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Arts & Culture

Conakry : Le ministre Bantama Sow décline ses perspectives pour 2018

Au cours de la présentation des acquis de 90 jours à la tête du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique, Bantama Sow a projeté les chantiers à réaliser avec son équipe durant l’année 2018. Tel est le constat fait par Guinéenews© ce lundi 11 décembre à Conakry.

Au titre des perspectives, il entend vulgariser la politique nationale de la culture, des textes de loi sur la valorisation des richesses des minorités culturelles mais aussi, la réalisation d’une exposition photos des sites touristiques.

Ensuite, il a rassuré que son département organisera le concours littéraire doté du « Prix du Président Alpha Condé » et qu’il fera la promotion des téléfilms ainsi que du cinéma guinéen.

Quant à la prochaine édition du festival national des arts et de la culture (FENAC 2018), le ministre Sow a indiqué que des majorations seront effectuées au niveau des primes. « Pour l’édition de 2018, l’enveloppe réservée à la première place sera de 400 millions GNF au lieu de 200 millions GNF », laissera-t-il entendre.

Sagissant du football au niveau local, les acteurs peuvent dorimir sur leurs oreillers car aux dires de Bantama, « des subventions seront octroyées à toutes les fédérations de football ».

2018 sera une année de soulagement pour la caisse du ministère en charge des sports et de la culture car selon Bantama Sow, un espace a été trouvé au quartier Koloma et Conakry enregistrera le lancement du siège du département ministériel qui changera de statut de locataire pour devenir propriétaire des lieux.

« La ville de Kankan bénéficiera de la construction d’un centre culturel multimédias pour l’étude de la « Mamaya » et à ce titre, un monument de la Mamaya sera érigé à Chériflah (Kankan) et la pose de la première pierre du village de la Mamaya aura lieu en 2018 », ajoutera-t-il.

Dans le même sillage, Bantama a annoncé la rénovation du palais du peuple avec le partenariat sino-guinéen, la construction du palais de la culture et de la jeunesse, la construction du stade Kabinet Kouyaté de Matoto, le palais des sports à Nongo, la construction du stade préfectoral de Mamou et une gestion commune des maisons de jeunesse.

Et pour finir, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a rassuré de son engagement à instituer le trophée du Président, une compétition sportive que son département va gérer. Et aussi, la réalisation de sa promesse de mettre en place des sous bassements en nommant des inspecteurs régionaux, des directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

De bonnes intentions qui selon bon nombre d’observateurs, peuvent redonner un second souffle aux secteurs sportifs et culturels qui souffrent du manque d’infrastructures si les actes suivent le discours bien entendu.

Chronique-fiction : Comédie-Show du ministre K², Mamane et Gohou au Parlement du rire

Votre quotidien électronique Guinéenews© continue à plonger ses lecteurs dans le thriller de la politique- fiction. Dans ce numéro, le chroniqueur de RFI, Mamane, reçoit au parlement du rire, le ministre de l’éducation, Ibrahima Kalil Konaté dit K² pour la présentation de son budget sectoriel pour l’exercice 2018. Une vraie comédie-show avec les honorables Michel Gohou et Digbeu Cravate.

Mamane : qui peut nous raconter des blagues avant l’arrivée de notre invité ? Oui honorable Gohou !

Gohou Michel : monsieur le président, quand vous êtes avec Kassory Fofana, Kerfalla Kanté, Kerfalla Camara KPC, Ousmane Kaba et Kalil Konaté K², votre beau vous demande de lire un nombre à dix chiffres, et vous avez cinq essais possibles, honnêtement, bien qu’il y ait K dans chacun des noms, vous allez laisser qui, si vous ne voulez pas l’humiliation ?

Mamane : sincèrement, j’ignore qui laisser. Mais trouvez une autre blague, honorable Gohou…

Gohou Michel : vous gagnez au PMU et l’huissier vous dit que vous aurez votre argent mais à condition que le ministre Kalil Konaté K² lise correctement le chiffre affiché sur l’écran !

Mamane : tu nous tues de rire, honorable Gohou. Changeons de sujet, allons aux choses sérieuses !

K au Carré : bonjour, honorables députés ! Très ravi d’être au parlement du rire

Mamane : bonjour monsieur le ministre de l’éducation nationale du Gondwana !

Gohou Michel : bonjour monsieur le mathématicien, que dis-je, monsieur le ministre

K au Carré : bonjour mes honorables députés. Ça arrive, c’est un lapsus, honorable Gohou !

Mamane : bienvenue au parlement du rire. Nous rappelons que vous êtes le fils préféré de président- fondateur, le successeur d’Alexandre Grothendieck, le plus grand mathématicien du 20e siècle. Vous êtes celui qui a réussi à bouleverser les mathématiques par votre façon de lire les chiffres. Aujourd’hui, vous êtes la risée de la toile et notre invité- vedette.

K au Carré : merci pour les compliments. Après le satisfecit me consacrant comme le meilleur ministre de l’année, me voilà invité au parlement du rire. C’est la preuve qu’on tue les élites en Guinée.

Mamane : c’est vous la crème de l’élite, monsieur le ministre

Digbeu Cravate : n’en déplaise aux jaloux, notre ministre est la crème de la crème de l’élite en Guinée

Gohou Michel : est-ce que tu ne rêves pas les yeux ouverts, honorable Digbeu. C’est lui qui vous appelez élite. Pô, pô, pô, pô, la Guinée est morte. la Guinée est foutue, la Guinée est enterrée.

Mamane : doucement, honorable Gohou, on est au parlement du rire.

Gohou Michel : laissez-moi rire, monsieur le président, vous avez omis de mentionner dans votre présentation qu’au moment où l’honorable Ousmane Gaoual Diallo faisait le collège Yimbaya, K² était gardien, il empêchait les moutons de rentrer dans les classes.

K au Carré : un peu de respect, honorable Gohou, je suis un ministre de la république quand même !

Mamane : honorable Gohou, vous n’avez pas droit à la parole. Monsieur le ministre, je me plie à quatre pour vous présenter mes excuses. Mais ici, c’est le parlement du rire, il faut faire avec.

K au Carré : bonjour honorable Gohou, bonjour honorable Digbeu, mais vous ne portez pas de cravate

Gohou Michel : il a fait du copier-coller à Diallo Cravate, monsieur le ministre, sans payer le droit d’auteur. Il serait bien de remonter cette info à votre homologue de la culture, Bantama Sow

Mamane : silence dans la salle, je veux entendre les mouches voler

Michel Gohou : monsieur le ministre, avant d’écouter votre présentation, je vous pose une question toute bête. Si vous ne savez pas lire les chiffres, qui vous a poussés à vous appeler K² ? Etes-vous bourreau des équations mathématiques ou spécialiste des théorèmes de Pythagore ?

K au Carré : ni l’un, ni l’autre, honorable Gohou.

Digbeu Cravate : alors, pourquoi K au Carré ?

K au Carré : K au Carré, ce sont les deux initiales de mon nom 

Mamane : pour votre gouverne, honorable Gohou, notre ministre s’appelle Ibrahima Kalil Konaté.

Gohou Michel : Kalil Konaté ou KxK= K², j’ai trouvé, j’ai trouvé (Il court dans la salle du parlement du rire en levant ses bras, signe de victoire). Je suis le plus grand mathématicien de la terre. Je viens de battre la dernière race de mathématicien sur terre. Qui ose se comparer à moi, je vais le gifler, je vais l’engager. Tais-toi, Digbeu là- bas !

Mamane : silence Gohou, on n’est pas dans une salle de Karaté. Je veux entendre les mouches voler

Michel Gohou : monsieur le ministre, savez-vous que je peux porter plainte contre vous ?

K au Carré : comment ça, honorable Gohou ?

Gonhou Michel : vous insultez la mémoire de Pythagore, vous profanez les équations mathématiques.

K au Carré : où allez-vous déposer votre plainte-là ?

Michel Gohou : mais à la justice ?

K au Carré : vous perdez votre temps, Me Cheick Sako c’est mon collègue de la justice.

Mamane : ah oui, je vous avais prévenu. Au Gondwana, l’État, la justice, la prison, c’est président- fondateur !

Digbeu Cravate : bien fait pour toi, Honorable Gohou, tu vas la boucler désormais

Mamane : monsieur K², nous vous écoutons pour la présentation de votre budget sectoriel

K au Carré : Le présent budget qui vous est soumis s’élève à…mille…à 1 133…C’est un enseignant qui parle. Je ne suis pas affronté aux montants….Donc, le budget s’élève à 1 134… à un million 133 milliards 945 mille 745 mille. Monsieur Fodé Oussou ne me dira pas le contraire… (Il reprend) Mille milliards 476…1 400….. 1 476 milliards 729 millions 872 millions répartis comme suit…

Mamane : avez-vous compris quelque chose, honorables députés ?

Gohou Michel : personnellement, je n’ai rien compris. Il va du coq à l’âne !

Kalil au Carré : je suis un enseignant, je ne suis pas affronté aux montants

Gohou Michel (il rit aux éclats) : monsieur le président du parlement du rire, si un ministre est incapable de lire son budget, est-ce qu’on est obligé, nous honorables députés, de voter son budget ?

Mamane : une pertinente question, honorable Gohou

K au Carré : monsieur le parlement, ne l’écoutez pas, c’est un député de l’opposition. Il ne sait que saboter

Digbeu Cravate : je rappelle que notre ministre a un bilan élogieux. En dix mois, il a supprimé les notes du Bac et restitué 31 milliards sur les 80 milliards mis à sa disposition pour organiser les examens scolaires nationaux de fin d’année. Jamais un ministre ne l’avait fait.

Mamane : qu’est-ce qui vous fait rire, honorable Gohou ?

Michel Gohou : monsieur le président du parlement, si notre ministre a eu l’exploit, comme on le dit, de retourner 31 milliards au trésor, c’est parce qu’il ne sait pas compter. Et il vient de le prouver.

Kalil Konaté : ne l’écoutez pas, monsieur le président du parlement, il est conditionné par mon prédécesseur

Gohou Michel : monsieur le président, nous vous demandons, très humblement, d’écrire au président-fondateur de limoger son ministre de l’éducation nationale. Il peut le placer où il veut. Cela relève  de sa discrétion. Mais de grâce, qu’il l’enlève à la tête de l’éducation nationale.

Digbeu Cravate : n’écoutez pas, honorable Gohou, c’est un aigris !

Gohou Michel : si vous permettez, je peux donner mes raisons, monsieur le président du parlement. Je profit de l’opportunité que vous m’offrez pour lancer un appel au président- fondateur.

Mamane : je vous écoute, honorable Gohou. Vous avez trois minutes, pas plus.

Gohou Michel : aujourd’hui, par sa bourde, K au Carré s’est discrédité. De sorte qu’il ne peut plus parler aux parents d’élèves, aux enseignants, aux mathématiciens, au syndicat, aux élèves.

Digbeu Cravate : jusqu’à preuve de contraire, il reste le ministre de l’éducation, que tu l’aimes ou pas.

Mamane : Honorable Digbeu, vous n’avez pas la parole, honorable Gohou, on vous écoute !

Gohou Michel : je prends le cas des élèves. Supposons que les candidats fassent des résultats catastrophiques au prochain Bac. S’ils occupent la rue le lendemain, est-ce que K au Carré peut-il brocher un mot ?

Digbeu Cravate : mais pourquoi pas ? C’est après tout, le chef de département !

Gohou Michel : je parie qu’il n’oserait pas parler

Digbeu Cravate : pourquoi, selon ton avis ?

Gohou Michel : mais il échouerait aux examens à la place des élèves, surtout si le sujet portait sur la lecture des chiffres.

Digbeu Cravate : pour les bourdes à l’oral, K au Carré n’est ni le premier, ni le dernier. Je vous raconte une anedocte. Avant lui, un président avait dit sur les ondes de la télévision nationale : huit kilogrammes tonnes d’or

Gohou Michel : tu veux me perturber, honorable Digbeu, mais je suis imperturbable. On va se respecter un peu dans la salle. Tu ne peux pas comparer Dadis, un militaire, à K au Carré, un enseignant.

Digbeu Cravate : c’est pour te dire que la bourde de Dadis est plus grave que celle de K au Carré.

Michel Gohou : Je disais donc, monsieur le président du parlement, je disais donc que si les candidats protestaient demain, un ministre, incapable de lire les chiffre, ne pourrait rien dire aux élèves.

Ali Nabé : désolé monsieur le président, même s’il faut massacrer, mais il faut restaurer l’autorité de l’État

Mamane : vos propos sont très graves, honorable Nabé. Honorable Gaou, il vous reste 45 secondes

Gohou Michel : monsieur le président, je m’appelle Gohou, pas Gaou

Mamane : Gohou, Gaou, c’est compliqué ces noms, toutes mes excuses, continuez donc !

