Archief

Categories

Europe

Espagne : Pourquoi les indépendantistes vont faire marche-arrière ?

Depuis le départ de cette saga des indépendantistes, on savait que le point faible des Catalans est leur Barça FC, de même avec les Anglais. Si, après le Brexit, les équipes de football du Royaume-Uni n’étaient pas autorisées à prendre part aux compétitions avec le reste du continent, le Brexit serait réversible. Les millions de fans et de houligans  vont se faire entendre.

On n’y est pas encore, mais en Espagne, la question est ouverte. On a tous entendu que Lionel Messi a pris les devants pour conditionner sa clause libératoire, si le Barça devait être exclu de la Liga. Mais si exclusion il y a, où le FC Barcelone va se produire, en Angleterre ? Non, le scénario est trop irréaliste de voir un tel scénario. Voilà une des raisons principales de faire comprendre que sans être au sein de l’Espagne, la Catalogne n’est rien. Déjà, on dit que des investisseurs ont commencé à mettre la clé sous le paillasson dans beaucoup de secteurs. On est curieux de connaître les pertes que la Catalogne a enregistrées depuis cette histoire insensées de Carles Puigdemont, mais encore, Madrid ne devrait pas lâcher un peu de lest, la pression n’est-elle pas trop infernale pour pousser à la faute ?

Les choses ne sont pas exactement de même en Corse, où l’on semble lorgner du côté de l’Espagne pour ne pas être dans le même traquenard. Les Kurdes, eux, sont restés en travers du chemin, puisque l’indépendance, ils réfléchiront désormais à plusieurs fois avant de faire le pas dans cette direction. Le monde attend la sortie de l’impasse espagnole des catalans.

Coopération sanitaire: la Guinée aura bientôt son institut Pasteur

Les députés guinéens ont voté ce mardi à l’unanimité un projet de loi portant création et fonctionnement de l’institut Pasteur de Guinée. Il sera le 33e institut du réseau des instituts Pasteur à travers le monde.

La création de l’institut répondra à deux besoins fondamentaux, a expliqué aux députés le président de la commission Education, Santé et Jeunesse. « Il disposera de laboratoires équipés conformes aux standards internationaux permettant de réaliser les diagnostiques. Il disposera également des ressources humaines et opérationnelles formées pour venir en appui aux autres acteurs locaux et internationaux engagés dans la lutte contre les pathogènes émergeants dans ce pays et dans les régions.»

Prenant la parole devant les députés, le ministre de l’Enseignement Supérieur a expliqué l’importance de cet institut qui, selon lui, permettra à coup sûr de diagnostiquer sur place des maladies.

Dans son argumentaire, le ministre a rappelé les difficultés auxquelles la Guinée a été confrontée lors de la survenue de l’épidémie Ebola. Outre donc le diagnostique, poursuit-il, ce futur institut « permettra également à la fabrication des vaccins mais aussi la recherche et la formation des enseignants et chercheurs.»

Il affirme par ailleurs que cet institut sera dépendant de l’université Gamal de Conakry. Déjà, annonce le ministre Yéro Baldé, il y’a un laboratoire intermédiaire qui est en construction très avancée à la faculté de médecine dans cette même université. « L’institut Pasteur qui sera ainsi créé, complétera donc cette gamme de champs de recherches », a  déclaré Yéro Baldé.

Financé à hauteur de dix millions d’euro par l’AFD, l’institut sera composé d’un directeur, d’un conseiller d’administration et d’un comité scientifique de Pasteur de Guinée.

Pour rappel, l’institut Pasteur existait pendant le temps colonial sous le nom de Pastoria à Kindia.

Exclusif – Migration clandestine : Récits bouleversants d’un jeune rescapé de l’enfer libyen sur les passeurs

De la vingtaine, DAK (l’initiale du nom d’un jeune migrant guinéen fraichement rentré de la Libye) est l’un des nombreux rescapés qui viennent de regagner la Guinée grâce aux concours de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Dans une entrevue exclusive qu’il a accordée à Guinéenews, ce jeune guinéen révèle des informations relatives aux réseaux de passeurs parmi lesquels figurent certains compatriotes guinéens qui se livrent à la traite d’êtres humains, du Niger à la Libye en passant par l’Algérie. Les migrants qui passent par là sont victimes d’enlèvement, d’escroquerie et de tortures, nous apprend-on.

«Lorsque les migrants arrivent à Agadez, une ville nigérienne, frontalière avec l’Algérie. Là, ils sont retenus dans des foyers gérés par des ressortissants ouest-africains : (Gambiens, Sénégalais, Guinéens, Maliens, Léonais). Dans cette ville, nous avons été sommés de payer de l’argent. Celui qui ne trouve pas rapidement la somme demandée, passe la journée en genou sous le soleil, il reçoit 40 coups de fouet (matin, midi et soir)», confie notre interlocuteur.

Cette information se recoupe avec un post d’un camerounais sur You tube qui explique comment les noirs torturent leurs frères et les vendent aux touaregs.

«Parmi les passeurs, il ya un certain M. Bah. Il est originaire de Pita. Il soutire à  chaque migrant la somme de 35 000 FCFA avant de le confier aux convoyeurs Haoussa. Ces derniers, à leur tour, exigent de chacun des migrants, la somme de 70 000 FCFA pour continuer son chemin vers Akouta, la dernière localité du Niger à la frontière avec l’Algérie », a affirmé DAK.

