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Elections en Afrique de l’Ouest : La problématique en débat à Conakry

Un séminaire régional sur les leçons apprises des élections de 2015-2016 en Afrique de l’Ouest s’est ouvert ce mardi 25 juillet à Conakry. Cette rencontre est organisée par le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS) en partenariat avec la Division de l’assistance électorale des Nations unies (DAE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle vise à partager les expériences électorales qui se sont déroulées en Afrique de l’Ouest entre 2015 et 2016 et identifier les bonnes pratiques afin d’aider les pays de la sous-région à mieux se préparer pour l’organisation des prochaines échéances électorales.

Pendant deux jours, c’est-à-dire du 25 au 26 juillet, les quarante participants issus des commissions électorales des pays de la région, d’organisations régionales et internationales, d’organisations de la société civile et du système des Nations Unies vont discuter de la constitution de la liste électorale, du traitement des candidatures, du traitement des contentieux, du financement et de la sécurisation des opérations électorales, de la compilation et de la diffusion des résultats, entre autres.

Dans son intervention, Mme Liliane Alapini, ambassadrice de la CEDEAO en Guinée et représentant à cette rencontre le président de la commission de cette institution, a déclaré l’importance de la tenue d’un tel séminaire à cette période : «Les périodes électorales ne sont pas sans risques accrus, sans tensions par fois extrêmes ni passions exacerbées. Ce qui rend plus complexe la tâche des organes de gestion des élections. Il nous parait donc tout à fait opportun de tirer les leçons des processus électoraux dans la sous-région. En cela, me semble-t-il, la période choisie est des plus appropriées au vu de l’importance des activités électorales dans l’espace CEDAO au cours des années 2015 et 2016. »

Quant à Lionel Laurens, Directeur pays PNUD, il a indiqué que l’objectif de ce séminaire vise à partager et de capitaliser les diverses expériences électorales, en tenant compte des leçons apprises lors des différents processus électoraux qui se sont déroulés récemment dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest.

Pour Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), a fait savoir que « dans beaucoup de pays, le sens es responsabilités et la discipline démontrés par le personnel des commissions électorales ont été déterminants dans la bonne tenue des élections et l’aboutissement des processus. »

Le président Alpha Condé était représenté à la cérémonie d’ouverture de ce séminaire par le ministre d’Etat Secrétaire général à la présidence de la République, Kiridi Bangoura. Au cours de son intervention, il a demandé aux participants de se pencher beaucoup sur la souveraineté des pays de la région : « Souveraineté, durabilité, appropriation. Nous sommes tous d’accord là-dessus avec les Nations unies, et je vais commencer par la plus difficile : la souveraineté. La souveraineté d’une région n’est pas seulement un principe politique, ni juridique. C’est un principe aussi des possibilités et des possibilités. Donc je souhaiterais que dans ce séminaire qu’une attention soit accordée à la sécurisation des budgets électoraux. De plus en plus, nos techniciens sont à la hauteur. Je tiens à ce que nous nous penchions sur la souveraineté dans ses dimensions : politique, juridique et budgétaire. »

Kiridi Bangoura a aussi exprimé le besoin de la Guinée à être soutenue dans deux volets : « Je tiens aussi à ce qu’on encourage nos partenaires à continuer à poursuivre leur assistance aux systèmes électoraux dans nos pays pour deux raisons : l’élection ne se situe pas seulement dans le cycle programmatique de 30 jours, mais aussi dans la capacité que les partis politiques ont de jouer leur rôle dans le processus, dans la capacité de maintenir et de renforcer les citoyens d’exercer leurs droits. Et pour ces deux volets, nous avons besoin et nous continuons largement d’avoir besoin de la participation de nos partenaires. »