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SLECG-USTG: Soumah & Cie rejettent leur exclusion et menacent de frapper fort si..

«Nous ne reconnaissons pas notre exclusion du SLECG, c’est une décision nulle et de nul effet.»

Dans une déclaration rendue publique hier mercredi, les bureaux exécutifs nationaux de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) et du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG ont annoncé l’exclusion définitive d’Aboubacar Soumah et ses alliés de toute activité du SLECG.

Et depuis, rien ne va plus entre les bureaux exécutifs nationaux de l’USTG leur centrale-mère, du SLECG et Aboubacar Soumah et Cie.  Ces derniers ne reconnaissent pas leur exclusion,  qu’ils considèrent comme nulle et non avenue.  Dans une déclaration faite ce jeudi,  le meneur de la dernière grève des enseignants accuse les hauts responsables du SLECG d’être à la solde du gouvernement et d’agir à l’encontre de la volonté de la base. Une attitude face à laquelle il ne compte pas baisser les bras. Des décisions vont être prises après une réunion de concertation avec les enseignants ce jeudi au siège du SLECG à Donka.

« C’est une décision nulle et non avenue. C’est la base qui commande et c’est le congrès qui nous a élus et c’est lui seul qui peut nous exclure. Ce n’est pas des gens qui n’ont aucune importance, des petites personnes qui vont prendre des décisions fallacieuses pour nous exclure. Ils sont au service du pouvoir. Ils ont reçu 45 millions et pour justifier cet argent,  il faut prendre une décision. Mais encore une fois, on ne reconnaît pas cette décision », s’insurge Aboubacar Soumah.

«Pour l’heure aucune décision n’a été prise après cette annonce de suspension. Mais pas question de se laisser faire. D’ailleurs une réunion d’urgence est prévue » poursuit Aboubacar Soumah.

« Il n’y a pas eu concertation, mais les enseignants sont irrités par cette décision. Aujourd’hui, il y en a même parmi les enseignants qui ne voulaient pas enseigner. Ils n’attendent que le mot d’ordre et ne veulent pas rentrer en classe. Mais comme nous on ne considère pas cette exclusion, c’est des gens qui ne représentent rien, ils ne sont pas avec la base, ils parlent en leur propre nom et au nom du gouvernement. C’est pour qu’ils ont pris cette décision de venir cadenasser nos locaux, mais l’assemblée va leur répondre. Cette maison  appartient aux travailleurs », précise le Secrétaire adjoint exclu du SLECG.

Quant aux possibles menaces contre sa personne physique, Aboubacar Soumah se dit déterminer à poursuivre le combat quoiqu’il arrive.

« Moi, je ne crains rien. Je suis syndicaliste et quand on est syndicaliste, on doit s’attendre à tout. S’ils veulent qu’ils m’arrêtent, mais moi, je n’ai pas peur. J’ai un idéal, défendre les intérêts des enseignants et je le ferais. Je mènerais ce combat là jusqu’au bout », promet Aboubacar Soumah.

Le mot d’ordre de grève lancé par Aboubacar Soumah au mois de novembre dernier a été suspendu à la demande des religieux.  Aucun mouvement de protestation ne sera lancé avant la fin du moratoire le 31 janvier prochain. Après cette date,  si les revendications ne sont pas satisfaites, la grève sera relancée  prévient Aboubacar Soumah. Toujours, selon le syndicaliste, les religieux se disent soucieux de ce nouveau bras de fer qui risque d’envenimer la situation.

Électricité : Voici le rapport qui accable la gestion financière de l’EDG

Depuis plusieurs semaines, la desserte du courant électrique est fortement perturbée dans la capitale Conakry. De nombreux foyers peinent à se procurer du précieux sésame. Une situation qui ne semble pas prendre fin de sitôt. Pour cause, EDG est confrontée à de grosses difficultés financières dues à un endettement abyssal. Un endettement qui s’élève, selon un rapport financier sur EDG publié par le ministère de l’Economie en novembre 2107 et dont Guinéenews détient copie, à plus de 39 millions d’euros.