Gohou Michel : en l’absence de président-fondateur, K² disait que la grève du syndicat était sauvage, que son initiateur, Aboubacar Soumah, était un rebelle, qu’il ne négocierait pas avec lui. Parfois, il disait aussi qu’il était ouvert au dialogue mais que Soumah était introuvable.

Mamane : et après…?

Gohou Michel : il a fallu la médiation des religieux pour obtenir la suspension de la grève pour deux mois. Cela veut dire que K² n’est plus crédible aux yeux de ses ex camarades du syndicat. Et si deux mois après, le syndicat reprend la grève, K au Carré ne pourra plus s’adresser au syndicat ?

Mamane : Le bureau exécutif du parlement du rire va examiner votre proposition de loi.

K au Carré : nous attendons la mouture pour y apporter notre dernier mot.

Gohou Michel : c’est le même K² qui avait fait partir Ibrahima Kourouma. Il disait que lui, ministre, il n’y aurait jamais de grève en Guinée. Aujourd’hui, Kourouma doit être aux anges. Il doit rire sous cape.

Digbeu Cravate : n’écoutez pas, honorable Gohou, dans ses délires.

K au Carré ! merci de votre soutien, honorable Digbeu !

Michel Gohou : peux-tu nous expliquer pourquoi ton ministre a été incapable de lire son budget ?

Digbeu Cravate : monsieur le président du parlement, si notre ministre de l’éducation nationale n’a pas pu lire son budget sectoriel, c’est par respect à une tradition du prophète, paix et salut à lui.

Michel Gohou : pô, pô, pô, pô, mais toi-là, tu mens. Comment ça, est-ce possible ?

Mamane : écoutez-le, honorable Gohou

Digbeu Cravate : en 610, le prophète Mohamed, paix et salut à lui, s’isola dans une caverne proche de la Mecque, sur le mont Hira. Soudain, l’ange Gabriel surgit et lui demanda de lire. Il répondit : “Je ne sais pas lire ». L’ange le prit dans ses bras et le serra fort. Il le laissa ensuite, lui demanda encore une fois de lire. Mohamed répondit: “Je ne sais pas lire”. Il lui serra encore plus fort, puis lui demanda de lire encore une fois. Il répondit qu’il ne savait pas lire. Il lui prit dans ses bras pour la troisième fois et l’ayant serré encore plus fort qu’avant, le lâcha et dit : « lis ». Et il put lire enfin.

Gohou Michel : pô, pô, pô, pô, monsieur le président, mais Digbeu sait racoler. Nous sommes en 2017, soit 1407 ans après. On n’est pas dans une caverne noire mais dans une salle éclairée par Kaleta. Notre ministre n’observe ni la grève du syndicat, ni étreint par l’ange Aboubacar Soumah. C’est lui qui a voulu lire plus fort que tout le monde son budget. Mais en pleine lecture, au lieu de dire qu’il ne sait pas lire comme le prophète Mohamed, paix et salut à lui, il a tout mélangé. Pauvre professeur, qui créa un si mauvais élève.

Mamane : la séance est levée, que Dieu sauve votre poste, monsieur le ministre.

Michel Gohou : aujourd’hui, vous êtes la risée des réseaux sociaux. Votre cas n’est pas national mais sous-régional. Les béninois se moquent de vous, les ivoiriens, les maliens…. A votre place, j’aurais démissionné.

Digbeu Cravate : la démission n’est pas guinéenne, monsieur le ministre. 

K au Carré : tu as parfaitement raison, honorable Digbeu, si je quitte, après moi, c’est le déluge.


Note de l’auteur : Seuls les personnages sont vrais (Photos crédit). L’entretien est pure fiction et les propos n’engagent nullement leur auteur. Nous osons croire que les lecteurs comprendront le sens de notre inspiration et les autorités nous épargnerons des poursuites judiciaires.

 

 

Gouvernance : Bantama Sow présente son bilan des 100 jours

Sanoussy Bantama Sow ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, était devant la presse ce lundi 11 décembre. Objectif, présenter les résultats de son département après cent (100) jours de gestion, a constaté sur place Guinéenews©.

A l’entame, il a d’abord dressé le bilan du secteur de la culture. Et sur ce, Bantama Sow n’a pas manqué de se féliciter d’avoir été à la base de deux décrets dont l’un porte sur la création du fonds d’aide à la culture et le second pour le sport.

Ensuite, il a signifié qu’avec ses efforts, le budget du département est passé de 168 milliards GNF à 202 milliards lords de son récent passage à l’assemblée nationale. Et qu’un autre décret pour soutenir les vieux jours de certaines gloires qui ont marqué la Guinée, serait sur le point d’être signé par le Président.

« Un ministère sans politique nationale, est un bateau qui navigue sans boussole », s’est exprimé Bantama pour rappeler l’importance de la validation de la nouvelle politique nationale.

Poursuivant, l’homme fort du département en charge de la culture a notifié la poursuite de l’opération d’inventaire général des sites historiques et celui des chants ainsi que des rythmes de Guinée. A ce titre, le ministre Sow a annoncé l’érection de la résidence actuelle du préfet de Kérouané en musée, la construction d’un abris pour le « Sosso balla » et une maison pour son gardien et aussi d’un site « Samory » à Bissandougou dans Kérouané.

Parlant des actes posés pour ramener le livre dans la vie du Guinéen, Bantama Sow a fait savoir sa volonté d’équiper complètement la bibliothèque nationale et celle du Pr Djibril Tamsir Niane.

La tenue de la quinzaine artistique et du festival national des arts et de la culture, sont des acquis de son département et il a rendu hommage à l’équipe de son département. Dans cette même lancée, Bantama a projeté la nomination prochaine des inspecteurs régionaux de la culture et du sport ainsi que les directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

Le second volet de la communication du premier responsable du département des sports a porté sur les réformes dans le secteur du sport. Et à ce titre, il s’est félicité de la réussite des jeux du Fouta et du lancement prochain des terrains de proximité dans Conakry et un autre à Kankan.

Parlant de l’équipe nationale de football, Bantama Sow s’est montré prudent quant au sort du sélectionneur Lappé Bangoura. Tout de même, il a souligné qu’une réunion est prévue pour décider de la continuité ou de la résiliation du contrat du sélectionneur de l’équipe de football.

Au cours de cette rencontre, il a tenté de faire comprendre qu’il y a une différence entre l’homme politique du bureau national du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) et le ministre qu’il est. Tout de même, la première personnalité n’a pas cédé la place au second car parfois, des pics à l’endroit de l’opposition guinéenne se faisaient entendre.

Pour clore, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a signalé les difficultés rencontrées et qui en ses propres termes, apparaissaient à chaque fois pour le manque de moyen de réaliser certaines priorités.

Nous y reviendrons.

Culture : l’Harmattan-Guinée présente un livre sur l’histoire du cinéma guinéen

L’histoire du cinéma en Guinée depuis 1958. C’est le titre d’un ouvrage présenté à l’opinion publique ce week-end par la maison d’éditions L’Harmattan-Guinée, à Conakry. L’œuvre est de Jeanne Cousin, qui fait une ébauche sur le cinéma guinéen depuis le lendemain de l’accession du pays à l’indépendance le 2 octobre 1958.

Par ce travail, l’auteure qui n’est pas une cinéaste, mais une cinéphile mordue des salles de cinéma, rend hommage aux cinéastes de la première République qui ont tendance à être mis dans les oubliettes aujourd’hui, et incite par la même occasion les jeunes à opter pour le septième art et à poursuivre le travail.

Durant la première République, le septième art, qu’est le cinéma, a occupé une place privilégiée dans la culture guinéenne, avant de connaitre une descente aux enfers durant les régimes qui ont suivi. Le site historique du Syli Cinéma (actuel Centre culturel franco-guinéen) a été cédé à la France sous la deuxième République. A l’opposé, l’unique cinéma d’Etat, le Cinéma Liberté, fait désormais office de boite de nuit, sous l’appellation de MLS Lounge Bar. Aussi, des salles de cinéma ont été fermées pour être érigées en maisons de culte. La mosquée de la cité CBK à Simbaya en est une parfaite illustration.

Vidéo – Musique : Degg J Force 3 livre son septième clip « Kouyé »

Sorti le 16 avril dernier sur l’esplanade du palais du peuple, l’album « Dynastie » du groupe Degg J Force 3 continue son ascension. En effet, la septième vidéo intitulée « Kouyé », est sortie le samedi 9 décembre dernier pour le bonheur des fans.

Dans ce somptueux clip, l’on retrouve Moussa et Ablaye M’Baye dans les délires de l’enfance. Une expression audio-visuelle d’une nostalgie qui anime toute personne.

Interrogés les deux frères nous ont confiés : « Ce clip est un cadeau que nous offrons à l’enfant qui vit en chaque être humain mais aussi, c’est un moyen pour nous d’inviter les consciences à déstresser en dansant à l’ancienne ».

Réalisée par la maison Nette Royale, « Kouyé » qui veut dire en français « cache-cache », vient confirmer la maturité de ce duo qui a toujours séduit par les clips de l’album « Dynastie ». Notamment « Gnakry kingdom », Guinea love », Akolon », et bien d’autres.

Vidéo – Musique : Degg J Force 3 livre son septième clip « Kouyé »

Sorti le 16 avril dernier sur l’esplanade du palais du peuple, l’album « Dynastie » du groupe Degg J Force 3 continue son ascension. En effet, la septième vidéo intitulée « Kouyé », est sortie le samedi 9 décembre dernier pour le bonheur des fans.

Dans ce somptueux clip, l’on retrouve Moussa et Ablaye M’Baye dans les délires de l’enfance. Une expression audio-visuelle d’une nostalgie qui anime toute personne.

Interrogés les deux frères nous ont confiés : « Ce clip est un cadeau que nous offrons à l’enfant qui vit en chaque être humain mais aussi, c’est un moyen pour nous d’inviter les consciences à déstresser en dansant à l’ancienne ».

Réalisée par la maison Nette Royale, « Kouyé » qui veut dire en français « cache-cache », vient confirmer la maturité de ce duo qui a toujours séduit par les clips de l’album « Dynastie ». Notamment « Gnakry kingdom », Guinea love », Akolon », et bien d’autres.

Guinée – Musique : Les sorties de la semaine !

Dans le but de promouvoir la musique guinéenne sur toutes ses formes et pour faire profiter nos lecteurs du talent guinéen, votre quotidien électronique Guinéenews© vous fera une revue musicale des sorties audiovisuelles de la semaine.

Pour cette première édition, des têtes d’affiche comme Oudy 1er, Azaya, Nakany Kanté et Tiranké Sidimé, Minoss, ont livré des morceaux à vous couper le souffle. Et aussi, des annonces d’albums faites par Dija du groupe NGM et Aly Baba qui vous livreront bientôt leurs albums. Des talents comme Papsher et Barry VIII aussi ont fait leur entrée pour prouver que le talent n’est pas fonction de l’âge.

1-      « Je suis désolé », est la nouvelle tuerie du premier Dj Mannequin Oudy 1er. Dans cette vidéo dont la qualité prouve la maturité de l’artiste, Oudy invite sa bien aimée à lui donner une seconde chance pour lui faire oublier ses erreurs. Une bagatelle de 15.000 euros aurait été financée pour avoir ce bijou.

2- Azaya met la barre haute avec le titre « le messi ». Dans ce tube, le chanteur pointe du doigt les envieux et les personnes qui médisent.

3-       La chanteuse guinéenne Nakany Kanté chante l’amour dans une collaboration musicale avec Azaya. Ce duo exprime la profondeur du sentiment après que le cœur soit atteint par les flèches de Cupidon.

4- La diva Tiranké Sidimé revient avec force à travers deux clips. Le premier « wakhonma »  est une invite faite à l’élu de son cœur. Et pour tenir ses fans en haleine, l’auteure de « Mackalé » enfonce le clou avec un deuxième clip intitulé « Yirini ». Des signatures qui sont du goût du public guinéen.

5- Minoss est un jeune artiste qui depuis quelques mois, fait la fierté de la musique urbaine guinéenne avec la diffusion de ses clips sur des chaines musicales internationales. Pour son deuxième geste, il a livré le clip « Nana dounké », un titre qui parle d’une fille qui attire tout homme par ses démarches et par son charme.

6- « Mbognè » est le premier geste musical de Dija membre du groupe de rap féminin « NGM ». dans cette vidéo, l’on retrouve la rappeuse séduire l’homme qui fait battre son cœur et elle dévoile quelques hauts et bas de toute relation amoureuse.

7- Du reggae dans la sélection nous est offert par Aly Baba dans son titre « nayanbingui ». Le jeune artiste qui a déjà fait ses preuves et dont l’album est attendu pour le mois de décembre promeut le rythme jamaïcain et soutient que la musique adoucit les mœurs.

8- « Yambané » est le premier titre que le jeune talent Papsher nous offre. Dans ce titre, l’artiste rappelle que la réussite est enfantée par des efforts consentis pour réaliser ses rêves. Du r&b pour encourager le travail et l’excellence.

