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‘’Défi’’

Talent Buzz : Plein feu sur Fatoumata Diané, présentatrice JT Espace TV, une virtuose !

« La positivité, le plaisir de servir le public, la passion de mieux être utile à son entreprise et à la société, et l’ambiance de travail me permettent d’avoir une bonne énergie pour donner le meilleur de moi-même à chaque fois que je suis devant les caméras…. »

De la joie d’informer au plaisir de compléter le décor du plateau par son sourire et par son éloquence, Fatoumata Diané présentatrice du journal de 22h de la chaîne Espace TV, est la nouvelle pépite des médias audiovisuels en Guinée. Dans la vingtaine, Fatoumata ou “la baronne” comme l’ont surnommé ses proches, a conquis le coeur des téléspectateurs et son ascension présage un avenir meilleur pour cette jeune dame qui croit que la réussite est le fruit des efforts allant dans le sens de réaliser un rêve.

Avec pour objectif de mettre la lumière sur les jeunes talents, votre quotidien électronique Guinéenews© l’a rencontré pour votre plaisir. Et sans langue de bois, Fatoumata Diané s’est prêtée à nos questions. Lisez !

Guinéenews© : Vous présentez le journal de 22h de la chaîne Espace TV. Avez-vous une fois été interviewée ? Si non, dites-nous comment vous vous sentez lorsque vous êtes devant les caméras ?

Fatoumata Diané : Déjà, la caméra, c’est mon remède ! Son objectif guérit tous les maux dont je souffre et c’est ce qui fait que je me sens naturelle et très décontractée quand je suis sous le feu des projecteurs. Ma passion se situe dans la satisfaction de nos téléspectateurs ce qui, au demeurant, me donne toujours le courage et l’énergie nécessaires pour me surpasser afin de mériter leur confiance et leur admiration.

Guinéenews© : Avez-vous une fois commise une bourde en plein tournage ? Si oui, rappelez-nous l’expression et ce que vous avez ressenti après vous en êtes rendue compte.

Fatoumata Diané : Mathieu Valbouena, c’était ma première fois de prononcer le nom de ce joueur international français à l’époque qui jouait à l’Olympique de Marseille. J’avoue honnêtement que je ne pouvais pas le prononcer correctement et j’ai totalement massacré son nom à l’antenne (rire). Le lendemain, quand je suis venue au travail, mes collègues n’arrêtaient pas de se moquer de moi. J’ai voulu remonter le temps pour rectifier l’erreur mais étant donné que je n’ai pas les secrets de l’ubiquité, c’était déjà trop tard. Après tout, ça fait partie des risques du métier et ça se passe dans presque tous les grands organes.

Guinéenews© : Comment Diané Fatoumata s’est-elle retrouvée dans le journalisme ? Était-ce un choix ?

Fatoumata Diané : Le journalisme n’était pas un choix mais un rêve. Quand j’étais jeune, je rêvais d’être médecin jusqu’à l’obtention du BEPC (brevet d’études du premier cycle). Bien avant cela, au collège déjà, je le dis en toute humilité que j’étais plus forte dans les matières littéraires, me disait-on. Donc, j’ai opté pour les sciences sociales ; arrivée au lycée et à travers cette filière, j’ai adhéré au club culturel de l’école ce qui a fait que tous les lundis matin, je lisais les infos marquantes de la semaine. C’était une sorte de revue de presse à l’école. J’étais obligée chaque soir de suivre les informations afin de noter les grandes lignes que je devais abordées avec mes camarades en classe. Je me rappelle c’était en 11ème année, quand j’arrivais à la maison après les cours, je suivais le journal de la chaine Africa-24. C’est de là que j’ai remarqué Marie Angèle Touré, une belle jeune dame qui présentait bien le journal. Elle m’a réellement séduit. Du coup, à chaque fois que je la suivais, je rêvais moi aussi de devenir présentatrice télé, un jour. Par la grâce de Dieu et les bénédictions de mes parents et amis qui ne cessent de me soutenir, aujourd’hui, je le suis tout en ayant la chance de la rencontrer et discuter avec cette femme qui m’a donné envie de me retrouver devant une caméra.

Lors de la couverture des élections présidentielles de 2015 par la chaine du continent Africa 24, j’ai eu l’immense honneur de réaliser mon rêve en rencontrant mon idole à Conakry. Bref, d’un simple rêve suivi d’un courage, des efforts continus et permanents et d’une persévérance constante et surtout de ce modèle qui m’a tant inspiré, j’ai pu le réaliser avec abnégation.

Guinéenews© : Partagez avec nous les moments de préparation d’un journal avant sa présentation.

Fatoumata Diané : Espace TV, la chaîne de télé qui révolutionne et qui vous permet de regarder mieux, cmme la plupart des organes, subit une procédure permettant aux présentateurs de se préparer pour mieux servir les téléspectateurs. La préparation du journal est un travail assez complexe parce que la présentatrice a pour mission de donner l’envie aux téléspectateurs de suivre l’œuvre de toute une équipe. Déjà, les jours de présentation, même un habitué est stressé sur le choix de son mode vestimentaire devant son placard rempli de vêtements. Souvent, on se demande quoi mettre pour être mieux que les jours précédents et surtout être adaptés à la vision des téléspectateurs des petits écrans.