Alors que l’Etat se vantait d’avoir résorbé définitivement la crise d’électricité en Guinée, particulièrement à Conakry avec le lancement du barrage de Kaléta, de nouveaux délestages sont enregistrés dans plusieurs quartiers de la banlieue de la capitale.

En juin 2015, un contrat de gestion d’une durée de 4 ans, a été signé avec le groupe français Veolia et un autre de performance entre EDG et l’Etat.  L’objectif visait à résoudre définitivement les coupures intempestives du courant et à assurer une gestion judicieuse des ressources financières de la société.

Dans les états financiers, il ressort que EDG a réalisé des chiffres d’affaires de plus 717 milliards GNF en2015 contre 716 milliards GNF en 2016. Des chiffres qui montrent que la société a enregistré un résultat net négatif de – 1 130 milliards GNF.

Concernant les achats, ils sont passés de 493 milliards GNF en 2015 à 1 849 milliards GNF en 2016, soit 275% d’augmentation.

Les dettes des fournisseurs ont été revues à la hausse.  Plus de 424 milliards GNF en 2015 contre 1995 milliards GNF en 2016, soit une augmentation de 370%.

Les dettes sociales, elles, se sont accrues de 42,43% pour passer de 11 milliards GNF en 2015 à plus de 27 milliards GNF en 2016.

De la comparaison des charges aux produits d’exploitation, il se dégage une différence négative de -1 130 milliards GNF. Ce qui montre que la Société a accusé une perte nette en 2016 contre un bénéfice déclaré de plus de 11 milliards l’année précédente. Elle a par ailleurs eu à contracter plusieurs emprunts antérieurs, estimés à plus de 39 millions d’euros sans oublier la dette d’EXIMBANK qui s’élève 335 millions de dollars américains pour le projet d’aménagement du barrage Kaléta.

De tous les secteurs d’activités, l’énergie a occupé une place importante dans le programme de société du chef de l’Etat. Et  conséquemment le secteur a reçu des investissements massifs. Mais ces chiffres d’affaires et de créances tels que publiés dans ce rapport, montrent que la desserte du courant électrique est loin de trouver sa régularité d’antan surtout que le ministre de l’Energie a, à la faveur du dernier Conseil des ministres, dressé un tableau des plus sombres sur l’état de santé financier et production de l’EDG.

Lire l’extrait du rapport sur la gestion financière de l’EDG : Extrait du rapport financier du ministère de l’Economie portant sur la gestion de l’EDG

Crise à la Sotragui: les travailleurs à nouveau devant Sékhoutouréya pour réclamer le paiement de leurs salaires

«Sotragui, la relance», «trois mois sans salaire», tels sont les slogans que scandaient ce jeudi 27 juillet les travailleurs de la Société des Transports de Guinée devant le palais Sékhoutouréya, à Kaloum, a-t-on constaté sur place.

Interrogé par Guinéenews, le porte-parole des travailleurs de ladite société, Moussa Mariame Condé, a dénoncé le fait qu’ils aient fait trois mois sans salaire. Et c’est pourquoi, a-t-il précisé, ils sont devant le palais Sékhoutouréya pour se faire entendre par le chef de l’Etat, Alpha Condé. «Nous sommes dans la rue suite au non payement de nos trois mois de salaire. Cela fait deux ans, quand nous voulons avoir nos salaires, il nous faut venir dans la rue pour se faire entendre par les autorités», a-t-il rappelé.

Et d’enchaîner : «l’autre fois encore, je me rappelle bien, c’était un vendredi, il a fallu l’intervention du chef de l’Etat, Alpha Condé, pour que nous rentrions en possession de nos salaires. Tenez-vous bien, la subvention de la Sotragui est trimestrielle».

Dans la même logique, Moussa Mariame Condé a accusé le ministre des Transports, Oyé Guilavogui, d’être à la base de leur situation.