9- De l’afro trap et oui, c’est le cadeau que Barry VIII vient offrir à ses fans et aux mélomanes avec le morceau « problème de selfi ». L’artiste dénonce la dépendance des jeunes aux smartphones et plus précisément des selfies (photos d’en face) et qui foisonnent sur les réseaux sociaux.

Spectacle : le groupe « Révolution » en Guinée pour les 20 ans de Magic Système

« C’est un honneur d’être là pour les 20 an d’un mythique groupe…»

Le groupe ivoirien « Révolution » auteur du tube « je ne bois plus », a déposé ses valises à Conakry le mercredi 15 novembre dans le cadre du concert anniversaire de Magic Système, a constaté sur place Guinéenews©.

Promethé et ses acolytes, sourire aux lèvres, ont exprimé leur bonheur d’être invité pour fêtés 20 ans de carrière. « Ça nous fait plaisir, c’est un honneur d’être là pour les 20 an d’un mythique groupe », ont-ils affirmé.

Poursuivant, le leader vocal du groupe a fait savoir toute la joie de découvrir la Guinée pour la première fois. « C’est un pays de plus dans notre parcours mais c’est un pays qui compte beaucoup pour nous. La Guinée est un pays où il y a assez de joies, c’est comme en Côte d’Ivoire », ajoutera-t-il.

Pour finir, le groupe détenteur du prix du meilleur groupe africain et meilleur artiste au de l’Afrique de l’ouest a indiqué que le groupe Magic Système est l’exemple typique du groupe Révolution. « Nous sommes quatre comme eux et nous souhaitons le rester jusqu’à nos 20 ans de carrière et déjà en 2018, nous aurons 10 ans », souhaitera-t-il.

Le groupe Magic Système attendu à Conakry dans la nuit du jeudi 16 novembre, livrera deux concerts géants dans la capitale guinéenne le 18 novembre dans un réceptif hôtelier de la place et le 19 sur l’esplanade du palais de peuple de Conakry.

Quinzaine artistique: plus de 200 artistes en compétition à Kindia

Plus de 200 artistes en provenance des préfectures de Coyah, Forécariah, Telémélé, Dubréka seront à Kindia pour participer à la compétition de la quinzaine artistique régionale qui se tiendra du 15 au 19 novembre 2017.

Cette manifestation culturelle initiée par le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine Historique, regroupera l’ensemble des troupes artistiques des préfectures des huit régions administratives du pays. Elle permettra, selon les organisateurs, de détecter les meilleurs artistes pour une phase finale prévue à Conakry début décembre. Durant quatre jours donc la ville de Kindia va vibrer au rythme des troupes artistiques. Participeront à la quinzaine, les disciplines telles que la poésie, le folklore, le chœur, le théâtre, les percussions, les musiques traditionnelles, l’ensemble instrumental, l’orchestre, la musique moderne et le ballet.

Concernant les dispositions prises pour la réussite de l’évènement, l’inspecteur régional de la culture, M. Souleymane Conté rassure : «  Toutes les dispositions urgentes sont prises pour la bonne marche de cette activité artistique, il est vrai que la maison des jeunes ne présente pas aujourd’hui un bon visage, mais on n’a pas le choix. C’est le seul lieu qui pourra abriter ces genres d’évènements. La culture est la vitrine d’une nation, elle doit donc être revalorisée, réhabilitée, parce que ça fait plus d’une trentaine années que notre pays n’avait connu ces genres d’évènements ».

Pour les nostalgiques, cette quinzaine est la bienvenue. Elle permet, selon eux, de valoriser la culture. « Vu l’état de dégradation de la culture guinéenne, il est important qu’on recommence la quinzaine artistique et le festival national comme de par le passé afin de restaurer la culture guinéenne. » Soutiendra Cdt Amadou Kouyaté.

Quant à Oumar Kallo un autre nostalgique, la culture guinéenne a perdu sa valeur «  Aujourd’hui la culture guinéenne est très influencé donc si rien n’est fait pour la restauré, 10 ans après elle va disparaitre. Il faut que nos hommes de culture se lève en créant des initiatives dans ce sens chose qui pourra sauver notre culture. Le premier régime a beaucoup fait mais c’est à partir de 1984 que tout a été bafoué et malheureux pour la guinée qui était considéré comme la plaque tournante de la culture africaine est abandonnée en elle-même ».

Il faut souligner que chaque préfecture participante présentera une seule troupe artistique avec les différentes disciplines. Celles qui seront retenues iront participer au grand festival national qui se tiendra à Conakry le mois prochain.

Bissandougou/Kérouané: l’ancienne forteresse de Samory Touré en danger !

La Guinée, en plus de la diversité de ses ressources du sol et du sous-sol, regorge de nombreux sites historiques disséminés à travers le pays. Mais à cause d’un manque criard d’initiatives et de volonté politique, dit-on, la quasi-totalité de ces sites sont abandonnés et sont aujourd’hui dangereusement menacés de disparition.

C’est la triste réalité que connaît la forteresse de Bissandougou, cette ville historique qui a servi de capitale à l’empereur du Wassoulou, Almamy Samory Touré. Situé à l’extérieur du village, le site tend dangereusement vers une disparition irrémédiable, si rien n’est urgemment entrepris pour sauver ce patrimoine historique.

 En tout cas à notre passage, il y a quelques jours, les lieux étaient littéralement envahis par des gros arbres, d’arbustes et d’herbes. D’ailleurs, il a fallu les bons offices du président de district de Bissandougou, Moriba Konaté, qui nous a servi de guidé pour pouvoir repérer les traces du vestibule, du puits et des cases dont celle de Sarankén, l’épouse de l’Almamy Samory. Au milieu de ce buisson sauvage, est plantée un plaque avec la ‘’zone réservée, patrimoine national’’.

 

 

 

 

Selon Moriba Konaté, hormis la contribution de la jeunesse en termes d’assainissement des lieux en saison sèche, aucune autorité, à quel que niveau que ce soit, ne s’y intéresserait. D’où son appel à l’endroit de celle-ci afin de réhabiliter ce patrimoine historique qui pourrait être bénéfique aussi bien pour l’Etat que pour la communauté de Bissandougou.

« Le gouvernement doit pouvoir valoriser ces lieux hautement historiques où a vécu l’un des plus grands héros de la lutte anti coloniale Française. Cela pourrait favoriser l’arrivée des touristes qui pourrait constituer une véritable bouffée financière non seulement pour nous mais aussi pour le gouvernement », a déclaré Moriba Konaté.

En attendant, la citadelle de l’Almamy Samory Touré disparait à petit feu sous le regard impuissant des habitants de Bissandougou.

Rappelons enfin que le district de Bissandougou relève de la Sous-préfecture de Tintioulén, à une cinquantaine de Kilomètres du centre-ville de Kankan sur la route de Kérouané.

 

Musique : La rappeuse Keyla-K signe sous un label américain

Kadiatou Conté connue sous le sobriquet Keyla-K est une rappeuse guinéenne au flow percutant et qui s’est faite respectée dans le milieu, par son rap au féminin. Ce lundi 30 octobre à Conakry, sa carrière musicale a pris une nouvelle tournure par la signature d’un contrat de co-production avec la maison de production MDMA (Make Dreams Manifest), a constaté sur place Guinéenews©.

Pour un montant de 100 millions de francs guinéens, le contrat de co-production paraphé par l’artiste, Daladji Smith PDG de la structure MDMA Production et de Mohamed Conaté manager de l’artiste, s’étendra sur quatre années avec pour option la réalisation de deux albums chaque deux ans.

Pour le co-producteur des futures oeuvres audio-visuelles de Keyla-K, le choix porté sur le visage du rap féminin guinéen n’est pas fortuit. « Nous avons choisi et signé l’artiste Keyla-K parce qu’elle a du flow, le feeling est là et il faut juste valoriser tout le potentiel qu’elle a par un encadrement professionnel à long terme », s’est expliqué Daladji Smith.

« C’est plus qu’un sentiment de joie et de fierté qui m’anime en signant ce contrat car je vais enfin pouvoir faire une musique qui sera compétitive sur la scène internationale. La tâche sera de taille mais avec la détermination, les objectifs seront atteints », a déclaré la rappeuse Keyla-K.

Pour son manager Mohamed Conté, cette signature est le résultat de plusieurs années d’efforts pour la valorisation du talent de !keyla-K mais aussi, elle permettra au monde entier de comprendre que le rap du 224 a un porte flambeau.

A rappeler que MDMA est la maison de production qui a récemment signé le rappeur Albert Keckson. En plus de Keyla-K, Dream Boy est le troisième rappeur qui a fait son entrée dans l’écurie.

Livre: Hawa Kaporo fait le bonheur des enfants de Coyah et Dubréka avec sa BD ‘’Les Aventures de Sékou’’

 “Les aventures du Sékou” est une bande dessinée destinée aux enfants dont l’auteure est Hawa Kaporo Soumah, une écrivaine guinéenne, résidente aux États-Unis. Dans la journée du vendredi 20 octobre, des écoles primaires des préfectures de Coyah et de Dubréka ont reçu un don de cet ouvrage qui va sans doute procurer d’immense bonheur aux tout-petits, a constaté sur place Guinéenews.

Coyah-centre, Ben Sékou, Manéah-centre et Friguiyadi-Plateau, sont les quatre écoles primaires dont les vingt premiers ont été les bénéficiaires de cette donation. Le geste vise à donner aux enfants de 3 à 8 ans, l’amour de la lecture et d’en faire chez eux une culture.

Pour Hawa Kaporo qui est une habituée des livres pour enfants, il fallait cette fois-ci lier les mots aux images avec des couleurs afin d’apporter plus de goût à la lecture. C’est pourquoi dans cette première édition des aventures de Sékou qui a pour titre “Sékou va à l’école”, elle a choisi de rassurer les enfants sur les bienfaits de l’école.

”Le livre raconte la première journée d’un jeune garçon de six ans et le titre est évocateur car, nous estimons que la première journée est un stress non seulement pour les enfants que pour les parents”, a-t-elle expliqué.

 “Autant que l’homme a besoin de nourrir son corps, autant il en a besoin pour nourrir son intelligence et la nourriture de l’esprit est la lecture. Il faut savoir aussi que le grenier de la lecture est le livre et donc, offrir des livres à des enfants, c’est de contribuer qualitativement au devenir garanti et radieux de la Guinée”, a ainsi déclaré  Maria Gbilimou, la Directrice communale de l’éducation de Coyah à la suite de ce geste patriotique et humanitaire posé par Hawa Kaporo.

Quant à Fatoumata Kèmoko Diop, Directrice préfectorale de l’éducation de Coyah, l’éducation est le socle de tout développement et que les enfants constituent le point départ tout. “Initiés les enfants à la lecture  en bas âge, c’est contribuer au développement de son pays”, affirmera-t-elle.

C’est le même son de cloche avec les autorités éducatives de Dubréka qui ont exprimé leur bonheur de lire du sourire et de la joie sur le visage des enfants bénéficiaires de ces livres. Dans cette localité, Hawa Kaporo Soumah et son équipe conduite par Marie Jeanne Kéïta ont jugé important d’offrir des livres aux bibliothèques des écoles et d’un centre qui accueille et réintègre des enfants qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisés.

A rappeler que l’auteure Hawa Kaporo Soumah est à son deuxième geste humanitaire dans la préfecture de Coyah. Elle y avait déjà offerts des recueils d’histoires pour enfants dans le cadre du lancement de l’événement Conakry, capitale mondiale du livre.

 

Kankan: au cœur de l’histoire des Sèrès et de la Mamaya, un binôme culturel au service du développement local (Reportage)

La Mamaya, loin d’être n’importe quoi ou de la démagogie comme insinuent souvent certaines personnes, est plutôt cette célèbre danse traditionnelle née il y a 70 ans à Kankan. Au cœur de ce patrimoine culturel, qui fait la renommée de la ville de Kankan, il y a les Sèrès ou Sèdès (regroupement des jeunes hommes et femmes de même âge).

Pour comprendre ce que c’est que la Mamaya et tous ses contours, la rédaction locale de Guineenews.org s’est intéressée au sujet. A travers ce reportage grand format, nous avons cherché à comprendre entre autres : comment est née cette danse, l’implication des Sèrès dans son organisation et les retombées socioéconomiques qu’elle apporte à la ville de Kankan.

A cet effet, nous avons bénéficié de la contribution assez louable des sages à travers la coordination des Sèrès de Kankan et de certains griots, notamment ceux de la grande famille de Sididou.

 

 

Les Sèrès et la danse Mamaya à Kankan sont intimement liés voire indissociables bien que le premier soit ancien d’environ deux siècles que la seconde. A Kankan, l’organisation de la Mamaya est exclusivement réservée aux Sèrès.

Comment sont nés les Sèrès et la Mamaya à Kankan ?