Au travail, le gros du boulot revient au réalisateur du jour parce que c’est lui qui collecte tous les lancements. Il doit se débrouiller pour tout envoyer et généralement, j’aime travailler avec toute l’équipe, c’est-à-dire être active en vue de sortir un produit plus performant. Quand j’ai mes lancements (nationaux et internationaux), je commence à les corriger en appliquant mon style d’écriture ; dès fois ça me prend une heure ou une demie heure parce que tout doit être soigneusement lu et relu avant d’être envoyé au rédacteur en chef pour la correction finale. C’est un véritable et titanesque travail de toute une équipe qui travaille en étroite collaboration, en vue de fournir un meilleur produit pour le bonheur des téléspectateurs.

C’est d’ailleurs l’occasion pour moi de remercier la direction d’Espace TV ainsi que tout le personnel de la boite pour la confiance qu’elle vient de porter en moi en me mutant de façon permanente à la présentation du JT 22 heures. À ces milliers d’internautes et téléspectateurs qui m’écrivent et m’encouragent, je leur dit également merci, puisque sans leur feed-back, on ne peut se remettre en cause pour améliorer la qualité de notre travail.

Guinéenews© : Fatoumata Diané est aujourd’hui une figure montante de la présentation TV sur l’une des plus grandes télévisions africaines. Est-ce que votre travail impacte sur votre vie sociale ? Si oui, dites nous comment.

Fatoumata Diané : C’est un sujet que je n’aime pas beaucoup aborder. Mais croyez-moi que ce métier impacte beaucoup sur ma vie sociale. Au début, je ne m’en sortais pas facilement à cause des jugements de valeur qu’on me portait sans me connaître. Certains inventaient des relations sur ma personne dont j’ignorais, d’autres ont peur de m’aborder parce que je passe à la télé ; pourtant je suis une humaine comme tous les autres et dès fois, il m’arrive de vouloir être comme avant, sortir sans qu’on ne me mette à l’index, avoir une vie très normale car je suis très simple de nature mais très vertueuse et respectueuse. Mais à chaque fois que je veux tenter quelque chose d’ordinaire, on me sort : « Tu n’es plus comme tout le monde. Tu représentes une grande boite ». Ce qui est encore très dommage, c’est d’être confrontée à ces personnes influentes qui veulent des aventures en se fiant sur ton apparence comme si l’on était un objet qu’il faut se sévir. C’est très compliqué ce métier mais si on sait ce qu’on veut, je pense que tout peut marcher normalement.

Il est quand même important de souligner qu’en tant que personnalité publique, l’on doit faire attention à son comportement dans la société surtout lorsqu’on veut être un modèle qui pourrait inspirer d’autres personnes dans leur carrière journalistique. En même temps, nous ne devons pas non plus nous embourber dans des mentaux qui ne correspondent pas à notre personnalité.

Guinéenews© : Quelles sont vos perspectives ?

Fatoumata Diané : Les perspectives sont énormes car chaque matin, j’ai un plus et une idée très claire sur ce que je veux faire dans le futur. Toutefois, ma priorité aujourd’hui est de venir en aide aux enfants démunis quoique beaucoup d’autres ONG travaillent déjà dans ce domaine. À ma façon, je souhaite apporter ma modeste contribution en vue de mettre le sourire aux lèvres de ces enfants vulnérables mais très adorables. Bien entendu, ce n’est pas dans l’immédiat mais à la longue par la volonté de Dieu, je créerais un orphelinat pour aider ces enfants abandonnés et rejetés pour qu’ils retrouvent un sens à la vie.

C’est une tache lourde sérieusement mais je tiens à la faire car pour moi, tous les enfants ont droit d’être heureux, de s’épanouir et d’apprendre pour avoir un lendemain meilleur. Ils n’ont pas demandé à Dieu d’être sur la terre, ils sont égaux à nous alors pourquoi ne pas essayer de les aider ?

Voilà le projet qui me tient à coeur auquel j’accorde une grande importance. C’est un cas social auquel on doit s’investir de manière durable pour sortir ces enfants de la misère.

Guinéenews© : Qu’est-ce-qui vous permet de donner le meilleur de vous-même et de vous démarquer dans votre profession ?

Fatoumata Diané : La positivité, le plaisir de servir le public, la passion de mieux être utile à son entreprise et à la société, et l’ambiance de travail me permettent d’avoir une bonne énergie pour donner le meilleur de moi-même à chaque fois que je suis devant les caméras. J’aime prendre le bon côté des choses. Je ne prétends point être la meilleure ni l’unique dans mon métier mais quand je suis là, j’aimerais qu’on sente ma présence car j’aime rire et m’amuser pour faire rire le monde dans le but de créer une bonne ambiance de travail et créer une émulation au sein de l’équipe. Même quand tout le monde fait le sérieux, moi je mets l’ambiance pour détendre l’atmosphère, ça me démarque des autres et c’est ce qui fait que mes collaborateurs ont du plaisir à travailler avec moi puisque nous formons une famille !

Guinéenews© : Devrons-nous nous attendre à vous retrouver dans d’autres émissions mis à part le journal ?