«La fois dernière, nous n’avons reçu que deux mois de salaire alors qu’on devait percevoir trois mois. Et jusqu’à présent, ce troisième mois n’est pas payé. C’est notre département de tutelle qui est à la base de cette situation. Il s’agit du ministère des Transports en tête, Oyé Guilavogui», a-t-il accusé.

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Crise à la CENI : L’UFR ne s’y interfère pas, mais espère la tenue des élections locales d’ici fin 2017

Une crise aiguë mine la commission électorale nationale indépendante (CENI). Celle-ci s’est exacerbée depuis la destitution de Bakary Fofana à la tête de l’institution en charge de l’organisation des élections en Guinée. Sur cette impasse, l’union des forces républicaines (UFR) ne veut faire aucun commentaire là-dessus. Toutefois, elle garde l’espoir quant à la tenue des élections communales en 2017.

Selon le député Deen Touré, son parti se réserve d’interférer dans cette crise. Pour lui, l’indépendance de l’institution électorale doit être respectée par les partis politiques.

À l’entame de cet entretien, le président du groupe parlementaire alliance républicaine affirme d’abord la position de son parti sur cette crise qui sévit à la CENI. « L’UFR n’a pas l’intension d’interférer dans les affaires internes de la CENI », lance honorable Deen Touré avant de préciser que « si le règlement intérieur de l’institution a été respecté en ce qui concerne la destitution de Bakary Fofana, son parti ne trouve pas à redire ».

« L’UFR, ce qui l’intéresse particulièrement, c’est la préservation de l’indépendance de la CENI. Si les commissaires de la CENI ont agi dans le respect de la loi 016, et de leur règlement intérieur, l’UFR n’interfère pas dans le débat », a-t-il laissé entendre.

Pour soutenir ses arguments, le député explique que « seules les institutions de la république telle que la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale et le gouvernement peuvent intervenir dans le débat de la CENI. Les partis politiques eux ne peuvent vraiment rien faire car ils ont leurs représentations dans l’institution ».

Néanmoins, M. Touré se dit optimiste quant à la tenue des élections locales au courant de 2017. D’ailleurs selon lui, cette question ne serait plus à l’ordre du jour si la proposition de son parti était prise en compte.

« Si l’avis de l’UFR avait été considéré, c’est une élection qui serait déjà derrière nous. On pouvait le faire avec le fichier qui est là, avec le texte de loi qui n’était pas amendé et puis on peut obtenir le résultat et voir qu’est ce qu’on peut faire pour les districts et les quartiers. Mais nous pensons que les élections locales sont possibles en 2017 »,  affirme le président du groupe parlementaire alliance républicaine.

En attendant, la crise qui secoue la commission électorale nationale indépendante ne semble pas connaitre encore son épilogue. Actuellement, c’est la confusion totale. Les cadres techniques se demandent à quel président s’en tenir.

Crise à la CENI : La société civile déplore le soubresaut !

Après la destitution de Bakary Fofana à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) par ses pairs, le bureau exécutif de la Coalition nationale des organisations de la société civile (CONASOC) a rendu public, ce 5 juillet 2017, une déclaration dans laquelle, il déplore les « soubresauts » au sein de l’institution chargée d’organiser les élections libres et transparentes, notamment celles communales en Guinée.

Soucieuse de la stabilité politique du pays, cette plateforme de la société civile dirigée par El hadj Mamady Keïta invite les différentes parties prenantes au respect des textes de loi régissant la CENI et également à mettre en avant, l’esprit patriotique pour en finir avec leur querelle interne et privilégier l’intérêt national conformément à la mission régalienne de la CENI.

Là-dessus, la CONASOC rassure la population guinéenne, de sa partition avec d’autres organisations faîtières de la société civile guinéenne afin de trouver une issue heureuse à cette crise de sorte qu’elle n’affecte en rien, la tenue prochaine des élections communales.

Pour l’heure, ladite plateforme ne se prononce pas sur la reconnaissance ou non de l’actuel président. Mais, elle entend assurer sa mission de veille, d’alerte et de proposition afin de voir les populations guinéennes accomplir leur droit de vote aux communales tant attendues.

