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Simandougate: Trump, Steinmetz, Soros, Kushner – Rumeurs de tractactions entre BSGR et la Guinée

La presse israélienne rapporte que la société BSGR du milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz et la Guinée sont en discussions pour un « règlement à l’amiable » du conflit sur l’expropriation de la concession minière de Simandou par le gouvernement de Guinée sur accusation de corruption.

Selon ces rapports citant une « personne proche du président Condé » les discussions portent sur la reprise des travaux sur Simandou Nord – maintenant que Rio Tinto a jeté l’éponge et que les Chinois demandent trop de concessions – sont en cours. Ceci apparement afin de résorber le chomage massif créée par le retrait de Rio et de BSGR / Vale  dans la région qui a d’ailleurs voté en masse pour le président Condé d’une part et satisfaire les Chinois qui envisagent la reprise du projet.

Interrogé par Guinéenews, le ministre guinéen des mines Abdoulaye Magassouba a catégoriquement démenti cette information estimant que « C’est du n’importe quoi. Il y’a un arbitrage en cours dans lequel ils ne peuvent pas interférer »

BSGR réclame des dommages et intérêts contre la Guinée devant le quasi tribunal Centre International de Règlement des Différents relatifs aux Investissements (CIRDI) de la Banque Mondiale basé à Washington aux Etats-Unis. La plainte est datée de septembre 2014 et la procédure judiciare suis son cours.

Le CIRDI est une cour d’arbitrage placée sous l’égide de la Banque Mondiale ce qui permet aux investisseurs d’avoir un recours impartial en cas de disputes avec les pays hotes.

C’est ce qui est arrivé depuis la décision du président Condé d’exproprier en 2014 la concession de Simandou à BSGR / Vale qui avaient le droit d’exploitaiton et qui avaient commencé les travaux sur le riche gisement de fer auparavant controlé en totalité par la multinationale Rio Tinto.

Les arbitres de la CIRDI sont choisis parmis une liste et les deux parties (Guinée et BSGR) s’entendent sur les noms. Ce qui a été fait. Dans le panel d’arbitres il il y a un suisse, un français et un hollandais qui doivent statuer sur la plainte.

Toutes les dépenses y comprise les rénumérations des arbitres sont payées par chacune des deux parties qui payent aussi leur propres avocats. La Guinée est représentée par un cabinet d’avocats français.

Les données géopolitiques ont beaucoup changé dans cette saga internationale avec le milliardaire hungaro-américain Georges Soros – qui a poussé la Guinée d’adopter une ligne dure contre BSGR – est maintenant sur la défensive faisant face à une poursuite judiciaire de Beny Steinmetz, le patron de BSGR devant des tribunaux américains. Steinmetz accuse Soros  de l’avoir « fait perdre Simandou » par vengeance pour avoir rafflé un contrat en Russie et surtout d’être « hostile à l’état d’Israel ». Beny Steinmetz aurait un allié de taille à la maison Blanche en la personne de Jared Kushner, conseiller et beau fils de Donald Trump et l’époux de Ivanka Trump, la fille préférée et conseillère du président américain. En effet la société de la famille Kushner serait partenaire en affaire avec Steinmetz dans l’immobilier par l’intermédiaire de Raz Steinmetz, neveu de Beny.

Beny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien en plein démélés avec la justice de plusieurs pays y compris Israel est soumis à des restrictions de voyage, mais n’a jusqu’à présent pas été formellement inculpé a recruté David Dershowitz, un avocat newyorkais farouchement pro-Israel et proche du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour tenter de transformer l’affaire un référendum sur le soutien ou non à Israel. Un sujet très sensible aux Etats-Unis.

Tout ce beau monde déteste cordialement Georges Soros qui a contribué financièrement à la campagne de Hillary Clinton et de plusieurs ONGs et media hostiles à la politique de Donald Trump.

Interrogé par Guinéenews, un spécialiste commente: « l’immense majorité des conflits judiciaires se terminent par des « règlement à l’amiable » pour éviter que les juge ne prononcent la sentence que personne ne peut prédire. Par exemple, le cas de corruption dans l’affaire « Palladino » a été reglé à l’amiable. Idem pour Mamadie Touré. Même chose pour DSK. Les procès qui vont jusqu’au bout sont rares dans la justice anglo-saxonne.  Tous les juges poussent et encouragent les parties a négocier car ca leur diminue la charge de travail. »

Dans le cas précis de Simandou, le spécialiste précise: « C’est BSGR qui a porté plainte contre la Guinée. Si BSGR retire sa plainte parcequ’elle a un « meileur deal » avec la Guinée, le conflit n’existe plus et devient caduc et les juges ne peuvent que fermer le dossier et passer à autre chose. Je ne dis pas que la rumeur est vraie ou fausse mais dans ce dossier – comme la plus part des mines – qui est une chasse gardée du président et de ses « amis » non guinéens qui se servent au passage – je ne suis pas sur que les Guinéens sauront informés des tenants et aboutissants ! Pour le moment ce sont des milliards de FG qui sont dépensés pour une issue incertaine. Même si l’une des partie gagne il faudra exécuter le jugement. On sait ce qui se passe avec les frères IST et Bangoura, « Diallo Cravate » et Getma qui peinent à appliquer un jugement en leur faveur. »

Plusieurs spécialistes estiment que le dossier de la Guinée est solide pour prouver qu’il y a eu corruption mais ca ne changera en rien que le projet d’exploitation du mont Simandou est loin de démarrer vu les montants faramineux à investir. Des milliers de Guinéens et des contractuels ont perdu leur emploi avec le gel du projet.

Élections locales : Des défaillances détectées sur le matériel reçu à Labé (CEPI) !

À quelques semaines de la trune des élections communales et communautaires en république de Guinée, la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) de Labé s’active dans les derniers réglages avant le jour du scrutin. Mais malgré cette détermination, des problèmes non négligeables sont détectés ça et là. Pour preuve, une partie du matériel reçu présente déjà des signes de défaillances selon le premier responsable de ce démembrement de la CENI.

Tout d’abord, El Hadj Lamine Sangaré confirme avoir reçu un lot important de matériel. « Effectivement, nous avons reçu des kits composés d’une imprimante, un stabilisateur, etc. Tout est venu et est fin prêt ; ça déjà été déployé dans les CESPI (commission électorale sous-préfectorale indépendante) », soutient-il.

Revenant à la charge, le président de la CEPI de Labé reconnaît qu’une partie du matériel présente déjà des signes de défaillances. « Nous avons constaté que la puissance des groupes est faible par rapport à la puissance du matériel reçu. Et c’est ce qui a fait qu’il y a eu panne par exemple à Garambé et à Popodara à partir des imprimantes », précise Elhadj Lamine Sangaré.

Selon lui également, une solution d’urgence est en passe d’être trouvée. « Heureusement que le commissaire Pathé Dieng était là, il nous a appuyés et nous sommes heureux d’avoir reçu depuis avant-hier des groupes plus puissants à l’état neuf dans les cartons », s’en félicite-t-il.

Pour ce qui est des candidatures, le président de la CEPI de Labé a été on ne peut plus clair. « On n’a reçu encore aucune liste de candidature. Donc nous nous attendons d’une minute à l’autre parce que la date butoir c’est le 20 décembre. Seulement, il faut préciser qu’il y a eu des partis qui sont venus déposer les dossiers se trouvant au niveau de la CEPI. C’est entre autres la fiche de candidature individuelle, la fiche de candidature collective, l’engagement du bureau fédéral par rapport au mandat des candidats », conclut-il.

Il faut noter que des listes de candidatures sont déjà connues. C’est notamment au niveau de la fédération locale de l’UFDG qui sera dirigé par Mamadou Aliou Laly Diallo (le responsable de la jeunesse) et au niveau du bureau fédéral du RPG-arc-en-ciel, la liste sera dirigée par Mamadou Dian Diallo le secrétaire fédéral du parti Afia.

Sortie ratée du ministre K² et 3ème mandat: la rage de Lansana Kouyaté

Un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé et la sortie ratée du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté devant les députés, ont été des sujets débattus par le président du PEDN, Lansana Kouyaté au téléphone de Guinéenews depuis Paris.

Selon l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, quand les ministres sont nommés n’importe comment pour servir une cause qui est n’importe quoi, c’est ce qui arrive. «Ce n’est même pas un cas particulier. Faites l’évaluation des ministres, ceux qui tiennent leur fonction dans la dignité, ne sont pas légion. C’est un système qui est mauvais, ça va de la sélection jusqu’au critère de sélection. Quand on prend des gens en fonction des critères d’hostilité et d’ardeur pour un chef, au lieu de se baser sur les compétences, voilà à quoi on arrive», a-t-il vivement déploré.

S’exprimant sur la question relative à un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, Lansana Kouyaté a déclaré qu’il n’a aucun sentiment que son allié lors de l’élection de 2010 respectera la Constitution.

«Je n’ai aucun sentiment qu’Alpha Condé respectera la Constitution. Aucun ! Restons dans notre naïveté, on verra ce qui va arriver. J’ai toujours dit ce qui arrivera parce que j’étudie la situation et je réfléchis. Ce dont on parle aujourd’hui, j’en ai dit depuis longtemps. Mais, c’est un tort d’avoir trop tôt raison. Quand la raison arrive, tout le monde verra. Soyez sûrs que les Guinéens s’étonneront d’être étonnés vers la fin».    

Kérouané : de violents heurts signalés entre deux groupes rivaux du RPG

C’est une véritable intifada qui a éclaté au siège du RPG Arc-en-ciel de Kérouané dans la matinée de ce mardi. Ces accrochages ont opposé deux groupes de jeunes rivaux du RPG Arc-en-ciel qui revendiquent leurs soutiens à la présidente déchue de la délégation spéciale Hadja Fanta Kourouma et au Secrétaire communal de la fédération RPG de Kérouané, Mamoudou Chérif.

Tous ces heurts sont partis du récent limogeage de la présidente de la délégation spéciale. Cette révocation qui intervient juste quelques mois avant la tenue des élections communales de février 2018, est très mal perçue par les jeunes soutiens de celle-ci et qui sont le-qui-vive depuis.                                                                                                                                 Et pour exprimer leur ras-le-bol, ces jeunes pro Hadja Fanta ont décidé de mettre à sac la nuit dernière un café  situé non loin du siège du RPG Arc-en-ciel et qui fait office  de point de rencontre pour les militants.

Ces jeunes frondeurs par la voix de leur leader Gnaman Solo Camara,  accusent le Secrétaire Communal Mamoudou Chérif d’avoir cherché à semer la zizanie dans le choix des personnes qui doivent porter les couleurs du RPG lors des prochaines élections communales.