Fatoumata Diané : Oui, si tout se passe bien, Inchallah. Je suis en train de travailler sur un nouveau concept d’émission. S’il est validé pourquoi ne pas tenter une nouvelle aventure qui se rajoutera au journal ? Pour l’instant, je suis en train de préparer la maquette. Une fois qu’elle sera prête, je la montrerai à mon patron pour ajouter son input en vue de la bonifier avant de rendre cette nouvelle émission opérationnelle pour le grand plaisir de nos milliers de téléspectateurs grâce auxquels, nous continuions à innover pour être beaucoup plus compétitive à l’échelle mondiale.

Guinéenews© : Merci pour ce fructueux échange…

Fatoumata Diané : C’est moi qui vous remercie  à travers le quotidien Guinéenews© pour l’intérêt que vous accordez à la promotion du talent et de la compétence juvéniles en République de Guinée.

Interview réalisée par Alpha Le Serum Camara pour Guinéenews©.

Talent Buzz : Plein feu sur Fatoumata Diané, présentatrice JT Espace TV, une virtuose !

« La positivité, le plaisir de servir le public, la passion de mieux être utile à son entreprise et à la société, et l’ambiance de travail me permettent d’avoir une bonne énergie pour donner le meilleur de moi-même à chaque fois que je suis devant les caméras…. »

De la joie d’informer au plaisir de compléter le décor du plateau par son sourire et par son éloquence, Fatoumata Diané présentatrice du journal de 22h de la chaîne Espace TV, est la nouvelle pépite des médias audiovisuels en Guinée. Dans la vingtaine, Fatoumata ou “la baronne” comme l’ont surnommé ses proches, a conquis le coeur des téléspectateurs et son ascension présage un avenir meilleur pour cette jeune dame qui croit que la réussite est le fruit des efforts allant dans le sens de réaliser un rêve.

Avec pour objectif de mettre la lumière sur les jeunes talents, votre quotidien électronique Guinéenews© l’a rencontré pour votre plaisir. Et sans langue de bois, Fatoumata Diané s’est prêtée à nos questions. Lisez !

Guinéenews© : Vous présentez le journal de 22h de la chaîne Espace TV. Avez-vous une fois été interviewée ? Si non, dites-nous comment vous vous sentez lorsque vous êtes devant les caméras ?

Fatoumata Diané : Déjà, la caméra, c’est mon remède ! Son objectif guérit tous les maux dont je souffre et c’est ce qui fait que je me sens naturelle et très décontractée quand je suis sous le feu des projecteurs. Ma passion se situe dans la satisfaction de nos téléspectateurs ce qui, au demeurant, me donne toujours le courage et l’énergie nécessaires pour me surpasser afin de mériter leur confiance et leur admiration.

Guinéenews© : Avez-vous une fois commise une bourde en plein tournage ? Si oui, rappelez-nous l’expression et ce que vous avez ressenti après vous en êtes rendue compte.

Fatoumata Diané : Mathieu Valbouena, c’était ma première fois de prononcer le nom de ce joueur international français à l’époque qui jouait à l’Olympique de Marseille. J’avoue honnêtement que je ne pouvais pas le prononcer correctement et j’ai totalement massacré son nom à l’antenne (rire). Le lendemain, quand je suis venue au travail, mes collègues n’arrêtaient pas de se moquer de moi. J’ai voulu remonter le temps pour rectifier l’erreur mais étant donné que je n’ai pas les secrets de l’ubiquité, c’était déjà trop tard. Après tout, ça fait partie des risques du métier et ça se passe dans presque tous les grands organes.

Guinéenews© : Comment Diané Fatoumata s’est-elle retrouvée dans le journalisme ? Était-ce un choix ?

Fatoumata Diané : Le journalisme n’était pas un choix mais un rêve. Quand j’étais jeune, je rêvais d’être médecin jusqu’à l’obtention du BEPC (brevet d’études du premier cycle). Bien avant cela, au collège déjà, je le dis en toute humilité que j’étais plus forte dans les matières littéraires, me disait-on. Donc, j’ai opté pour les sciences sociales ; arrivée au lycée et à travers cette filière, j’ai adhéré au club culturel de l’école ce qui a fait que tous les lundis matin, je lisais les infos marquantes de la semaine. C’était une sorte de revue de presse à l’école. J’étais obligée chaque soir de suivre les informations afin de noter les grandes lignes que je devais abordées avec mes camarades en classe. Je me rappelle c’était en 11ème année, quand j’arrivais à la maison après les cours, je suivais le journal de la chaine Africa-24. C’est de là que j’ai remarqué Marie Angèle Touré, une belle jeune dame qui présentait bien le journal. Elle m’a réellement séduit. Du coup, à chaque fois que je la suivais, je rêvais moi aussi de devenir présentatrice télé, un jour. Par la grâce de Dieu et les bénédictions de mes parents et amis qui ne cessent de me soutenir, aujourd’hui, je le suis tout en ayant la chance de la rencontrer et discuter avec cette femme qui m’a donné envie de me retrouver devant une caméra.

Lors de la couverture des élections présidentielles de 2015 par la chaine du continent Africa 24, j’ai eu l’immense honneur de réaliser mon rêve en rencontrant mon idole à Conakry. Bref, d’un simple rêve suivi d’un courage, des efforts continus et permanents et d’une persévérance constante et surtout de ce modèle qui m’a tant inspiré, j’ai pu le réaliser avec abnégation.

Guinéenews© : Partagez avec nous les moments de préparation d’un journal avant sa présentation.