Crise de viande à Labé: sur un besoin exprimé à 3 tonnes par jour, à peine 500kg sont disponibles

Survenue bien avant le début du mois saint de ramadan, la crise de viande continue à se sentir sévèrement dans les différentes boucheries de la cité de Karamoko Alpha. Aujourd’hui, demande est largement supérieure à l’offre, a appris votre quotidien électronique Guinéenews auprès des sources officielles.

A propos de cette crise, Dr Khalifa Diallo, médecin vétérinaire et responsable de l’abattoir de Labé revient sur les statistiques: «pour que Labé ait de la viande à suffisance, il faut trois tonnes cinq cents kilogrammes par jour. Là, chaque citoyen peut avoir entre un demi kilo jusqu’à 3 kilogrammes; les hôteliers pourront avoir entre 15 et 50 kilogrammes; les gargotes pourront acheter 25 kilogrammes sans qu’il n’y ait bousculade au niveau des stands.»

Malheureusement de nos jours, a-t-il déclaré, Labé gagne à peine cinq cents kilogrammes de viande par jour. Conséquence, on assiste à une hausse de 5 000 GNF sur le prix d’acquisition de chaque kilogramme.

Une information confirmée par Boun Oumar Paraya, membre de la coopérative des bouchers de Labé: « le kilogramme de viande est vendu à Labé ici à 30 000 GNF. Mais maintenant, certains clients qui viennent à la boucherie, exigent avec la complicité du boucher de leur donner une bonne qualité à 35 000 GNF. Sinon, le kilogramme de viande est vendu à 30 000 GNF.»

Par rapport aux causes de cette crise qui a persisté plus cette année beaucoup plus que d’habitude, Boun Oumar Paraya explique: « il y a plusieurs causes. Tout d’abord, le vol de bétails a beaucoup découragé les éleveurs de Labé. C’est pourquoi on ne trouve pas de bétails. Donc, nos bouchers sont obligés d’aller se ravitailler à partir des autres préfectures à savoir Thiaguel Bori dans Lélouma, Konah dans Tougué et au niveau de la préfecture de Mali. Dans ces localités, il y a une concurrence inexplicable. Les bouchers de Labé y rencontrent des opérateurs économiques venus dalleur surtout de Conakry. En pareille circonstance, l’éleveur vend sa bête au plus offrant.»

Sur la même question, Dr Khalifa Diallo renchérit : « à la fin de la saison sèche, les animaux n’ont pas de quoi manger et généralement l’éleveur ne vend pas son animal quand il n’a pas une valeur marchande. Actuellement, les animaux sont maigres et quand un opérateur paie 10 têtes et procède à l’abattage après le décompte, il trouve qu’il a un manque équivalent au prix de deux à trois têtes.»

Une situation qui est très mal vécue par les citoyens qui ont désormais tendance à se tourner vers le poisson et le poulet.

Alaidhy Sow Labé, pour Guinéenews.org

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Crise des banques et des universités : Le porte-parole du gouvernement réagit !

Le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi Jeunes, Damantang Albert Camara s’est exprimé le samedi 27 mai sur les crises qui secouent les banques et les universités privées. C’était à la faveur de l’Assemblée hebdomadaire du RPG à Gbessia.

S’exprimant sur la crise des banques, Damantang Camara a d’abord précisé que « c’est une affaire privée ». C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, «l’Etat ne doit pas donner l’impression qu’il soutient une partie au détriment d’une autre. Mais nous faisons le maximum pour rapprocher les points de vue et les intérêts pour qu’on sorte de la crise ».

Parlant de la crise dans les universités privées, le ministre porte-parole du gouvernement a rappelé que son homologue de l’Enseignement Supérieur s’est déjà exprimé là-dessus. « Nous espérons que la raison va revenir », a-t-il dit.