Le nom Sèrè vient du Maninka «Sèdè ou Sêdê», diminutif de Sèdondê, qui signifie littéralement, groupe d’âge ou association d’hommes et de femmes du même âge, enseigne-t-on. Selon le président de la coordination des Sèrès de Kankan, Mohamed Lamine Kaba dit ‘’Ringo’’, c’est feu M’Bemba Alpha Kabinet Kaba qui initia ce genre d’organisation en 1751 après son long séjour de Timbo (Fouta Djallon).

«L’organisation des jeunes hommes et femmes en Sèrès fut initiée pour la première fois à Kankan, par feu M’Bemba Alpha Kabinet Kaba en 1751. Après son retour du Fouta, il mit en place ces groupes d’âge pour non seulement assurer la sécurité de la cité qui faisait l’objet d’attaques de mécréants, mais aussi s’investir dans les travaux d’intérêt public », explique M. Ringo Kaba.

Et depuis, Kankan a connu cinq Sèrès qui organisent à tour de rôle la Mamaya pour un mandat de 3 à 5 ans. Il s’agit des Sèrès: Sandiya ya (Sèrè du fondateur), Hêrêmakönön ya, Doudiya ya, Djamanadiya ya et Dandiya ya. L’appartenance à ceux-ci est fonction des âges, un critère qui ne tient pas rigueur des griots (Nyamakala) et des non-autochtones de Kankan.

Selon Mohamed Lamine Kaba, «les griots et les non autochtones ont la liberté d’adhérer à l’un des cinq (5) Sèrès de leur convenance. D’où le vocable Nabaya (La bienvenue à tous) qui colle à la ville de Kankan depuis», explique-t-il.

Quant à la Mamaya, elle est cette danse au rythme majestueux traditionnellement dansée en groupe d’hommes et de femmes, d’une même classe d’âge (Sèrè), habillés en grand boubou blanc ou bleu-ciel communément appelé Bââ dans deux cercles séparés. Elle tirerait ses origines de l’ex-Soudan français, actuelle République du Mali, à travers les convoyeurs qui venaient chercher leurs marchandises qui transitaient à Kankan à travers le chemin de fer Conakry-Niger.

Le nom Mamaya dériverait de Mama yé yan en maninka, qui signifie ‘’Mama est là’’. Mama étant, selon Moussa Dioubaté de la grande famille de griots de Sididou à Kankan, le nom d’une diablesse qui, ayant pris goût aux répétions de Sidi Karamo, se serait plainte face à la non citation de son nom comme les autres.

«Mama fut une diablesse qui assistait aux répétions du balafoniste Sidi Karamo. Par le fait que celui-ci citait plusieurs noms dans ses chansons en l’omettant, Mama s’est plainte. Et c’est pour corriger ce tort causé à la diablesse Mama, que le griot Sidi Karamo a introduit son nom dans ses chansons en disant en maninka : Mama yé yan qui signifie Mama est là. D’où la déformation de Mamaya », explique-t-il.

La Mamaya et le Carrefour Chérifoula, le Site officiel qui abrite chaque année cette  grande danse

Le choix du Carrefour Chérifoula pour l’organisation de la Mamaya à Kanakn s’explique par l’immensité, l’étendue de cet espace public à l’époque.

«Bien avant le Carrefour Chérifoula, d’autres grands espaces du centre-ville de Kankan ont accueilli la Mamaya. Et le choix porté sur le site de Chérifoula est justifié par l’explosion de la démographie. Ce sont d’ailleurs des griots comme Babadjan ou Djanka Diabaté qui ont en quelque sorte collé la Mamaya au Carrefour Chérifoula à travers leurs chansons », a précisé Lamine Kaba.

Selon lui, une délocalisation prochaine de l’organisation de la Mamaya du Carrefour Chérifoula n’est pas à exclure. Ce site bien qu’historique, est actuellement devenu exigu en raison bien sûr de l’engouement sans cesse croissant des populations pour cette danse, devenue aujourd’hui le veritable patrimoine culturel duquel toute la cité historique et religieuse de Kankan-Nabaya s’identifie.

«Avec l’accroissement rapide de la démographie et la grande affluence qui attire les ressortissants ainsi que les touristes étrangers venus des quatre coins du monde autour de la Mamaya, nous pensons à délocaliser l’organisation du Carrefour Chérifoula. Ce lieu devient trop petit et il va falloir réorganiser tout cela pour tirer d’avantages de profits sur le plan financier », a-t-il souligné.

Comment les Sèrès se sont-ils vus impliquer dans l’organisation de la Mamaya ?

A en croire les témoignages de Mohamed   Lamine Kaba dit ‘’Ringo’’, c’est à la suite de longues tractations entre les jeunes d’alors, la notabilité de Kankan et les colons sous l’égide d’El hadj Danso Youssouf et de Bandjan Sidimé que l’accord d’organiser la Mamaya fut trouvé avec la responsabilisation des Sèrès.  «Kankan étant une cité fortement islamisée, la notabilité s’était opposée à l’idée d’organiser la danse. Mais il a fallu l’implication d’El hadj Danso Youssoufou et du cuisinier des colons blancs d’alors Bandjan Sidimé au nom de la jeunesse, pour que les notables acceptent l’organisation de la danse Mamaya à Kankan à partir de 1947. C’est ainsi que les groupes du même âge (Sèrè) ont vu leurs responsabilités engagées dans l’organisation de la Mamaya dans le respect strict de certains principes dont la sécurité de la cité, les travaux d’utilité publique et le respect des heures de prière entre autres », explique M. Ringo.

A tour de rôle, les cinq Sèrè, à savoir : Sandiya ya, Hêrêmakönön ya, Doudiya ya, Djamanadiya ya et Dandiya ya, occupent la place publique (Bara) pour un mandat de 3 à 5 ans. Et à cette occasion, chaque Sèrè, en plus de l’organisation de la danse pendant les fêtes de Tabaski, réalise aussi certaines actions au profit de la communauté.

Quelles sont les retombées de la Mamaya pour la ville de Kankan ?

C’est à partir de 1999 que la Mamaya, en plus de son aspect réjouissance, est devenue un instrument de mobilisation de fonds en faveur du développement local à Kankan. Depuis cette date, les Sèrè, sous la bannière de la Mamaya, ont réalisé plusieurs actions, dont entre autres : les portiques de bienvenue aux entrées de la ville, 42 salles de classe; une morgue avec des chambres froides à l’hôpital régional ; un hangar et 24 latrines à la Grande mosquée ; du matériel de sonorisation et des tentes et un centre de santé moderne au quartier Korialen (en projet).

C’est au regard de toutes ces réalisations que des voix s’élèvent pour protester contre les affirmations selon lesquelles la Mamaya, c’est de la pagaille ou n’importe quoi. En tout cas, selon Djély Moussa Dioubaté, la Mamaya est un patrimoine culturel qui est en train de booster le développement local à Kankan.

 

 

Chronique-fiction : Alpha Condé et le comédien Mamadou Thug en apartés

Votre quotidien électronique Guinéenews© continue à plonger ses lecteurs dans le thriller de la politique- fiction. Après le précédent entretien avec son prédécesseur, Lansana Conté, par la magie de Facebook, le président Alpha Condé, a interrompu son voyage pour la Turquie et le Togo, le temps pour lui de recevoir un hôte, aussi drôle et provocateur. Il s’agit de « Mamadou Thug, ça c’est moi ça ». Une causerie drôle entre un chef et un comédien. Ils parlent de tout et de rien.

……..

Ce mercredi, plusieurs véhicules rutilants sont garés en rang dans la cour du palais Sékoutoureya. Dans sous peu, le président de la république va sortir pour l’aéroport de Conakry- Gbessia. Là, il va s’envoler pour la Turquie d’abord et le Togo.

Cependant, au portail du palais, Mamadou Thug, habillé en kimono, est aux prises avec les bérets rouges de la garde présidentielle. En effet, le comédien veut vaille que vaille sauter le mur et rentrer dans la grande cour du palais. Il fait des démonstrations des cours d’arts martiaux.

Mais il est aussitôt stoppé dans ses gestes par les soldats. Plus grave, il est mis aux arrêts. En réaction, l’hôte met ses bras sur la tête, comme un gosse dont la mère est revenue du marché sans lui envoyer des bonbons. Il se met à chanter à tue-tête: « Alpha Condé Yalti Gollè ! », « Mamadi Youla Yalti Gollè ! ». C’est la chanson qui l’a rendue célèbre. Traduction. « Alpha Condé est démis ». « Mamadi Youla est démis de ses fonctions ». Panique totale.

Malheureusement, dans les parages, personne ne comprend cette chanson. Tout à coup, un soldat furieux arrive, prend l’hôte par sa ceinture, le soulève. Celui-ci marche désormais sur la pointe des pieds. Après quinze mètres, il jette le visiteur à terre. Mamadou Thug se roule à terre comme un verre. Il pleure, chante et crie à l’affront.

Le patron, qui suivait la scène depuis les persiennes de sa fenêtre, intime à sa garde, avec un ton ferme et menaçant, de laisser l’hôte tranquille. Libéré, Mamadou Thug se met à danser. Sur ce, il sort un décret de sa poche. « Vous êtes tous limogés, tant que vous êtes. Je vais vous montrer de quel bois je me réchauffe »,lit-il. En une minute, il a franchi les escaliers. Et le voilà devant Alpha Condé.

Alpha Condé : vous êtes qui, vous ?

Mamadou Thug : ne m’insulte pas hein, ne m’énerve pas hein. Je viens chez toi, au lieu de me donner du jus, tu es là en train de me harceler avec des questions. D’ailleurs, où est ce que Djenné a préparé ?

Alpha Condé : Djenné, c’est quand même, la première dame de la république. Un peu de respect pour elle

Mamadou Thug : Djenné un, Djenné deux, Djenné trois. Djenné quatre. J’ai parlé

Alpha Condé : est-ce que ça va dans ta tête, toi ?

Mamadou Thug : Alpha Condé, laisse-moi nani ! Où est ton frigo, je veux un rafraîchissant

Alpha Condé : dis-moi, qui es-tu d’abord, je vais te donner la clé de mon frigo

Mamadou Thug : jamais, je ne te dirais mon nom, il faut taper Mamadou Thug sur Google, tu verras mon nom.

Alpha Condé : je n’ai pas des crédits, je viens de demander à Mamy Diaby de me faire un transfert

Mamadou Thug : toi, président de la république, tu n’as pas de crédits ? Cesse de te moquer de nous!

Alpha Condé : je te dis la vérité mais dis-moi d’abord, qui es-tu, toi ?

Mamadou Thug : je te pardonnerai, tout sauf ça ! Tu me connais, toi ? Ne dis pas ça deux fois.

Alpha Condé : qu’est-ce que je t’ai fait du mal ?

Mamadou Thug : toi, tu peux me dire, que tu ne me connais pas ?

Alpha Condé : sérieusement, je ne te connais pas. Je suis désolé, mais c’est la vérité.

Mamadou Thug : Alpha Condé, ne répète pas ça deux fois. Sinon, tu vas m’énerver

Alpha Condé : prends une bonne position, tu es à la présidence, toi aussi.

Mamadou Thug : je m’asseois comme je veux pignan ! Gare à toi de dire que tu ne me connais pas.

Alpha Condé : Je suis là, il y a juste sept ans. Je ne peux pas retenir le nom de tous les douze millions de guinéens, surtout que je te vois la première fois.

Mamadou Thug : tu ne me reconnais pas parce que je ne suis pas un investisseur ?

Alpha Condé : cela n’a rien à voir mais je ne te connaissais pas dans le passé

Mamadou Thug : tu ne me reconnais pas parce que je ne caillasse pas ton cortège à Coza ?

Alpha Condé : une fois encore, cela n’a rien à voir, dis-je !

Mamadou Thug : Est-ce que je suis Somalien, moi ?

Alpha Condé : tu ne ressembles pas à un Somalien

Mamadou Thug : Suis-je un éthiopien ?

Alpha Condé : ta tête ne ressemble pas à celle d’un éthiopien !

Mamadou Thug : on t’a dit que je suis un terroriste affilié à Boko Harama ?

Alpha Condé : tu es trop gai pour être un terroriste

Mamadou Thug : on t’a dit que je suis contre ton troisième mandat ?

Alpha Condé : je n’ai pas eu ces échos

Mamadou Thug : alors, pourquoi toi, tu ne me connais pas ?

Alpha Condé : dis-moi ton nom, j’ai hâte de faire ta connaissance

Mamadou Thug : pourquoi parmi les douze millions de guinéens, c’est moi seulement que tu ne connais pas

Alpha Condé : toutes mes excuses, s’il te plait pas, ne pleure pas

Mamadou Thug : (il se met à pleurer à tue-tête comme s’il avait appris la date de la fin du monde)

Alpha Condé : (le président se dirige vers Mamadou Thug pour le consoler)

Mamadou Thug (il rit aux éclats) : je t’invite à faire des selfies avec moi, et tu envoies les photos à Bantama Sow, à Moustapha Naité, à Damantang, à Gassama, ils te diront qui je suis.