« C’est Mamoudou Chérif qui nous mélange dans l’établissement de la liste des candidats. Il déjà fait une  liste qu’il entend présenter au nom de la ville et qui n’a rien à voir avec le libre choix des populations de Kérouané. C’est pourquoi le doyen de la ville, Petit Fodé Camara l’a invité sans succès et à plusieurs reprises à coordonner ce travail portant sur le choix du candidat avec tout le monde. C’est suite à ces refus répétés que le doyen a convoqué les 17 tribus en leur expliquant le comportement de Mamoudou Chérif. C’est pourquoi ce matin, nous avons  décidé de le loger. Car, il n’est pas de Kérouané. Chaque fois qu’il y a la paix, il crée le problème et nous souhaitons que la liste qui sera présentée reflètera la volonté des citoyens de Kérouané», a-t-il expliqué.

  Parlant du limogeage de Hadja Fanta Kourouma, Gnaman Souleymane Camara estime qu’il s’agit encore d’une manigance de la part de Mamoudou Chérif.

«Mamoudou Chérif veut faire les élections communales à sa tête… C’est pourquoi il est à la manœuvre depuis. Avant de remplacer quelqu’un parce qu’il est malade, il faut d’abord demander l’avis de son médecin. Ce qu’il n’a pas fait.  Dans ce cas, nous n’allons jamais  accepter leur décision. Chaque fois qu’il y a le calme, Mamoudou Chérif et Ansoumane Cissé viennent semer la pagaille. Cette fois-ci, nous allons les déloger quel que soit le prix», a-t-il menacé.

Concernant le pillage de ce café dont il est le promoteur, Mamoudou Chérif, le Secrétaire communal du RPG Arc-en-ciel de Kérouané explique : «le café a été vandalisé dans la nuit du mardi à mercredi lorsque nous étions tous rentrés. Tous les jours, nous arrivons le matin et nous y  restons jusqu’à 19 heures. C’est à 21 heures qu’on m’a appelé pour m’annoncer qu’ils ont  pillé mon café. J’ai demandé à savoir qui en était le ou les auteurs. On m’a dit que c’est Solo, Kalil Touré,  Gnaman Solo, Laye Touré, John Lobo, Moussa Traoré et  Salifou Camara… qui étaient les principaux meneurs.»

Aussitôt après cet acte de vandalisme, Mamoudou Chérif affirme avoir informé le préfet Damoun Kanté qui semblait déjà avoir été menacé par les mêmes personnes.

S’agissant  du limogeage de Hadja Fanta et son remplacement par Amara Tiso Camara, un natif de Kérouané, Mamoudou Chérif confie que certains au sein du parti ont du mal à avaler cette décision. Et c’est pour se venger de lui que ces jeunes frustrés et soutiens de Hadja Fanta se sont attaqués à son bar, a-t-il fait remarquer.

Poursuivant, le Secrétaire communal du RPG pointe un doigt accusateur  sur l’honorable Djènè Saran Camara d’être le commanditaire de ces violences et agitations. «Nous sommes légalistes, mais derrière tout cela, il y a la famille de l’honorable Hadja Djénè Saran Camara qui nous attaque », dénonce Mamoudou Chérif qui précise qu’il a déposé sa plainte à la gendarmerie avant de lancer un appel au calme à l’endroit des militants.

En absence des forces de sécurité, les jeunes frondeurs règnent en maîtres absolus au siège du parti  Il y a pour le moment deux blessés dans le rang des jeunes favorables au Secrétaire du parti RPG. Aux dernières nouvelles, deux autres personnes proches de Mamoudou Chérif et dont les identités ne sont pas encore révélées, seraient prises en otage.

Nous y reviendrons.

Alliance de partis avec le PEDN ? « Ce sont des histoires », réagit Lansana Kouyaté

Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté a balayé d’un revers de la main l’information selon laquelle, son parti aurait signé une alliance avec les partis UFR, PUP, BL, GECI, NGR, UPG  pour conquérir les élections communales et communautaires. « Ce sont des histoires », a-t-il rétorqué au téléphone de Guinéenews© depuis Paris dans une interview qu’il a nous accordés.  Lisez sa réaction !

« Ce sont des histoires ! Nous n’avons  noué aucune alliance. Nous avons assisté aux deux réunions qui se sont passées. La première qui était une sorte de générale et quand à la deuxième, chaque parti devait amener ses conditions.

A la deuxième réunion, le PEDN a clairement indiqué qu’il ne s’associera à un groupe ou ne formera un bloc avec un groupe que quand il est sûr que le groupe ne marchera pas avec l’avec l’actuel pouvoir. C’est clair et net ! Un pied dedans, un pied dehors, c’est dehors.

Nous n’avons jamais biaisé avec notre position, si ces conditions ne sont pas respectées, il est hors de question de nouer avec le groupe dont vous parlez. Il y a des partis dans ce groupe qui sont très proches du pouvoir, qui vont tous avec le pouvoir. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il réagi.

Lors de l’assemblée génerale de l’UFR samedi 9 décembre 2017, le député Ibrahima Bangoura, avait parler d,alliance en vue de gagner les élections communales et communautaires, répondant aux questions d’un journaliste.  « Comme ce sont des élections locales, les alliances se font localement. Mais déjà, je puis vous dire qu’il y a des alliances entre l’UFR et d’autres partis, notamment le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG », avait affirmé le parlementaire. Lire ou relire : Elections communales : L’UFR y prendra part en alliance avec le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG

Les grandes gueules d’Espace TV du mardi 12 septembre 2017

Les grandes gueules dE'space TV du 12/12/2017

Les grandes gueules d’Espace TV du 12/12/2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, December 13, 2017

Fermeture des radios : Lansana Kouyaté fait de graves révélations

« Ça ne cache qu’une seule chose, c’est pour intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour ou de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios sont hors circuit. »

Depuis Paris où il est en long séjour, le leader du Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté suit de très près l’évolution de l’actualité sociopolitique et économique du pays.

Dans une interview qu’il a bien voulu accorder à votre quotidien électronique Guinéenews© dont nous vous livrons un extrait, l’ancien Premier ministre a déploré cette vague de fermeture des radios privées pour non paiement des redevances.

Pour Lansana Kouyaté, le pouvoir de Conakry cache quelque chose derrière de cette opération qui n’est autre que, selon ses propres termes, d’« intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour où de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios privées sont hors circuit ». Lisez !

« J’ai entendu que les radios n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009. Je sais qu’il y avait eu des coups de semonce mais, pourquoi on laisse tout cela s’accumuler pour arriver à un point où la suspension de ces radios est décidée ? Qu’est-ce que ça cache ? Ça ne cache qu’une seule chose, c’est pour intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour ou de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios sont hors circuit.

Deuxièmement, parfois en matière de tactique politique, ceux qui en sont experts, disent qu’on vise bat pour tirer haut. Vous comprenez ce que je dis, tous ceux qui doivent se sentir concernés par ce paiement de redevances ou pas, parce qu’il s’agit de la liberté presse ; si on voulait que Sabari fm, Djigui fm, Evasion fm et Gangan fm soient à jour, on aurait pas laissé les redevances accumulées depuis 2009.

Je crois que c’est le pourrissement des relations entre le chef de l’Etat et les radios. C’est ce pourrissement qui est en train encore de se jouer. Toutes radios, tous les journalistes doivent être solidaires parce que ce n’est pas par des habitudes de ce genre, qu’on va garantir la liberté de la presse, ni à amener les citoyens à respecter leurs devoirs vis-à-vis de l’Etat. Alors vous comprendrez que mon sentiment est regrettable par rapport à ce que se passe. »

Nous y reviendrons.

Foot : Le Horoya et le Hafia situés en coupes africaines des clubs

Ce mercredi 13 décembre, la CAF a fait le tirage au sort du tour préliminaire des coupes africaines inter-clubs 2017.

En ligue des champions, le Horoya AC affrontera les Nigériens de l’ASFAN.

En coupe de la Confederation, le Hafia FC accueille le représentant du Bénin qui n’est pas connu.

Les matches se joueront en février 2018.

Session budgétaire : le budget national 2018 en hausse de 5 mille milliards de francs

Les députés guinéens ont clôturé mardi la session de la loi de finances initiale 2018 aussi appelée session budgétaire, par l’adoption du budget national. Pour l’année 2018, celui-ci se chiffre à plus de 21 mille milliards contre environ 15 mille milliards pour 2017. Soit une augmentation de plus 5 mille milliards. Ce nouveau budget est reparti en dépenses courantes  à hauteur de 13 mille milliards et en investissements à plus 7 mille milliards de GNF.

Comme d’habitude, après les discours des ministres du Budget, de l’Economie et celui du gouverneur de la Banque Centrale, il est revenu aux présidents des groupes parlementaires de réagir par rapport au budget.

C’est par le président du groupe parlementaire de l’alliance républicaine  que le bal a été ouvert.  Dr Deen Touré a souligné que  voter le budget et gérer le budget sont deux actes fondamentaux qui se tiennent(…) Il revient maintenant aux membres du gouvernement de jouer les leurs, a-t-il exhorté.

Quant au président du groupe parlementaire des libéraux démocrates, Dr Fodé Oussou Fofana a, après avoir émis quelques critiques tout en trébuchant sur les chiffres, appelé les membres de son groupe à voter en faveur de ce budget 2018.

Dans son discours de clôture, le président de l’Assemblée Nationale a déclaré que l’augmentation des recettes   provient des efforts déployés par les services financiers responsables de la mobilisation des recettes publiques ainsi que de la pression exercée par l’Assemblée Nationale qui ne cesse d’insister auprès du Gouvernement sur la nécessité d’accroître ses ressources internes afin de faire face à ses besoins financiers.

Claude Kory Kondiano a saisi cette occasion  pour regretter les effets pervers des derniers troubles provoqués par l’arrêt des cours dans les écoles et qui ont entrainé la mort de plusieurs personnes. Malheureusement, poursuit-il, il en est ainsi chaque fois parce que les manifestations de rue et les grèves sont toujours récupérées par des gens mal intentionnés.

Il faut noter que la cérémonie de clôture a connu, entre autres, la présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, Mamady Youla accompagné de certains membres de son gouvernement, des représentants d’institutions républicaines et du corps diplomates accrédités en Guinée.

Stations Vivo Energy: des huiles moteur Shell Advance pour moto désormais disponibles

Titulaire exclusif de la licence Shell en Guinée, Vivo Energy Guinée offre à ses clients des produits et services de haute qualité. Ayant une expertise mondialement reconnue dans le domaine des lubrifiants, Vivo Energy vient de mettre à la disposition de ses clients un lubrifiant pour motos appelé Shell Advance. Ils sont disponibles dans le réseau de stations services portant son label.

Le samedi 9 décembre 2017, les responsables de la société Vivo Energy Guinée ont procédé au lancement officiel de ce lubrifiant procurant, disent-ils, de meilleures formules pour les engins roulants à deux roues.

Compte tenu du nombre croissant de motos-taxi dans la capitale et à l’intérieur du pays, les huiles Shell Advance sont formulées pour refroidir, nettoyer et protéger la moto en augmentant la durée de vie du moteur. Disposant d’une gamme de produits pour différents types de motos. Une manière de rendre plus performantes les motos. Shell Advance assure aux conducteurs une conduite agréable en toute circonstance, explique M. Hassimiou Bah, Représentant du Directeur Général de Vivo Energy Guinée.