Poursuivant, Albert Damanatang Camara a souligné que les universités privées ont des engagements avec l’Etat, mais aussi avec la population. « Les échéances jusqu’à présent sont respectées par l’Etat. Si tel n’était pas le cas, rien n’empêche de s’asseoir au tour de la table de négociation pour ne pas pénaliser l’année universitaire », a-t-il fait comprendre.

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Revue de presse : manifs de Boké, Crise à la CENI, affaire KPC VS le DP du ‘’Défi’’ …

‘’Manifestations tous azimuts à Boké : la bauxite fait déjà un mort’’, lit-on à la Une du journal hebdomadaire Le Lynx. A Boké, les cœurs sont aux genoux. Les jeunes de Boké n’ont plus confiance aux autorités : ‘’gouverneur, préfet’’ gouvernement, encore moins aux sages. Ils n’aimeraient pas non plus entendre que des ressortissants de Boké résidant à Conakry interviennent dans cette affaire. « Tous ces gens ne défendent que leur propre intérêt. Ils viennent chaque fois calmer les jeunes en leur donnant des miettes. Ils se servent des jeunes de Boké pour en faire un fonds de commerce politique », a lancé un jeune homme en colère. Cette frustation des populations de Boké, Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Cona-cris et natif de Boké, en a fait les frais. Venu calmer les jeunes, il a failli être lynché par les manifestants à la Place des martyrs alors qu’il voulait les sensibiliser. Cette fois, les populations de Boké veulent le développement et maintenant !

Toujours le satirique Le Lynx nous informe qu’après moult négociations, les jeunes se sont alors réunis le 28 avril à 10h à la Place des Martyrs pour lire la plateforme revendicative. Au total, 35 points étaient inscrits notamment, l’eau, l’électricité 24h sur 24, l’emploi des jeunes dans les sociétés minières sans conditions, la construction d’une route qui contourne la ville, parce que les gros porteurs représentent un danger pour la population, le bitumage des voiries urbaines, le respect par les sociétés minières de l’obligation sociale.

‘’Crise à la CENI : Bakary Faux-Fana sur la sellette’’, titre le satirique Le Lynx. Ce n’est plus une rumeur de Conakry non plus un poisson d’avril. L’atmosphère tendue et délétère qui couvait à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vient d’éclater. Bakary Fofana, le président de la CENI ne fume plus le même calumet avec certains commissaires sans matraques du machin électoral. Le 26 avril, ces derniers ont exprimé le souhait de voir réformer totalement ou partiellement le bureau exécutif de leur institution, à cause de l’excès de transparence dans la gestion du Faux-Fana du budget de la CENI. En clair, ces commissaires veulent voir le président cesser de piloter « à sa guise » la CENI, au mépris des décisions des plénières. Ils lui ont adressé une « lettre pétition » ainsi qu’à ses collègues du bureau exécutif. Ils y font leur  constat sur la situation actuelle de l’organe chargé des sélections en Guinée et exigent l’application de l’article 17 de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en son alinéa 2… La contre attaque avec Mansaré, vice-président de la CENI qui dément tout et condamne ce qu’il qualifie de « démarche fractionnelle dénuée de toute légitimité ».

‘’Labé : Trois siècles après Karamoko Alpha’’, nous en dit plus le journal Le Lynx. Du 26 au 29 avril, Labé a célébré la vie et l’œuvre de son fondateur, Thierno Mamadou Cellou Diallo dit Karamoko Alpha mo Labé. Pour la cinquième fois depuis 1995. En 2017, ses descendants de la branche Kâlidouyaabè, accourus de partout, ont effectué un retour aux sources pour se souvenir du conquérant, du rassembleur et de l’érudit. Lecture du Saint-Coran, symposium et excursion ont rythmé les quatre jours de commémoration. Les actuels et célèbres centres ville et Grande Mosquée de Labé ne sont que le point final du long périple de leur fondateur. Restaurer le parcours et Karamoko Alpha est la principale mission de la fondation créée à son nom par ses descendants.

