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Parlement : Pourquoi les détails du règlement intérieur sont gardés au secret ?

Le parlement guinéen vient d’adopter son règlement intérieur à la majorité des membres, 4 contre, on n’a pas parlé d’abstentions dont les détails ne sont connus ni de l’opinion nationale ni des députés eux-mêmes, du moins, selon le député Aboubacar Soumah, maire de Dixinn.

La question qui se pose est de savoir si tous les députés qui ont voté ce règlement intérieur l’ont fait aveuglement et mécaniquement ou s’ils l’ont voté en toute connaissance de cause. Dans le second cas, comment se fait-il que ceux qui ont voté contre soient totalement ignorants des détails ? Cet « ostracisme » est troublant, c’est le moins que l’on puisse dire. Qu’en disent les députés de l’opposition, eux qui sont toujours dressés contre ce qui provient de la mouvance présidentielle, à part, hormis, excepté, sauf s’il y a du « nèm-nèm », ces privilèges indus, même sur le dos des populations en piteuses conditions d’existence qu’ils sont censés et sensés représenter ?

L’année passée, ce règlement intérieur se proposait de préconiser des avantages mirifiques et mirobolants, mais des clabaudages de la presse avaient fait faire marche-arrière. Il fut ajourné pour mieux démarrer, on le suppose.

Si ce règlement intérieur est tenu au secret, c’est que le diable cornu, à queue velue est dans les détails. On rappelle quelques avantages revendiqués entre autres dans l’ancien projet de loi : Passeport diplomatique pour épouses et enfants, évacuations sanitaires pour les mêmes, prise en charge des funérailles, augmentations des primes de sessions, voitures 4×4 et augmentation des salaires ou indemnités…excusez du peu de l’ignorant.  Qu’en est-il de ce nouveau règlement intérieur, dans lequel tout est revu à la hausse en nombre de commissions et groupes parlementaires ?

Le parlement guinéen connait comment traire la vache pour affamer le veau. Les taxes et impôts font flamber tous les produits de première consommation pour appauvrir les populations, l’exécutif crie famine pour ne pas pouvoir exécuter toutes les infrastructures routières du pays dans un était de délabrement avancé, mais à croire les rapports des douaniers, qui prétendent avoir engrangé plus de 300 milliards supplémentaires sur les prévisions, il y a de quoi monter les enchères.

L’adoption de ce règlement intérieur fait loi. L’exécutif sera obligé de s’exécuter. Si tel est le cas, les députés guinéens voteront infailliblement  pour le troisième mandat de Alpha Condé.

Sert-il encore à quelque chose de marcher et d’écumer les rues de Conakry ?

La question reste posée.

Ramadan arrive : Les prix grimpent dans les marchés ou la galère des populations

A quelques heures du mois saint de Ramadan, les fidèles musulmans restent préoccupés. D’un côté, par la grève des banquiers qui ne facilite pas le paiement des salaires virés dans les banques primaires et de l’autre, on assiste à une montée exponentielle des prix des denrées alimentaires.

Ce vendredi 26 mai 2017, dernier jour ouvrable avant le Ramadan, les banques poursuivent leur mot d’ordre de grève et nombreux Guinéens en souffrent. La plupart d’entre elles, assurent un service minimum via les guichets automatiques. Exception faite à la Banque Populaire Maroco-Guinéenne (BPMG) où on y trouve un trio de partenaires marocains en service assistés par des agents de sécurité (voir photo).

Devant une longue file d’attente, ils n’arrivent à satisfaire que les titulaires des comptes BPMG et reçoivent également des versements. Pas de paiement par chèque au porteur, pas de retrait de chéquiers… Bref pour les autres services, « prière de patienter jusqu’à lundi. Aujourd’hui, nous permettons juste à nos clients de faire un minimum de retrait », a laissé entendre un Marocain.

Dans d’autres banques primaires, même ce service n’y ait pas. M. Bérété ne sait pas à quel saint se vouer. « Franchement, c’est compliqué. On dit que le mois de Ramadan débute demain et impossible de toucher son argent pour satisfaire ses besoins. C’est énervant. Ces grévistes auraient pu penser à nous clients et à ce mois saint qui arrive pour surseoir à cette grève. Tout ce monde qui est là demain le matin, c’est du péché », scande-t-il avec un visage froissé.

Et pendant que les uns et les autres peinent à se procurer de l’argent dans les banques, une autre réalité existe sur le marché. Les prix grimpent çà et là. Le bidon d’huile d’arachide de 10 litres vendu à 110.000 francs guinéens est acheté de nos jours à 117.000 francs guinéens contre 105.000 GNF pour l’huile de palme. Le kilo de riz importé (Bangladesh) est à 6.700 francs guinéens et le sac à 265.000 GNF soit une augmentation de 10.000 à 15.000 GNF par endroit. Le prix de l’oignon a par contre enregistré une baisse, soit 130.000 GNF au lieu de 150.000 GNF, le sac. Le piment quant à lui, vaut toujours une fortune de 2.000 GNF pour un petit tas de 4 ou 5. Le gros de tout cela revient au poisson. Toujours de plus en plus cher, qu’il soit fumé ou frais. Pour un bon poisson fumé (konkoé) d’une taille moyenne, tenez-vous bien, le prix minimum est de 40.000 GNF. Quant à la dorade, le prix moyen est de 7.000 à 8.000 francs guinéens. Pour un kilo de viande, il faut 36.000 GNF au lieu de 34.000 GNF, a-t-on appris. Et sans oublier le sucre dont le kilo est vendu à 9.000 francs guinéens. Que ce soit la pâte d’arachide ou d’autres produits de premières nécessité tels que le poivre, l’aile, la moutarde… on y remarque une légère augmentation des prix.

Rencontrée par Guinéenews, Mme Aminata se plaint de cette montée des prix sur le marché. « Il faut se dire la vérité, si ce n’est pas l’oignon ou l’aubergine, au marché, tous les prix ont augmenté. Les prix des cubes maggis sont restés intacts. C’est tout. Que ce soit le poisson, la viande, l’huile, tout… Au nom de Dieu, tout est cher ici. Impossible à cette allure, d’acheter une bonne quantité et garder à la maison. Que Dieu nous aide, mais je pense que le Ramadan est une occasion opportune pour diminuer les péchés et non d’en rajouter », fustige-t-elle l’attitude des commerçants.

Ces derniers également, pointent du doigt les services douaniers qui les imposent des taxes pas très abordables. En attendant que l’Etat n’y mette du sien, plus d’un Guinéen reste préoccupé par l’arrivée du mois saint de Ramadan.

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