Revenant sur les spécificités de Shell Advance, Vivo Energy a indiqué que cette huile est reconnaissable par deux couleurs. Le bidon jaune appelé ‘’Ax5’’, adapté à tout type de moto dont le moteur est inférieur, égal ou supérieur à 125 cm3 avec un intervalle de vidange qui est de 5.000 kilomètres parcourus. Le second bidon, rouge ‘’Ax3’’, est conçu pour des moteurs dont les capacités sont inférieures 125 cm3 avec un intervalle de vidange de 3.000 kilomètres. Chaque bidon d’huile est revendu à 45.000 francs guinéens.

Ce nouveau produit est mis à disposition pour assurer aux clients, un meilleur contrôle de leurs engins. Tenant compte de l’état dégradant des routes de la Guinée. « Nous nous soucions de chacun de nos clients et nous sommes les seuls commerciaux à vendre des huiles pour des engins à deux roues. Cela dans le souci d’être la société la plus respectée d’Afrique », a laissé entendre M. Bah.

Pour cette cérémonie de lancement de ce nouveau lubrifiant, Vivo Energy a invité nombreux bénéficiaires directs à savoir les conducteurs de moto, qui se disent convaincus des performances que peuvent apporter ces huiles. « Selon la présentation faite, je peux dire que Shell Advance est un bon produit. Vu que je suis assez convaincu de la fiabilité de cette huile, je vais l’utiliser très prochainement », promet, Ramadan Diallo, conducteur de taxi-moto à Conakry.

Transferts Monétaires à Condition Souples : paiement de la troisième phase à 6877 ménages bénéficiaires

Le 5 décembre 2017 marque le début des paiements des ménages bénéficiaires du fonds de reconstruction post Ebola au titre du transfert N° 3. Au total, 6877 ménages sont concernés par ces paiements dans 159 districts répartis dans 50 sous-préfectures de 15 préfectures de la Guinée.

Les paiements se déroulent du 5 au 15 décembre 2017 et chaque ménage percevra 720.000 GNF soit un montant total de 4.951.440.000 GNF pour les 6.877 ménages éligibles. Les paiements sont assurés par le Crédit Rural de Guinée à travers ses caisses locales et dans les districts bénéficiaires.

Pour rappel, ces ménages ont déjà perçu lors des deux précédents paiements un montant cumulé de 10.601.455.000 GNF. Ces fonds visent à renforcer leur niveau de vie,tout en améliorant l’accès aux services sociaux de base.

Par ailleurs, ces opérations de transferts sont complétées par un programme de mesures d’accompagnement portant sur des formations axées sur les thématiques d’éducation financière, de notions de groupement, de santé et de développement de la Petite enfance. Ce programme a favorisé la création de groupements dynamiques et l’initiation d’activités génératrices de revenu permettant de booster la croissance économique des localités ciblées.

Pour exemple, la région de Kindia, enregistre à ce jour plus de 80 groupements coopératifs évoluant dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, le commerce et la saponification.La Cellule de Filets Sociaux organisera en début d’année 2018,une cérémonie de remise officielle des agréments aux groupements constitués. A cette occasion, le projet présentera le programme d’aide qu’il mettra en place pour accompagner ces coopératifs dans la pérennisation de leurs activités.

Très satisfaits de recevoir cette somme d’argent, les ménages bénéficiaires ont exprimés leur gratitude au Gouvernement de guinée pour l’assistance que le projet ne cesse de leur apporter.

Violences militaires à Mali Yembering : Le procès s’ouvrira le 15 janvier 2018 ?

Sauf changement de dernière minute, le procès des 24 militaires inculpés dans le dossier des violences enregistrées les 17 et 18 juin 2016 à Mali Yembering se tiendra le 15 janvier 2018 devant le tribunal militaire de Labé. L’information a été donnée par une source judiciaire proche du dossier.

Tous poursuivis pour des violences sans précédent commises les 17 et 18 juin 2016 sur les paisibles populations de Mali, ces militaires répondaient tous aux ordres du colonel Issa Camara alors commandant du camp d’infanterie de la région. Ils seraient poursuivis pour incendie d’édifices privés et insubordination.

Selon notre source, les convocations sont en train d’être émises afin d’inviter les accusés et la partie civile. Au total, quatre-vingt victimes prendront part à ce procès tant attendu

Il faut rappeler que 34 militaires ont été convoqués au tribunal de première instance de Labé pour être auditionné devant le pool de juge constitué pour la circonstance. Au sortir de cette séance de travail, 10 d’entre eux ont bénéficié d’un non lieu et les 24 autres ont été inculpés.

Il vous souviendra que les violences enregistrées dans la préfecture de Mali ont été estimées à un milliard cinq cent millions de francs guinéens (1 500 000 000 GNF).

Administration : Les retraités virent au numérique, à Labé

Annoncé depuis des années, c’est finalement en fin d’année 2017 que le recensement biométrique des retraités a été entamé en République de Guinée. Pour ce faire, une mission  séjourne à Labé depuis le lundi dernier. Après deux jours de travaux, la mission pose ses valises ce mercredi dans les préfectures de Mali Yembering et Lélouma.

L’équipe du ministère de la fonction publique est conduite par Aly Sylla de la direction nationale de la modernisation des systèmes d’informations et de gestion des ressources humaines. Il déroule ici les grandes lignes. « L’objectif principal de notre mission, c’est le recensement biométrique des pensionnaires, des fonctionnaires, des contractuelles de l’État. »

Selon lui, ce recensement biométrique sera un ouf de soulagement et pour l’État et pour les populations bénéficiaires. « Ce recensement biométrique va nous permettre de maîtriser l’effectif de la fonction publique, mais aussi maîtriser la masse salariale, ça va permettre au gouvernement d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires mais aussi faire en sorte que les étudiants diplômés sans emploi arrivent à avoir leur premier emploi. La réforme de l’administration c’est un train, c’est un processus », conclut le chef de mission.

Sans grand soucis, les pensionnaires qui ont massivement répondu à l’appel se faisaient enrôler en moins de cinq minutes par personne. Néanmoins, ce doyen qui a requis l’anonymat a laissé exploser sa colère. « Ce matin, je suis arrivé et je suis surpris puisqu’on ne m’a réclamé que le bulletin de paie. J’ai fourni le bulletin et j’attends alors que c’est la deuxième fois, ils ne demandent seulement pas les pièces. D’abord, le montant n’est pas substantiel. Et si nous avons cela assez tôt, ça nous permettra de subvenir à nos besoins au moins pour 10 jours », dénonce-t-il.

Après Labé, Mali et Lélouma, les agents recenseurs sont attendus à Koubia et Tougué toujours au compte de la région administrative de Labé.

Guinée : Les élections communales et communautaires auront-elles lieu à la date indiquée ?

Si les députés ont eu des raisons superficielles d’approuver unanimement la loi de finances 2018, ont-ils tout englobé avant de voter cette adoption ? En tout cas, une inconnue de taille a surgi à la dernière minute et risque de freiner les ardeurs sur la tenue effective les élections de base le 4 février 2018. Cette date coïncide avec la fin du moratoire de la grève des enseignants, si leurs revendications ne sont pas satisfaites, il risquerait d’avoir rebondissement. Par-dessus le plancher, il se trouve que les conditions du marché ne font que flamber pour donner l’impression que les ménagères font danser l’anse du panier du jour au jour, sans que le gouvernement ne puisse rien faire pour freiner cette inflation. La populace crie famine.

C’est dans ces conditions de vaches maigres que les élections communales et communautaires, de procrastinations en reports et qui ne peuvent plus s’en permettre de nouveau, ont décidé de se tenir le 4 février. Promesse si solennelle que Alpha Condé a pris précipitamment un décret convoquant les électeurs. Les hommes de loi lui ont rappelé qu’avant l’heure n’est pas l’heure et la presse, qui guette le moindre faux pas de l’homme de Sèkhoutouréyah, jase sur la reprise du décret, c’est-à-dire le reprendre. Cette fois, Toto refuse d’obtempérer et le maître Kéléfa Sall ne pipe pas. Il y a déjà défaut de forme. Espérons que cela ne va pas constituer un sujet de discorde après. Encore une fois, les « nains politiques » pressés d’en découdre sur le terrain comme lors du coup KO de la dernière présidentielle, s’en donnent à cœur-joie.

Mais ce qui est flou dans ce jeu, il semble que l’UFDG et le RPG se sont entendus comme larrons en foire pour se répartir le gâteau, à moins qu’on ne se trompe, l’UFDG ne présentera pas de candidat à Matoto, c’est l’ERDIG de Jean-Marc Téliano qui présentera une candidate pas très connue sur l’échiquier, au nom de l’opposition républicaine. C’est laisser ainsi les coudées franches au RPG, qui, lui aussi, ne viendra probablement pas troubler ses eaux à Ratoma. Et l’on ne s’en tient qu’à ces deux exemples et si l’analyse est juste, il est à prévoir que toutes les grandes alliances vont connaître des chamboulements et des cris. On a entendu les jérémiades du GPT de Kassory Fofana, qui n’a pas envie d’être avalé par le RPG. Du suspense en vue.

Qu’à cela ne tienne, le vrai nœud du problème est le budget de l’élection, qui va s’avérer insuffisant. Pouvoir et opposition sont d’accord de dire qu’il ne faut pas que les bureaux de vote soient distants de plus de 5 kilomètres en rase campagne et de 2 kilomètres en milieux urbains. Les sacs vides ne se déplaceront pas loin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Dans un tel cas, la cartographie du fichier doit connaître une extension considérable, et cela n’est pas sans conséquence sur le budget déjà ficelé. Et s’il faut de nouveaux bureaux de vote, il faudrait former de nouveaux agents, se procurer les ordinateurs et autres accessoires indispensables. On ne sait pas combien de nouveaux bureaux seront à prévoir, mais une chose est claire : Il faudra du temps, cela se pourrait en moins de 3 mois, et le budget sera insuffisant, à moins de puiser dans les 41 milliards de dollars qui dorment dans les caisses, ou bien ?

On aimerait bien ne pas avoir raison, mais la date du 4 février reste une énigme. La CENI dira si elle est parée pour le lancement de ces élections.

Tibou Kamara : « Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays »

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, les associations guinéennes de presse ont tenu une réunion ce mardi à la maison de la presse avec le ministre conseiller à la présidence de la république Tibou Kamara. C’était pour discuter de la fermeture de plusieurs radios par l’autorité de régulation des postes et télécommunications depuis lundi 11 décembre à Conakry. Elle leur réclame à ces organes de presse le paiement des taxes redevables à l’Etat.

Au terme de la rencontre, il a estimé que « le climat tendu qui existe dernièrement entre le chef de l’Etat et les médias est un malentendu » avant d’appeler la presse au respect de la loi.