A la Une du journal hebdomadaire Nouvelle Elite, Patrice Camara revient sur le sujet de la crise à la CENI. « Les gens sont davantage mus par les gains immédiats », c’est ainsi que, le secrétaire général de l’Union nationale pour le renouveau (UNR), par ailleurs vice-coordinateur chargé des affaires politiques de la coordination des partis alliés de la mouvance a qualifié la crise qui secoue à nouveau la CENI. « C’est la vérité qui apparait en plein jour. Puisque tout le monde savait que la CENI avait un fonctionnement assez bizarre. Je me rappelle d’ailleurs que lors du dernier dialogue politique du 12 octobre 2016, la question de la CENI faisait partie des sujets abordés par le cadre du dialogue. Et une des recommandations fortes, étaient que la session des lois en cours planche sur une nouvelle loi portant sur un nouveau type de CENI. En tenant compte des problèmes de fonctionnement de cette CENI ; les difficultés relationnelles entre les commissaires ; en réalité le climat est pratiquement malsain… »

 

Dans la rubrique ‘’Ils ont dit…’’ du journal Nouvelle Elite, on peut lire Bantama Sow à Cellou Dalein Diallo « Nous lui demandons de laisser Alpha Condé en paix. S’il est incapable de mobiliser ses militants, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même. RPG, nous existons officiellement depuis 1992. Nous avons fait le tour de la Guinée plusieurs fois. Qui ne connait pas les difficultés rencontrées par le RPG à l’intérieur du pays ? Qui n’a pas appris l’histoire Maférinyah ? Qui n’a pas entendu parler de Lamine et de Noumoukè Diallo à Mandiana », s’interroge-t-il. Egalement, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG dit « Est-ce qu’on va continuer à rester dans cette situation ? Alpha Condé continue cette politique et qu’il ne s’engage pas à lutter contre la corruption, beaucoup de guinéens vont mourir de misère et de la précarité. Si M. Alpha Condé ne change pas, on va davantage tomber dans la misère. Parce qu’il n’a ni la compétence, ni la volonté de s’occuper de problèmes des Guinéens. Ce qu’on n’aime pas chez M. Alpha Condé, c’est le fait qu’il refuse d’être le président de la République, il est toujours opposant. Il a été opposant pendant 40 ans avant d’être président de la République en 2010, mais il refuse de l’admettre ».

‘’Justice : Verdict dans l’affaire KPC contre Thierno Mamadou’’, lit-on dans le journal hebdo Nouvelle Elite. Le Tribunal de première instance de Dixinn dans son audience du jeudi, 27 avril a condamné l’ancien journaliste, devenu leader politique, El hadj Thierno Mamadou Bah à un an d’emprisonnement avec sursis. Une décision qui vient sans surprise selon Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’homme d’affaires et PDG du groupe Guicopres, Kerfalla Camara alias ‘’KPC’’.  « Même si toutes nos prétentions n’ont pas été prise en considération. Nous avions plaidé l’existence de trois infractions, le tribunal n’a retenu qu’une seule et ce qui nous importait, était que le comportement délictueux de Thierno Mamadou Bah soit sanctionné » fait savoir Me Lamah. Un verdict qui doit interpeller tant le milieu politique que le milieu journalistique.

Parlant de la littérature, le journal Nouvelle Elite nous apprend que l’ancien journaliste Boubacar Yacine Diallo a agrémenté la bibliothèque littéraire guinéenne par le livre ‘’Je m’appelle Conakry’’ qui a été présenté le lundi 24 avril dernier, à la salle de conférence du centre culturel franco-guinéen (CCFG). En marge de Conakry Capitale mondiale du livre, l’auteur a tenu à préciser que l’œuvre évoque de la naissance de Conakry, son histoire et différents anecdotes retraçant son histoire. Une contribution en somme au succès de l’événement CCML. Selon M. Diallo, il s’agit également de « réveiller tous les détenteurs d’informations et de témoignages de leurs grands-parents, de leurs parents pour que ces témoignages sortent de l’ornière pour servir enfin les historiens ».

