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Royaume-Uni : les alibis de la visite de Theresa May chez Emmanuel Macron sont-ils fallacieux ?

Même ceux qui tardent de se hasarder dans les anticipations politiques peuvent parvenir à une conclusion : entre le Brexit et le retour dans le giron de l’Europe, c’est désormais du fifty-fifty.

On ne sait pas ce qui se passe, mais depuis un certain temps, depuis que la Première ministre Theresa May a décidé d’accélérer le processus de sortie de l’Europe, les attaques terroristes se sont multipliées en Angleterre. Le dernier incendie d’origine douteuse, mais en est-il réellement, risque de montrer aux Britanniques encore eurosceptiques que l’union fait la force.

Si Theresa May choisit de venir en  France et non aux USA pour renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme sur Internet le jour du match amical France-Angleterre, désolé de constater que les coïncidences sont trop coïncidentes pour être fortuites et pour ne pas en parler. La « poupée de fer » était bien dans ses petits souliers de velours et Emmanuel Macron a laissé la porte de l’Europe entrebâillée, c’est-à-dire que tant que rien n’est fait, rien n’est fait, mais une fois le processus est en marche….

Même si May n’a pas encore chanter la palinodie de sa belle voix,  elle ne tardera pas à le faire, à moins de  démissionner pour faciliter au prochain Premier-ministre de renouer avec la vieille Europe sans perdre la face. Dessin au choix pour Chimène et Juliette.

Est-il nécessaire de rappeler que May doit son élection par sa virulence et sa pugnacité à tourner le dos à l’Europe plus que son prédécesseur, ce qui avait pu lui coûter son poste à Cameron et que elle, à son tour, pour trop vouloir un Brexit dur et rapide, vient d’essuyer un revers cinglant en perdant de ses plus belles plumes dans la majorité parlementaire et obligée de chercher une problématique coalition avec des petits partis qu’elle regardait en coin et de haut ? A ce qu’on peut apercevoir indistinctement au loin, l’orage ne tombera pas. La déculottée électorale est un signe qui ne trompe pas, il suffirait d’un rien pour que la rue s’insurge contre le Brexit. Et comme Theresa May tient à son poste, à moins qu’on se trompe, elle pourrait avaler la couleuvre jusqu’à la queue.

La porte n’est pas encore fermée. Il faut faire vite et bien la marche-arrière. L’interlocuteur privilégié est justement la République En Marche.

Moïse Sidibé

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