« Depuis quelques temp,  il y a une actualité qui défraye la chronique c’est un peu la situation interne dans notre presse. C’est vrai que ces derniers temps, beaucoup ont eu le sentiment qu’il y avait un conflit entre la presse et le plus haut sommet de l’Etat. C’est une fausse crise c’est peut être quelques incompréhensions comme il peut y arriver dans une relation de partenariat et dans la cohabitation entre les différents pouvoirs dans un pays. Donc c’est normal lorsqu’entre partenaires qu’il y a des incompréhensions des malentendus qu’on se rencontre et qu’on discute pour trouver la solution. La situation de la presse intéresse et interpelle chacun d’entre nous c’est une liberté essentielle et un acquis de notre démocratie que chacun de nous est appeler à défendre. Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays. Je peux donc vous assurer que malgré les incompréhensions du moment, la relation entre la presse et le chef de l’Etat n’a jamais été ébranlée dans ses fondements et les valeurs qu’il a eues à partager avec cette presse à une certaine époque de sa vie. Le message est un message de paix et d’ouverture et de dialogue », a lancé Tibou.

Plusieurs organes de presses qui sont installés en Guinée ne sont pas en règle reconnaissent les associations de presse. Concernant cette situation, Tibou Kamara appelle la presse guinéenne au respect de la loi.

« La liberté n’est pas inconciliable avec la responsabilité, elle n’est pas incompatible avec le devoir et je sais que les journalistes sont suffisamment responsables pour jouir de leurs droits et faire face avec dignité au devoir que leur imposent aussi bien leur métier que la république », a-t-il conclu.

Depuis un certain temps, le climat est tendu entre la presse et la plus haute autorité de l’Etat. La rencontre que les hommes de médias sollicite avec Alpha Condé pourrait peut être décrisper cette crise, estiment les observateurs.

Le JT Espace TV du mardi 12 décembre 2017

Le JT Espace TV du 12/12/2017

Le JT Espace TV du 12/12/2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, December 13, 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Tuesday, December 12, 2017

Justice: les audiences reprennent dans les cours et tribunaux après une sidérante panne de véhicule

Mardi 12 décembre, les activités ont repris dans les cours et tribunaux de Conakry après une journée de lundi sans audience. Si les audiences n’ont pas eu lieu lundi, c’est parce que une ahurissante panne avait immobilisé la fourgonnette qui transporte les détenus de la Maison centrale vers les juridictions.

D’ailleurs, la situation perdurait depuis la semaine dernière. Ce lundi 11 décembre, tous les dossiers criminels ont dû être reportés. Des dossiers qui souffrent déjà de plusieurs autres reports dus à la lenteur de l’administration judiciaire et des troubles sociaux.  Parmi eux, les deux dossiers sur l’assassinat en 2012 de madame Aïssatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor public. Le veuf Boiro était pourtant venu ce lundi avec toute sa famille en vue d’assister au procès sur l’assassinat de sa défunte femme. Après plusieurs heures d’attente, il sera finalement dit que l’audience ne pourrait se tenir à cause de la fourgonnette en panne.

Interrogées sur cette panne par Guineenews, plusieurs autorités judiciaires ont esquivés la question. « On a réglé le problème à l’interne », a brièvement indiqué le directeur national de l’Administration pénitentiaire, Charles Victor Macka,  sans  rien ajouter.

Il faut signaler que cette fourgonnette est un don de l’Union Européenne dans le cadre du Programme d’appui à la réforme de la justice (PARJU). Mais les bénéficiaires du don ont du mal à assurer l’entretien du véhicule. Derrière cette difficulté à assurer l’entretien du véhicule, c’est des libertés qui sont en jeu.

Médias: après avoir fermé les radios, le DG de l’ARPT se justifie (Interview)

Après la fermeture de certaines radios privées, votre quotidien Guinéenews  a approché le Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), Antigou Chérif,  pour avoir sa motivation.

Dans cette interview exclusive à bâtons rompus, M. Chérif a expliqué que cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Plus loin, il a déclaré que cette opération qui consiste à fermer les radios qui doivent à l’Etat, n’a rien à voir avec le président de la République Alpha Condé.Lisez l’interview !

Guinéenews: aujourd’hui, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications est en train de fermer certaines radios privées. Quelles en sont les raisons?

Antigou Chérif : c’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Comme je l’ai dit tantôt, il faut qu’on commence quelque part. La motivation est que nous voulons régulariser le secteur des radios et télécommunications d’ici le début de l’année 2018. Si nous regardons la situation actuelle des radios privées, la majorité ont leurs licences expirées et il y a parmi elles, qui n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009.

Guinéenews : toutes ces radios réunies vous doivent combien ?

 Antigou Chérif : au départ, c’était six milliards et plus comme vous l’avez suivi avec le chef de l’Etat à la télévision. Le président de l’URTELGUI, lui-même, reconnaît le montant. Dès le début de l’opération, certaines radios ont commencé à payer leurs redevances et nous allons rentrer dans la phase de régulation de leurs licences.

Guinéenews : beaucoup pensent qu’en fermant ces radios, vous mettez à exécution les menaces du chef de l’Etat Alpha Condé. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : cela n’a rien à voir avec le chef de l’Etat. Au niveau de l’ARPT, nous regardons deux aspects. Il y a l’aspect technique. Les propriétaires des radios savent qu’au cours de l’année, nous avons mené des audits techniques sur le terrain. Il a été question de voir est-ce que ces radios sont en conformité avec les normes internationales. Est-ce que les fréquences qui ont été assignées, sont des fréquences utilisées par ces radios. Est-ce que les émetteurs qu’ils utilisent sont des émetteurs en onde. Cet audit a été fait au cours de l’année et nous avons le rapport.

Le deuxième aspect a été de voir est-ce que les licences sont en règle.  Nous avons remarqué que 95% des radios ont leurs licences expirées. Beaucoup d’entre elles nous diront qu’elles ont fait une demande qui n’a pas été répondue. Ils n’ont pas eu de réponse parce que tout simplement, le renouvellement de licence est gratuit. Pour qu’une licence soit renouvelée, il faut que vous respectiez vos obligations techniques et financières alors que la majorité des radios ne sont pas à jour.

Les ressources qui sont mises à la disposition des radios sont rares, ces ressources sont une contrepartie qui doit être payée. Et l’ARPT a l’obligation d’aller recouvrer ces recettes et que si nous n’arrivons pas, nous mettons créance irrécouvrable. C’est en ce moment que nous l’envoyons à l’agent judicaire de l’Etat. Ce que je demande à ces radios, c’est de se rapprocher de l’ARPT pour pouvoir régulariser leur situation.

Guinéenews : la radio Sabari FM étant concernée a été fermée. Mais il se trouve que la radio Love Fm  qui est à jour, dépendait de cette radio. Du coup, cette radio aussi a été fermée alors qu’elle est à jour. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : lorsque nous sommes partis à la radio Sabari fm, nous avons bien demandé au patron de nous dire la situation. Il nous a dit que la radio Sabari fm et Love fm sont sur le même émetteur. C’est ce qu’on appelle dommage collatéral donc, si vous coupez Sabari fm, vous avez touché Love fm  alors qu’on ne peut pas laisser Sabari émettre. Pour l’instant, si Sabari fm se met à jour, nous allons libérer Love fm. Depuis que nous avons envoyé des lettres, beaucoup de radios privées sont venues régulariser leur situation.

Lire vidéo:

Entretien réalisé par Sékou Sanoh

Coopération sanitaire: la Guinée aura bientôt son institut Pasteur

Les députés guinéens ont voté ce mardi à l’unanimité un projet de loi portant création et fonctionnement de l’institut Pasteur de Guinée. Il sera le 33e institut du réseau des instituts Pasteur à travers le monde.

La création de l’institut répondra à deux besoins fondamentaux, a expliqué aux députés le président de la commission Education, Santé et Jeunesse. « Il disposera de laboratoires équipés conformes aux standards internationaux permettant de réaliser les diagnostiques. Il disposera également des ressources humaines et opérationnelles formées pour venir en appui aux autres acteurs locaux et internationaux engagés dans la lutte contre les pathogènes émergeants dans ce pays et dans les régions.»

Prenant la parole devant les députés, le ministre de l’Enseignement Supérieur a expliqué l’importance de cet institut qui, selon lui, permettra à coup sûr de diagnostiquer sur place des maladies.

Dans son argumentaire, le ministre a rappelé les difficultés auxquelles la Guinée a été confrontée lors de la survenue de l’épidémie Ebola. Outre donc le diagnostique, poursuit-il, ce futur institut « permettra également à la fabrication des vaccins mais aussi la recherche et la formation des enseignants et chercheurs.»

Il affirme par ailleurs que cet institut sera dépendant de l’université Gamal de Conakry. Déjà, annonce le ministre Yéro Baldé, il y’a un laboratoire intermédiaire qui est en construction très avancée à la faculté de médecine dans cette même université. « L’institut Pasteur qui sera ainsi créé, complétera donc cette gamme de champs de recherches », a  déclaré Yéro Baldé.

Financé à hauteur de dix millions d’euro par l’AFD, l’institut sera composé d’un directeur, d’un conseiller d’administration et d’un comité scientifique de Pasteur de Guinée.

Pour rappel, l’institut Pasteur existait pendant le temps colonial sous le nom de Pastoria à Kindia.

Kankan: deux cas de suicide enregistrés en une journée dans la commune urbaine

Le Margis-chef, M’Bemba Youla de la gendarmerie territoriale de Kankan a mis fin à ses jours. C’était hier lundi dans l’après-midi. En l’absence de son chef, il se serait saisi d’une arme pour se loger une balle dans la tête. Cette mort tragique a provoqué un choc dans la ville de Kankan où l’on s’interroge encore sur ce qui est arrivé au jeune gendarme pour se donner la mort.

L’horreur s’est produite dans le bureau du commandant Frigui Samoura dans les environs de 14 heures. Le commandant Samoura qui se rendait à une réunion avec le colonel Etienne Tounkara, a laissé seul le Margis-chef M’bemba Youla dans son bureau. A aucun moment, il n’a imaginé un tel acte de la part du jeune gendarme à son absence. Le pauvre margis-chef a été inhumé dans la soirée de lundi après l’exposition de son corps au camp Soundiata Keita.

Rappelons que déjà dans la matinée du même lundi, le corps du jeune Sékou Doukouré, avec la gorge tranchée, a été retrouvé dans sa case, au quartier Sogbè. Âgé de la trentaine, la victime, selon son père, Yayi Doukouré, souffrait d’une dépression mentale. Après la découverte, le corps du défunt a été transporté à l’hôpital régional pour une autopsie avant qu’il ne soit enterré dans les environs de 16 heures.

Pourquoi ces morts en cascade dans la ville de Kankan en une seule journée? Jusqu’ici aucune information n’a filtré du côté de la gendarmerie ni du côté des autorités judiciaires.