Parlant de la crise sociale à Boké, Tibou Kamara reconnait les lacunes du gouvernement, lit-on dans le journal hebdomadaire L’Indépendant. Le ministre conseiller à la présidence a dénoncé le manque d’anticipation du gouvernement et le rôle du président de la République dans cette crise au cours d’une émission radiophoniques ‘’Les Grandes Gueules’’. Ce que moi je peux lancer comme appel au nom du Chef de l’Etat, c’est qu’il faut que le calme revienne. On ne peut pas trouver de solutions dans le désordre, dans l’instabilité puisque de toutes les façons, on finira par toujours trouver une solution. Mais à quel coût pour la réputation pour l’image de  notre Etat et quel  est le prix pour les populations de Boké qui elles-mêmes revendiquent des meilleures conditions de vie ? Et paradoxalement, les maigres acquis de la région sont aujourd’hui menacés par cette situation de quasi insurrection dans la région.

‘’Alerte : Aboubacar Sylla avertit Alpha Condé qu’une crise « pire qu’en 2007 » menace la Guinée’’, nous informe le journal L’Indépendant. Le leader de l’Union des Forces du Changement (UFC) et porte-parole de l’opposition, c’est le gouvernement qui est le premier responsable de la situation qui mine la région de Boké. « Il y a eu encore des manifestations des jeunes qui sont fatigués des conséquences de la mal gouvernance, fatigués du chômage, de puiser de l’eau dans les puits, de l’injustice, de l’inégalité sociale. Donc, dès qu’il y a une petite étincelle qui les amène à protester, parfois ils en font trop. Quand les frustrations s’accumulent pendant des années et des années, on se défoule, on dépasse les limites. Mais, le premier responsable de cette situation, ce ne sont pas ces jeunes-là. C’est ce gouvernement qui gère mal ce pays, sans se soucier de l’état de vie des guinéens. Le gouvernement n’a aucun souci, aucune préoccupation pour les besoins essentiels de la population. Et, c’est ce ras-le-bol que ces jeunes ont exprimé », a déclaré M. Sylla devant ses militants au cours de son assemblée générale.

‘’Célébration du 1er mai : Damantang sur la défensive’’, lit-on dans le journal L’Indépendant. C’est sous le thème : « protection de l’emploi, salaire décent pour le développement socioéconomique de la Guinée », que l’intercentrale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) ont célébré la fête des travailleurs du 1er mai sur l’esplanade du palais du peuple en absence du premier magistrat du pays, le Pr Alpha Condé. Le premier ministre Mamady Youla a présidé la cérémonie avait lui présidé ladite cérémonie. Après le défilé, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo « le chômage, la perte d’emploi, la baisse du pouvoir d’achat, le bas salaire, le manque de protection sociale sont les maux dont sont confrontés les Guinéens »… Et au ministre Damantang de se défendre : « Nous devons faire preuve de plus de responsabilité et de discernement dans l’appréciation du fond et de la forme des revendications qui sont émises et des réponses qui lui sont apportées. La responsabilité, c’est également de dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas à cause de coups de feu que l’armée a bénéficié de 20 pour cent d’augmentation. En quatre ans certes, l’armée a bénéficié de 20 pour cent. Sur la même période, les travailleurs de la Fonction publique guinéenne ont bénéficié de plus de 110 pour cent d’augmentation, sans pression et sans chantage gouvernemental », a d’emblée fait remarqué le porte-parole du gouvernement de Guinée.

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, a félicité le président Emmanuel Macron, suite à son élection à la magistrature suprême de la République Française, dimanche, 07 mai 2017, selon un communiqué du Bureau de Presse de la Présidence de la République de Guinée (BPP) rapporté par l’AGP. S’exprimant en sa double qualité de chef de l’Etat guinéen et président en exercice de l’UA, Pr Alpha Condé veut que ce nouveau vent, qui souffle sur la France, puisse permettre de raffermir les excellents liens d’amitié et de coopération existant, si heureusement, entre la France et la Guinée d’une part, et le continent africain d’autre part. Le président guinéen s’est dit convaincu que «ces relations de coopération iront en se renforçant sous le magistère du président Macron ».

