvagement brulés vifs par les populations, aussi bien à Conakry qu’a Kouroussa, Siguiri, Labé, Boké et Mandiana, je conseille aux familles de porter plainte contre X et exiger que des dispositions soient prises pour arrêter et incarcérer ces criminels qui prétendent lutter contre les crimes en torturant et en tuant leurs prochains afin de « servir aussi de leçon aux autres ». Et j’espère que les Guinéens qui liront ce message et qui appartiennent aux familles des victimes auront la décence et le courage de mener une procédure judiciaire contre les assassins qui font du supplice d’autrui un spectacle.

Ousmane Gaoual, Député  Vice-président de la Commission Défense et Sécurité Membre de la Commission des Lois, Membre du Conseil Politique de l’UFDG

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Récurrence de la vindicte populaire en Guinée : L’OGDH accuse !

L’organisation guinéenne des défenses des droits de l’homme (OGDH) s’indigne contre la vindicte populaire qui prend de l’ampleur en Guinée. A travers son bureau exécutif sis à Conakry, le secrétaire général de l’organisation estime que « c’est la faiblesse de la justice guinéenne qui est à l’origine de cette impunité récurrente dans notre pays ».

Le dernier cas de lynchage d’un présumé voleur survenu à Lambanyi ce mardi 30 mai 2017 est l’illustration parfaite de cette justice privée. L’OGDH regrette et condamne fermement ces crimes avant d’accuser.

Souleymane Bah, le secrétaire général de l’organisation, précise : « C’est un fait qui n’est pas souhaitable dans un pays. Mais si ça se fait c’est généralement parce qu’il y a défaillance au niveau de la justice. Il y a une certaine faiblesse que nous remarquons au niveau de la justice guinéenne, les lois ne sont pas respectées c’est l’impunité totale. Ce qui pousse les populations à se rendre justice ce qui n’est pas normale ».

Il est temps que l’Etat rende à la justice guinéenne son indépendance, une manière de palier définitivement cette barbarie. C’est ce que souhaite le défenseur des droits de l’homme. « C’est très regrettable, nous avons connu beaucoup de gens qui ont perdu la vie de cette manière ça ne devrait pas arriver. Ce que je pourrais demander au pouvoir c’est de faire de la justice guinéenne une justice réellement indépendante et opérationnelle, par ce que tant que la justice n’est pas indépendante elle ne peut pas jouer son rôle de juge », argumente M. Bah.

Après ce drame, l’OGDH ne compte pas rester inerte, des actions sont envisagées à en croire Souleymane Bah. Seulement, c’est après une enquête minutieuse que l’organisation prendra la décision idoine dans ce cadre.

Se rendre justice est devenu monnaie courante en Guinée. Il est donc temps que la justice joue son rôle pour faire cesser l’impunité dans notre pays. Selon les dernières informations recueillies au près des proches de la victime, la foule se serait trompée de cible et aurait tué la mauvaise personne. Du coup la famille de la victime aussi a décidé de se faire justice en traquant les conducteurs de taxi moto dans le quartier dans la journée de mercredi 31 mai 2017. Une situation qui a poussé l’autorité du quartier à interdire toute activité des taxis moto à Lambanyi pour le moment.

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Récurrence de la vindicte populaire en Guinée : L’OGDH accuse !

L’organisation guinéenne des défenses des droits de l’homme (OGDH) s’indigne contre la vindicte populaire qui prend de l’ampleur en Guinée. A travers son bureau exécutif sis à Conakry, le secrétaire général de l’organisation estime que « c’est la faiblesse de la justice guinéenne qui est à l’origine de cette impunité récurrente dans notre pays ».

Le dernier cas de lynchage d’un présumé voleur survenu à Lambanyi ce mardi 30 mai 2017 est l’illustration parfaite de cette justice privée. L’OGDH regrette et condamne fermement ces crimes avant d’accuser.

Souleymane Bah, le secrétaire général de l’organisation, précise : « C’est un fait qui n’est pas souhaitable dans un pays. Mais si ça se fait c’est généralement parce qu’il y a défaillance au niveau de la justice. Il y a une certaine faiblesse que nous remarquons au niveau de la justice guinéenne, les lois ne sont pas respectées c’est l’impunité totale. Ce qui pousse les populations à se rendre justice ce qui n’est pas normale ».

Il est temps que l’Etat rende à la justice guinéenne son indépendance, une manière de palier définitivement cette barbarie. C’est ce que souhaite le défenseur des droits de l’homme. « C’est très regrettable, nous avons connu beaucoup de gens qui ont perdu la vie de cette manière ça ne devrait pas arriver. Ce que je pourrais demander au pouvoir c’est de faire de la justice guinéenne une justice réellement indépendante et opérationnelle, par ce que tant que la justice n’est pas indépendante elle ne peut pas jouer son rôle de juge », argumente M. Bah.

Après ce drame, l’OGDH ne compte pas rester inerte, des actions sont envisagées à en croire Souleymane Bah. Seulement, c’est après une enquête minutieuse que l’organisation prendra la décision idoine dans ce cadre.

Se rendre justice est devenu monnaie courante en Guinée. Il est donc temps que la justice joue son rôle pour faire cesser l’impunité dans notre pays. Selon les dernières informations recueillies au près des proches de la victime, la foule se serait trompée de cible et aurait tué la mauvaise personne. Du coup la famille de la victime aussi a décidé de se faire justice en traquant les conducteurs de taxi moto dans le quartier dans la journée de mercredi 31 mai 2017. Une situation qui a poussé l’autorité du quartier à interdire toute activité des taxis moto à Lambanyi pour le moment.

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Kankan: des voleurs mis aux arrêts à la base-vie d’EBOMAF avec plus de quatre tonnes de fer à béton

Une bande de voleurs a été appréhendée au petit matin de ce jeudi 18 mai à la base vie d’EBOMAF à Gbéléma, une entreprise qui à en charge les travaux de reconstruction de la route Kankan-Kissidougou.

 

Selon le Directeur des travaux de ladite entreprise, c’est suite à un guet-apens mis en place par des éléments des services de sécurité que 7 personnes dont le magasinier Moussa Condé ; le chargé du carburant Lanfia Kourouma et 2 militaires en charge de la sécurité des lieux, ont été pris en flagrance.

A en croire Jean Onibon, les présumés voleurs auraient déplacé un camion privé et y  embarqué 4,5 tonnes de barres de fer à béton de divers formats dans les environs de 3 heures du matin. Les 7 présumés voleurs arrêtés sont depuis à la disposition de la gendarmerie pour des fins d’enquêtes devant aboutir au procès.  

Selon nos informations, depuis l’installation de l’entreprise EBOMAF à Gbelema, à une vingtaine de kilomètre de la ville de Kankan, plusieurs cas de vols auraient été enregistrés. Ce, malgré la présence d’hommes en uniforme chargés de sécuriser les lieux.

C’est la persistance des vols sur ledit site, auparavant gardé par des gendarmes, que les responsables de l’entreprise auraient résiliés leur contrat au profit des militaires. Mais en dépit de ce changement, le phénomène se poursuivait jusqu’à l’interpellation de ce jeudi 18 mai.

Amadou Timbo Barry, correspondant à Kankan. 

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