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À 340 $ au Canada, 180 $ aux USA, les frais du passeport guinéen, atteignent un record, jamais égalé

Cet été 2017, les frais à débourser pour obtenir un passeport biométrique guinéen, ont atteint, des seuils qui n’ont jamais été enregistrés auparavant. Et pourtant, ce n’est pas à un trafic de passeports que l’on assiste, mais bien, l’œuvre de missions officielles d’un pays, délivrant des services consulaires à ses citoyens, à l’étranger.

Aucun pays connu n’a à notre connaissance, imposé un tel tarif si élevé, à ses citoyens et cela, quelque soit l’endroit, où il est livré.

La délivrance de passeports aux Guinéens, vivant aux États-Unis et au Canada, vient donc de s’achever, avec l’étape de Montréal et de Québec. Et selon les membres des différentes associations de Guinéens, tout s’est bien passé, sans incident et à la satisfaction de tout le monde.

Répartie en plusieurs équipes de 5 à 7 personnes, la mission a posé ses valises à Washington et à Ottawa. Or, pour atteindre la communauté ciblée dans ces deux villes  et des territoires assez immenses ayant des fuseaux horaires différents, à des endroits, il faut se rendre à New York, Atlanta, Chicago, aller dans l’Ohio, l’Indiana, Montréal, Toronto, Calgary, Moncton, etc…

Se déplacer dans toutes ces différentes villes requiert une petite fortune pour les individus, mais représente des miettes pour un gouvernement qui a été capable, de débourser, la bagatelle de 200 millions de dollars cash, à une société malaisienne, pour fournir des passeports, à un si petit pays. À moins de 200 millions américains, on aurait presque pu construire un barrage hydroélectrique, de la taille de Kaleta, ou du moins financer les ¾ du projet, estiment les critiques.

Comme la plupart des Guinéens, les techniciens des passeports dépêchés en Amérique du Nord, ne sont ni de près, ni de loin associés, à cette corruption généralisée qui sévit en Guinée. Ils ne sont ni ceux qui empochent les recettes, ni ceux qui gèrent les ordres de mission. Ils ne sont que des exécutants pendant une période donnée.

Arrivés à Washington et à Ottawa, les agents de l’Etat disent d’emblée, ne pouvoir effectuer des déplacements, hors de ces deux villes, car selon eux, leur ministère, n’avait pas prévu de Per diem, de moyens logistiques et financiers.

Les associations de Guinéens sont immédiatement informées. Et pour ne pas qu’un scénario qui s’était produit durant une première mission en Europe, fasse son remake, – mission au cours de laquelle les agents étaient rentrés sans finir leur travail, -un partenariat gagnant – gagnant, allait être élaboré, entre les deux parties.

Dans ce deal, de nombreux Guinéens allaient économiser en temps et en argent sur le voyage, tandis que la mission allait bénéficier de la prise en charge par la communauté, tous frais compris. Une prise en charge que les hôtes avaient su hautement appréciés, selon les dires de ceux familiers avec le dossier.

Estimé à 140 dollars par jour par une de nos sources, le per diem offert par le gouvernement par personne supporte à peine, une chambre de Motel.

Durant l’étape de Washington, une salle avait été louée dans le Maryland voisin, pour servir les Guinéens vivant dans le DMV (Washington D.C, Maryland et Virginie). Là, il fallait payer simplement, les 150 $ US et 30 autres, pour les frais consulaires, soit un total de 180 $. À rappeler que ce même passeport est obtenu à 500,000 GNFà peu près 50 Euros ou moins de 60 $ US en Guinée.

New York abritant l’une des plus fortes communautés, a été l’étape suivante. Là, le bureau des Guinéens vivant dans le New Jersey, le Connecticut et la ville de New York, avait décidé de prendre en charge, tous les frais des agents en mission.

L’effet Trump est passé par là. Sur les 10.000 Guinéens qui vivent dans cette région, seulement près de 1000 se sont fait enregistrer durant les 3 semaines de mission, selon Abdoul Diallo, le président de l’Association guinéenne. Abdoul croit fermement que l’effet Donald Trump y est passé par là, car nombreux de ses compatriotes, ne se sentiraient pas à l’aise, de nos jours à divulguer leurs identités, numéros de téléphone, adresses, aux autorités guinéennes qui subissent des pressions américaines, pour rapatrier leurs ressortissants.

« La suspicion serait un facteur majeur, qui aurait pesé pour le peu d’intérêt manifesté par la vaste majorité de ces compatriotes », a affirmé notre interlocuteur. A peu près, 1400 personnes seulement, qui vont obtenir, le nouveau document de voyage qui est seulement confectionné, à Conakry, au retour, de la mission.

Enfin, on a dénoté très peu d’engouement lors de ces missions et peu de bousculades.

Aux États-Unis, tout comme au Canada, de nombreux Guinéens devenus binationaux, ont jugé nécessaire, de simplement, renoncer, au nouveau passeport, pas par manque de patriotisme, mais à cause de son prix exorbitant.

À Atlanta et à Indianapolis, les communautés guinéennes ont entièrement pris en charge, tous les frais liés au séjour et au bien-être, comme à New York. C’était la condition posée.

Dans les autres grandes villes non desservies, ceux qui voulaient le passeport, ont pris l’avion ou un autre moyen de locomotion pour venir vers la mission.

Au Canada, les choses ont tourné, un peu différemment.

À Ottawa la capitale fédérale du Canada, avec une faible communauté guinéenne, contrairement à Montréal, Moncton, ou Toronto,- la délégation a loué, une salle à près de 7000 dollars canadiens, selon une source, qui s’est confiée à nous ; mais n’avait pas les frais de mission, de 3 jours prévus pour Moncton, Calgary, Montréal et Québec. Il semblerait que le même montant avait été dégagé pour louer une salle à Washington, une information corroborée par une source diplomatique.