‘’Economie : Faranah  a tenu les 05, 06 et 07 mai à Tindo de la 4ème édition du grand forum de l’Union du Sankaran pour le Développement (USD)’’ dans la sous-préfecture de Tindo, à 11Km de la Commune Urbaine (CU) de Faranah, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. Plus de cent millions de francs guinéens (100.000.000GNF) ont été mobilisés au cours de la deuxième journée dudit Forum, en termes de contribution pour accompagner les projets de Développement du Sankaran. A noter, que le Sankaran est une communauté qui regroupe huit (08) sous-préfectures, dont quatre (04) dans Faranah (Tiro, Nialia, Beindou et Tindo), trois (03) dans Kouroussa (Banfèlè, Kignèro et Douako), et une (01) dans Dinguiraye (Matakanya).A l’occasion, Kerfala Kanté, Doudou Benni et des artistes locaux ont animé la partie.

‘’La Synergie des Volontaires de la Société Civile lancée à Conakry’’, titre l’AGP. Le programme de volontariat dénommé Synergie des Volontaires de la Société Civile (SYVOSOC) a été officiellement lancée, vendredi, 05 mai 2017, à la Maison de la presse de Coléah avec pour objectif, d’impliquer largement des citoyens membres ou non des Organisations de la Société Civile (OSC) en vue de participer à leurs activités. Avec pour slogan, «Ensemble changeons le sens et le contenu de notre Société Civile ». Ce programme volontaire est une initiative du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), qui s’inscrit dans le cadre de l’intensification de son intervention dans les actions d’éducation civique et de promotion de la participation citoyenne, en vue de faire émerger une conscience citoyenne, qui permettra aux populations à la base d’être plus audible sur tous les enjeux liés au processus de développement et de démocratisation en République de Guinée. Dans ses explications, l’assistant du président du CNOSCG, responsable de la Communication et du Partenariat, Gabriel Haba a précisé, que cette synergie a été lancée dans le souci du CNOSCG de faire participer, d’impliquer largement les citoyens à la base dans les actions que la Société Civile entreprend.

Ainsi s’achève cette édition. A la semaine prochaine !

Mame Diallo

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Déclaration de l’opposition républicaine sur la crise de Boké

L’Opposition Républicaine exprime sa vive préoccupation et sa profonde inquiétude sur la crise sociale qui secoue et paralyse, depuis plusieurs semaines, la Préfecture de Boké.

L’Opposition regrette profondément les violences graves et les nombreux cas d’incidents qui ont émaillées ces journées de protestations citoyennes et déplore le triste bilan de trois (3) morts, plusieurs blessés et des actes de vandalisme perpétrés sur des biens publics et privés.

Elle présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi que sa compassion à l’ensemble des blessés et des victimes de destruction de biens.

L’Opposition Républicaine condamne avec fermeté l’usage excessif de la force publique dans les opérations de maintien d’ordre de ces évènements et dénonce une répression barbare, liberticide et inacceptable qui s’inscrit, une fois de plus, dans le registre sinistre des violences impunies exercées par des agents de sécurité sur les citoyens à l’occasion de manifestations publiques.

  Elle exige que des enquêtes sérieuses et abouties soient diligentées afin de faire toute la lumière sur ces évènements et de traduire, devant les cours et les tribunaux, les auteurs et commanditaires de ces actes de violence.

  L’Opposition soutient que le gouvernement est entièrement responsable de ces actions de protestation citoyenne de Boké qui sont la conséquence directe de la mauvaise gouvernance pratiquée par le pouvoir, à travers le bradage des ressources naturelles du pays et dont sont victimes, les populations, partout sur le territoire national.

  L’Opposition Républicaine exprime sa solidarité totale aux populations de Boké qui vivent, comme l’ensemble des populations guinéennes, des conditions de vie extrêmement difficiles et exige du gouvernement, de satisfaire, durablement, ces revendications légitimes

  Vive Boké !

  Vive la Guinée!

                                                                                 Conakry, le 05 mai 2017

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