Fatoumata Diané : Espace TV, la chaîne de télé qui révolutionne et qui vous permet de regarder mieux, cmme la plupart des organes, subit une procédure permettant aux présentateurs de se préparer pour mieux servir les téléspectateurs. La préparation du journal est un travail assez complexe parce que la présentatrice a pour mission de donner l’envie aux téléspectateurs de suivre l’œuvre de toute une équipe. Déjà, les jours de présentation, même un habitué est stressé sur le choix de son mode vestimentaire devant son placard rempli de vêtements. Souvent, on se demande quoi mettre pour être mieux que les jours précédents et surtout être adaptés à la vision des téléspectateurs des petits écrans.

Au travail, le gros du boulot revient au réalisateur du jour parce que c’est lui qui collecte tous les lancements. Il doit se débrouiller pour tout envoyer et généralement, j’aime travailler avec toute l’équipe, c’est-à-dire être active en vue de sortir un produit plus performant. Quand j’ai mes lancements (nationaux et internationaux), je commence à les corriger en appliquant mon style d’écriture ; dès fois ça me prend une heure ou une demie heure parce que tout doit être soigneusement lu et relu avant d’être envoyé au rédacteur en chef pour la correction finale. C’est un véritable et titanesque travail de toute une équipe qui travaille en étroite collaboration, en vue de fournir un meilleur produit pour le bonheur des téléspectateurs.

C’est d’ailleurs l’occasion pour moi de remercier la direction d’Espace TV ainsi que tout le personnel de la boite pour la confiance qu’elle vient de porter en moi en me mutant de façon permanente à la présentation du JT 22 heures. À ces milliers d’internautes et téléspectateurs qui m’écrivent et m’encouragent, je leur dit également merci, puisque sans leur feed-back, on ne peut se remettre en cause pour améliorer la qualité de notre travail.

Guinéenews© : Fatoumata Diané est aujourd’hui une figure montante de la présentation TV sur l’une des plus grandes télévisions africaines. Est-ce que votre travail impacte sur votre vie sociale ? Si oui, dites nous comment.

Fatoumata Diané : C’est un sujet que je n’aime pas beaucoup aborder. Mais croyez-moi que ce métier impacte beaucoup sur ma vie sociale. Au début, je ne m’en sortais pas facilement à cause des jugements de valeur qu’on me portait sans me connaître. Certains inventaient des relations sur ma personne dont j’ignorais, d’autres ont peur de m’aborder parce que je passe à la télé ; pourtant je suis une humaine comme tous les autres et dès fois, il m’arrive de vouloir être comme avant, sortir sans qu’on ne me mette à l’index, avoir une vie très normale car je suis très simple de nature mais très vertueuse et respectueuse. Mais à chaque fois que je veux tenter quelque chose d’ordinaire, on me sort : « Tu n’es plus comme tout le monde. Tu représentes une grande boite ». Ce qui est encore très dommage, c’est d’être confrontée à ces personnes influentes qui veulent des aventures en se fiant sur ton apparence comme si l’on était un objet qu’il faut se sévir. C’est très compliqué ce métier mais si on sait ce qu’on veut, je pense que tout peut marcher normalement.

Il est quand même important de souligner qu’en tant que personnalité publique, l’on doit faire attention à son comportement dans la société surtout lorsqu’on veut être un modèle qui pourrait inspirer d’autres personnes dans leur carrière journalistique. En même temps, nous ne devons pas non plus nous embourber dans des mentaux qui ne correspondent pas à notre personnalité.

Guinéenews© : Quelles sont vos perspectives ?

Fatoumata Diané : Les perspectives sont énormes car chaque matin, j’ai un plus et une idée très claire sur ce que je veux faire dans le futur. Toutefois, ma priorité aujourd’hui est de venir en aide aux enfants démunis quoique beaucoup d’autres ONG travaillent déjà dans ce domaine. À ma façon, je souhaite apporter ma modeste contribution en vue de mettre le sourire aux lèvres de ces enfants vulnérables mais très adorables. Bien entendu, ce n’est pas dans l’immédiat mais à la longue par la volonté de Dieu, je créerais un orphelinat pour aider ces enfants abandonnés et rejetés pour qu’ils retrouvent un sens à la vie.

C’est une tache lourde sérieusement mais je tiens à la faire car pour moi, tous les enfants ont droit d’être heureux, de s’épanouir et d’apprendre pour avoir un lendemain meilleur. Ils n’ont pas demandé à Dieu d’être sur la terre, ils sont égaux à nous alors pourquoi ne pas essayer de les aider ?

Voilà le projet qui me tient à coeur auquel j’accorde une grande importance. C’est un cas social auquel on doit s’investir de manière durable pour sortir ces enfants de la misère.

Guinéenews© : Qu’est-ce-qui vous permet de donner le meilleur de vous-même et de vous démarquer dans votre profession ?

Fatoumata Diané : La positivité, le plaisir de servir le public, la passion de mieux être utile à son entreprise et à la société, et l’ambiance de travail me permettent d’avoir une bonne énergie pour donner le meilleur de moi-même à chaque fois que je suis devant les caméras. J’aime prendre le bon côté des choses. Je ne prétends point être la meilleure ni l’unique dans mon métier mais quand je suis là, j’aimerais qu’on sente ma présence car j’aime rire et m’amuser pour faire rire le monde dans le but de créer une bonne ambiance de travail et créer une émulation au sein de l’équipe. Même quand tout le monde fait le sérieux, moi je mets l’ambiance pour détendre l’atmosphère, ça me démarque des autres et c’est ce qui fait que mes collaborateurs ont du plaisir à travailler avec moi puisque nous formons une famille !