Poursuivant, il soutient : « entre Akouta et In Guezzam, distant de 160 km, certains groupes de Touaregs font des patrouilles dans le désert pour dépouiller les migrants des objets précieux (l’eau, l’argent et biens). Les migrants sont souvent victimes de prise d’otage et de bastonnade de la part des ravisseurs. Après avoir déboursé 3000 dinars,  soit 15000 FCFA, nous avons été embarqués dans des Pick-up à  In Guezzam pour Tamanrasset. Pendant le trajet, ils nous dissimulent à l’arrière des pick-up sous les bagages.»

Interrogé sur la complicité de nos compatriotes, notre source répond : « à Madenia, une localité située à la frontière entre l’Algérie et le Maroc, des jeunes guinéens y sont installés et rançonnent 10 000 dinars à chaque passant. Ce point est contrôlé par un jeune de Mamou surnommé ‘’Obama’’ qui inflige toutes sortes de torture aux jeunes qui n’ont de moyens. A Wourgila, une localité située à la frontière entre l’Algérie et la Libye, il y a aussi un passeur originaire de Kindia surnommé ‘’Big’’. Ce dernier assure le passage pour Deb-deb, la première localité de la Libye où sont installés plusieurs foyers qui accueillent les migrants. Là, chaque migrant a la liberté de choisir son passeur pour la ville de Sabratha au bord de la méditerranée.»

C’est pendant le trajet pour Sabratha que les ravisseurs libyens bloquent des convois pour enlever les noirs qui sont conduits dans des prisons privées où ils leur imposent de payer une forte somme pour recouvrer leur liberté. A défaut, ils sont revendus à d’autres nouveaux maitres. «A Zintane, après 4 jours d’incarcération, un vieux militaire libyen a demandé de racheter les Guinéens (parce que de toutes les nationalités, c’est les Guinéens qui paient les rançons), ce jour, il a acheté 70 guinéens. Le temps pour lui d’évacuer le groupe, des rebelles libyens ont surgi dans ce pénitencier. Nous sommes passés dans les mains des rebelles à Zawiya où j’ai été torturé de fournir des informations sur mes parents en Guinée afin que les rebelles leur demandent une rançon. Voyant mon refus, ils ont coupé les nerfs de ma main droite. Quelques jours après, j’ai appelé mon père pour l’informer de ma situation. Mes parents ont transféré la valeur de 4 millions de francs guinéens contre ma libération. C’est un peulh qui est venu me chercher et m’a mis en relation avec monsieur Sanoh qui travaille au Consul de Guinée à Tripoli », a-t-il raconté son odyssée.

En décembre 2016, plusieurs Guinéens sont entrées en Libye via le Niger. Parmi eux, Abdoul Gadirou, un jeune originaire de la préfecture de Mali qui pratiquait librement le commerce à Mamou. Ce jeune et tant d’autres ont été kidnappés et conduits dans la ville de Bani Walid où il décéda dans des conditions atroces le 1er mars dernier.

La rédaction de Guinéenews© avait lancé une alerte à l’époque pour interpeller les autorités et institutions spécialisées dans la migration pour que des mesures idoines soit urgemment prises afin de prévenir cette tragédie que vivent actuellement ces migrants noirs en général et en particuliers des compatriotes guinéens dans cet enfer libyen à ciel ouvert. Mais rien n’y fut fait. Il a fallu l’enquête de la chaîne de télévision publique américaine, CNN pour que des voix se lèvent pour dénoncer cette traite des noirs en cours en Libye et que des dirigeants d’Afrique et du monde entier s’impliquent en faveur de ces jeunes damnés aux mains des tribus qui se livrent en ce 21ème siècle à cette pratique abjecte, cruelle et abominable, digne d’un autre temps qu’est l’esclavage.

Angleterre: accusé pour « viol », un jeune réfugié guinéen touche une compensation de plus de 147 mille $

C’est une histoire hors du commun que rapporte le site anglais le metro.co.uk dans son édition du Jeudi 7 Décembre 2017.

Il s’agit d’un réfugié guinéen en Grande-Bretagne, âgé de 28 ans et qui s’appelle Aliou Bah. A deux reprises, le jeune Guinéen avait été emprisonné pour agressions sexuelles dont une sur une fille de 16 ans.

Cependant, à chaque passage en prison, il restera au-delà de sa sentence, pendant que les services de l’immigration cherchaient à le renvoyer en Guinée. Sur les deux périodes, il y restera sur une durée de 21 mois. Le juge Nicholas Madge, accusant le ministère de ce long emprisonnement, dira que si dédommagement il devait y avoir, ça devrait être en faveur des victimes, au lieu de l’agresseur. Mais lui, en tant qu’homme de droit, ne peut que défendre la loi. Il rajoutera que Aliou Bah, à cause de son statut de réfugié, devait bénéficier d’une relaxe au lieu d’un renvoi dans son pays d’origine après avoir purgé ses peines. 

En effet, Aliou Bah n’avait pas été renvoyé du pays parce que l’ambassade de la Guinée à Londres avait rejeté la demande des autorités britanniques pour des documents de voyage. Pour l’ambassade, Aliou Bah lui-même n’avait pas émis le désir de retourner en Guinée. C’est ce que le juge rappellera également, car le départ doit être volontaire. Et donc avec cette décision de l’ambassade guinéenne et le statut de réfugié, il n’y avait aucune perspective de le rapatrier.