Alpha Condé : tout ça, c’est trop long. Dis-moi, s’il te plaît, qui es-tu ? On va gagner en temps. Toutes les institutions m’attendent à l’aéroport. Mais si ce n’est pas urgent, tu attends mon retour. Comme ça, on va parler, à tête reposée.

Mamadou Thug : envoie notre Selfie à Bantama Sow. Dis-lui de te dire qui je suis.

Alpha Condé : heureusement, pour toi, il est en ligne

Aussitôt dit, aussitôt fait. Après deux essais, Alpha Condé réussit à joindre le ministre Bantama Sow. Dès que celui-ci a décroché, le président a passé l’appareil à l’hôte. « Mamadou Thug, ça, c’est moi ça, à l’appareil. Dis à ton patron qui suis-je ? ».

Mamadou Thug repasse le téléphone à Alpha Condé. Après deux minutes de conversation, Alpha Condé est édifié sur l’identité de son hôte. La conversation reprend.

Alpha Condé : ah, c’est toi, Mamadou Thug ?

Mamadou Thug : c’est moi, Mamadou Thug, ça, c’est moi ça

Alpha Condé : je te présente mes excuses pour tous les désagréments que tu as subis au portail tout à l’heure. Mais tu ne ressembles pas au « Thug » américain

Mamadou Thug : veux-tu insinuer que je suis un faux « Thug » ?

Alpha Condé : tu ne vas pas écraser ton piment dans ma bouche !

Mamadou Thug : toi aussi, on t’appelle partout professeur, es-tu professeur, toi ?

Alpha Condé : oui, je suis professeur

Mamadou Thug : de quelle université ?

Alpha Condé : oublie-ça, allons droit au but et dis que me vaut l’honneur de ta visite ?

Mamadou Thug : je viens pour te dire que je ne suis pas content de toi

Alpha Condé : mais pourquoi ?

Mamadou Thug : tu n’as aucune considération pour la culture

Alpha Condé : tu me fais un mauvais procès d’intention

Mamadou Thug : c’est-à-dire, je t’explique

Alpha Condé : mais je veux des explications convaincantes

Mamadou Thug : tu as reçu Cellou Dalein Diallo, est-ce qu’ils l’ont brutalisé au portail ?

Alpha Condé : non ?

Mamadou Thug : Cellou Dalein Diallo s’est permis de venir jusqu’ici avec ses enfants jeteurs de cailloux. Ils ont crié « Cellou président » devant le portail jusqu’à votre sortie. Mais jamais, un béret rouge n’avait brutalisé un gosse. Pourquoi, moi ?

Alpha Condé : je te présente mes excuses et je te promets des sanctions

Mamadou Thug : tu as reçu Sidya Touré, est-ce qu’ils l’ont malmené au portail ?

Alpha Condé : non mais, il faut pardonner, toi aussi.

Mamadou Thug : tu as reçu Lansana Kouyaté, est-ce qu’ils l’ont bloqué au portail ?

Alpha Condé : je te promets que ce sera la première fois et la dernière fois.

Mamadou Thug : quand ils m’ont brutalisé tout à l’heure, comme ils l’ont fait, est-ce que je ressemble à un voleur de mallette ? Est-ce moi, qui ai volé tes devises ?

Alpha Condé : tu n’es pas un voleur de mallette mais tu as voulu escalader le mur ?

Mamadou Thug : est-ce moi, qui ai commencé le premier à escalader les murs en Guinée ?

Alpha Condé : je pense que l‘historien Djibril Tamsir Niane est mieux placé

Mamadou Thug : mais pourquoi Le Lynx t’appelle « Alpha Le Grimpeur » ?

Alpha Condé : c’est Lansana Kouyaté, qui a inventé cette histoire pour me dénigrer.

Mamadou Thug : pour ton information, chaque fois, quand je viendrai ici, je ne passerai pas par le grand portail. Au contraire, je grimperai le mur. Je préviens ta garde.

Alpha Condé : mais pourquoi ?

Mamadou Thug : parce que tous tes opposants passent par-là, quand tu les invites au palais. Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté. Mouctar Diallo et autres.

Alpha Condé : mais tu n’es pas mon opposant à ce que je sache ?

Mamadou Thug : je ne suis pas ton opposant, c’est vrai, mais je refuse de passer par le portail où ils sont passés parce que je suis un comédien et eux, sont des politiciens.

Alpha Condé : c’est quoi la différence ?

Mamadou Thug : je l’ai appris de mon maître- penseur, Adama Dahico

Alpha Condé : il dit quoi, celui-là

Mamadou Thug : il a dit qu’il fait la politique parce que les politiciens font la comédie. Et moi, je dis, les politiciens font pleurer. Et nous les comédiens, nous faisons rire.

Alpha Condé : entièrement d’accord avec toi

Mamadou Thug : par contre, moi, je ne suis pas content de toi

Alpha Condé : mais pourquoi, Bon Sang de Bon Dieu

Mamadou Thug : tu n’as aucune considération pour la culture. La preuve, en 2013, ton premier ministre d’alors, dans sa présentation de politique générale à l’assemblée nationale, il avait cité tous les secteurs, sauf la culture.

Alpha Condé : tu le sais, plus que moi, Mohamed Saïd Fofana, c’était un imam. Tout le temps, il était avec son chapelet et son Coran comme Yaya Jammeh. C’est pourquoi, je l’ai remplacé.

Mamadou Thug : dans tous tes voyages, je te vois partir avec des ministres, des opérateurs économiques, des journalistes, des politiques, des députés, mais pas les artistes.

Alpha Condé : rectificatif, en 2011, j’avais voyagé avec Takana Zion et Aicha Koné au Brésil. Mais dès notre retour, Takana Zion s’était mis à mal parler de moi.

Mamadou Thug : voilà pourquoi, je dis que tu n’aimes pas la culture.

Alpha Condé : rectificatif, j’aime les artistes. Trois exemples. En 2011, lors du concert d’Alpha Blondy, j’avais acheté deux milliards de ticket pour la jeunesse.

Mamadou Thug : tu as fait ça pour enrichir ton homo et moi, je m’appelle Mamadou Thug. Donc, s’il te plaît. J’ai organisé deux festivals à Labé, sans aucun appui de l’Etat.

Alpha Condé : je n’étais pas au courant, sinon j’aurais fait quelque chose !

Mamadou Thug : je ne te demande pas de faire grand-chose, ta présence c’est mieux.

Alpha Condé : ce n’est pas tout. Au temps de Siaka Barry aussi, j’ai fait décaisser cent milliards de francs pour assurer la couverture maladie des artistes

Mamadou Thug : tout ça, je n’en disconviens pas. Mais c’est peu pour la culture

Alpha Condé : je suis entièrement d’accord mais, conviens avec moi, ce que j’ai fait pour vous en sept ans, aucun de mes opposants n’a fait le quart en 25 ans.

Mamadou Thug : tu as nommé Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Mais est-ce, un artiste ? Les trois chansons qu’il connait danser sur le capot de sa voiture, c’est Binta Laly, « Gorko Soussay » de Lama Sidibé et « Cellou Lâmiké.

Alpha Condé : tu me tues de rire et Sidya Touré, mon haut représentant ?

Mamadou Thug : lui, il ne danse jamais, c’est un économiste, il passe tout le temps à calculer.

Alpha Condé : et Lansana Kouyaté ?

Mamadou Thug : Lansana Kouyaté sait bien danser mais quand le DJ met : « Touppou Sessé ».

Alpha Condé : et Papa Koly Kourouma

Mamadou Thug : Papa Koly, c’est un boucantier. Lui, il se sent à l’aise, quand le DJ met Bob Marley : « No Woman, No cry ». Il faut le voir danser avec son chapeau.

Alpha Condé : je meurs de rire, et Kassory Fofana ?

Mamadou Thug : Kassory, c’est un américain. Lui, il danse : « Tilamiti non, Tilamiti non ».

Alpha Condé : et Hadja Halimatou Dalein Diallo ?

Mamadou Thug : elle, quand elle danse, tous les jeteurs de cailloux de la route Le Prince forment un cercle à Bambéto. Après, elle se met à danser : « Tourou- Tourou ».

Alpha Condé : je suis plié en quatre, je meurs de rire. Et Ousmane Gaoual ?

Mamadou Thug : Ousmane Gaoual Diallo se sent à l’aise, quand le DJ met : « on casse casse, on casse tout ».

Alpha Condé : et Jean Marc Telliano ?

Mamadou Thug : Telliano est plus à l’aise avec une nouveauté musicale : « Vous criez Tablettes, Tablettes comme des cabris »

Alpha Condé : on arrête là, je ne prends pas les foutaises

Mamadou Thug : je vous présente mes excuses si je vous ai vexé

Alpha Condé : à mon retour, je souhaiterais te rencontrer

Mamadou Thug : je suis à l’écoute de votre appel. Bon voyage

Alpha Condé : merci, et bon retour chez toi

Mamadou Thug : merci, monsieur le président

Abdoulaye Bah, témoin de l’entretien, au palais Sékoutoureyah

Note de l’auteur : Seuls les personnages sont vrais (Photos crédit). L’entretien est pure fiction et les propos n’engagent nullement leur auteur. Nous osons croire que les lecteurs comprendront le sens de notre inspiration et nous épargnerons des poursuites judiciaires.

Beauté: la miss Asmaou à la conquête de la couronne Miss monde

Coiffée depuis peu de la couronne de Miss Africa Continent qu’elle s’est offerte de haute lutte en Afrique du sud, Asmaou Diallo vise une autre plus prestigieuse : c’est celle de Miss Monde. Elle se prépare activement à participer à ce rendez-vous de beauté physique et intellectuelle qui réunit les plus belles créatures humaines venues d’un peu partout à travers le globe.

En toute sérénité et gardant le moral haut, la Miss Guinée 2017 rassure qu’elle va valablement représenter son pays au rendez-vous du 18 novembre prochain dans la gracieuse province chinoise de Shenzhen.

Un challenge qui ne saurait être relevé par Mlle Diallo sans le soutien moral de ses compatriotes, du ministère en charge de la Culture et l’appui inestimable du Comité Miss Guinée.

Battante et avec sa silhouette qui force admiration, la nouvelle icône de la beauté continentale est titulaire d’un Master en Analyse et politique économique.

Culture : le cinéma guinéen chute, alerte le Secrétaire général de la FEPACI)

Le 12 octobre marque la Journée du cinéma africain. Une date jamais commémorée en Guinée avant ce jeudi 12 octobre 2017. La célébration tenue dans la salle de cinéma CanalOlympia de la BLUE Zone de Kaloum a réuni plusieurs hommes de culture autour du ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, Sanoussy Bantama Sow et de la directrice de l’Office national du cinéma et de la photographie (ONACIG), Mariama Camara.

La Fédération panafricaine du cinéma (FEPACI) y était également représentée par son secrétaire général, Cheick Oumar Sissoko. Dans  son speech de circonstance, M. Sissoko a déclaré entendre qu’il y a une chute de la cinématographie guinéenne. Mais de l’avis de l’orateur, cette chute est aujourd’hui partout. Toute chose qui affecte dangereusement le cinéma africain dont la qualité laisse à désirer.

« Vous regardez les salles de cinéma pour là où ça existe, ou les chaines de télévisions, 90% des images viennent d’ailleurs et sont porteuses des valeurs les plus négatives des autres sociétés. (…). Ces valeurs, ce sont celles de sexe, de crime, de violence. Et nos enfants se nourrissent de cela », regrette le Secrétaire général de la FEPACI.

Pour M. Sissoko, la diffusion de ces images n’est pas sans conséquences sur la vie des jeunes adolescents. « Ils perdent complètement les repères. Ils n’arrivent plus à comprendre les phénomènes qui déterminent l’évolution de nos sociétés dans lesquelles ils doivent inscrire leurs destins. Et ce sont eux, demain, futurs adultes, qui doivent se construire. Mais ils doivent se construire avec quelles idées», s’interroge-t-il avant d’inviter le ministre Bantama Sow à la compréhension de l’importance de l’image.

Arrivé à Conakry au soir du mardi 10 octobre, Cheick Oumar Sissoko dit avoir vu à la télévision lors de la célébration de la Journée internationale de la jeune fille, le président Alpha Condé a cédé pour un temps ses prérogatives à une jeune fille.

« Dans la suite des idées, de l’émancipation de la femme dans notre environnement, si cela ne se fait pas, nous n’allons pas nous développer. Sans l’image, les guinéens n’auraient pas su cette symbolique force. Sans l’image, l’Afrique et le monde n’auraient pas su qu’il y a cette volonté au niveau de votre pays et que le président en exercice de l’Union africaine essaie de communiquer cela aux autres », a-t-il interpellé.