À Moncton où se trouve la plus forte communauté d’étudiants guinéens en Amérique du Nord, non boursiers de l’Etat guinéen, une salle gratuite, a été mise à la disposition des délégués, contrairement à Ottawa, où 7000 $ ont été déboursés. Là-aussi, peu d’engouement, car seulement moins de 50 étudiants se sont fait inscrire et les frais se sont répartis comme suit :
-200 $ pour les frais de passeport proprement dits ;
-100 dollars par étudiant pour le Per Diem des agents de l’État ;
-40 $ de frais consulaire, soit un total de 340 $ canadiens, à peu près 300 $ U.S.

À Calgary, ce sont 325 $ au total, qui ont été demandés aux requérants (85 $ pour le déplacement par personne). Mais c’était en commun accord avec les Guinéens désirant se faire enrôler.

Marly Caba Bah, la toute nouvelle présidente de l’AGC (association des Guinéens au Canada) croit détenir dans ses données de base une liste de 3000 Guinéens, pour le nombre de Guinéens au Canada. De ces 3000, quelques 600 personnes étaient inscrites au dernier vote pour la présidence de l’AGC, -vote qui a vu son élection.

Dans la réalité, ce chiffre serait nettement inférieur à la réalité.

A Montréal, la grande métropole francophone, située à moins de 2 heures d’Ottawa, et où réside une forte communauté guinéenne, c’est un calcul qui a été fait pour diviser le montant forfaitaire au nombre d’inscrits et à la fin, les deux parties sont tombées d’accord sur 30 $, qu’il fallait ajouter par personne, aux autres frais de 200 $ pour le passeport, 40 $ de frais consulaire, soit un total de 270 $. Ici, ce sont seulement 80 individus qui ont appliqué pour le passeport.

À Québec, la capitale de la province du Québec, Marly estime à 50 Guinéens, qui avaient manifesté le désir d’avoir le nouveau passeport et qui étaient venus. Les frais de déplacement étaient de 40 dollars, pour un grand total, de 280 $.

Dans la détermination des frais pour un passeport, n’avait-on pas inclus tous les autres frais, à 280 ou 200 $ ?

Et si tous ces frais étaient justifiés, alors quelle est la raison d’avoir une ambassade ? Est-ce que la délivrance des passeports ne figure pas entre autres parmi ses tâches ?

Aux États-Unis et au Canada, puisque c’est de ces deux pays dont il s’agit, les passeports américain et canadien coûtent 100 dollars et sont valables pour 10 ans (celui de la Guinée 5 ans). Contrairement à la Guinéen, les passeports de ces pays vous donnent accès à toute l’Union Européenne, à la Suisse, au reste de l’Europe, à l’Australie et à la Nouvelle -Zélande, etc.

Il est curieux de savoir pourquoi le prix du passeport a été si élevé pour les Guinéens de l’etranger alors qu’il est deux voire trois fois moins cher en Guinée ? Pourtant, tout le matériel pour procéder à l’enrolement vient de Conakry. Dès lors, aucune dépense ne justifierait le prix élevé du passeport à moins que ne veulent abuser des Guinéens  de l’an diaspora de façon fantaisiste, déplorent les observateurs.

Guinéenews© a voulu avoir la version de la mission, mais en vain. Au moment où nous publions cette dépêche, certains membres de la mission séjournaient toujours à Ottawa.

Mise en place du CNJG : Les textes en discussion à Mamou

Début longtemps on a constaté une prolifération d’associations et de réseaux d’association de jeunesse évoluant dans diverses activités et chacune de son coté. Malheureusement, ces associations et ces réseaux d’associations qui se créent et qui se développent se livrent à un combat de leadership ; chacune faisant prévaloir sa légalité et son éligibilité par rapport aux autres associations alors qu’en réalité, aucune d’entre elles ne peut prétendre dans dans les actes représentée l’unanimité des jeunes.

C’est dans ce conteste qu’une mission du ministère de la jeunesse a échangé avec les jeunes de Mamou ce mardi 6 juin sur le processus de mise en place du conseil national des jeunes de Guinée. Au programme, l’explication et l’appropriation des textes juridiques (statuts, règlement intérieur et critères d’éligibilité) du CNJG.

Devant la soixantaine de jeunes venus des différentes localités de la région administrative, Habib Diallo le représentant du ministre de la jeunesse a expliqué les articles des différents textes.

Il a été constaté dans la salle, que certains délégués n’ont jamais pris connaissance du contenu des textes déjà expédiés. D’autres participants ne répondent à aucune association. Mais Habib Diallo n’a pas hésité de rappeler tout le monde à l’ordre. « Peuvenr prendre part à ces assises des membres des organisations, groupements ou associations. On va les accepter parce qu’ils sont organisés, on va les accepter parce qu’ils sont dans les fourchettes d’âges et on va les accepter parce qu’ils font des programmes jeunes. Mais si ce n’est pas le cas, on ne peut pas continuer », indique-t-il.

Mais néanmoins, pour avancer, on est obligé de fermer l’œil tout en rappelant de se faire enregistrer au près des délégués sous préfectoral des jeunes.

Avec tout ce que le partenaire UNFPA a mis pour la réussite de ces rencontres d’appropriation de textes juridiques du CNJG, notre rédaction a constaté qu’aucun matériel (bloc note, stylo) n’a été mis à la disposition des participants.

Le Conseil national des jeunes de Guinée sera une structure nationale qui coordonne les activités des jeunes. Une plateforme d’expression, de consultation, de concertation, de coordination, de représentation et d’action, régie par des dispositions législatives et réglementaires en vigueur en République de Guinée.

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