Arrivé en Grande-Bretagne en 2007, Aliou Bah avait été condamné et emprisonné pour 18 mois pour agression sexuelle sur une fille de 16 ans en 2011. La demande de déportation a donc été émise mais sans avoir réalisé qu’il s’agissait d’un réfugié. Il sera illégalement retenu en prison pendant 14 mois, de janvier 2012 à mars 2013. Il retournera encore en prison en 2014 pour la même raison d’agression, cette fois pour deux ans. Une fois encore, au lieu d’être libéré, il sera retenu pour sept autres mois, attendant toujours les documents de voyage qui n’arriveront jamais.
En deux occasions, le ministère de l’Intérieur britannique a agi contre la loi, selon le juge, qui soulignera que Aliou Bah avait droit à la justice comme toute autre personne et que dans un monde civilisé comme la Grande-Bretagne, cet état de fait ne peut être négligé.
Le Juge Madge, en conclusion, dira qu’une administration incompétente a manqué à son devoir. Cela est donc la cause de cette décision permettant à un agresseur de bénéficier d’un dédommagement.
Il demandera pardon à Aliou Bah en lui accordant une somme de 110,000 Livres Sterling.

Il faut par ailleurs souligner que cette somme sera versée d’abord aux avocats du jeune avant que celui-ci ne perçoive sa part.

Alhoussein Fadiga, Correspondant de Guinéenews à Londres, Angleterre

Fin du sommet UA-UE 2017/Abidjan: les grandes annonces de cette 5ème session

Lancés mercredi, les travaux de la cinquième session des Chefs d’Etat et de gouvernement du sommet Union Africaine(UA)-Union Européenne (UE) ont pris fin ce jeudi 30 novembre à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, a  constaté sur place Guinéenews.

 C’est le président guinéen et par ailleurs président en exercice de l’UA qui a, comme à l’ouverture, présidé la clôture de ce sommet.  A cet effet, le président Alpha Condé a décliné les grandes décisions prises par les chefs d’État et  de gouvernement.

Bien avant, le président de l’UA a tenu à saluer la franchise et la responsabilité qui ont caractérisé tous les débats de ce sommet. Ce qui dénote, estime-t-il, de la maturité pour l’institution. Car, affirme le président Alpha Condé, il n’y a pas eu d’hésitation dans les discussions par rapport à l’établissement des responsabilités entre européens et africains.

Parlant du thème principal du sommet : ‘’investir dans la jeunesse pour un avenir meilleur « , le président de l’Union Africaine a déclaré ceci: «nous avons écouté les jeunes… car, on ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un à son insu. C’est autour des préoccupations de la jeunesse que nous devons nous organiser afin de donner satisfaction. Nous avons donc pris note des cris du cœur des représentants de la jeunesse Africaine et Européenne et avons la responsabilité de leur garantir un avenir meilleur. »

Face aux évènements tragiques survenus en Libyen, Alpha Condé a annoncé que certaines décisions d’urgence ont été prises par le sommet. «Nous avons pris des décisions fermes pour l’évacuation immédiate des réfugiés ; la mise en place d’une commission dirigée par la commission des droits de l’homme de l’Union Africaine aidée par l’Union Européenne ; la poursuite des trafiquants d’êtres humains et ensuite les différents pays doivent mettre en place des forces spéciales chargées spécialement de lutter contre le trafic d’êtres humains. Enfin nous devons tous nous organiser pour saisir les comptes de ces trafiquants en Afrique, en Europe mais aussi au Moyen-Orient. »

Par rapport aux nombreux défis qui ont été identifiés, des ébauches de solutions ont été proposées dans une déclaration politique que les chefs d’État et de gouvernement viennent d’adopter conjointement.

«Il ne s’agit donc plus d’aide ou d’assistance mais de bâtir une coopération qui permet de régler les problèmes à la base et dans l’intérêt mutuel des populations et des économies des deux continents. À l’instar des autres pays du monde, il est évident que l’Afrique aussi aspire à la paix, au développement, à la prospérité. Il ne manque pas d’atouts pour réaliser son aspiration traditionnelle dans notre agenda 2063. Comme l’a dit le président Zuma, nous ne voulons plus que l’Afrique soit le continent pourvoyeur de matières premières et marché pour le produit fini. Nous voulons que nos produits agricoles et miniers soient transformés sur place. Donc, l’industrialisation de l’Afrique, seule garante pour que nos jeunes n’aillent plus mourir dans les eaux de la Méditerranées où ils sont transformés en esclaves», a indiqué Alpha Condé.

Enfin, le président de l’Union Africaine a fini par remercier tous les participants pour la disponibilité lors de ces travaux. Car, a-t-il dit, ils ont su surmonter leurs divergences pour arriver à une vision commune. Il a ensuite invité les partis à travailler avec un sens d’urgence sur le plan d’action pour la période 2018– 2021. C’est sur ces mots que le professeur Alpha Condé le président de l’union Africaine a déclaré clos les travaux du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE).

Par ailleurs, il faut noter que le tout a été bouclé par une conférence de presse de moins de trente minutes.

Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews.org à Abidjan.

Sommet UA-EU: les vérités crues du leader de la jeunesse africaine aux dirigeants du continent

 «Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet »

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) le mercredi 29 novembre, Francine Furaha Muyumba, la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, a prononcé face aux dirigeants du continent un discours particulièrement retentissant.

Juste après son intervention, Guinéenews via son envoyé spécial à Abidjan a rencontré ce leader de la jeunesse panafricain pour aborder un certain nombre de questions qui préoccupent les jeunes africains.

Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a rappelé les grandes lignes de sa communication faite devant les chefs d’État et de gouvernement.

«Notre génération est en train aujourd’hui de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entrepreneuriat et aussi favoriser des initiatives Africaine et Européenne qui se focalisent sur la création des emplois. Parce qu’aujourd’hui, nous avons 60% des chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter l’implication de nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe afin qu’ils se focalisent sur la promotion de l’entrepreneuriat jeune et la création d’emplois», a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Poursuivant, la Représentante de la jeunesse africaine martèle  que le temps des discours creux est révolu et qu’il est plus qu’impérieux de passer aux actes concrets.