Guinéenews© : Devrons-nous nous attendre à vous retrouver dans d’autres émissions mis à part le journal ?

Fatoumata Diané : Oui, si tout se passe bien, Inchallah. Je suis en train de travailler sur un nouveau concept d’émission. S’il est validé pourquoi ne pas tenter une nouvelle aventure qui se rajoutera au journal ? Pour l’instant, je suis en train de préparer la maquette. Une fois qu’elle sera prête, je la montrerai à mon patron pour ajouter son input en vue de la bonifier avant de rendre cette nouvelle émission opérationnelle pour le grand plaisir de nos milliers de téléspectateurs grâce auxquels, nous continuions à innover pour être beaucoup plus compétitive à l’échelle mondiale.

Guinéenews© : Merci pour ce fructueux échange…

Fatoumata Diané : C’est moi qui vous remercie  à travers le quotidien Guinéenews© pour l’intérêt que vous accordez à la promotion du talent et de la compétence juvéniles en République de Guinée.

Interview réalisée par Alpha Le Serum Camara pour Guinéenews©.

Guinée : Enseignement supérieur – Notre avenir commun qu’il faut repenser

Auteur : Youssouf Sylla, analyste-juriste, à Conakry, Guinée

Le secteur de l’enseignement supérieur en République de Guinée ressemble à un gros porteur qui a décroché en plein vol. Si les pilotes n’arrivent pas redresser l’appareil en chute vertigineuse, la violence du contact avec le sol sera catastrophique ; elle produira des effets collatéraux plus importants et plus profonds que ce que subiront les passagers eux-mêmes. L’interprétation de cette image, quasi apocalyptique, est simple : Si les universités forment de mauvais médecins, de piètres ingénieurs, des économistes sans perspective, on ne devrait pas s’étonner de voir certains médecins qualifiés de tueurs en série dans nos hôpitaux, des ingénieurs de ponts et chaussées incapables de penser les routes de demain, ou encore des économistes inaptes à bâtir des modèles adaptés à notre contexte. Bref,  l’avenir d’une nation se dessine dans son école. Ainsi le font les pays émergeants, ainsi l’ont fait avant eux les nations développées. Après plus de cinq décennies d’errements, il est temps que la Guinée se mette dans les rangs si elle compte devenir un de ces jours, la Corée du Sud de l’Afrique, et non demeurer comme c’est le cas un spectateur passif de la prouesse des autres nations. Pour cela un courageux changement de cap s’impose.

Solution de rechange à la promesse d’ «une tablette par étudiant »

Tenue lors de la campagne politique précédant le scrutin présidentiel de 2015, cette promesse qui agace le président de la République constituait pourtant un thème phare de sa propagande électorale. Mais à la vérité, ces tablettes à elles seules n’améliorent pas la performance académique des étudiants. Au contraire, le risque de les voir utiliser ces outils strictement personnels pour des fins de navigation sur les réseaux sociaux est infiniment plus important que l’espoir de les voir en faire un usage formatif. La distraction qu’elle procurera aux étudiants prendra largement le dessus sur l’usage académique qui en serait fait.

Mais pour ne pas se dédire devant les étudiants, le président de la République devrait maintenir sa promesse d’offrir de larges opportunités de formation en ligne (web 2.0) aux étudiants en proposant une solution de rechange plus viable sur le plan académique. La nouvelle solution devrait porter sur l’aménagement dans les universités publiques des salles multimédias à même de fournir des formations en ligne à travers notamment les MOOC (massive open online course en anglais) et autres Formations Ouvertes à Distance (FOAD) mises en place par l’Agence universitaire de la francophonie. Pour assurer l’égalité d’accès entre les étudiants du secteur privé et du secteur public, ces salles devraient être accessibles aux étudiants inscrits à une formation académique en ligne.

Pour permettre aux étudiants de tirer le maximum de profit de ce potentiel largement inexploré et inexploité par les universités guinéennes, l’État doit montrer la voie à suivre en mettant en place une importante structure de management des formations académiques en ligne dans les universités. En étroite collaboration avec les universités, cette structure devrait offrir un appui financier et technique ainsi qu’un suivi adapté aux universités qui s’engagent dans les formations en ligne dans certains domaines jugés prioritaires par l’Etat. Par cette structure, l’Etat va contribuer à la démocratisation de l’accès au savoir et au désenclavement numérique du pays. Toutefois, dans le contexte d’un pays comme la Guinée, les formations en ligne (encore sous développées) dans les universités devraient constituer une offre complémentaire à l’offre principale, qui, elle, est présentielle.