Conakry : la gendarmerie met le grappin sur deux présumés voleurs de véhicule

Le Haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la Justice militaire a, par l’entremise de son officier de communication, présenté un présumé voleur d’un véhicule de marque Toyota Hilux et son complice.

 

Selon le récit narré par le Lieutenant-colonel Mamadou Alpha Barry, l’opération a eu lieu dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 novembre dernier, à la mine de Katougouma, sur le plateau de Dabis, préfecture de Boké où le sieur Ibrahima Sory Youla, chauffeur opérant chez une compagnie locale, a frauduleusement soustrait le véhicule de celle-ci.

Aux dires de l’officier, le présumé voleur a réussi ce coup avec la complicité de Thierno Boubacar Bah avec qui il a changé la plaque d’immatriculation IT 1335 en RC 9758. C’est au Km 36 que les deux amis se feront prendre alors qu’ils tentaient de liquider le véhicule.

«Le temps de trouver un preneur, la gendarmerie, déjà informée de la situation, a introduit des agents habillés en civils qui se sont fait passer pour des preneurs et qui ont réussi à mettre le grappin sur eux », a confié l’officier Barry.

Mis aux arrêts depuis 72H, les deux présumés malfrats, au terme de leur audition, seront mis à la disposition de la justice qui va les fixer sur leur sort. Mais il convient de rappeler que la présentation à la presse des deux compères avait connu un léger retard. Le Lieutenant-colonel Barry demandait la présence d’un troisième. Ce dernier, une fois là, a été exempt de toute prise de vue et d’interrogation. Un retrait que le Haut commandement a justifié par le fait que celui-là soit l’homme qui aurait facilité l’interpellation des deux prévenus.

Tête-à-tête Tibou-Associations de Presse : voici ce qu’ils se sont dit

Suite à la fermeture de certaines radios privées, les associations de presse ont tenu ce mardi 12 décembre une rencontre avec Tibou Kamara, le ministre d’Etat Conseil spécial du président Alpha Condé. Après plusieurs heures de discussions houleuses, les deux parties sont parvenues à trouver un consensus. Voici l’intégralité de la déclaration des associations de presse faite à la Maison de la presse de Guinée.

Déclaration

« ‘Une réunion d’échanges et de concertation a eu lieu ce jour mardi 12 décembre 2017 à la Maison de la presse entre les Présidents des associations de presse, des responsables des radios privées et le Ministre d’État, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Tibou Kamara. Au cours de la rencontre, il a été évoqué les difficultés que rencontrent les médias et les relations tendues de ces dernières semaines entre les pouvoirs publics et les journalistes. Tous les intervenants ont déploré cette situation et ont souhaité un dialogue avec les Autorités, dans le but de trouver une solution qui préserve les intérêts de toutes les parties. Parmi les difficultés que rencontrent les médias privés, on peut citer :

1-   L’attribution des agréments

2-   Le paiement des redevances

3-   Le renouvellement ou l’obtention des licences

4-    L’immatriculation du personnel des médias à la CNSS et les contrats de travail

5-   Le paiement des impôts Les associations de presse, si elles reconnaissent exercer dans des conditions qui ne respectent pas toujours la règlementation en la matière, elles invoquent les tracasseries rencontrées souvent quand elles entament les démarches pour régulariser leur situation.

A ce propos, elles demandent aux Autorités concernées de : Faciliter les formalités nécessaires à leurs activités dans les relations avec l’Etat. Les associations de presse ont déclaré être les premières à vouloir exercer en toute légalité pour pouvoir jouir pleinement de leurs droits et leurs libertés. Elles lancent un appel à tous leurs membres et adhérents à prendre toutes les dispositions afin de se conformer aux textes de lois régissant la presse en Guinée. En attendant, il a été recommandé que: – les radios et organes d’informations qui ne disposent pas d’un agrément, soient interdits – les radios et organes d’information, qui ne disposent pas de licence soient interdits – les radios et organes d’information qui disposent d’un agrément, n’ayant pas bénéficié de licence, puissent disposer de leur licence.

Les associations de presse ont demandé l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour la réouverture des radios fermées et aussi pour mettre fin à la campagne de fermeture des stations de radios privées. L’assemblée a demandé pour le paiement des redevances : En tenant compte des difficultés que rencontrent les journalistes et de la précarité des entreprises de presse, d’accorder du temps pour le paiement des redevances ainsi que pour les autres obligations. Les associations de presse ont pris acte des regrets exprimés par la gendarmerie nationale pour les violences subies par les journalistes et la destruction de leur matériel de travail.

Les associations de presse ont pris acte de la condamnation par le chef de l’Etat des violences subies par les journalistes. Les responsables des associations se sont réjouis de l’ouverture de l’enquête annoncée par le Chef de l’Etat pour situer les responsabilités et faire toute la lumière dans cette affaire. Les associations de presse se sont félicitées du communiqué de mise au point de la Haute Autorité de la Communication à propos des conditions de fermeture des radios et organes de presse en Guinée. Les associations de presse ont recommandé :

-une rencontre avec le Chef de l’Etat autour de la situation de la presse et de l’état de la liberté d’expression dans le pays.

-l’arrêt des poursuites contre les journalistes Pour assainir la profession de journaliste et le climat au sein de la presse nationale, l’assemblée a suggéré la réactivation de l’OGUIDEM pour que les journalistes et les patrons de presse puissent faire leur critique et autocritique pour la crédibilité de la profession de journaliste et afin de redorer l’image de la presse guinéenne.

Enfin, la date du mercredi 16 janvier 2018 a été proposée pour l’organisation de la journée nationale de la presse. Un comité d’organisation va être mis en place pour préparer cette journée.

Avant de lever la séance, la réunion a recommandé une assemblée générale le mercredi 13 décembre 2017 à 13 heures à la maison de la presse avec les journalistes, afin de partager les recommandations issues de la réunion de concertation du mardi 12 décembre 2017. »

 

Lire vidéo:

Fait à Conakry le 12 décembre 2017 URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, UPLG, SPPG, UPF

Le projet Urbain Eau de Guinée recrute un spécialiste en Sauvegardes environnementales

Avis de Manifestation d’Intérêt

Titre du Poste : Spécialiste en Sauvegardes Environnementales de l’Unité de Gestion du Projet

   Lieu d’affectation : Conakry

 Contexte

Le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) est une nouvelle opération marquant le réengagement de la Banque mondiale dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain. L’objectif du projet est d’accroître l’accès à des services améliorés d’eau et d’assainissement dans la région métropolitaine de Conakry et d’améliorer la performance opérationnelle de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le projet sera financé par un don de l’IDA au Gouvernement Guinéen à hauteur de 30 millions $ US.

L’importance des investissements à réaliser, la complexité des actions à mener et la diversité des structures bénéficiaires justifie la proposition de créer une Unité de Gestion en charge de la coordination des activités du Projet. Une partie des fonds de ce don de l’IDA sera utilisée pour financer le fonctionnement de cette unité de gestion du projet. Le présent avis de manifestation d’intérêt a pour objet de préciser les tâches et responsabilités du Spécialiste en sauvegardes Environnementales de l’Unité de Gestion du Projet.

II- Taches spécifiques

Le Spécialiste en Sauvegardes Environnementales du projet est spécifiquement chargé des tâches suivantes :

  • Élaborer les Termes de Référence des Etudes d’Évaluation d’Impact Environnemental et Social (EIES)/Notices d’Impact Environnemental et Social (NIES), et les Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ;
  • Veiller à aligner le Plan Environnemental et Social avec le contexte local dans la mise en œuvre du Projet Urbain Eau, afin de renforcer et consolider la promotion du développement durable dans la zone d’intervention du projet ;
  • S’assurer que la conception, l’exécution et le suivi des activités du projet respectent et suivent les normes et règles environnementales de la Guinée et de la Banque mondiale ;
  • Identifier l’ensemble des risques potentiels sur le plan environnemental au regard des interventions envisagées dans le cadre du projet ;
  • Définir les dispositions institutionnelles de suivi et de surveillance à prendre avant, pendant et après la mise en œuvre du PUEG et la réalisation des activités pour supprimer ou atténuer les impacts environnementaux ;
  • Formuler des recommandations pour le suivi et l’évaluation du plan environnemental, ainsi que pour les étapes suivantes, y compris le financement à long terme afin de garantir la durabilité du plan ;
  • Déterminer les besoins des parties prenantes en matière de renforcement des capacités et de ressources au niveau national dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre du projet ;
  • Organiser et participer au recrutement des consultants pour la réalisation des études générales et spécifiques de cadre, d’impact environnemental ainsi que les plans de gestion environnementale selon les normes de la Banque Mondiale et de la Guinée ;
  • Coordonner les activités de consultations publiques en matière environnementale et sociale pour la prise en compte effective des points de vue des parties prenantes dans le cadre de la mise en œuvre des différents sous-projets
  • Appuyer les spécialistes de passation de marchés à s’assurer que les documents de passation de marchés, y compris les appels d’offres, incorporent entièrement les aspects environnementaux, ainsi que les mesures de suivi et d‘atténuation des impacts telles que définies dans les études de conception, faisabilité et les clauses et prescriptions environnementales telles que détaillées dans les instruments de sauvegardes environnementales et sociales, les coûts et délais ;
  • Veiller à la mise en œuvre des instruments de sauvegardes environnementales et sociales, notamment les PGES, relatifs aux projets pour s’assurer de leur conformité aux exigences nationales et aux directives de la Banque mondiale ;
  • Recueillir et analyser les commentaires et les plaintes des personnes/parties affectés par le projet sur les questions environnementales et recommander des actions pour résoudre lesdits problèmes ;
  • Servir d’interlocuteur principal entre les parties affectées et la Coordination du Projet sur les questions d’impacts environnementaux ;
  • Effectuer des visites régulières sur le terrain dans le cadre de la mise en œuvre des PGES dans les activités de sous-projets ;
  • Évaluer toutes les questions pertinentes, et si nécessaire, s’appuyer sur la politique et les meilleures pratiques en la matière pour envisager un plan de mesures correctives.
  • Analyser les recommandations des entités d’exécution ou prestataires pour la réception finale des biens, des travaux ou des services et pour la cessation d’un contrat afin de s’assurer que tous les travaux sont menés à bien dans la totale conformité avec les règles de sauvegardes environnementales et les Plans de Gestion Environnementale et Sociale ;
  • Participer à la réception provisoire des sous-projets et s’assurer que les replis de chantier respectent les normes environnementales nationales et en conformité avec les politiques de la Banque mondiale en la matière.