 «Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État Africain et Européen puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entrepreneuriat afin de mettre à la disposition des jeunes des moyens nécessaires à son développement», a-t-elle lancé.

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews.org à Abidjan

Traite des migrants noirs en Libye: la grosse colère de Sidya Touré contre les magrébins

«C’est bien de dénoncer l’Occident, mais nous devons balayer devant notre maison»

Depuis les récents reportages sur la façon dont les jeunes africains sont traités par les passeurs et les trafiquants en Libye, la question de l’esclavage des migrants clandestins est au centre des débats au niveau des dirigeants et responsables politiques africains. A propos, Guinéenews a tendu son micro à l’ancien Premier Sidya Touré, Haut représentant du chef de l’Etat et président de l’Union des Forces Républicaines(UFR).

Dans cet entretien, le leader de l’UFR estime qu’il appartient aux Africains de balayer devant leur porte au lieu de dénoncer tout le temps l’Occident.

 « J’estime que ce problème nous touche au plus profond de nous-mêmes. Je l’ai dit dans un communiqué, en tant que leader, mais en tant que noir, c’est notre première condition. Il y a des pays au nord de l’Afrique qui ont des comportements inacceptables, inhumains. Il y en a qui déposent nos gens dans le désert, il y en a qui les traitent pratiquement comme des esclaves. C’est même dans les faits. Je dis, c’est bien de dénoncer l’occident tous les matins, mais peut-être qu’il serait bon que nous-mêmes fassions en sorte que ces pays-là aussi soient clairement dénoncés. Ce sont des pays africains. Il faut que nous puissions leur dire que nous ne pouvons pas accepter ces comportements. Et ça, c’est chez nous en Afrique. On a une opportunité très grande, l’Union Africaine et l’Union Européenne se réunissent à Abidjan. C’est le moment de poser ces problèmes très clairement. Et nos dirigeants feraient mieux de travailler dans ce cadre-là. Je suis pour qu’on dénonce l’Europe, c’est très bien, mais nous devons balayer devant notre maison. Si nous pays au Sud du Sahara, nous ne sommes pas capables de dire la vérité à nos frères qui sont au-delà du Sahara, je crois que ça ne sert à rien de dénoncer l’Occident tous les jours ».

Au sommet UA-UE en cours actuellement à Abidjan, des débats se tiennent autour de cette question en vue, dit-on, de démanteler les réseaux criminels, mais aussi pour endiguer le phénomène des réseaux de trafics humains et aussi  sensibiliser la jeunesse africaine par des campagnes de communication visant à dissuader les jeunes de prendre le chemin de l’exode dont les conséquences dramatiques sont connues de tous.

 

Traite des migrants noirs en Libye: la grosse colère de Sidya Touré contre les magrébins

«C’est bien de dénoncer l’Occident, mais nous devons balayer devant notre maison»

Depuis les récents reportages sur la façon dont les jeunes africains sont traités par les passeurs et les trafiquants en Libye, la question de l’esclavage des migrants clandestins est au centre des débats au niveau des dirigeants et responsables politiques africains. A propos, Guinéenews a tendu son micro à l’ancien Premier Sidya Touré, Haut représentant du chef de l’Etat et président de l’Union des Forces Républicaines(UFR).

Dans cet entretien, le leader de l’UFR estime qu’il appartient aux Africains de balayer devant leur porte au lieu de dénoncer tout le temps l’Occident.

 « J’estime que ce problème nous touche au plus profond de nous-mêmes. Je l’ai dit dans un communiqué, en tant que leader, mais en tant que noir, c’est notre première condition. Il y a des pays au nord de l’Afrique qui ont des comportements inacceptables, inhumains. Il y en a qui déposent nos gens dans le désert, il y en a qui les traitent pratiquement comme des esclaves. C’est même dans les faits. Je dis, c’est bien de dénoncer l’occident tous les matins, mais peut-être qu’il serait bon que nous-mêmes fassions en sorte que ces pays-là aussi soient clairement dénoncés. Ce sont des pays africains. Il faut que nous puissions leur dire que nous ne pouvons pas accepter ces comportements. Et ça, c’est chez nous en Afrique. On a une opportunité très grande, l’Union Africaine et l’Union Européenne se réunissent à Abidjan. C’est le moment de poser ces problèmes très clairement. Et nos dirigeants feraient mieux de travailler dans ce cadre-là. Je suis pour qu’on dénonce l’Europe, c’est très bien, mais nous devons balayer devant notre maison. Si nous pays au Sud du Sahara, nous ne sommes pas capables de dire la vérité à nos frères qui sont au-delà du Sahara, je crois que ça ne sert à rien de dénoncer l’Occident tous les jours ».

Au sommet UA-UE en cours actuellement à Abidjan, des débats se tiennent autour de cette question en vue, dit-on, de démanteler les réseaux criminels, mais aussi pour endiguer le phénomène des réseaux de trafics humains et aussi  sensibiliser la jeunesse africaine par des campagnes de communication visant à dissuader les jeunes de prendre le chemin de l’exode dont les conséquences dramatiques sont connues de tous.

 

Traite des migrants noirs en Libye: la grosse colère de Sidya Touré contre les magrébins

«C’est bien de dénoncer l’Occident, mais nous devons balayer devant notre maison»

Depuis les récents reportages sur la façon dont les jeunes africains sont traités par les passeurs et les trafiquants en Libye, la question de l’esclavage des migrants clandestins est au centre des débats au niveau des dirigeants et responsables politiques africains. A propos, Guinéenews a tendu son micro à l’ancien Premier Sidya Touré, Haut représentant du chef de l’Etat et président de l’Union des Forces Républicaines(UFR).