Réformer le système de l’éducation dans son ensemble

La mise en oeuvre réussie d’une formation en ligne dans ses différentes facettes (à distance, semi-présentielle, synchrone et asynchrone) ne se fait pas dans le vide, elle exige quelques préalables. Elle doit s’appuyer sur des étudiants intellectuellement autonomes avec une certaine sensibilité technologique. Mais aussi sur un enseignement classique bien ancré et parallèle à celui-ci. Or, le système universitaire classique tel qu’il existe en Guinée est en méga crise. Les universités manquent de bibliothèques à même de soutenir les projets de recherche. Les laboratoires qui répondent aux normes universellement admises sont inexistants, parce qu’elles lésinent sur les moyens, les universités n’attirent pas les enseignants de qualité, d’où le recours fréquent aux nouveaux sortants qui n’ont pas les aptitudes pour enseigner dans les universités. Bref, les universités sont des grosses machines qui pondent des étudiants sans qualifications sérieuses et moins compétitifs sur le marché de l’emploi à cause du fort décalage qu’il y a entre la formation reçue et les besoins des employeurs. Comble du désarroi, les premiers qui ont perdu confiance dans le système sont les dirigeants eux-mêmes qui pour la plupart ont leurs enfants dans les universités occidentales.

Les étudiants guinéens sont donc des véritables victimes d’un système mal pensé par leurs aînés, rabaissé et inefficace au point qu’on pourrait se demander si derrière ces contreperformances ne se cache pas une volonté délibérée de maintenir les populations dans une médiocrité intellectuelle pour mieux les dominer et les priver de la capacité de faire des choix éclairés dans un monde qui se complexifie de jour en jour.

Pour réformer l’enseignement supérieur à travers notamment son système LMD (licence-master-doctorat), plus décevant que porteur, sa branche privée, plus mercantiliste qu’éducative,  son système de financement  non corrélé à la performance et pris en otage par d’importants groupes de pression du secteur de l’éducation, une déconstruction du système  dans son ensemble est nécessaire et sa reconstruction sur de nouvelles bases. Cette opération devrait déterminer d’où nous venons, où nous en sommes et où voulons être dans les prochaines décennies. Ce diagnostic commande qu’on panse le système dans son ensemble et qu’on aille au-delà des segmentations du secteur de l’éducation imposées par la structure gouvernementale entre le primaire, le secondaire, le professionnel et l’universitaire. In fine, le secteur de l’éducation forme une chaîne qui tient par ses maillons. La défaillance d’un seul maillon impacte négativement le maillon qui suit et met à mal la consistance de la chaine. Les défis sont certes  immenses pour les parties prenantes du secteur de l’éducation mais les enjeux sont parfaitement à la taille de notre avenir commun.

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Revue de presse : manifs de Boké, Crise à la CENI, affaire KPC VS le DP du ‘’Défi’’ …

‘’Manifestations tous azimuts à Boké : la bauxite fait déjà un mort’’, lit-on à la Une du journal hebdomadaire Le Lynx. A Boké, les cœurs sont aux genoux. Les jeunes de Boké n’ont plus confiance aux autorités : ‘’gouverneur, préfet’’ gouvernement, encore moins aux sages. Ils n’aimeraient pas non plus entendre que des ressortissants de Boké résidant à Conakry interviennent dans cette affaire. « Tous ces gens ne défendent que leur propre intérêt. Ils viennent chaque fois calmer les jeunes en leur donnant des miettes. Ils se servent des jeunes de Boké pour en faire un fonds de commerce politique », a lancé un jeune homme en colère. Cette frustation des populations de Boké, Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Cona-cris et natif de Boké, en a fait les frais. Venu calmer les jeunes, il a failli être lynché par les manifestants à la Place des martyrs alors qu’il voulait les sensibiliser. Cette fois, les populations de Boké veulent le développement et maintenant !

Toujours le satirique Le Lynx nous informe qu’après moult négociations, les jeunes se sont alors réunis le 28 avril à 10h à la Place des Martyrs pour lire la plateforme revendicative. Au total, 35 points étaient inscrits notamment, l’eau, l’électricité 24h sur 24, l’emploi des jeunes dans les sociétés minières sans conditions, la construction d’une route qui contourne la ville, parce que les gros porteurs représentent un danger pour la population, le bitumage des voiries urbaines, le respect par les sociétés minières de l’obligation sociale.

‘’Crise à la CENI : Bakary Faux-Fana sur la sellette’’, titre le satirique Le Lynx. Ce n’est plus une rumeur de Conakry non plus un poisson d’avril. L’atmosphère tendue et délétère qui couvait à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vient d’éclater. Bakary Fofana, le président de la CENI ne fume plus le même calumet avec certains commissaires sans matraques du machin électoral. Le 26 avril, ces derniers ont exprimé le souhait de voir réformer totalement ou partiellement le bureau exécutif de leur institution, à cause de l’excès de transparence dans la gestion du Faux-Fana du budget de la CENI. En clair, ces commissaires veulent voir le président cesser de piloter « à sa guise » la CENI, au mépris des décisions des plénières. Ils lui ont adressé une « lettre pétition » ainsi qu’à ses collègues du bureau exécutif. Ils y font leur  constat sur la situation actuelle de l’organe chargé des sélections en Guinée et exigent l’application de l’article 17 de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en son alinéa 2… La contre attaque avec Mansaré, vice-président de la CENI qui dément tout et condamne ce qu’il qualifie de « démarche fractionnelle dénuée de toute légitimité ».

‘’Labé : Trois siècles après Karamoko Alpha’’, nous en dit plus le journal Le Lynx. Du 26 au 29 avril, Labé a célébré la vie et l’œuvre de son fondateur, Thierno Mamadou Cellou Diallo dit Karamoko Alpha mo Labé. Pour la cinquième fois depuis 1995. En 2017, ses descendants de la branche Kâlidouyaabè, accourus de partout, ont effectué un retour aux sources pour se souvenir du conquérant, du rassembleur et de l’érudit. Lecture du Saint-Coran, symposium et excursion ont rythmé les quatre jours de commémoration. Les actuels et célèbres centres ville et Grande Mosquée de Labé ne sont que le point final du long périple de leur fondateur. Restaurer le parcours et Karamoko Alpha est la principale mission de la fondation créée à son nom par ses descendants.

