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Haut Commissariat des droits de l’homme en Guinée

Guinée: des ONG interpellent le régime sur de nombreux cas de violations des droits de l’homme

Habituellement prévue le 10 décembre, c’est ce lundi 11 décembre que le Haut Commissariat des Droits de l’Homme en Guinée a célébré la journée internationale des droits de l’homme. L’événement qui a été célébré en Guinée, a été placé sous la présidence du ministre d’Etat, ministre chargé de la Justice Cheick Sako qui avait à ses côtés ses homologues de  l’Action Sociale, de la Communication et  des représentants des agences onusiennes et du corps diplomatique en Guinée.

Les organisations guinéennes de défense des droits humains ont saisi cette occasion pour exprimer leurs préoccupations par rapport à certaines situations dans le pays dont, entre autres, la lenteur qui caractérise le processus de réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité ; les conditions de détention des prisonniers dans les maisons carcérales; les violences commises au cours des manifestations par les forces de l’ordre et les violations graves à la liberté d’expression et d’opinion se traduisant par des menaces, intimidations, violences physiques à l’endroit de la presse. A Travers leur porte parole, Guilavogui Gbolou, ces ONG ont interpellé le président Alpha Condé pour la résolution de tous ces manquements.

Pour sa part, la ministre des Affaires Sociales, a dénoncé les violences que subit la gent féminine. Pour elle, les violences perpétrées à l’encontre des femmes et des filles constituent l’une des formes les plus récurrentes de privation des droits humains dans notre société. Des violences qui, pour la plupart, entretenues par nos habitudes et à nos traditions et la culture, dénoncera-t-elle avant d’inviter les femmes à se lever pour lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a par ailleurs exhorté  les hommes à soutenir la gent féminine dans leur combat.

S’exprimant au nom du Haut commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme,  Mme Zenabou Hamza Diaby a déclaré que les principes des droits humains sont menacés.

«Dans de nombreux pays, nous constatons un recul en matière des droits des femmes et des minorités. Certains gouvernements violent ouvertement les droits de leurs peuples et sapent le droit international. Nous devons et nous pouvons résister », a-t-elle martelé.

Le ministre d’Etat en charge de la Justice est revenu, de son côté, sur les reformes entreprises au sein de son département dans le cadre du respect des droits de l’homme en Guinée. Il a cité, entre autres, la révision du nouveau code pénal et la compétence accordée aux tribunaux de première instance de juger des audiences criminelles.  Plus loin, sous un tout autre angle et avec un ton menaçant, Cheick Sako a affirmé : « quiconque viole la loi dans ce pays, va rendre compte devant les tribunaux. Ce, quelque soit son statut social.»

La journée internationale des droits de l’homme a été célébrée en 2017 sous le thème «Tous égaux en dignité et en droit ». Elle correspond cette année à la célébration du 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits  de l’homme. Pour marquer cette date, des  bougies ont été soufflées dans la salle du 28 septembre qui a abrité les festivités.