Dans cet entretien, le leader de l’UFR estime qu’il appartient aux Africains de balayer devant leur porte au lieu de dénoncer tout le temps l’Occident.

 « J’estime que ce problème nous touche au plus profond de nous-mêmes. Je l’ai dit dans un communiqué, en tant que leader, mais en tant que noir, c’est notre première condition. Il y a des pays au nord de l’Afrique qui ont des comportements inacceptables, inhumains. Il y en a qui déposent nos gens dans le désert, il y en a qui les traitent pratiquement comme des esclaves. C’est même dans les faits. Je dis, c’est bien de dénoncer l’occident tous les matins, mais peut-être qu’il serait bon que nous-mêmes fassions en sorte que ces pays-là aussi soient clairement dénoncés. Ce sont des pays africains. Il faut que nous puissions leur dire que nous ne pouvons pas accepter ces comportements. Et ça, c’est chez nous en Afrique. On a une opportunité très grande, l’Union Africaine et l’Union Européenne se réunissent à Abidjan. C’est le moment de poser ces problèmes très clairement. Et nos dirigeants feraient mieux de travailler dans ce cadre-là. Je suis pour qu’on dénonce l’Europe, c’est très bien, mais nous devons balayer devant notre maison. Si nous pays au Sud du Sahara, nous ne sommes pas capables de dire la vérité à nos frères qui sont au-delà du Sahara, je crois que ça ne sert à rien de dénoncer l’Occident tous les jours ».

Au sommet UA-UE en cours actuellement à Abidjan, des débats se tiennent autour de cette question en vue, dit-on, de démanteler les réseaux criminels, mais aussi pour endiguer le phénomène des réseaux de trafics humains et aussi  sensibiliser la jeunesse africaine par des campagnes de communication visant à dissuader les jeunes de prendre le chemin de l’exode dont les conséquences dramatiques sont connues de tous.

 

Traite des noirs en Libye : « Une pratique inacceptable », estime Alhassane Ouattara

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le cinquième sommet Union Africaine (UE) – Union Européenne (UA) a officiellement été lancé dans l’après-midi de ce mercredi 29 novembre 2017 à Abidjan, la capitale ivoirienne en présence d’une dizaine de chefs d’État africains et européens, a constaté sur place Guinéenews©.

Ouvrant la valse des discours, le président du pays hôte, Alhassane Outtara a mis un accent particulier sur le traitement inhumain infligé aux jeunes africains à la quête d’une vie meilleure sur le territoire Libyen.

« Notre sécurité dépendra également de notre capacité de mettre fin par tous les moyens au traitement inhumain infligé aux migrants. L’actualité nous offre un triste exemple en Libye et nous interpelle sur une situation qui est devenue totalement inacceptable », soutient le président ivoirien.

Face à ce drame ignoble qui selon lui rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité, Alhassane Ouattara a demandé le sens de responsabilité collective des Africains. « J’en appelle à notre sens de la responsabilité collective pour prendre des mesures vigoureuses et urgentes pour mettre fin à ces pratiques indignes d’un autre âge », plaide-t-il.

En plus, le président ivoirien a réclamé une intensification des efforts pour démanteler les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains.

Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan.

Convention FEGUIFOOT-FFF : Un cadre de la DTN française à Conakry

Le Président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graet qui avait reçu, le 25 juillet dernier au 89 Boulevard de Grenelle à Paris,  le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré et son Vice-président Amadou Diaby, traduit ses paroles en actes concrets.

Cadre de la Direction Technique nationale de la Fédération Française de Football, Ludovic Debru est depuis mardi 28 novembre à Conakry pour une mission de son patron qui avait promis en été dernier d’envoyer quelqu’un de la DTN (Direction Technique Nationale) à Conakry pour voir effectivement ce qu’il y a à apporter au niveau de la formation.»

Je suis là pour une visite d’études techniques. Nous allons voir ce qu’on peut faire pour la formation des joueurs et des entraîneurs. Nous allons échanger avec la Direction Technique locale pour comprendre les besoins. Il faut voir mon déplacement comme une visite d’analyse de situation», a confié Ludovic Debru à Guineenews©.

Nous avons eu les premiers échanges ce matin avec Chérif Souleymane et nous allons continuer à échanger. En partant des besoins qui sont exprimés, nous allons chercher les solutions. À mon tour, je fais un retour à la Fédération Française de Football», nous a expliqué Ludovic Debru.

Quand il a reçu le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré et son Vice-président, Amadou Diaby au siège de la Fédération Française de Football en juillet dernier à Paris, Noël Le Graët avait dit au micro de Guineenews© que « La Fédération Française de Football peut recevoir à Paris des techniciens guinéens à notre charge pour une formation administrative, juridique et comptable.»

Aussi,  Noël Le Graët avait exprimé le souhait de rencontrer les équipes nationales guinéennes sur les matches internationaux. En ce qui concerne les A, « On va bien regarder si c’est possible avant la Coupe du Monde en Russie. Déjà au niveau des jeunes, on va s’activer pour trouver des formules pour se rencontrer de temps en temps », avait-il dit.

 

 

Respect de l’Accord de Paris: Alpha Condé y voit un moyen pour lutter contre le terrorisme et l’immigration en Afrique

«L’Afrique n’est pas responsable du changement climatique dont elle est victime, qui entraine la pauvreté et le terrorisme. Il faut que l’Europe aide l’Afrique à se développer surtout qu’elle a contribué à appauvrir le continent »

C’était à l’occasion de la journée africaine en marge de la conférence des chefs d’États dont les travaux ont débuté mercredi à Bula Zone, le centre des négociations de la 23ème édition de la conférence des parties (COP) organisée par les Iles Fidji à Bonn, en Allemagne. Voici l’intégralité du discours prononcé par le président Alpha Condé par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine.