A la Une du journal hebdomadaire Nouvelle Elite, Patrice Camara revient sur le sujet de la crise à la CENI. « Les gens sont davantage mus par les gains immédiats », c’est ainsi que, le secrétaire général de l’Union nationale pour le renouveau (UNR), par ailleurs vice-coordinateur chargé des affaires politiques de la coordination des partis alliés de la mouvance a qualifié la crise qui secoue à nouveau la CENI. « C’est la vérité qui apparait en plein jour. Puisque tout le monde savait que la CENI avait un fonctionnement assez bizarre. Je me rappelle d’ailleurs que lors du dernier dialogue politique du 12 octobre 2016, la question de la CENI faisait partie des sujets abordés par le cadre du dialogue. Et une des recommandations fortes, étaient que la session des lois en cours planche sur une nouvelle loi portant sur un nouveau type de CENI. En tenant compte des problèmes de fonctionnement de cette CENI ; les difficultés relationnelles entre les commissaires ; en réalité le climat est pratiquement malsain… »

 

Dans la rubrique ‘’Ils ont dit…’’ du journal Nouvelle Elite, on peut lire Bantama Sow à Cellou Dalein Diallo « Nous lui demandons de laisser Alpha Condé en paix. S’il est incapable de mobiliser ses militants, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même. RPG, nous existons officiellement depuis 1992. Nous avons fait le tour de la Guinée plusieurs fois. Qui ne connait pas les difficultés rencontrées par le RPG à l’intérieur du pays ? Qui n’a pas appris l’histoire Maférinyah ? Qui n’a pas entendu parler de Lamine et de Noumoukè Diallo à Mandiana », s’interroge-t-il. Egalement, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG dit « Est-ce qu’on va continuer à rester dans cette situation ? Alpha Condé continue cette politique et qu’il ne s’engage pas à lutter contre la corruption, beaucoup de guinéens vont mourir de misère et de la précarité. Si M. Alpha Condé ne change pas, on va davantage tomber dans la misère. Parce qu’il n’a ni la compétence, ni la volonté de s’occuper de problèmes des Guinéens. Ce qu’on n’aime pas chez M. Alpha Condé, c’est le fait qu’il refuse d’être le président de la République, il est toujours opposant. Il a été opposant pendant 40 ans avant d’être président de la République en 2010, mais il refuse de l’admettre ».

‘’Justice : Verdict dans l’affaire KPC contre Thierno Mamadou’’, lit-on dans le journal hebdo Nouvelle Elite. Le Tribunal de première instance de Dixinn dans son audience du jeudi, 27 avril a condamné l’ancien journaliste, devenu leader politique, El hadj Thierno Mamadou Bah à un an d’emprisonnement avec sursis. Une décision qui vient sans surprise selon Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’homme d’affaires et PDG du groupe Guicopres, Kerfalla Camara alias ‘’KPC’’.  « Même si toutes nos prétentions n’ont pas été prise en considération. Nous avions plaidé l’existence de trois infractions, le tribunal n’a retenu qu’une seule et ce qui nous importait, était que le comportement délictueux de Thierno Mamadou Bah soit sanctionné » fait savoir Me Lamah. Un verdict qui doit interpeller tant le milieu politique que le milieu journalistique.

Parlant de la littérature, le journal Nouvelle Elite nous apprend que l’ancien journaliste Boubacar Yacine Diallo a agrémenté la bibliothèque littéraire guinéenne par le livre ‘’Je m’appelle Conakry’’ qui a été présenté le lundi 24 avril dernier, à la salle de conférence du centre culturel franco-guinéen (CCFG). En marge de Conakry Capitale mondiale du livre, l’auteur a tenu à préciser que l’œuvre évoque de la naissance de Conakry, son histoire et différents anecdotes retraçant son histoire. Une contribution en somme au succès de l’événement CCML. Selon M. Diallo, il s’agit également de « réveiller tous les détenteurs d’informations et de témoignages de leurs grands-parents, de leurs parents pour que ces témoignages sortent de l’ornière pour servir enfin les historiens ».

Parlant de la crise sociale à Boké, Tibou Kamara reconnait les lacunes du gouvernement, lit-on dans le journal hebdomadaire L’Indépendant. Le ministre conseiller à la présidence a dénoncé le manque d’anticipation du gouvernement et le rôle du président de la République dans cette crise au cours d’une émission radiophoniques ‘’Les Grandes Gueules’’. Ce que moi je peux lancer comme appel au nom du Chef de l’Etat, c’est qu’il faut que le calme revienne. On ne peut pas trouver de solutions dans le désordre, dans l’instabilité puisque de toutes les façons, on finira par toujours trouver une solution. Mais à quel coût pour la réputation pour l’image de  notre Etat et quel  est le prix pour les populations de Boké qui elles-mêmes revendiquent des meilleures conditions de vie ? Et paradoxalement, les maigres acquis de la région sont aujourd’hui menacés par cette situation de quasi insurrection dans la région.