Il reste vrai que l’image est la mise en réalité de la conscience collective permettant aux peuples de comprendre leurs droits et leurs devoirs et de se prendre en charge. Mais, cet expert du monde cinématographique est au regret de constater qu’aujourd’hui il est aisé de s’apercevoir que l’hégémonie médiatique n’est plus africaine.

« C’est l’Europe et l’Amérique qui construisent et déconstruisent la vie dans les pays, qui construisent et déconstruisent les économies. Parce que ce sont elles qui disent ce qui est vrai et ce qui est faux. Et chaque fois qu’on présente l’Afrique, c’est l’Afrique malade, l’Afrique mendiante, l’Afrique avec les guerres et conflits qu’elles construisent pour mieux exploiter nos ressources », a-t-il fait remarquer.

Et pour inverser cette tendance, il y a du travail à faire par les gouvernants, notamment  ouvrir plus de salles de cinéma, officialiser les façons de vivre, d’aimer, de prendre du plaisir, de souffrir, de lutter propres aux sociétés africaines, mais que l’univers des images a écartées dans le monde, malheureusement.

 

Littérature : un jeune écrivain de la diaspora guinéenne explique comment le livre a changé sa vie

Sanoussy Gallice Junior Diallo est un jeune artiste musicien, par ailleurs membre de la communauté guinéenne de Washington. Il séjourne actuellement au pays dans le cadre de Conakry, capitale mondiale du livre.

Porteur d’un projet dénommé « Dans ma lecture », Gallice Junior, par celui-ci, entend promouvoir la lecture au sein de la jeunesse guinéenne.

Le projet est inspiré du titre d’une de ses chansons que le jeune artiste dit avoir composée pour accompagner le glorieux travail qu’est en train d’abattre le Commissariat général de Conakry, capitale mondiale du livre.

« Parce que la lecture a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Il y a 17 ans et depuis que je quittais la Guinée, je trainais dans les rues de Boussoura-port. Je ne savais ni lire, ni écrire jusqu’en 5ème année. C’est à travers la lecture que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. Il est temps pour moi d’inspirer d’autres personnes. Car, j’ai été à mon tour inspiré grâce à ma défunte tante, Hadja Rouguiatou Fofana (paix à son âme) qui me demandait de lire et me donnait des livres », relate Diallo.

Pour la réalisation de son projet, le jeune artiste a ciblé quelques écoles, notamment Billy École à Béhanzin, le lycée Aviation à Tanènè, l’Université Nongo Conakry et l’école primaire de Boussoura qui lui a ouvert ses portes alors tout-petit.

« Je veux, à travers cette tournée, insuffler la motivation au sein de la jeunesse pour qu’elle prenne goût de la lecture. Il y aura aussi des méthodes de lecture. Parce qu’il ne s’agit pas de lire simplement. Il faut savoir comment lire et comment mettre à profit les connaissances acquises dans les livres », enseigne-t-il.

Tout-jeune, Gallice Junior dit avoir lu une citation de Jean Jacques Rousseau qui a fini par changer sa vie. C’était lors d’une de ses balades littéraires où il a lu dans le Contrat social « Pourquoi prendre son bonheur dans l’opinion d’autrui étant donné qu’on peut le prendre en soi-même ».

« Je n’ai pas que lu cette pensée, mais je l’ai appliquée dans la vie. Et c’est ce qui m’a permis d’être ce que je suis. Parce que depuis que j’ai lu cette citation, je lisais moins de moins. Je passais plus de temps à écrire moi-même. Et j’ai commencé à écrire mes propres chansons. Au lieu de passer une bonne partie de mon temps à écouter Mc Solar », conclut-il.

 

Poésie: à la rencontre du slameur Yaya Kassé, “le parolier du sud”

“Le slam peut être un complément et un support énorme au secteur éducatif »

L’art oratoire est le propre du continent africain et dans chaque pays, l’expression des valeurs et des réalités représente l’identité d’une communauté.

Yaya Kassé ou devrons-nous dire le “le parolier du sud”, est ce jeune slameur guinéen qui, par la richesse de ses vers, a réussi à redonner à la parole, la place qui est la leur dans le quotidien des passionnés de la culture, à travers le slam. Une tendance musicale qui laisse couler des rimes tranchantes sur un fond musical doux.

Au micro de Guineenews en début de semaine, l’ambassadeur du slam guinéen à la coupe d’Afrique du slam qui aura lieu en août 2018, est revenu sur ses premiers pas.

“J’écris depuis tout petit et ce, suite aux directives de mon grand frère Mohamed Thiam Kassé qui m’avait conseillé d’écrire tout ce je ne pouvais pas dire vu mon état de timidité inquiétant. Et depuis lors, l’écriture est devenue un moyen d’affronter le monde extérieur et par la suite, une passion”, nous a-t-il confiés.

Ensuite, le jeune poète lyrique guinéen, nous a expliqués que le slam est rentré dans sa vie courant décembre 2014 lors de sa participation à une session de slam à la brasserie des arts du Centre culturel franco-guinéen. “Après ce premier contact, une nouvelle aventure a démarré pour moi et les scènes se sont multipliées pour le parolier du sud”, ajoutera-t-il.

Aux dires de ce poète, c’est le slam qui l’a choisi en vue de le promouvoir en Guinée.

Parlant de la portée de sa désignation, le parolier du sud a souligné: ” c’est un grand honneur pour moi, mais c’est aussi un grand défi. Car, la mission qui m’incombe, c’est de vulgariser cet art oratoire qui est peu connu chez nous et de faire en sorte que le slam guinéen soit compétitif à l’échelle internationale.’’

“Le slam peut être un complément et un support énorme au secteur éducatif car, il peut inciter les jeunes à épouser la lecture et l’écriture”, estime le slameur qui annonce que son premier single intitulé “le parolier du sud” pourrait être disponible dans la deuxième quinzaine de ce mois d’octobre.

Chronique-fiction : Lansana Conté – Alpha Condé en tchatche sur Facebook

Votre quotidien électronique Guinéenews© continue à plonger ses lecteurs dans le thriller de la politique- fiction. Après son marabout, puis son joueur de cauris, le président Alpha Condé et président de l’Union africaine (UA) a interrompu ses voyages à l’international, le temps d’échanger sur les réseaux sociaux avec son prédécesseur, Lansana Conté, rappelé à Dieu. Une véritable causerie entre mort et vivant par la magie de Facebook. Ils parlent de tout et de rien.

Lansana Conté : bonjour, c’est comment ?

Alpha Condé : je vais bien, par la grâce de Dieu

Lansana Conté : que fais-tu en ce moment ?

Alpha Condé : je suis en ligne sur Facebook et toi ?

Lansana Conté : je jouais au damier mais là, je fume ma cigarette

Alpha Condé : envoie- moi ta photo

Lansana Conté : je t’enverrais, mais pas maintenant

Alpha Condé : pourquoi, pas maintenant ?

Lansana Conté : je ne connais pas faire des selfies et je n’ai personne à côté pour m’aider 

Alpha Condé : ce n’est pas grave. Donc, tu me l’envoies dès que possible. Très content d’échanger avec toi sur Facebook

Lansana Conté : c’est comme moi, j’ai tout fait pour te joindre, mais impossible

Alpha Condé : pourtant, chaque week-end, je dédie deux heures à mes fans des réseaux sociaux

Lansana Conté : j’ai tout fait pour te joindre, impossible. Je t’ai envoyé des courriers. Chaque fois, ton secrétariat me dit que tu es en déplacement

Alpha Condé : c’est ton petit Kiridi qui est au secrétariat

Lansana Conté : mais ce n’est pas vrai, il fait semblant qu’il ne me connaissait même pas

Alpha Condé : plus grave, il est du RPG maintenant. En 2010, c’est lui qui m’avait suggéré de recycler tous les anciens

Lansana Conté : je tombe des nues. Changeons de sujet, sinon, je risque de tomber en syncope. Dis-moi, quoi de bon au pays ?

Alpha Condé : oh, pas grand-chose, c’est toujours la routine. Je me porte comme un charme. Je sais que cela ne plaît pas aux aigris, aux jaloux, aux haineux, mais bon, c’est leur affaire. Moi, ce qui m’intéresse, c’est comment développer la Guinée.

Lansana Conté : qui sont ces aigris, ces jaloux et ces haineux ?

Alpha Condé : ils se reconnaitront eux – mêmes, je n’ai pas besoin de les citer.

Lansana Conté : dis au moins un nom, c’est la curiosité qui a tué ma grand-mère

Alpha Condé : mort de rire ! Je fais allusion à ceux-là, qui organisent des marches tous les mercredis et des journées villes mortes tous les jeudis pour m’empêcher de travailler. Ils veulent rendre le pays ingouvernable mais ils perdent leur temps, sérieux.

Lansana Conté : Pour quel intérêt ? Pourquoi font- ils des marches ?

Alpha Condé : il faut poser cette question à  mon opposition. Ils sont tous des anciens ministres et des anciens premiers ministres, qui ont mis ce pays à genou. Ce qui me fait rire, c’est quand je vois parmi eux, des voleurs de tablettes, c’est triste.

Lansana Conté : je ne vois pas de qui tu parles, cesse de parler en parabole

Alpha Condé : on change de sujet. Que sont devenus mes compagnons de l’opposition ?

Lansana Conté : qui, par exemple ?

Alpha Condé : Jean Marie, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Alpha Sow…

Lansana Conté : Jean Marie Doré se porte bien. Il passe son temps à vendre les journaux. Parfois, il passe à la maison pour demander de l’argent. Il s’est assagi, certes, mais il reste toujours égal à lui-même avec ses sorties imprévisibles.

Alpha Condé : Jean Marie Doré, vendeur de journaux ? Ce n’est pas possible. Je tombe des nues. Mais que l’au- delà est injuste

Lansana Conté : c’est le métier le plus prisé ici

Alpha Condé : comment ça ?

Lansana Conté : parce que tu es le premier à être informé de ce qui se passe au pays. En fin de compte, tu es sollicité partout, tu es plus qu’une star, je jure.

Alpha Condé : Mais je pense que Siradiou est mieux placé pour occuper ce poste ?

Lansana Conté : Siradiou est directeur de publication d’un magazine satirique, alors que Bâ Mamadou est consultant dans une banque de la place. Mais Jean Marie, lui, court derrière les voitures dans les rues pour vendre les journaux. Le soir, s’il a de l’argent, il passe dans les médias pour attaquer.

Alpha Condé : sacré Jean Marie comme l’a dit Ahmadou Kourouma, on ne peut pas séparer le molosse avec sa façon déhontée de s’asseoir. C’est un garçon très intelligent. Quand il a besoin d’argent, il appelle la presse pour faire des sorties fracassantes. Mais dès qu’il est désintéressé, il se fait aussitôt muet comme une carpe.

Lansana Conté : quand je vois Jean Marie, je pense aux élections législatives de 2002. Il criait partout qu’il avait eu 35 députés, alors qu’il n’avait même pas deux sièges. Il pouvait venir prendre de l’argent chez moi la nuit et m’attaquer le matin.

Alpha Condé : un homme aussi imprévisible que Jean Marie Doré, c’est Dadis Camara

Lansana Conté : qu’est-ce qu’il est devenu ce jeune capitaine ?

Alpha Condé : il s’est naturalisé Burkinabé depuis 2010.

Lansana Conté : pourquoi a-t-il choisi le Burkina ?

Alpha Condé : c’est à cause de son idole, Thomas Sankara. Il mange comme lui, s’habille comme lui, agit comme lui, regarde ses vidéos et l’imite dans tous ses gestes.

Lansana Conté : c’est de la folie ça !

Alpha Condé : j’ai tout fait pour qu’il reste guinéen, mais il a carrément refusé

Lansana Conté : je tombe des nues, et je n’en reviens pas

Alpha Condé : je te raconte une anecdote. A la veille du scrutin présidentiel de 2015, j’ai décidé de le faire revenir au pays. Mais dès l’escale d’Accra, il s’est mis à insulter Ouattara. Informées, les autorités ivoiriennes lui ont barré la route à Abidjan.

Lansana Conté : j’avais lu cet incident dans la presse. Mais je pensais qu’il voulait plutôt rentrer au pays pour témoigner sur le dossier du 28 septembre 2009

Alpha Condé : non, c’est faux. Tu vois comment la presse de Dalein manipule l’opinion en Guinée. Ils ne font pas des investigations. Ils mentent comme ils respirent.

Lansana Conté : mais que Dadis Camara est imprévisible 

Alpha Condé : et puis, je te dis, il avait refusé de prendre son passeport. Il faisait tout ça pour ne pas faire le voyage.

Lansana Conté : je ne lirais plus la presse, ils aiment trop inventer des histoires

Alpha Condé : Tiens encore, quand il avait perdu sa mère aussi au Maroc, j’avais tout fait pour que Dadis rallie N’zérékoré, via Conakry. Mais sa réponse, c’était de me dire que son marabout lui avait dit de passer par Casablanca, puis descendre sur Monrovia pour rallier N’zérékoré par la route. Et c’est exactement ce qu’il avait fait.