«Je voudrais commencer par vous souhaiter une excellente journée de l’Afrique à la COP23. J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’États et des gouvernements africains  sur les changements climatiques, CAOS, sous la direction  du président Ali Bongo Odimba pour les orientations et la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  de l’Accords de Paris sur le changement  climatique. Aussi rendre hommage au président égyptien Abdel Fatah Al Sissi et sa Majesté le Roi Mohamed VI pour la grande contribution qu’ils ont apportée  depuis la COP21 à Paris.

Il ne faut pas oublier que le président Sissi a été le premier président chargé de cette lutte contre le changement climatique. Je voudrais également saluer les efforts louables entrepris par la conférence des décideurs africains sur l’environnement, le groupe africains des négociateurs pour développer et promouvoir  des initiatives menées par l’Afrique en particulier, l’initiative africaine sur les énergies renouvelables et l’initiative pour l’adoption de l’agriculture en Afrique où la BAD a joué et continue à jouer un rôle important.

C’est le lieu de reconnaître le rôle central du groupe africain des négociateurs sur les changements climatiques, la défense des intérêts  de notre continent dans les négociations en cours et la manière constructive par laquelle il fait avancer le processus de négociation de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’esprit de solidarité et d’unité.

Je salue également les efforts des institutions panafricaines telles que la commission de l’Union Africaine, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de Développement, l’Agence du Nepad  pour l’organisation de cette journée de l’Afrique en collaboration avec le comité des États de l’Afrique Centrale Gabon, Congo et la République Démocratique du Congo. »

Urgence pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques

«En Afrique, les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcés que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel présent et futur pour les aspirations de développement du continent. Le cinquième rapport du groupe inter africain d’experts sur l’évolution du climat affirme que l’Afrique est la plus vulnérable aux changements climatiques menaçant gravement la géopolitique de notre région, ses moyens de subsistance et sa cohésion nationale. L’Union Africaine est consciente des effets néfastes,  à court et à long termes du changement climatique sur les moyens de subsistance de nos populations. La déclaration de l’Union Africaine sur le changement climatique et le développent du continent souligne que cela agit comme un multiplicateur de menaces faisant basculer des situations difficiles et réduisant les options  pour résoudre les problèmes. »

Nécessité d’obtenir un financement pour s’adapter aux changements climatiques

«Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et de système technique dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris en Afrique, demeure les piliers clés  pour un véritable développement neutre en carbone, résiliant et durable en faveur de nos communautés. Par conséquent, des dispositions et des modalités appropriées pour apporter des soutiens directs aux communautés de base ne peuvent être réalisées qu’à travers une approche à dimension multiple qui inclut un soutien technique et financier. En outre, l’importance de créer une dynamique régionale et continentale pour relever le défit du changement climatique et maximiser les opportunités qu’il représente ne peut être sous-estimée. Cela signifie que toutes les organisations partenaires doivent adapter leur modèle d’entreprise notamment leur mécanisme pour appuyer et soutenir le renforcement des capacités dans le continent. Tous ceux qui travaillent dans le développement, doivent se demander si sommes-nous capables de faire la différence surtout dans les zones fragiles et vulnérables. »

 Appel à un soutien en faveur des pays Africains:

« Enfin, je souhaite faire appel à nos partenaires pour nous soutenir techniquement et financièrement afin de conduire la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau nationale vers le succès. Les investissements dans le changement climatique en particulier dans les approches et technologies d’adaptation aux changements  climatiques en Afrique constituent à la fois un idéal et des opportunités d’affaires. Mais comme vient de le dire le président Sassou N’Guesso, la communauté internationale a pris des décisions très importantes lors de la COP21, malheureusement pour le moment, nous ne voyons pas d’application concrète. 100 milliards par an, je ne crois pas si on a reçu un seul dollar sur cet argent.

 Or le problème fondamental, c’est comment mettre en pratique ces décisions.  Nous avons rencontré le président Allemand ce matin, nous étions cinq chefs d’Etas et nous avons beaucoup insisté là-dessus. Vous savez tous que l’accès au fonds vert est plus qu’un parcours du combattant. Je crois que depuis que le fonds vert a été créé, je ne sais pas si un seul pays a pu bénéficier d’un dollars, à moins que je ne me trompe. Donc, ce qui est fondamental  à cette COP23, c’est de mettre les actions sur la nécessité de mettre en pratique les décisions prises à Paris. C’est-à-dire le financement. Parce que nous sommes obligés de lier le changement climatique à la pauvreté, au terrorisme  et à l’immigration. Il ne s’agit pas pour nous qu’on accepte que les pays européens se débarrassent de nos citoyens parfois en appelant des chefs d’Etats à accepter de négocier sinon ils vont limiter les visas etc.