En concertation avec les services techniques en développement social, le Spécialiste en sauvegardes environnementales, s’assurera de :

  • Coordonner et suivre les actions de mise en place des comités d’environnement au niveau des zones d’intervention du projet tout en clarifiant les rôles et les fonctions, en particulier pour ce qui concerne la problématique du règlement des plaintes/conflits des riverains au projet et les demandes des habitants ;
  • Etablir un programme de sensibilisation des différentes parties prenantes au projet notamment avec les acteurs locaux tels que les Municipalités, les Conseils régionaux, les missions de contrôles ainsi que les populations des zones d’intervention, en mettant l’accent sur les avantages environnementaux des meilleurs pratiques de gestion de l’environnement ;
  • Appuyer, en collaboration avec le responsable en Suivi-Evaluation, la collecte et le reportage des données sur les indicateurs de performance environnementale, en s’assurant de leur qualité, et contribuer à l’élaboration et à la révision périodique des Plans de Suivi-Evaluation.

En termes de rapportage, le Spécialiste en sauvegardes environnementales produira un rapport trimestriel d’activités qui synthétisera les informations issues des rapports spécifiques d’exécution des missions de terrain relatifs à son domaine de compétence pour l’ensemble des activités du projet.

Quatre rapports trimestriels sont attendus, le dernier servant de rapport annuel synthétisant toutes les activités des trimestres passés, y compris celles du dernier trimestre. Il fournira des renseignements nécessaires sur les indicateurs mesurables du point de vue environnemental pour nourrir le rapport du Suivi-Evaluation du projet.

 

III- Qualifications et expériences

Le Spécialiste en sauvegarde environnementale du projet devra avoir les qualifications minimales suivantes :

Diplôme

Etre titulaire d’un diplôme supérieur (Bac + 4 ans au moins)  soit en sciences sociales, économie, en gestion, en droit, en Administration Publique, en Ingénierie, ou similaire (un diplôme universitaire dans les domaines relatifs à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, politiques environnementales, sciences environnementales, économie de l’environnement est préférable).

Années d’expérience

Au moins cinq (5) ans d’expérience dans la mise en application des politiques en matière de protection environnementale, au sein des projets financés par des partenaires techniques financiers, y compris la Banque mondiale. Des expériences antérieures dans la préparation des Etudes d’Evaluation d’impact Environnemental et Social (EIES) (y compris des Plans de Gestion Environnementale et Sociale ainsi que des Etudes d’Impact Environnemental et Social, etc.), la mise en œuvre des Plans de Gestion Environnementale et Sociale dans les projets financés par la Banque mondiale ou la BAD seront considérées comme un atout.

Qualifications requises

  • Avoir une bonne connaissance des lois environnementales et de la règlementation Guinéenne, avoir de l’expérience dans la préparation et le suivi de plan d’action de réinstallation, d’études d’impact environnemental et social, et de plans de gestion environnementale et sociale ;
  • Avoir une connaissance suffisante des directives, des exigences et des procédures nationales et celles des agences de financement (Banque mondiale, BAD, etc.) en matière de protection environnementale et sociale ;
  • Parler et écrire parfaitement le français, des connaissances de base (écrit et parlé) de l’anglais seront un atout.
  • Avoir une bonne connaissance des outils informatiques et applications Microsoft Office, notamment les programmes informatiques suivants: Excel, Word, PowerPoint, E-mail (courrier électronique) et l’Internet appuyés par des attestations dûment certifiées.
  • Avoir une bonne aptitude pour le travail en équipe.
  • Ne pas avoir été défaillant dans un contrat antérieur au niveau des projets publics de développement.
  • Le candidat devra avoir le sens de l’organisation et de la planification des activités, d’établissement des rapports des activités, l’esprit d’initiative et le sens de l’anticipation, le sens de la communication et l’expérience de travailler sous pression et dans un souci de respecter les échéances du projet.

IV- Méthode de sélection

Un Consultant sera sélectionné suivant la méthode de sélection de Consultants Individuels en accord avec les Procédures définies à la Section V des Directives Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale version janvier 2011, révisée en juillet 2014.

Les conditions d’emploi feront l’objet d’un contrat à négocier avec l’administration en charge du programme. Il reste entendu que le recrutement d’un candidat fonctionnaire doit satisfaire aux dispositions ci-après de la clause 1.13 (d) des Directives, Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale version janvier 2011, révisée en juillet 2014 : « les représentants du gouvernement et les fonctionnaires peuvent être engagés pour des marchés portant sur des services de conseil, à titre individuel ou en tant que membres de l’équipe d’un bureau de consultants, uniquement (i) s’ils sont en congé sans solde ; (ii) s’ils ne sont pas engagés par l’organisme pour lequel ils travaillaient immédiatement avant leur départ en congé et (iii) si leur emploi ne donne pas lieu à un conflit d’intérêts (voir paragraphe 1.9 des Directives) ».

V- Dossier de candidature

Les candidats ou candidates intéressé(e)s doivent présenter les dossiers suivants :

  • Une lettre manuscrite de candidature ;
  • Un curriculum vitae détaillé, récent et certifié sincère par le candidat ;
  • Une photo d’identité ;
  • Une copie du ou des diplômes, une copie des contrats et attestations ou tout autre document attestant les qualifications et expériences acquises par le candidat ;
  • Les références des emplois antérieurs et les coordonnés des anciens employeurs.

Des vérifications pourraient être faites sur les dossiers fournis.

Un entretien (ou interview) pourrait être organisé, au besoin, pour les candidats présélectionnés sur la base de l’examen et évaluation de leurs dossiers.

Les candidatures sont à adresser sous pli fermé au Secrétariat Central du Responsable des Passation des Marchés du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique sis au quartier Almamya- Commune de Kaloum- Conakry-République de Guinée, tél :622.21.80.06 Email :boubamie074@gmail.com avant le Mardi 26 Décembre 2017 à 10h 30mn.

 

Préciser sur l’enveloppe la mention suivante : « RECRUTEMENT SPECIALISTE EN SAUVEGARDES ENVIRONNEMENTALES de l’UGP ».

                                                                Fait à Conakry, le 11 décembre 2017

                                                                 

    Le Ministre

                                                                Dr. Cheick TALIBY  SYLLA

                                                                Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Avis de manifestation pour la «la présélection de Consultants en vue de la realisation de prestations d’études sur la sécurité des barrages de Samou»

SERVICES DE CONSULTANTS
POUR LA PRESELECTION DE CONSULTANTS/ CABINETS EN VUE DE LA REALISATION DE PRESTATIONS D’ETUDES SUR LA SECURITE DES BARRAGES (GRANDES CHUTES ET BANEAH)

 Contexte

Le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) est une nouvelle opération marquant le réengagement de la Banque mondiale dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain. L’objectif du projet est d’accroître l’accès à des services améliorés d’eau et d’assainissement dans la région métropolitaine de Conakry et d’améliorer la performance opérationnelle de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le projet sera financé par un don de l’IDA au Gouvernement Guinéen à hauteur de 30 millions $ US.

L’importance des investissements à réaliser, la complexité des actions à mener et la diversité des structures bénéficiaires justifie la proposition de créer une Unité de Gestion en charge de la coordination des activités du Projet. Une partie des fonds de ce don de l’IDA sera utilisée pour financer le fonctionnement de cette unité de gestion du projet. Le présent avis de manifestation d’intérêt a pour objet l’« Etudes  sur la Sécurité des Barrages». 

La mission du consultant consistera  à vérifier la conformité des Barrages de Grandes Chûtes et de Baneah avec les directives OP / BP 4.37 sur la sécurité des barrages.

  • Taches spécifiques
  1. Évaluation de l’état de la structure des barrages sur la base d’observations visuelles et analyse des données sur la conception, l’hydrologie, la construction, l’exploitation, la maintenance et les performances de l’ouvrage ;
  2. Évaluation générale des conditions hydrologiques et hydrauliques, y compris l’examen des simulations d’inondations ;
  3. Évaluation générale de la sécurité sismique du barrage en fonction des paramètres sismiques spécifiques du site ;
  4. Évaluation des procédures d’exploitation, de maintenance et d’inspection des barrages ;
  5. Évaluation des conditions en aval et de la nécessité de disposer d’un plan d’urgence de sauvegarde (plan de contingence) ;
  6. Évaluation de toute autre condition qui constitue ou pourrait constituer un danger pour l’intégrité de la structure des barrages ;
  7. Identifier toute instrumentation de surveillance nécessaire associée à la fourniture des données qui aident à évaluer la sécurité et le fonctionnement des barrages (par exemple : stations hydrométriques, stations climatiques, stations de décharge, piézomètres, points d’enquête, points de référence, inclinomètres, extensomètres, plaques de fondation, dispositifs de contrôle des fissures, etc.) ;
  8. Faire des recommandations pour l’instrumentation de surveillance nécessaire pour les barrages.

L’étendue de la mission impliquera l’engagement d’un bureau d’études multidisciplinaires qui nécessitera la mobilisation d’une équipe d’ingénieurs et de techniciens (hydrologue, hydraulicien, mécanicien, géotechnicien, géologue, etc.) sous la supervision d’un ingénieur principal chef de mission en charge de la coordination et de la qualité des livrables. Toute autre discipline requise pour la mission peut être incluse.

Le bureau d’études sera responsable de la collecte des données de base et des informations sur les barrages, l’évaluation des données et de la formulation des recommandations sur les mesures techniques et environnementales nécessaires pour assurer la sécurité des installations du barrage.

Le bureau d’études produira un rapport final de la mission pour le compte du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique qui assure la tutelle de la SEG exploitant du service d’eau et d’EDG exploitant du service de l’électricité et gestionnaire des barrages.

  • Qualifications et expériences

 Le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) invite les firmes de consultants (« Consultants ») à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu’ils possèdent les qualifications requises et une expérience pertinente pour l’exécution  des Services.

 Les critères pour l’établissement de la liste restreinte sont:

  • la nature des activités du candidat ainsi que le nombre d’années d’expériences (Prospectus, autres documents) ;

les qualifications du candidat dans le domaine des prestations et notamment les références concernant l’exécution de marchés analogues dans le domaine des prestations (alimentation en eau potable) décrites plus hauts (expérience avec la politique de la Banque mondiale OP/BP 4.37 sur la sécurité des barrages, expérience dans la conception et la supervision de la construction des barrages, expérience dans l’évaluation de la sécurité des barrages, expérience dans l’approche participative de l’évaluation est essentielle, compétence en techniques de communication et de reportage, compétence dans l’utilisation d’un logiciel de modélisation.

  • En mentionnant les références des cinq (5) dernières années pour des prestations similaires. Ces références doivent être certifiées par la fourniture d’attestations dûment signées par les maître d’ouvrages des projets en question ;
  • L’organisation technique et managériale du consultant ; et toute information jugée pertinente ;
  • Le classement se fera selon le plus grand nombre de références similaires ;
  • La liste restreinte ne devra pas contenir plus de deux candidats de même nationalité. Le candidat fournira dans son offre les documents administratifs officiels (certificat d’enregistrement ou Kbis) indiquant la nationalité et le capital social du consultant.