Lansana Conté : pourtant, il m’avait l’air très posé. Deux jours avant ma mort, je me rappelle que je lui avais donné le privilège de partager mon repas.

Alpha Condé : il a complètement changé. Actuellement, je passe à travers ses amis pour le dissuader de ne pas se naturaliser Burkinabé, mais nous l’avons perdu. Aujourd’hui, il est invité dans les cérémonies officielles à Ouaga, il va à la chasse.

Lansana Conté : je suis confus parce que selon ce que j’avais lu dans la presse, Dadis était plutôt confiné au Burkina Faso pour des raisons de convalescence.

Alpha Condé : quel est le journaliste qui a dit ça ? C’est un menteur de classe, c’est faux. C’est pourquoi j’ai dit aux journalistes que je ne lis pas les journaux, je ne vais pas sur internet et je n’écoute pas les radios. En Guinée, on aime trop mentir.

Lansana Conté : et Sékouba Konaté « El Tigre », qu’est-ce qu’il est devenu ?

Alpha Condé : Sékouba, depuis qu’il a quitté le pouvoir, tourne entre l’Ethiopie, la France et les USA. Je lui ai proposé le poste de ministre de la défense nationale. Sa réponse, c’était de me dire qu’il ne peut pas être président par intérim et devenir ministre.

Lansana Conté : mais Sékouba aussi me déçoit hein !

Alpha Condé : c’est la vérité. Il a dit qu’après le président par intérim, il veut être président de la république ou rien. Il oublie que l’ère des militaires est révolue en Afrique.

Lansana Conté : et ma fille adoptive ?

Alpha Condé : Hadja Halimatou Dalein Diallo ?

Lansana Conté : non, Chantale Colle ? Elle ne m’écrit plus, elle ne m’appelle plus

Alpha Condé : elle a créé un groupe de médias, elle a vendu ses actions chez MTN. Maintenant, elle est beaucoup plus présente en France. Elle est dans un projet des énergies renouvelables.

Lansana Conté : dis-lui qu’elle m’a oublié et que je salue son ami Lansana Kouyaté

Alpha Condé (mort de rire) : Je le lui dirais sans faute

Lansana Conté : et Cellou Dalein Diallo, mon fils adoré ?

Alpha Condé : c’est le chef de l’opposition. Il a perdu deux élections. Aujourd’hui, ses militants organisent des marches tous les mercredis et des journées villes mortes tous les jeudis pour demander son départ et son remplacement par Bah Oury.

Lansana Conté : qui est ce Bah Oury ?

Alpha Condé : c’était son numéro deux mais ils se sont brouillés depuis 2011.

Lansana Conté : et Cellou dans tout ça ?

Alpha Condé : Cellou aussi est d’accord mais il pose des conditions

Lansana Conté : C’est ma première nouvelle. Pour moi, les marches en Guinée, c’est pour réclamer les élections locales à temps, le respect des accords politiques et dénoncer l’impunité.

Alpha Condé : non, c’est la presse acquise à la solde de l’UFDG qui raconte ces sornettes. Depuis mon élection en 2010, mon régime n’a jamais connu des marches.

Lansana Conté : pourtant, j’ai eu Cellou Dalein Diallo au téléphone, qui m’a dit qu’en sept ans sous ton règne, il a enterré au cimetière de Bambéto 83 de ses militants tués par ta police contre 18 victimes du RPG durant mon régime.

Alpha Condé : Cellou Dalein Diallo a récupéré les statistiques des victimes des accidents de la circulation routière, données par la police, pour en faire ses propres victimes.

Lansana Conté : mais il m’a dit que ses militants sont tués par balles

Alpha Condé : Cellou est si honnête qu’il ne peut même pas bien mentir. Il n’a qu’à laisser ça à Makanéra ou à Telliano. Depuis 2010, j’ai retiré toutes les armes de la circulation. Et puis, chaque mois, je lui donne 500 millions de francs guinéens, cash.

Lansana Conté : Et Sidya Touré ?

Alpha Condé : c’est mon haut représentant. Il se vantait partout que c’est lui, qui avait donné l’électricité à la Guinée mais depuis Kaléta, il s’est tu. Or, Souapiti arrive.

Lansana Conté : techniquement, il est bien mais c’est un manipulateur

Alpha Condé : Kassory Fofana l’appelle un pied dedans, un pied dehors.

Lansana Conté : non, c’est ton pied, mon pied

Alpha Condé : maintenant, c’est un pied dedans, un pied dehors. Il a un ministre dans le gouvernement, il est haut représentant du Chef de l’Etat et se réclame de l’opposition.

Lansana Conté : Et Elhadj Boubacar Biro, le vieux qui voulait me déculotter ?

Alpha Condé : il est très fatigué au point, aujourd’hui, qu’il ne reconnait plus les gens

Lansana Conté : ah bon ? Mais comment ça ?

Alpha Condé : tantôt, il me prend pour Cellou. Tantôt, il prend Cellou pour moi

Lansana Conté : pourtant, il l’a rendu visite la dernière fois à Dixinn, selon la presse. Avant de partir, il a dit qu’il s’était trompé de choix au scrutin présidentiel de 2015.

Alpha Condé : c’est la preuve par dix qu’il n’est plus lucide. Il doit se reposer.

Lansana Conté : dis-moi, comment va la Guinée ?

Alpha Condé : la Guinée était un aigle enchaîné, mais après Ebola, il plane au-dessus de l’Afrique. Aujourd’hui, je suis le président de l’Union africaine. A cause de mon lobbying, nous allons organiser la CAN 2023.

Lansana Conté : mais en 2023, tu ne devrais pas être au pouvoir, tu dois penser à ton départ

Alpha Condé : c’est justement le sujet que je voulais aborder avec toi

Lansana Conté : je suis à ton écoute, si je peux aider, je le ferais avec plaisir

Alpha Condé : je voudrais une rencontre à trois avec Fodé « Aldjanna Soumah » pour en parler

Lansana Conté : dès que tu es libre, fais-moi signe, je l’appelle et on échange à trois

Alpha Condé : c’est promis, je vous reviens dans sous peu

Lansana Conté : je prends un repos et je te reviens

Abdoulaye Bah, témoin de l’entretien d’outre-tombes par la magie de facebook

Note de l’auteur : Seuls les personnages sont vrais (Photos crédit). L’entretien est pure fiction et les propos n’engagent nullement leur auteur. Nous osons croire que les lecteurs comprendront le sens de notre inspiration et les autorités nous épargnerons des poursuites judiciaires.

Show-bizz : Tidiane World Music présente l’agenda de sa saison culturelle 2017-2018

Dix sept concerts programmés dont dix déjà confirmés, feront l’agenda de la saison culturelle 2017-2018 de la structure Tidiane World Music. Telle est l’annonce faite par son président directeur général Tidiane Soumah, au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 5 octobre dernier à Conakry.

Pour cette rentrée culturelle, le concert “Mandingue Tarikou Show” prévu le samedi 7 octobre prochain, ouvrira le bal. Une manière pour la maison productrice de spectacles, de redonner une place de choix au mandingue ainsi qu’à son héritage.

“ Il s’agit de faire appel aux grands griots de Guinée, les maîtres de la parole, qui seront autour de N’Faly Kouyaté, pour un témoignage sur l’histoire, à travers les âges. L’idée est de revaloriser notre patrimoine culturel riche ”, a affirmé le PDG de TWM.

Pour N’Faly Kouyaté, vedette de la soirée du lancement officiel de la saison culturelle, il sera question de faire voyager le public dans L’histoire de l’empereur Soundiata Kéita. ” L’histoire du Mandingue étant longue et riche, dans cette prestation exclusive, nous allons raconter la partie évoquant la lutte contre le buffle. Mais aussi la naissance du grand roi Soundiata Keita jusqu’à la prise du pouvoir de ce dernier ”, précisera-t-il.

Au titre de l’alléchante saison culturelle 2017-2018, Tidiane Soumah a expliqué qu’en plus des raisons de santé, les six mois de voyage à l’étranger s’articulaient sur la programmation de dix sept projets dont dix sont déjà confirmés. “ C’est-à-dire, du 7 octobre au 27 janvier, toutes les dates sont fixées et calées. A partir de cette date, toutes les autres programmations sont des options sur lesquelles nous sommes en train de travailler ”, soulignera le PDG de la structure Tidiane World Music.

Après la prestation de N’Faly Kouyaté le 7 octobre prochain, le rendez-vous est pris avec le public guinéen, pour partager des moments riches en émotion et en danse, avec l’arrivée de Davido artiste nigerian. Ce dernier partagera la scène avec Soul Bang’s et Dj Oudy Premier le 15 octobre prochain sur l’esplanade du palais du peuple, pour le bonheur du public guinéen.

Spectacles: Koffi Olomidé attendu à Conakry

Le roi de la Rumba moderne est annoncé pour deux spectacles à Conakry. C’est le président directeur général des productions Tidiane World Music qui l’a annoncé ce jeudi 5 octobre à la faveur d’une conférence de presse tenue dans un réceptif hôtelier de la place.
Selon Tidiane Soumah, l’accord de principe est déjà acquis et l’artiste doit se produire à Conakry. Deux dates sont calées à cet effet, notamment le 31 décembre 2017 et le 1er janvier.
Ainsi, Koffi Olomidé aura à renouer avec un public sevré de ses prestations scéniques en live depuis 24 ans pour certains alors que son dernier dernier sur la Guinée est intervenu pendant que d’autres n’étaient pas encore nés.

Spectacle : le collectif Wonkhai 2020 réussit son pari, à Kamsar

Le collectif d’artistes composé de Takana Zion, Singleton, Steeve One Lock’s et de Djani Alfa, a livré le 2 octobre dernier, un concert gratuit dans la sous-préfecture de Kamsar devant un public dépassant les milliers de fans, a constaté sur place Guinéenews©.

Avec pour objectif, la sensibilisation de la jeunesse afin qu’elle fasse un distinguo entre une manifestation autorisée par la loi et une émeute qui est réprimandée vu les casses qu’elle engendre, cette brochette de leaders d’opinions a pu réunir les jeunes venus des quartiers en ébullition lors de la récente manifestation.

Le concert a démarré par la prestation d’une dizaine d’artistes locaux. Et c’est à 19 heures que les vedettes du jour, ont commencé à monter sur scène. Steeve One Lock’s a ouvert le bal des prestations avec ses tubes comme “Hafia’ qu’il a transformés en “Kamsar”. Un remix dont le message portait sur l’union et l’apaisement.

Avec ses textes censés, le rappeur Djani Alfa s’est adressé au coeur des Kamsarkas. Le contenu de ses morceaux était axé sur l’éveil des consciences juvéniles afin que les actes de violences ne soient plus dans les habitudes des jeunes Kamsarkas.

Ensuite, la machine du dance-hall Singleton, a fait danser une foule surexcitée de voir ces quelques têtes d’affiche, avec des tubes comme “show kana tô” et “bèlèkhè”. Une manière pour lui de déstresser le climat.

Attendu par les jeunes de la localité, Takana Zion a clôturé le spectacle. Malade, le concepteur de Black Mafia 150, a communié avec un public qui reprenait en choeur toutes ses chansons.

Satisfait de l’accueil de la jeunesse de Kamsar, les artistes ont exprimé leur reconnaissnace pour la tolérance, l’esprit de coexistence qui a régné entre les jeunes et surtout, l’acceptation de partager plus de trois heures de musique avec des artistes.

Fête de l’indépendance à Mamou: quand des jeunes comédiens mettent du sable dans le coucous des officiels

Les Mamounais se sont retrouvés, lundi 2 octobre à la place de l’indépendance pour célébrer le 59ème anniversaire de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale, a-t-on constaté sur place.

A la faveur de cette célébration de la fête de l’indépendance, le gouverneur de région, après avoir déposé la gerbe de fleurs à la place des martyrs, a tenu une déclaration dans laquelle il a loué les efforts du chef de l’Etat.

 «Beaucoup de présidents se sont succédés dans notre pays, mais force est de reconnaître que celui que nous avons aujourd’hui est une chance pour la Guinée. Notre pays a totalement changé depuis 2010 par ses réalisations socio économiques et par son retour sur la scène internationale», a déclaré le gouverneur de Mamou, Amadou Lemy Diallo.

 Autre activité ayant marqué les festivités commémoratives de l’indépendance à Mamou, a été le sketch qui a été animé par la compagnie du CECOJE (le centre d’écoute, de conseil et d’orientation pour jeunes). Une mise en scène qui a imité la diction des différents présidents de la République qui se sont succédé à la tête de la Guinée mais aussi de certains politiciens comme Cellou Dalein Diallo. Dans la foulée de leur spectacle, les jeunes ont glissé une boutade pour brocarder les multiples déplacements du président Alpha Condé à l’extérieur du pays.