C’est-à-dire qu’il s’agit de savoir  que le changement climatique dont l’Afrique n’est pas responsable, entraine la pauvreté et la pauvreté entraine l’immigration et le terrorisme. Donc, quels que soient les moyens que nous mettrons au G5 du Sahel, nous ne pourrons jamais vaincre le terrorisme si nous ne diminuons pas la pauvreté en Afrique. Donc, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour ne pas que les pays européens face à la montée de l’extrême droite se débarrassent de nos enfants oubliant que l’Europe à contribuer à appauvrir  l’Afrique.   Donc, il faut lancer un appel très sérieux et demander à nos amis de voir que les intérêts des continents africain et européen sont liés. On ne peut pas régler ces problèmes tant qu’on ne permettra pas   l’Afrique de se développer. »

Respect des engagements

«Nous avons pris des engagements en faveur des énergies renouvelables, nous avons adopté des projets et je ne suis pas sûr que la BAD ne me contredira pas ni notre cher commissaire, je ne ais pas si un seul de ses projets adoptés depuis mars 2017 à Conakry n’a été mis en pratique. Alors, nous demandons aux bailleurs de fonds d’être plus pratiques et de nous accompagner », a Conclu le chef de l’Etat, Alpha Condé.

 Fatoumata Dalanda Bah depuis Bonn pour Guinéenews.

COP23 : L’appel d’Alpha Condé en faveur du financement de l’Accord de Paris

La journée africaine pour la lutte contre le changement climatique a été célébrée ce mercredi à l’occasion de la COP23 qui se tient à Bonn, en Allemagne.

 

 

Deux chefs d’Etats africains étaient présents à cette conférence notamment Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et le président guinéen, Alpha Condé qui est également le président en exercice de l’Union Africaine.

 

A cette occasion, le président guinéen a d’abord félicité  le travail abattu par les chefs d’Etats africains dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et celui du groupe  africain des investisseurs et des partenaires africains avant de préciser  l’urgence pour le continent de s’adapter aux changements climatiques qui est une menace réelle sur la stabilité politique des pays. C’est pourquoi il a appelé à un soutien technique et financier des partenaires pour relever de défi. Guinéenews vous propose  un extrait de son discours:

«J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’Etat et des gouvernements africains  sur les changements climatiques pour la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  des accords de Paris sur le changement  climatique. Celui du groupe africain des négociateurs dans la défense de nos intérêts. En Afrique les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcé que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel sur les aspirations de développement présent et futur du continent. L’union Africaine est consciente des effets néfastes à court et à long terme du changement climatique sur les moyens de subsistances de notre population.  Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et le soutien technique dans la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique demeurent les piliers clés pour un véritable développement neutre en carbone résiliant et durable en faveurs de notre communauté.»

Nous reviendrons sur l’intégralité du discours d’Alpha Condé dans nos prochaines dépêches.

En direct de la journée africaine à Bonn

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, November 15, 2017

Fatouamata Dalanda Bah envoyée spéciale de Guinéenews  à Bonn

Guinée : Le corps sans vie d’un homme retrouvé suspendu au tronc d’un arbre, à Coyah

Les populations de Gomboya se sont réveillées par la découverte macabre du corps sans vie d’un homme suspendu au tronc d’un arbre ce jeudi 28 septembre. L’acte s’est passé dans la commune rurale de Manéah, préfecture de Coyah, aux environs de 3h du matin.

Selon les premiers témoignages, le défunt serait quelqu’un qui aurait séjourné en Europe et qui a souvent envoyé de l’argent aux siens en vue de lui construire une maison. Ayant débarqué récemment au pays pour s’enquérir de l’état d’avancement de son fantôme de chantier, il est au regret de constater que toutes les illusions qu’on lui faisait miroiter n’étaient que de la simple duperie. En plus, l’argent envoyé à disparu sans laisser aucune trace.

Le pauvre déçu, pour consoler son choc, a plutôt préféré écourter sa vie en se donnant la mort par pendaison, témoigne-t-on.

Relations internationales : A quoi pourraient conduire les pressions russes sur Donald Trump ?

La combinaison du une-deux entre Poutine et Trump a foiré. Le locataire de la Maison Blanche, comme on le sait, est un éléphant dans un magasin de porcelaine qui s’est emmêlé les pinceaux partout et a tout fait pour mécontenter le maximum de monde dans son entourage. Il s’est même mis à dos une partie du Congrès de son propre camp. Des Républicains ont même voté contre son obsession d’abroger l’Obama care, pourtant, ils étaient tous pour son abrogation. Après plus de 7 mois d’exercice, des scandales de toutes sortes ont forcé à la démission une grande partie de son administration. L’Uncle Donald est dans les petits souliers, n’a plus beaucoup de marge de manœuvre et n’a plus la volonté de s’opposer pour ne pas avoir pieds et poings liés par les blocages que son entêtement et son unilatéralisme pourraient encore engendrer.

Ainsi, pour restreindre son exercice solitaire du pouvoir et ses rapports personnels et un peu trop libéraux avec la Russie, le Congrès lui a mis sur un plateau d’argent les sanctions économiques contre la Russie. Trump sait que c’est à prendre ou à laisser avec les conséquences. Et comme ces conséquences pourraient être conséquentes pour son pouvoir, il n’a pas eu autre choix que signer l’application en ronchonnant. Ces sanctions semblent faire mal non seulement à la Russie, mais aussi à l’Europe, l’alliée traditionnelle, ce qui laisse l’ombre d’une chance de les assouplir, plus tard, du moins on peut se hasarder à le supposer.

Voilà le Kremlin qui condamne l’ami Trump en faisant fi de son pétrin et de ses tourments domestiques. De là, certains craignent que Donald Trump, qui est un homme versatile et imprévisible, ne sorte de ses gonds par offuscation pour faire un virage à cent quatre-vingts degrés, puisqu’entre deux maux, le moindre pour lui serait de chercher à redorer le blason de son pouvoir bien terni devant les Américains, et pour se faire, il faut revenir dans les grâces du Congrès.

