Archief

Categories

augmenter

Guinée : Les prix grimpent, la fête se passera dans un contexte morose, à Kindia

A quelques jours de la fête du mois saint de ramadan, les citoyens de Kindia se plaignent de la cherté du prix des articles sur le marché. Bref, pas d’évolution, les réalités des années antérieures se lisent encore sur le visage de quelques citoyens qui viennent se présenter devant les commerçants.

Cette année, nombreux sont les fidèles musulmans qui s’inquiètent de la situation économique que traverse notre pays. Après avoir passé une vingtaine de jours de jeûnes, ils se demandent comment fêter ? C’est ce qu’a constaté sur place la rédaction régionale de votre quotidien électronique Guinéenews©, basée, à Kindia.

Dans la cité des agrumes, il y a un véritable engouement autour de cette fête des musulmans. Ces joyeux fêtards sont sur le charbon ardent, ils rencontrent toutes les peines du monde à se procurer de nouveaux  vêtements afin de parer beau le grand jour de la fête du mois de ramadan.  Quelques pères de familles  rencontrés dans les différents marchés de la place disent ne pas avoir compris le rôle  de l’Etat qui a du mal à contrôler les prix sur les marchés pour soulager sa population. Celle-ci, selon toute vraisemblance est à la merci des commerçants qui fixent les prix comme bon leur semble. Une situation qui d’ailleurs se passe sans commentaire au grand dam des autorités compétentes, qui malheureusement ne font absolument rien pour satisfaire les populations.

« Même pour une petite chaussure des enfants, ils nous disent 50 mille francs guinéens, on se demande où donner la tête ? Tout a augmenté dans les marchés ; vraiment c’est très dur », explique Oumar Camara, père de famille.

« Nous avons traversé ce mois saint dans les difficultés, maintenant c’est la fête qui s’annonce aussi on n’a rien ; même pour trouver les habits pour nos enfants, c’est très difficile, nos maris ne travaillent pas, on ne gagne vraiment pas d’argent afin de nous trouver des vêtements pour célébrer cette grande fête des musulmans ; donc nous sommes très inquiètes », a affirmé Hadja Siré Diaby, mère de famille.

Par rapport à la cherté des marchandises, El hadj Amadou Bailo Diallo, vendeur d’habits au grand marché ’’Sans Loya’’, explique : « La hausse des prix est relatif à l’augmentation des taxes douanières au port autonome depuis le début du mois saint ; donc nous commerçants  avons augmenté aussi pour avoir nos bénéfices ».

Interrogés sur la situation, les gérants des ateliers de coutures et de salons de coiffures s’inquiètent de la non fréquentation de leurs lieux. Aissata Keita, maîtresse d’un atelier de couture confirme : « Les clients viennent en compte-goûte chez moi pour coudre leurs habits et nous demandent de faire des rabais pour eux compte tenu de la crise actuelle. Mais à notre niveau aussi, les matériels sont chers dans les marchés ».

Dans les salons de beauté, les jeunes filles ne peuvent pas se rendre belles pour faute de moyens. « La fête de cette année n’est pas du tout rassurante, nos clientes ne viennent pas et celles qui viennent se plaignent beaucoup vraiment l’année-là est dure », affirme une tenancière de salon de coiffure.

Il reste à savoir comment est-ce que ces citoyens passeront cette grande fête du mois saint de ramadan cette année annoncée prévue en principe la fin de cette semaine ?