«La Guinée a eu plusieurs présidents, mais le pays n’avait jamais eu un président apprenti. Quel apprenti ? Un apprenti avion. Le président a tellement voyagé que les oiseaux lui ont décerné un diplôme…», se sont ainsi marrés du chef de l’Etat. Cette ironie  était tellement inattendue qu’elle a laissé les officiels médusés à la tribune. C’était une peine perdue car, le vin étant ainsi tiré, il fallait le consommé. Une simple boutade ou l’expression d’un état d’âme d’une population qui ne supporte plus les nombreux voyages de son président, la question reste posée.

Il faut souligner enfin que la fête du 2 octobre s’est déroule à l’esplanade de la place de l’indépendance alors que de nombreux citoyens de la ville vaquaient à leurs affaires dans le plus désintéressant.

 

Carnage du 28 septembre 2009 : Kabinet Komara, Dadis et le coup de fil de Wade à 20h

En marge de la dédicace du livre de Dr Moustapha Koutoub Sanoh : « La Transition, le CNDD et moi », l’ancien premier ministre de la transition, Kabinet Komara, a expliqué, hier samedi, comment il a pu impliquer l’ancien président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade, pour faire libérer les opposants Cellou Dalein Diallo, Jean Marie Doré, Sidya Touré, Louceny Fall

« J’ai lu d’un trait le passage concernant comment les frères Cellou avaient été séquestrés le 28 septembre 2009 et libérés. Ce jour-là, c’était le jour le plus sombre de ma carrière. J’étais complètement désespéré. Ce jour-là, j’ai automatiquement téléphoné le président Wade. Je lui ai dit : les infos que j’ai, il était 16 heures, sont extrêmement graves pour notre pays. Et comme c’est vous que le capitaine Dadis considère comme votre père, nous allons nous convenir d’une chose. Je vous fais cette révélation et même le Dr Koutoub n’était pas au courant de ce détail. Il m’a dit ce que je lui propose. Je lui ai promis de tout faire pour être devant le capitaine Dadis à 20h. Vous me donnez le nom de quelqu’un que je vais appeler. Dès que vous allez décrocher, je vais lui passer le téléphone. C’est ce qu’on a fait. On s’était convenu de ce qu’il fallait lui dire : libérer tous les leaders politiques séquestrés à la clinique Pasteur. Et quand le président Wade lui parlait, il disait : « oui, Papa, oui Papa, je vais y penser ». Je lui ai demandé ce qu’ils se sont dits. Il a répondu que le président Wade voudrait qu’il libère les leaders politiques. Il a promis de réfléchir et de trouver la meilleure forme. C’est après que j’ai appelé le frère Koutoub pour lui dire de réunir rapidement les chefs religieux pour venir au camp Alpha Yaya Diallo. C’est maintenant ou jamais pour les libérer ».

 

Culture: ces instruments musicaux traditionnels menacés de disparition à Mamou faute de relève

La culture guinéenne, riche et diversifiée, constitue l’expression des valeurs, des traditions, acquis et savoir-faire des sociétés vivant sur le territoire guinéen. Les éléments constitutifs de cette culture contiennent des éléments d’identité de ces sociétés. De nos jours, sous l’effet de la mondialisation, certains de ces éléments sont menacés de disparition. Cette menace se traduit par exemple par le désintéressement des jeunes à apprendre à jouer sur les instruments mais également la vieillesse des artistes qui les utilisent.

Dans ce reportage qui suit, la rédaction de Guinéenews est allé à la rencontre des acteurs culturels de Mamou pour toucher du doigt les réalités que traversent les artistes qui utilisent les instruments musicaux traditionnels tels que : le Tamtam, la Flûte, le Bolon, le Gnégnérou, la Calebasse, la Castagnette, le Tounè. Lesquels instruments permettent de pérenniser encore les mélodies Peules. Parmi ces instruments, le Tounè et le Gnegnerou sont fortement menacés de disparition si des dispositions devant assurer la relève ne sont pas prises.

A Mamou, ville cosmopolite, l’appartenance culturelle offre une utilisation diversifiée de ces instruments musicaux. A Ourékaba , plus au sud-est de la commune urbaine de Mamou, il y a eu feu Sergent Ourékaba. Il était un artiste du peuple et avait un style musical tout particulier et utilisait le djembé, la flûte, le tounè et le wassakoumba ou castagnette. Vers d’autres parties, c’est la flûte qui prédomine. Vers les lieux où il y a des malinkés, c’est le bolon. Chez les Djély, c’est le balafon qui prédomine, a confié Ibrahima Sory Camara, Inspecteur régional de la culture de Mamou.

En plus de la mélodie qu’ils produisent, ces instruments ont un tout autre rôle. D’après Mamadou Alpha Dilé Diallo, ancien artiste, les instruments musicaux du Fouta forment un ensemble de sons pour animer les moments de réjouissance dans la région tels que les baptêmes, les mariages, les rites religieux, initiatiques et plus rarement, des manifestations liées à la vie politique locale. Ces instruments constituent, dit-il, des valeurs culturelles qui représentent l’identité de notre société.

«Les instruments musicaux traditionnels font partie de notre patrimoine culturel. Sur le plan du message, la Tabala est un instrument de communication. Un professionnel qui joue le tamtam, il communique, il salue. Dans les villages, le crieur public à l’aide de son tamtam, attire de loin les personnes, fait le tour de la localité pour annoncer un évènement », renchérit Amine Touré, le Directeur général du centre international des percussions.

La flute traditionnelle au Fouta est taillée à la main dans une variété de roseaux. La longueur est un des paramètres qui détermine la gamme obtenue, puis on perce trois trous permettant ainsi de guider le souffle et de faciliter l’obtention du son. La mélodie produite par la flute donne plus du courage et de motivation aux personnes lors des travaux champêtres.

L’Inspecteur régional de la culture de Mamou pour sa part, précise : «si nous prenons par le passé, au temps des rois, il y avait le Farba qui vantait les louanges du chef. Des instruments de musique accompagnaient les éloges. Au Manding, on utilisait la Kora, au Fouta, c’était la flûte pastorale qui donne une mélodie émouvante et sensationnelle. Dès que tu entends la flûte jouée par un maître, ça te donne envie de  pleurer, selon l’interpellation.»

De nos jours, plusieurs facteurs expliquent la disparition de ces instruments qui, dans le passé, ont eu des valeurs sociétales. «Tous nos instruments musicaux sont menacés de disparition. Après la première République, la deuxième République a réduit la culture seulement aux chants et danses. Les jeunes ont abandonné. Prenons le cas de la flûte, on n’a pas 10 personnes à Mamou qui jouent. Et tous ceux qui jouent, ont plus de 50 ans. A tout moment, tu les entends menacer : moi, je vais bientôt abandonner pour me repentir. Si ces flûtistes ont la chance d’aller à la Mecque, ils ne vont plus toucher à l’instrument. Quand ces doyens vont déposer alors que la jeune génération n’a rien appris, imaginez les conséquences. La flûte et tous les autres instruments musicaux traditionnels resteront dans nos pensées », regrette Ibrahima Sory Camara. Selon certaines explications, la flûte est aussi menacée par la disparition à cause de la menace qui pèse sur l’arbre duquel elle est fabriquée au niveau de la forêt du Tambin.

La situation financière des artistes n’encourage pas les jeunes à s’y intéresser, soutiennent d’autres personnes comme le doyen Doufory, un ancien de la Troupe théâtrale de Mamou.  «Les personnes qui jouent les instruments traditionnels, végètent dans la pauvreté. Pour gagner leur quotidien, ils sont obligés de tourner dans les quartiers en quête des cérémonies de baptême ou de mariage où ils vont passer le temps à quémander. Cette situation n’encourage pas les jeunes », a-t-il fait savoir.

 Actuellement le constat est alarmant à Mamou, on ne trouve plus un joueur de Touné. Dans la ville, seul le vieux Oury Baïlo Wouga Dansa joue le Gnégnérou, puis à Tolo il y a le vieux Thierno Touris et à Koulipan, il y a le vieux Bah. Le Kérona aussi est maintenant tenu par Amadou Bobo Guembawol, il est le seul à pouvoir le jouer. Le bolon  ne se trouve que dans Ourékaba.

Il est temps que les nouvelles autorités en charge de la culture guinéenne se penchent sur ces menaces qui pèsent dangereusement sur ces instruments de musique traditionnels qui sont, pourtant, considérés comme un pan important de nos patrimoines culturels tant au niveau des 4 régions naturelles mais aussi et surtout au plan national.

Culture : dédicace du livre de Dr Moustapha Koutoub Sanoh au CCFG en vidéo

L’actuel ministre et conseiller diplomatique du président de la république, Dr Moustapha Koutoub Sanoh, a dédicacé, ce samedi au centre culturel franco-guinéen situé à Kaloum, son livre intitulé : « Le CNDD, la transition et moi ». Un livre de 190 pages reparti en sept chapitres.

Dans ce livre, l’ex ministre de la coopération internationale et secrétaire général des affaires religieuses, y relate son expérience et sa contribution à l’achèvement heureux et pacifique » de la transition politique en Guinée et aux médiations difficiles lors des grandes crises politiques.

Pour la circonstance, plusieurs personnalités politiques, littéraires et religieuses y ont pris part. C’est le cas, par exemple, du ministre de la jeunesse Moustapha Naité et de Mohamed Diaré, ancien ministre de l’économie et des finances et président de la Cour des comptes de Guinée.

De même, le premier ministre du gouvernement de transition d’alors, Kabinet Komara, l’ancien ministre du commerce, Zeynab Saifon Diallo, l’ex ministre des transports, Mamadi Kaba, Bakary Fofana, ancien ministre des affaires étrangères et aussi ancien président de la CENI.

C’est comme enfin Mme Saran Daraba Kaba, ex patronne de la Mano River Union ou Sansy Kaba, commissaire général de l’évènement « Conakry, capitale mondiale du livre » et patron de l’Harmattan-Guinée.

Dr Moustapha Koutoub Sanoh : « ce n’est pas une inculpation de qui que ce soit »

Sansy Kaba à Dr Moustapha Koutoub Sanoh : « vous avez osé »

Témoignage de Kabinet Komara, ancien premier ministre de la transition

 

 

Ouaga : comment le déçu Dadis accepta de rencontrer le furieux Sékouba en 2010 ?

En janvier 2010, Dadis Camara, qui poursuivait sa convalescence au Burkina Faso, accepta, mais très difficilement, de rencontrer à Ouagadougou, son successeur, Sékouba Konaté.

Un des artisans de ce rapprochement, Dr Moustapha Koutoub Sanoh, secrétaire général des affaires religieuses au moment des faits, a accepté de dire sa vérité dans son livre « Le CNDD, la transition et moi », qui sera dédicacé ce samedi au centre culturel franco-guinéen.

En visite de consultation périodique avec le médiateur de la crise guinéenne d’alors, Blaise Compaoré, le président de la transition fit le voyage avec Dr Koutoub Sanoh. Après les entretiens officiels, Dr Sanoh proposa au premier de rendre visite à son frère d’armes, Dadis Camara, pour lui présenter ses condoléances, suite au décès de son fils au Canada.

Cela faisait plus de neuf mois que les deux frères d’armes s’étaient séparés. Le courant ne passait plus. Les relations étaient comme rompues et les communications devenues rares.

Acte 1 : le président d’alors, Blaise Compaoré, demanda à son chef d’état-major particulier, Gilbert Diendéré, et à son ministre des AE, Djibril Bassolé, d’aller informer Dadis Camara que Sékouba Konaté souhaitait lui rendre visite et lui présenter ses condoléances.

Acte 2 : Dadis chargea les émissaires de dire à Sékouba que ce n’était pas la peine de faire le déplacement. Il ne souhaitait pas être interrompu par autre chose que par ses prières.

Acte 3 : ce compte-rendu des émissaires fit rougir Sékouba Konaté, il se sentit très humilié et touché. Il répliqua qu’il ira le voir, qu’il le veuille ou pas parce qu’il souhaitait lui dire des choses directement en face et sans intermédiaire.

Acte 4 : Dr Sanoh se rendit à la résidence de Dadis mais des consignes avaient été données de ne laisser passer personne, y compris les officiels burkinabé, jusqu’à nouvel ordre. Il fut reçu par Dadis; cela faisait un an qu’ils ne s’étaient pas vus.

Acte 5 : Dr Sanoh présente ses condoléances, fait des prières et propose à Dadis d’accepter de recevoir son ami. Réponse de l’intéressé : dites-lui que votre présence me suffit.

Acte 6 : après une heure d’échanges, Dadis s’adressa à Dr Sanoh en ces termes : « à cause de vous et des principes religieux que vous venez de citer, je serais là pour l’accueillir pour les prières mais j’espère que cela ne va pas dép