Par conséquent, le laisser tranquille serait mieux que le pousser à une éventuelle faute irréparable. Il en est plus que capable qu’un autre champion de la gaffe et de la pirouette. La preuve, la presse vient de publier une autre combine à la noix entre Trump et le président mexicain, dans laquelle combine Trump a tenté de convaincre et de rassurer son homologue que les frais de construction du mur de séparation ne serait pas aux dépens du Mexique, mais de l’Amérique, qu’il sait comment faire, à condition de ne pas le révéler à la presse. Voilà une autre combine précocement éventée. Et c’est peu dire.

Relations internationales : A quoi pourraient conduire les pressions russes sur Donald Trump ?

La combinaison du une-deux entre Poutine et Trump a foiré. Le locataire de la Maison Blanche, comme on le sait, est un éléphant dans un magasin de porcelaine qui s’est emmêlé les pinceaux partout et a tout fait pour mécontenter le maximum de monde dans son entourage. Il s’est même mis à dos une partie du Congrès de son propre camp. Des Républicains ont même voté contre son obsession d’abroger l’Obama care, pourtant, ils étaient tous pour son abrogation. Après plus de 7 mois d’exercice, des scandales de toutes sortes ont forcé à la démission une grande partie de son administration. L’Uncle Donald est dans les petits souliers, n’a plus beaucoup de marge de manœuvre et n’a plus la volonté de s’opposer pour ne pas avoir pieds et poings liés par les blocages que son entêtement et son unilatéralisme pourraient encore engendrer.

Ainsi, pour restreindre son exercice solitaire du pouvoir et ses rapports personnels et un peu trop libéraux avec la Russie, le Congrès lui a mis sur un plateau d’argent les sanctions économiques contre la Russie. Trump sait que c’est à prendre ou à laisser avec les conséquences. Et comme ces conséquences pourraient être conséquentes pour son pouvoir, il n’a pas eu autre choix que signer l’application en ronchonnant. Ces sanctions semblent faire mal non seulement à la Russie, mais aussi à l’Europe, l’alliée traditionnelle, ce qui laisse l’ombre d’une chance de les assouplir, plus tard, du moins on peut se hasarder à le supposer.

Voilà le Kremlin qui condamne l’ami Trump en faisant fi de son pétrin et de ses tourments domestiques. De là, certains craignent que Donald Trump, qui est un homme versatile et imprévisible, ne sorte de ses gonds par offuscation pour faire un virage à cent quatre-vingts degrés, puisqu’entre deux maux, le moindre pour lui serait de chercher à redorer le blason de son pouvoir bien terni devant les Américains, et pour se faire, il faut revenir dans les grâces du Congrès.

Par conséquent, le laisser tranquille serait mieux que le pousser à une éventuelle faute irréparable. Il en est plus que capable qu’un autre champion de la gaffe et de la pirouette. La preuve, la presse vient de publier une autre combine à la noix entre Trump et le président mexicain, dans laquelle combine Trump a tenté de convaincre et de rassurer son homologue que les frais de construction du mur de séparation ne serait pas aux dépens du Mexique, mais de l’Amérique, qu’il sait comment faire, à condition de ne pas le révéler à la presse. Voilà une autre combine précocement éventée. Et c’est peu dire.

Royaume-Uni : les alibis de la visite de Theresa May chez Emmanuel Macron sont-ils fallacieux ?

Même ceux qui tardent de se hasarder dans les anticipations politiques peuvent parvenir à une conclusion : entre le Brexit et le retour dans le giron de l’Europe, c’est désormais du fifty-fifty.

On ne sait pas ce qui se passe, mais depuis un certain temps, depuis que la Première ministre Theresa May a décidé d’accélérer le processus de sortie de l’Europe, les attaques terroristes se sont multipliées en Angleterre. Le dernier incendie d’origine douteuse, mais en est-il réellement, risque de montrer aux Britanniques encore eurosceptiques que l’union fait la force.

Si Theresa May choisit de venir en  France et non aux USA pour renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme sur Internet le jour du match amical France-Angleterre, désolé de constater que les coïncidences sont trop coïncidentes pour être fortuites et pour ne pas en parler. La « poupée de fer » était bien dans ses petits souliers de velours et Emmanuel Macron a laissé la porte de l’Europe entrebâillée, c’est-à-dire que tant que rien n’est fait, rien n’est fait, mais une fois le processus est en marche….

Même si May n’a pas encore chanter la palinodie de sa belle voix,  elle ne tardera pas à le faire, à moins de  démissionner pour faciliter au prochain Premier-ministre de renouer avec la vieille Europe sans perdre la face. Dessin au choix pour Chimène et Juliette.

Est-il nécessaire de rappeler que May doit son élection par sa virulence et sa pugnacité à tourner le dos à l’Europe plus que son prédécesseur, ce qui avait pu lui coûter son poste à Cameron et que elle, à son tour, pour trop vouloir un Brexit dur et rapide, vient d’essuyer un revers cinglant en perdant de ses plus belles plumes dans la majorité parlementaire et obligée de chercher une problématique coalition avec des petits partis qu’elle regardait en coin et de haut ? A ce qu’on peut apercevoir indistinctement au loin, l’orage ne tombera pas. La déculottée électorale est un signe qui ne trompe pas, il suffirait d’un rien pour que la rue s’insurge contre le Brexit. Et comme Theresa May tient à son poste, à moins qu’on se trompe, elle pourrait avaler la couleuvre jusqu’à la queue.

La porte n’est pas encore fermée. Il faut faire vite et bien la marche-arrière. L’interlocuteur privilégié est justement la République En Marche.

Moïse Sidibé

Cet article Royaume-Uni : les alibis de la visite de Theresa May chez Emmanuel Macron sont-ils fallacieux ? est apparu en premier sur Guinéenews.

France : Macron, président et l’après?