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Aboubacar Soumah : « La grève ne sera pas suspendue tant que la base ne l’autorise pas »

Après l’échec des premières négociations entre les syndicalistes « dissidents » et le gouvernement, les religieux s’impliquent dans la résolution de la crise.

Le mardi, le grand imam de la mosquée Fayçal a réuni autour de lui des syndicalistes de l’éducation, notamment Aboubacar Soumah et certains de ses collègues. Et ce mercredi 28 novembre, la même rencontre a eu lieu de 9h à 14h au centre islamique de Donka. Mais cette fois, avec la participation de l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly. La médiation des religieux ne va pas permettre aussitôt la suspension de la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) le 13 novembre dernier. Néanmoins, des propositions ont été faites.

Au sortir de cette rencontre, seul Aboubacar Soumah, a accepté de parler. Il  persiste et signe que les la satisfaction de leurs points de revendication est la condition de la suspension du mouvement de grève. « Nous leur avons dit que nous sommes disposés à suspendre le mot d’ordre de grève mais à condition que les points que nous avons évoqués dans notre plateforme revendicative soit satisfaits. Si ces points là sont satisfaits, nous sommes prêts à suspendre la grève », a-t-il sinsisté.

Pour trouver une solution à la crise, les syndicalistes ont fait des propositions qu’El hadj Mamadou Saliou Camara et Mgr Vincent Coulibaly devront transmettre au président Alpha Condé.

« Pour une solution de sortie de crise, dit-il, on leur a fait des propositions. Ils n’ont qu’à daigner transmettre ça à l’autorité. Si cela est prêt, nous sommes prêts à suspendre la grève même aujourd’hui. […] Je ne peux pas vous livrer ces propositions. C’est entre nous. Le grand imam nous a rassurés que lorsque le président de la République sera là, il va lui transmettre nos propositions. »

Aboubacar Soumah annonce une réunion du SLECG dès vendredi pour décider de la suite à donner au mouvement. « Nous avons demandé une assemblée générale le vendredi à 9h au siège du SLECG pour qu’on puisse échanger avec la base sur les propositions. […] La grève est maintenue. Tant que l’assemblée ne nous autorise pas à la suspendre, elle ne sera pas suspendue. »

Le samedi dernier, le président Alpha Condé a menacé de fermer toute radio qui diffuserait les propos du syndicaliste Aboubacar Soumah. Pour ce dernier, c’est le constat du recul de la démocratie guinéenne : « Je constate, d’une manière très regrettable, que la démocratie est reculons dans notre pays. Ce n’est pas notre souhait que ce soit un  chef d’Etat qui prenne une telle décision confisquant ainsi les droits des citoyens, surtout le droit à l’expression. Tous ces droits qui sont violés par le chef de l’Etat ne sont pas de nature à faire avancer la démocratie dans notre pays. »

Guinée : L’opposition maintient sa marche malgré l’interdiction

Réunis ce mardi 3 octobre au QG (quartier général) de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), les leaders de l’opposition ont décidé de tenir leur marche sur l’autoroute Fidel Castro. Cette marche débutera au rond-point de la Tannerie à Matoto pour aboutir au stade de Bonfi, dans la commune de Matam. Ce mot d’ordre de l’opposition est élargi à tout le pays pour dénoncer “l’impunité dont sont victimes les Guinéens”.

L’opposition tient cette marche contre la volonté des autorités de Conakry qui l’ont interdit. Mais le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, a fait savoir que c’est en dernière minute qu’ils ont reçu les courriers des mairies de Matoto et de Matam (ce 3 octobre à 15h et 16h) leur demandant de ne pas organiser cette marche pour des motifs que l’opposition qualifie de non fondés.

Selon lui, les maries n’ont respecté le délai légal qui est de 48h avant le jour de la marche.

Compte rendu de la réunion de l'opposition tenue ce mardi 3 octobre

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Tuesday, October 3, 2017

La nature se fâche à N’zérékoré : Au moins un mort et des dégâts matériels considérables

Comme il fallait s’y attendre et malgré les différentes alertes de la rédaction Guinéenews© sans suite, des pluies torrentielles qui se sont abattues la nuit dernière sur N’zérékoré ont encore laissé des traces.

En effet, nombreuses sont des familles qui se sont retrouvées les pieds dans l’eau, la nuit dernière. Les inondations survenues dans des quartiers comme Yankadissa, Boiro ou encore Nakoyapkala ont causé de nombreux dégâts matériels et plusieurs personnes se retrouvent encore sans-abris. Informées de la situation, les autorités se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts. Selon le chef de secteur de Boiro, un travailleur de la société Forêt Forte qui rentrait du travail a été emporté par l’eau. A Nakoyapkala, un autre quartier périphérique, on nous apprend qu’une autre personne a trouvé la mort.

Une situation prévisible ?

Après les deux premières inondations qui avaient touché 240 ménages et faisant plus de deux mille sinistrés, la Redaction locale de votre quotidien électronique Guinéenews© a plusieurs fois alerté les autorités sur une éventualité de catastrophe humanitaire dans la ville si rien n’est fait. En effet, les victimes des premières inondations qui avaient été relogées dans l’enceinte d’une école ont décidé de quitter les lieux pour se retourner dans leurs anciennes habitations, considérées pourtant comme zones à risque. Ils (les sinistrés, NDLR) se sont alors mis à reconstruire leurs maisons qui sont pour la plupart en banco.

Interrogé par Guinéenews©, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de N’zérékoré a indiqué que l’autorité ne pouvait rien faire face à cette situation.  » Mettez-vous à la place de ces gens. Ils sont là-bas depuis des années et on ne peut pas leur dire de quitter un beau matin « , a répondu Pé Mamady Bamy.

Les autorités vont-elles encore attendre une autre catastrophe pour agir ? Une chose est claire, les grandes pluies ne font que commencer.

Nous y reviendrons…