‘’Alerte : Aboubacar Sylla avertit Alpha Condé qu’une crise « pire qu’en 2007 » menace la Guinée’’, nous informe le journal L’Indépendant. Le leader de l’Union des Forces du Changement (UFC) et porte-parole de l’opposition, c’est le gouvernement qui est le premier responsable de la situation qui mine la région de Boké. « Il y a eu encore des manifestations des jeunes qui sont fatigués des conséquences de la mal gouvernance, fatigués du chômage, de puiser de l’eau dans les puits, de l’injustice, de l’inégalité sociale. Donc, dès qu’il y a une petite étincelle qui les amène à protester, parfois ils en font trop. Quand les frustrations s’accumulent pendant des années et des années, on se défoule, on dépasse les limites. Mais, le premier responsable de cette situation, ce ne sont pas ces jeunes-là. C’est ce gouvernement qui gère mal ce pays, sans se soucier de l’état de vie des guinéens. Le gouvernement n’a aucun souci, aucune préoccupation pour les besoins essentiels de la population. Et, c’est ce ras-le-bol que ces jeunes ont exprimé », a déclaré M. Sylla devant ses militants au cours de son assemblée générale.

‘’Célébration du 1er mai : Damantang sur la défensive’’, lit-on dans le journal L’Indépendant. C’est sous le thème : « protection de l’emploi, salaire décent pour le développement socioéconomique de la Guinée », que l’intercentrale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) ont célébré la fête des travailleurs du 1er mai sur l’esplanade du palais du peuple en absence du premier magistrat du pays, le Pr Alpha Condé. Le premier ministre Mamady Youla a présidé la cérémonie avait lui présidé ladite cérémonie. Après le défilé, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo « le chômage, la perte d’emploi, la baisse du pouvoir d’achat, le bas salaire, le manque de protection sociale sont les maux dont sont confrontés les Guinéens »… Et au ministre Damantang de se défendre : « Nous devons faire preuve de plus de responsabilité et de discernement dans l’appréciation du fond et de la forme des revendications qui sont émises et des réponses qui lui sont apportées. La responsabilité, c’est également de dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas à cause de coups de feu que l’armée a bénéficié de 20 pour cent d’augmentation. En quatre ans certes, l’armée a bénéficié de 20 pour cent. Sur la même période, les travailleurs de la Fonction publique guinéenne ont bénéficié de plus de 110 pour cent d’augmentation, sans pression et sans chantage gouvernemental », a d’emblée fait remarqué le porte-parole du gouvernement de Guinée.

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, a félicité le président Emmanuel Macron, suite à son élection à la magistrature suprême de la République Française, dimanche, 07 mai 2017, selon un communiqué du Bureau de Presse de la Présidence de la République de Guinée (BPP) rapporté par l’AGP. S’exprimant en sa double qualité de chef de l’Etat guinéen et président en exercice de l’UA, Pr Alpha Condé veut que ce nouveau vent, qui souffle sur la France, puisse permettre de raffermir les excellents liens d’amitié et de coopération existant, si heureusement, entre la France et la Guinée d’une part, et le continent africain d’autre part. Le président guinéen s’est dit convaincu que «ces relations de coopération iront en se renforçant sous le magistère du président Macron ».

‘’Economie : Faranah  a tenu les 05, 06 et 07 mai à Tindo de la 4ème édition du grand forum de l’Union du Sankaran pour le Développement (USD)’’ dans la sous-préfecture de Tindo, à 11Km de la Commune Urbaine (CU) de Faranah, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. Plus de cent millions de francs guinéens (100.000.000GNF) ont été mobilisés au cours de la deuxième journée dudit Forum, en termes de contribution pour accompagner les projets de Développement du Sankaran. A noter, que le Sankaran est une communauté qui regroupe huit (08) sous-préfectures, dont quatre (04) dans Faranah (Tiro, Nialia, Beindou et Tindo), trois (03) dans Kouroussa (Banfèlè, Kignèro et Douako), et une (01) dans Dinguiraye (Matakanya).A l’occasion, Kerfala Kanté, Doudou Benni et des artistes locaux ont animé la partie.

‘’La Synergie des Volontaires de la Société Civile lancée à Conakry’’, titre l’AGP. Le programme de volontariat dénommé Synergie des Volontaires de la Société Civile (SYVOSOC) a été officiellement lancée, vendredi, 05 mai 2017, à la Maison de la presse de Coléah avec pour objectif, d’impliquer largement des citoyens membres ou non des Organisations de la Société Civile (OSC) en vue de participer à leurs activités. Avec pour slogan, «Ensemble changeons le sens et le contenu de notre Société Civile ». Ce programme volontaire est une initiative du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), qui s’inscrit dans le cadre de l’intensification de son intervention dans les actions d’éducation civique et de promotion de la participation citoyenne, en vue de faire émerger une conscience citoyenne, qui permettra aux populations à la base d’être plus audible sur tous les enjeux liés au processus de développement et de démocratisation en République de Guinée. Dans ses explications, l’assistant du président du CNOSCG, responsable de la Communication et du Partenariat, Gabriel Haba a précisé, que cette synergie a été lancée dans le souci du CNOSCG de faire participer, d’impliquer largement les citoyens à la base dans les actions que la Société Civile entreprend.

Ainsi s’achève cette édition. A la semaine prochaine !

Mame Diallo

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