 Il est porté à l’attention des Consultants que les dispositions du paragraphe 1.9 des « Directives : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale dans le cadre des Prêts de la BIRD et des Crédits et Dons de l’IDA » édition janvier 2011 révisé en octobre 2014 (« Directives de Consultants »), relatives aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d’intérêts sont applicables. Veuillez noter les dispositions additionnelles suivantes relatives au conflit d’intérêts dans le cadre des Services objet de la présente Sollicitation de manifestation d’intérêt : « Un consultant ne doit soumettre qu’une seule proposition soit à titre individuel ou soit en tant que membre d’un groupement. Si un consultant, y compris membre d’un groupement, soumet ou participe à plus d’une proposition, toutes ces propositions seront disqualifiées. Toutefois cela ne limite pas la participation d’un consultant en tant que sous-traitant, ou d’un individu en tant que membre d’équipe, à plus d’une proposition lorsque les circonstances le justifient et que cela est autorisé par la Demande de Propositions ».

 Les Consultants peuvent s’associer avec d’autres firmes en vue de renforcer leurs compétences respectives sous la forme d’un groupement solidaire ou d’un accord de sous-traitant.

VI- Méthode de Sélection

 Un Consultant sera sélectionné selon la méthode « Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC) » telle que décrite dans les Directives de Consultants : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale dans le cadre des Prêts de la BIRD et des Crédits et Dons de l’AID, édition janvier 2011 révisé en octobre 2014. Une liste restreinte d’au minimum trois bureaux d’études, sans dépasser six (6), sera établie à l’issue de cet appel public à manifestation d’intérêt.

Le dossier de manifestation d’intérêt doit être rédigé en langue française.

 V – DUREE

 La durée globale des prestations est de trois  (3) mois

Les consultants intéressés peuvent obtenir des informations complémentaires  auprès de l’Unité de Gestion du Projet à la SEG:

Le Coordonnateur Souleymane Dokoré BAH (b.s.dokore@gmail.com) – Tel: (224) 657 33 00 62/ 664 26 98 03

Les manifestations d’intérêt écrites doivent être déposées à l’adresse ci-dessous en personne ou par courrier recommandé, au plus tard le 26/12/2017 à 10 heures 30 GMT en un (1) original et en deux (2) copies.

Les candidatures sont à adresser sous pli fermé au Secrétariat Central du Responsable de la Passation des Marchés du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique sis au quartier Almamya-Commune de Kaloum- Conakry-République de Guinée, tél 622.21.80.06, Email boubamie074@gmail.com, avant le Mardi 26 Décembre 2017 à 10h 30mn.

Préciser sur l’enveloppe la mention suivante : «PRESELECTION DE CONSULTANTS  EN VUE DE LA REALISATION DE PRESTATIONS D’ETUDES SUR LA SECURITE DES BARRAGES  DE SAMOU».

Les plis seront ouverts en présence des représentants des soumissionnaires qui souhaitent être présents à l’ouverture, le 26/12/2017 à 12 heures GMT, au Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique.

                                                                                 Fait à Conakry, le 11 décembre 2017

                                                                                            

      Le Ministre

 

                                                                             Dr. Cheick TALIBY SYLLA

                                                                    Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Le Projet Urbain Eau de Guinée recrute un Spécialiste en Sauvegardes Sociales de l’Unité de Gestion du Projet

Avis de Manifestation d’Intérêt

 Titre du poste : Spécialiste en Sauvegardes Sociales de l’Unité de Gestion du Projet

   Lieu d’affectation : Conakry

 Contexte

Le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) est une nouvelle opération marquant le réengagement de la Banque mondiale dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain. L’objectif du projet est d’accroître l’accès à des services améliorés d’eau et d’assainissement dans la région métropolitaine de Conakry et d’améliorer la performance opérationnelle de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le projet sera financé par un don de l’IDA au Gouvernement Guinéen à hauteur de 30 millions $ US.

L’importance des investissements à réaliser, la complexité des actions à mener et la diversité des structures bénéficiaires justifie la proposition de créer une Unité de Gestion en charge de la coordination des activités du Projet. Une partie des fonds de ce don de l’IDA sera utilisée pour financer le fonctionnement de cette unité de gestion du projet. Le présent avis de manifestation d’intérêt a pour objet de préciser les tâches et responsabilités du Spécialiste en sauvegardes sociales de l’Unité de Gestion du Projet.

  • Taches spécifiques

Le Spécialiste en Sauvegardes Sociales du projet est spécifiquement chargé des tâches suivantes :

  • Élaborer en proche collaboration avec le Spécialiste en Sauvegardes Environnementales, les Termes de Référence des études d’Évaluation d’Impacts Environnemental et Social (EIES)/Notices d’Impact Environnemental et Social (NIES) incluant les PARs (production et distribution), et les Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ;
  • Veiller à aligner le plan social avec le contexte local dans la mise en œuvre du PUE afin de renforcer et consolider la promotion du développement durable dans la zone d’intervention du projet ;
  • S’assurer que la conception, l’exécution et le suivi des activités du projet respectent et suivent les normes et règles environnementales et sociales de la Guinée et de la Banque mondiale ;
  • Identifier l’ensemble des risques potentiels sur le plan social et préconisées des mesures d’élimination, d’atténuation ; au regard des interventions envisagées dans le cadre du projet ;
  • Définir les dispositions institutionnelles de suivi et de surveillance à prendre avant, pendant et après la mise en œuvre du PUE et la réalisation des activités pour éviter ou atténuer les impacts sociaux ;
  • Formuler des recommandations pour le suivi et l’évaluation du plan environnemental et social, ainsi que pour les étapes suivantes, y compris le financement à long terme afin de garantir la durabilité du plan ;
  • Déterminer les besoins des parties prenantes en matière de renforcement des capacités et de ressources au niveau national dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre du projet ;
  • Organiser et participer au recrutement des consultants pour la réalisation des études générales et spécifiques de cadre, d’impact environnemental et social ainsi que les Plans de Gestion Environnementale et Sociales selon les normes de la Banque Mondiale et de la Guinée ;
  • Coordonner les activités de consultations publiques en matière environnementale et sociale pour la prise en compte effective des points de vue des parties prenantes dans le cadre de la mise en œuvre des différents Projets
  • Appuyer les spécialistes de passation de marchés de l’UGP à s’assurer que les documents de passation de marchés, y compris les appels d’offres, incorporent entièrement les aspects sociaux, ainsi que les mesures de suivi et d‘atténuation des impacts telles que définies dans les études de conception, faisabilité, coût et délais ;
  • Examiner et valider les PARs tout en veillant à leur mise en œuvre conformément aux exigences nationales et aux directives de la Banque Mondiale;
  • Veiller à la mise en œuvre des instruments de sauvegardes environnementales et sociales, notamment les PGES, relatifs aux projets pour s’assurer de leur conformité aux exigences nationales et aux directives de la Banque mondiale ;
  • Veiller à la mise en place effective et au suivi d’un Mécanisme de Gestion des Plaintes en lien avec les activités du projet :
  • Servir d’interlocuteur principal entre les parties affectées et la Coordination du Projet sur les questions d’impacts sociaux ;
  • Effectuer des visites régulières sur le terrain dans le cadre de la mise en œuvre des PGES et des PARs ;
  • Évaluer toutes les questions pertinentes, et si nécessaire, s’appuyer sur la politique et les meilleures pratiques en la matière pour envisager un plan de mesures correctives.
  • Analyser les recommandations des entités d’exécution ou prestataires pour la réception finale des biens, des travaux ou des services et pour la cessation d’un contrat afin de s’assurer que tous les travaux sont menés à bien dans la totale conformité avec les règles de sauvegardes environnementales et sociales et les Plans de Gestion Environnementale et Sociale.

En concertation avec les services techniques en développement social, le Spécialiste en sauvegardes sociales, s’assurera de :

  • Coordonner et suivre les actions de mise en place des comités d’environnement au niveau des zones d’intervention du projet tout en clarifiant les rôles et les fonctions, en particulier pour ce qui concerne la problématique du règlement des plaintes et les demandes des habitants ;
  • Etablir un programme de sensibilisation des différentes parties prenantes au projet notamment avec les acteurs locaux tels que les Municipalités, les Conseils régionaux, les missions de contrôles ainsi que les populations des zones d’intervention, en mettant l’accent sur les avantages environnementaux des meilleurs pratiques de gestion de l’environnement ;
  • Appuyer, en collaboration avec le responsable de Suivi-Evaluation, la collecte et le reportage des données sur les indicateurs de performance sociale, en s’assurant de leur qualité, et contribuer à l’élaboration et à la révision périodique des Plans de Suivi-Evaluation ;
  • Veiller à l’applicabilité des recommandations issues des missions de supervision de la Banque Mondiale;
  • Qualifications et expériences

Le Spécialiste en sauvegardes sociales de l’UGP devra avoir les qualifications minimales suivantes :

          Diplôme

Etre titulaire d’un diplôme universitaire de niveau Bac+4 ans au moins en Sociologie, Anthropologie, Psychologie, et autres sciences sociales similaires, Sciences de la Nature ou similaire (un diplôme universitaire dans les domaines relatifs à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, politiques environnementales, sciences environnementales, économie de l’environnement est préférable).

          Années d’expérience

Avoir au moins cinq (5) ans d’expérience dans la mise en application des politiques en matière de protection environnementale, au sein des projets financés par des partenaires au développement, y compris la Banque mondiale. Des expériences antérieures dans l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action de réinstallation (PAR), la préparation et la mise en œuvre d’Etudes d’Impact Environnemental et Social (EIES), la préparation et la mise en œuvre de Plans de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) dans les projets financés par la Banque mondiale ou la BAD seront considérées comme un atout.

          Qualifications requises

  • Avoir une connaissance suffisante des directives, des exigences et des procédures nationales et celles des agences de financement (Banque mondiale, BAD, etc.) en matière de protection environnementale et sociale ;
  • Avoir des expériences dans la mise en œuvre des projets financés par des organismes internationaux ;
  • Avoir une bonne connaissance des lois environnementales et de la règlementation Guinéenne, avoir de l’expérience dans la préparation et le suivi de plan d’action de réinstallation, d’études d’impact environnemental et social, et de plans de gestion environnementale et sociale ;
  • Disposer de connaissances sur les directives et politiques environnementales et sociales de la Banque mondiale y compris la réinstallation involontaire ;
  • Disposer de connaissances en Genre et développement avec pratique sur le terrain ;
  • Avoir la capacité de travailler avec des équipes et des organisations multidisciplinaires notamment dans un environnement multiculturel ;
  • Avoir une attitude responsable, flexible et une capacité à exécuter une variété de tâches sous supervision minimale ;
  • Etre capable de travailler sous pression et avoir une bonne aptitude pour le travail en équipe ;
  • Bonnes capacités de communication orale et écrite ;
  • Avoir une bonne connaissance des outils informatiques et applications Microsoft Office, notamment les programmes informatiques suivants: Excel, Word, PowerPoint, E-mail (courrier électronique) et l’Internet appuyés par des attestations dûment certifiées.
  • Méthode de sélection

Un Consultant sera sélectionné suivant la méthode de sélection de Consultants Individuels en accord avec les Procédures définies à la Section V des Directives Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale version janvier 2011, révisée en juillet 2014.

