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Attentes de la France

France : Donald Trump au 14 juillet et les attentes d’Emmanuel Macron

Depuis le 13 juillet, le président français a mis les petits plats dans les grands pour faire honneur et plaisir au président américain. Dans une atmosphère normale et régulière, cela n’aurait pas suscité tant d’attention des observateurs.

La traditionnelle et légendaire amitié dans la lutte pour les libertés démocratiques entre Français et Américains a commencé avec le Marquis de La Fayette depuis la Guerre d’indépendance (1777-1789). Cela avait-il eu un impact sur la Révolution Française et la prise de La Bastille dix ans plus tard, allez savoir. Et si l’on s’amusait à faire la part des choses, les Français, largement inspirés par les Américains, leur restent largement redevables de la première à la seconde guerre mondiale jusqu’au Plan Marshall.

L’occasion est donc idéale et belle pour Emmanuel Macron d’inviter Donald Trump pour le centenaire du premier retour de l’ascenseur de l’Amérique à l’expédition de La Fayette.

Malgré certaines réticences et aversions politiques éprouvées par Donald Trump, pour ce centenaire, il se devait d’être présent à ce 14 juillet et tout a été fait pour rendre le séjour agréable au couple présidentiel américain qui s’est montré à la hauteur de l’accueil.

Et on a vu Trump dans toutes les postures avec des mimiques qui lui sont propres à la conférence de presse, on l’a vu faisant un salut militaire d’officier supérieur devant la parade militaire et applaudir sans cesse pendant le défilé. Ça devrait être tout.

Reste à savoir si Macron a pu faire plier Trump sur le climat, sur le commerce Trans-Pacific et défaire certaines combines américano-russes sur la Syrie et sur l’Irak, les convoitises de la prochaine guerre économique sur le marché faramineux de la reconstruction et du pétrole et dans ce marché, l’Europe va se voir lésée comme dans les Accords de Postdam sur partage de l’Allemagne. Si l’histoire se répétait, comment se feraient les choses ?

On a entendu Emmanuel Macron se départir carrément de la ligne de François Hollande, qui répétait à l’envie que « Bachar est le problème, il ne peut faire partie de la solution ». Cela suffirait-il ? Depuis la prise de Mosul, les forces françaises se sont montrées bien discrètes, en serait-il de même dans la prochaine expédition sur Raka ?

Cette question se pose parce qu’au moment de l’intensification de la lutte contre le terrorisme international, Emmanuel s’est permis de couper près ou plus de 850 millions d’euros dans le budget militaire français. Il soutient devant le chef des armées de France qui protestait qu’il sait ce qu’il fait… La rencontre avec Angela Merkel n’a pas laissé tout filtrer. Macron devait montrer à la dame qu’il est prêt à limiter et à maintenir son déficit budgétaire à 3% de son PIB, pour ce faire, il taille. Le G5 du Sahel doit avoir des inquiétudes à se faire. Macron est assis sur le couvercle de la boîte de Pandore. Dans quel secteur va-t-il tailler sans faire sauter le couvercle ?

Avec des moyens limités, parler d’égal à égal avec ceux qui ne sont pas confrontés à l’étroit à des restrictions budgétaires est un peu trop prétentieux, non ? Quelle a été la retombée positive de cette visite touristique du couple Trump?

Moïse Sidibé

 

France : Donald Trump au 14 juillet et les attentes d’Emmanuel Macron

Depuis le 13 juillet, le président français a mis les petits plats dans les grands pour faire honneur et plaisir au président américain. Dans une atmosphère normale et régulière, cela n’aurait pas suscité tant d’attention des observateurs.

La traditionnelle et légendaire amitié dans la lutte pour les libertés démocratiques entre Français et Américains a commencé avec le Marquis de La Fayette depuis la Guerre d’indépendance (1777-1789). Cela avait-il eu un impact sur la Révolution Française et la prise de La Bastille dix ans plus tard, allez savoir. Et si l’on s’amusait à faire la part des choses, les Français, largement inspirés par les Américains, leur restent largement redevables de la première à la seconde guerre mondiale jusqu’au Plan Marshall.

L’occasion est donc idéale et belle pour Emmanuel Macron d’inviter Donald Trump pour le centenaire du premier retour de l’ascenseur de l’Amérique à l’expédition de La Fayette.

Malgré certaines réticences et aversions politiques éprouvées par Donald Trump, pour ce centenaire, il se devait d’être présent à ce 14 juillet et tout a été fait pour rendre le séjour agréable au couple présidentiel américain qui s’est montré à la hauteur de l’accueil.

Et on a vu Trump dans toutes les postures avec des mimiques qui lui sont propres à la conférence de presse, on l’a vu faisant un salut militaire d’officier supérieur devant la parade militaire et applaudir sans cesse pendant le défilé. Ça devrait être tout.

Reste à savoir si Macron a pu faire plier Trump sur le climat, sur le commerce Trans-Pacific et défaire certaines combines américano-russes sur la Syrie et sur l’Irak, les convoitises de la prochaine guerre économique sur le marché faramineux de la reconstruction et du pétrole et dans ce marché, l’Europe va se voir lésée comme dans les Accords de Postdam sur partage de l’Allemagne. Si l’histoire se répétait, comment se feraient les choses ?

On a entendu Emmanuel Macron se départir carrément de la ligne de François Hollande, qui répétait à l’envie que « Bachar est le problème, il ne peut faire partie de la solution ». Cela suffirait-il ? Depuis la prise de Mosul, les forces françaises se sont montrées bien discrètes, en serait-il de même dans la prochaine expédition sur Raka ?

Cette question se pose parce qu’au moment de l’intensification de la lutte contre le terrorisme international, Emmanuel s’est permis de couper près ou plus de 850 millions d’euros dans le budget militaire français. Il soutient devant le chef des armées de France qui protestait qu’il sait ce qu’il fait… La rencontre avec Angela Merkel n’a pas laissé tout filtrer. Macron devait montrer à la dame qu’il est prêt à limiter et à maintenir son déficit budgétaire à 3% de son PIB, pour ce faire, il taille. Le G5 du Sahel doit avoir des inquiétudes à se faire. Macron est assis sur le couvercle de la boîte de Pandore. Dans quel secteur va-t-il tailler sans faire sauter le couvercle ?

Avec des moyens limités, parler d’égal à égal avec ceux qui ne sont pas confrontés à l’étroit à des restrictions budgétaires est un peu trop prétentieux, non ? Quelle a été la retombée positive de cette visite touristique du couple Trump?

Moïse Sidibé