Les conditions d’emploi feront l’objet d’un contrat à négocier avec l’administration en charge du programme. Il reste entendu que le recrutement d’un candidat fonctionnaire doit satisfaire aux dispositions ci-après de la clause 1.13 (d) des Directives, Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale version janvier 2011, révisée en juillet 2014 : « les représentants du gouvernement et les fonctionnaires peuvent être engagés pour des marchés portant sur des services de conseil, à titre individuel ou en tant que membres de l’équipe d’un bureau de consultants, uniquement (i) s’ils sont en congé sans solde ; (ii) s’ils ne sont pas engagés par l’organisme pour lequel ils travaillaient immédiatement avant leur départ en congé et (iii) si leur emploi ne donne pas lieu à un conflit d’intérêts (voir paragraphe 1.9 des Directives) ».

  • Dossier de candidature

Les candidats ou candidates intéressé(e)s doivent présenter les dossiers suivants :

  • Une lettre manuscrite de candidature ;
  • Un curriculum vitae détaillé, récent et certifié sincère par le candidat ;
  • Une photo d’identité ;
  • Une copie du ou des diplômes, une copie des contrats et attestations ou tout autre document attestant les qualifications et expériences acquises par le candidat ;
  • Les références des emplois antérieurs et les coordonnés des anciens employeurs.

Des vérifications pourraient être faites sur les dossiers fournis.

Un entretien (ou interview) pourrait être organisé, au besoin, pour les candidats présélectionnés sur la base de l’examen et évaluation de leurs dossiers.

Les candidatures sont à adresser sous pli fermé au Secrétariat Central du Responsable de la Passation des Marchés du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique sis au quartier Almamya-Commune de Kaloum- Conakry-République de Guinée, tél 622.21.80.06, Email boubamie074@gmail.com, avant le Mardi 26 Décembre 2017 à 10h 30mn.

 

Préciser sur l’enveloppe la mention suivante : « RECRUTEMENT SPECIALISTE EN SAUVEGARDES SOCIALES de l’UGP ».

                                                                Fait à Conakry, le 11 décembre 2017

                                                                            Le Ministre

 

                                                         Dr.  Cheick TALIBY  SYLLA

                                                          Commandeur de l’Ordre National du Mérite

Parlement: l’UPG tient enfin sa nouvelle député après la mort de Cécé Balamou

Conformément à l’article 132 du code électoral et à la suite d’une assemblée générale de l’UPG (Union pour le Progrès de la Guinée) tenue le vendredi 1er décembre dernier, le bureau national du parti a décidé de remplacer le député, feu Cécé Balamou par Thérèse Téwa Yaradouno. L’annonce a été faite ce mardi à l’Assemblée Nationale lors de la plénière consacrée à l’examen et à l’adoption du volet dépense du projet de loi de finances initiale 2018.

Feu Cécé Balamou qui était le remplaçant du fondateur du parti, feu Jean-Marie Doré, est décédé le mercredi 15 novembre dernier des suites de maladie.

La remplaçante de ce dernier, Thérèse Téwa Yaradouno était inscrite en troisième position sur la liste nationale de l’UPG à la proportionnelle aux élections législatives de 2013.

Suspension de la grève des enseignants: la corde au cou de toutes les parties

Enfin Aboubacar Soumah sur tous les toits pour se faire entendre librement. Le bras de fer, qui n’en valait aucunement toutes ces menaces et tractations inutiles, ont atterri sur la table des religieux. Ceux-ci ont pris l’assurance de porter et de faire accepter toutes les revendications des syndicalistes au président de la République qui, à son tour, les charge de faire ramener Aboubacar Soumah à s’entendre avec les autres syndicalistes restés « loyaux ».

On verra les religieux faire la navette et la noria incessante dans ce triangle, surtout en février, pendant les empoignades électorales qui s’annoncent déjà turbulentes.

Certains voient les difficultés dans tous les camps, tous les protagonistes se sont mis la corde au cou. D’abord, les syndicalistes qui étaient complètement en déphasage avec la base, c’est-à-dire avec la majorité des travailleurs et qui avaient juré d’avoir la peau de Soumah en le jetant aux gémonies, vont ronger leur frein en acceptant d’avaler la couleuvre de palabrer avec le « rebelle » qui a, pour l’intérêt collectif, renoncé à des privilèges sordides et égoïstes qu’aucun autre n’aurait refusés.

Une atmosphère de suspicion lourde va régner au sein des syndicats de Guinée. Et comme ils sont les plus nombreux, lors des prochaines adoptions des résolutions syndicales, le groupe des Soumah minoritaire, risque d’être évincé de la structure par un vote télécommandé. Si tel est le calcul machiavélique des « nains politiques » du gouvernement, c’est un très mauvais calcul, on se garde d’être alarmiste, mais les enseignants, à entendre certains, restent vigilants. «K au carré » ou « Cas au carré », que l’on a élevé au cube, il n’y a pas longtemps, doit faire gaffe à ses vieux os. Rien de stable ne peut être construit sur du sable mouvant.

Au vu de ce qui se passe de louche dans cette affaire autour de l’argent, de beaucoup d’argent jeté par les fenêtres, puisque ceux qui l’ont ramassé n’ont été d’aucune utilité pratique à ceux qui l’ont balancé généreusement. Ils devraient exiger le remboursement pour manque de résultat et pour la perte de la face que ce bras de fer à la noix a causé. L’image du président de l’UA a pris un coup de vieux, parce qu’il a avalé la plus gluante des couleuvres. L’imam aurait dit « haram », l’homme d’Eglise dirait : « les parents ne doivent pas manger les raisins verts pour éviter que leurs enfants aient des dents cariées.»  Ils ont coltiné toutes les revendications des syndicalistes à cœur joie chez Alpha, mais si ce dernier ne les accepte pas tous dans les deux mois qui ont commencé de courir et si l’entente entre les syndicalistes était impossible ? Les religieux se sont mis ces deux cordes au cou, il y en a une pour chacun.

Alpha Condé aussi s’est mis la corde au cou de prendre deux paris au même moment. Dans deux mois, il y a élections de base, il faut de l’argent supplémentaire à la CENI pour faire des extensions et multiplications des bureaux de vote pour éviter que des électeurs en zones rurales aient plus de combien de kilomètres à parcourir pour voter. Voilà en sus les revendications syndicales qui vont peser tant soit peu sur les prévisions budgétaires élaborées bien avant  ces remous, donc pas forcément pris en compte, au moment de leur mise au propre. Où va-t-on piocher pour combler ces deux gaps, sans compter les impondérables ?

Gouverner, c’est prévoir, mais avec des marins d’eau douce derrière un capitaine qui navigue à vue, il faut attendre de voir comment le film va se terminer.

Guinée : Le FMI approuve un programme de 650 millions de dollars US

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi 11 décembre 2017 un nouveau programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). C’est la ministre de l’Economie et des Finances qui l’a annoncé ce mardi 12 décembre. C’était à la faveur d’une conférence de presse tenue à son département.

Selon Malado Kaba, ce programme, qui est ancré sur le Plan national de développement économique et social (PNDES), traduit la vision du président Alpha Condé de faire de la Guinée un pays attractif aux yeux des investisseurs, avec un cadre macroéconomique solide.

Pour la ministre Malado Kaba, ce programme est à la fois solide et historique. En ce sens qu’il « inclut une enveloppe de prêts non-concessionnels de 650 millions de dollars US en complément d’autres financements identifiés sur la période 2018-2020 ».

A en croire la conférencière, la Guinée est l’un des rares pays à bénéficier de cette facilité. Et que cette enveloppe de prêts non-concessionnels constitue une capacité supplémentaire de financement.

« Il s’agit d’une capacité dont la Guinée a besoin pour continuer à combler le déficit en infrastructures notamment routières et énergétiques, et donc de promouvoir la croissance ambitionnée dans notre PNDES à l’horizon 2020 ».

« Ce programme est également historique parce qu’il consacre les progrès accomplis par la Guinée depuis 7 ans dans le domaine de la gestion macroéconomique. Et, confirme les efforts considérables consentis par nos populations et la volonté du gouvernement, sous l’égide du Premier ministre, de poursuivre les efforts entamés depuis 2010 par les précédentes équipes dans la conduite des réformes, mais également nécessaires », évalue la patronne des Finances.

Fruit d’une collaboration rapprochée entre les équipes des différents ministères et la Banque centrale, mais aussi entre le gouvernement et la nouvelle équipe du FMI, ce nouveau programme lance un signal positif à l’adresse des investisseurs.

Egalement, il traduit la confiance des partenaires dans l’engagement de la Guinée à poursuivre les réformes entamées, signal qui s’est concrétisé lors du Groupe consultatif les 16 et 17 novembre 2017.

A travers celui-ci, le gouvernement entend entre autres renforcer la stabilité macroéconomique pour une croissance forte, inclusive et durable, renforcer la résilience macroéconomique de la Guinée et préserver les gains de stabilité durement acquis, accroître les investissements publics dans les infrastructures pour soutenir la croissance, diversifier l’économie et en promouvoir la transformation tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à moyen terme.

Fermeture des radios: Dr Faya écartelé entre condamnation et légalité

« On ne peut s’inquiéter du fait que des menaces soient en train d’être mises en exécution… Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains.»

Suite à la fermeture de certaines radios privées pour, dit-on,  non-paiement des redevances, le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Lansana Millimono, se référant des menaces qui pèsent sur la presse,  se dit très inquiet de la situation. Il vient d’exprimer ses inquiétudes à Guinéenews à la faveur d’un entretien  téléphonique. Lisez plutôt sa réaction!

«Lorsqu’on parle de la fermeture des médias, cela fait très mal parce que la fermeture d’un médium fait penser à une limitation de la liberté de la presse. Si nous mettons cela en parallèle avec toutes les menaces qu’on a entendues ces derniers temps, on ne peut que s’inquiéter du fait que ces menaces soient en train d’être mises en exécution.

Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains et tant que tel, l’Etat se nourrit des taxes qu’il prélève. Alors dans ce cas précis, on nous dit que ce sont des redevances impayées depuis des années bien avant même l’arrivée au pouvoir le Pr Alpha Condé.

Là, il y a un laxisme parce que l’Etat doit être efficace dans la collecte des taxes et impôts pour administrer ses services dont la population a besoin.

Si l’Etat ferme les yeux pendant longtemps et il se réveille soudainement pour dire que si vous ne payez pas ces redevances accumulées qui s’élèvent à une centaine de millions, qu’il fermera les radios… Nous déplorons que des menaces qui planaient sur la presse soient mises en exécution

Mamou: Amadou Diallo «Thalès » conduira la liste UFDG pour les communales

Après plusieurs jours