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Elie Kamano : « L’idée de monarchiser la Guinée devient de plus en plus une réalité. »

La Cour suprême kényane vient d’annuler les résultats de la présidentielle du 11 août 2017. Un fait aussi étrange qu’isolé en Afrique. Mais la décision est légitime d’autant plus qu’elle a été rendue à la majorité. Puisque seulement deux juges sur sept dont un absent ont exprimé des opinions dissidentes.

Cette situation amène le Maréchal Elie Kamano à réagir. Dans un entretien qu’il a accordé à Guinéenews©, le reggaeman rappelle que « le président de la Cour constitutionnelle, Me Kèlèfa Sall a déjà donné un ton avertisseur au professeur président touriste guinéen, de faire attention aux sirènes révisionnistes de la Constitution. »

De l’avis de l’artiste-écrivain, ce franc-parler a coûté à son auteur un divorce d’avec le président de l’exécutif. « Tant, ce dernier dans ses ambitions occultes, mais malheureusement extériorisées par ses valets à travers des sorties médiatiques non démenties par le principal concerné, prétend et prévoit réviser et tripatouiller notre Constitution. »

Pour Elie Kamano, l’exemple du Kenya devrait continuer à motiver et à inspirer le président de la Cour constitutionnelle guinéenne. « Car, dit-il, l’idée de monarchiser la Guinée devient de plus en plus une réalité pour ces bandits à col blanc. »

Élie Kamano est un artiste auteur compositeur qui a à son actif plusieurs albums. Le reggaeman a bâti sa notoriété au cœur des nombreux mélomanes à cause de ses prises de position face aux derives totalitaires des dirigeants guinéens, africains et du reste du monde. Depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir en 2010, l’artiste s’est créé des ennuis judiciaires par 3 fois de suite.

Nous y reviendrons.

Talent buzz : Moussa Daraba ouvre son cœur à Guinéenews©

« On est vu avant d’être écouté en présentation »

Jeune et souriant, innovateur et brillant, Moussa Daraba est aujourd’hui le prototype du jeune Guinéen qui a compris que l’avenir appartient à ceux qui marquent positivement l’histoire. Ce juriste qui a fait ses premiers pas au groupe de médias Hadafo, a su, de par son éloquence et son leadership, conquérir les cœurs qui l’ont découvert sur les plateaux de télévision et aussi, lors des présentations scéniques de grands événements culturels et juvéniles de la Guinée.

Dans le cadre de la promotion des jeunes compétents et visionnaires, votre quotidien Guineenews l’a rencontré pour votre bonheur. Lisez !

Guinéenews© : Moussa Daraba s’attendait-il à se retrouver présentateur TV lorsqu’il était sur les bancs  ?

Moussa Daraba : Depuis tout petit, le parler en public a toujours été ma passion et je racontais incessamment les films que je suivais. Les gens m’aimaient pour ça dans la cité de Gbenko où mon père était cadre. Mon rêve au début, c’était d’être diplomate et ce dernier sommeille toujours en moi. Beaucoup me disaient que j’avais un talent oratoire à vendre mais c’est en découvrant des gens comme le frère Amani, Tonton Bangs et tonton Claudy Siar mon idole absolue que j’ai pris goût à la présentation. De nature,  je fonce toujours et dès après mes études, Espace TV fut ma première expérience. Aujourd’hui, j’officie à Cis Média qui est l’un des médias les plus ambitieux d’Afrique.

Guinéenews© : Aujourd’hui, vous êtes un exemple de réussite pour cette jeunesse guinéenne qui se cherche. Partagez avec nous vos recettes.

Moussa Daraba : Vous savez, la première richesse que l’homme doit avoir c’est l’espérance. Je suis de la race des jeunes Guinéens qui ne se laissent pas abattre par les circonstances qu’ils vivent. Je me fixe des objectifs, j’y mets les moyens qu’il faut pour les atteindre. J’apprends, je comprends, j’entreprends. Et en général, je réussis à ne pas décevoir ceux qui ont foi en moi. Le respect et la réussite dans un pays comme le nôtre, s’arrachent. Et pour cela, il faut être d’une force de caractère infaillible.
Je crois aussi en Dieu et en la bénédiction de mes parents. Tous mes proches savent que je n’en rigole pas. Ce sont eux mes protecteurs après Dieu.

Guinéenews© : Vous êtes nominé dans la catégorie « Meilleur présentateur TV” au Festival SICA qui se tiendra au Bénin du 3 au 6 novembre prochain. Que représente à vos yeux cette responsabilité ?

Moussa Daraba : J’ai accueilli cette nouvelle avec beaucoup d’honneur. La Guinée est une source intarissable de talents et être trié dans ce lot suite à une enquête d’opinion, c’est assez réconfortant. Il a fallu du sacrifice pour réaliser cet exploit. Le moral est au beau fixe au regard de l’effet que cela a fait sur les réseaux sociaux. Plusieurs centaines de messages de soutien et de partage des publications sur lesquels il y a eu des milliers de commentaires. Ça m’a rassuré qu’il y a toute une jeunesse qui reste mobilisée derrière moi. Ça revigore. La préparation se fait sûrement. Je dois entrer en contact avec les aînés pour des conseils, avoir des séances de travail et de répétition avec Kandia Kora, m’interner ensuite et laisser l’équipe qui nous encadre se charger du reste des procédures. J’espère rendre à la jeunesse guinéenne sa fierté qu’elle n’a jamais cessé de réclamer.

Guinéenews© : En vous brûle la flamme de l’activisme. Et pour l’exprimer, vous comptez organiser la première cérémonie de la reconnaissance de l’excellence juvénile dénommée « J Award ». Parlez-nous de ce projet.

Moussa Daraba : Au-delà du jeune journaliste que je suis,  je suis aussi un citoyen engagé à apporter un changement positif au pays. Tous les discours officiels des politiques, des gouvernants sont minés du mot « jeunesse ». Dans les faits, nous sommes complètement hors-jeu. Allez voir à l’Assemblée nationale, il n’y a aucune représentation juvénile. Il existe plusieurs cérémonies de distinction mais aucune dédiée aux jeunes pourtant acteurs primordiaux et centraux du développement de la Guinée. Ce sont des exemples parmi tant d’autres. C’est à l’issue de ce constat que j’ai créé mon entreprise de communication « Intelligentsia Guinée ». Puis, j’ai initié les “J Awards Guinée”, première cérémonie de distinction des jeunes acteurs du développement du pays avec pour slogan « Célébrons la jeunesse ». Chaque année, dans 10 secteurs d’activités où sont actifs les jeunes, nous mettrons sous le feu des projecteurs des lauréats qui seront passés au crible par un jury emblématique. Pour cette première édition, nous l’organiserons en décembre, ici à Conakry.

La jeunesse guinéenne, dit-on, manque de repère mais nous disons non,  il y a juste des repères qui ne sont pas repérés. Les “J Awards” vous les feront découvrir.

Guinéenews© : Le monde vous a découvert avec le groupe de médias Hadafo. Et depuis un certain moment,  vous évoluez à Cis médias. Pouvez-vous nous dire les causes de ce départ ?

Moussa Daraba : En préambule, je remercie Hadafo pour le séjour professionnel que j’y ai passé. J’ai beaucoup appris avec eux mais comme vous le savez, la vie est faite de mouvements et il faut que certains quittent pour que d’autres arrivent. Je suis particulièrement reconnaissant envers M. Kalil OULARE qui me servait de guide dans cette boîte. Cis médias, c’est un gros projet et j’ai envie de faire carrière dans les médias et de vivre de mon art. J’ai l’espace qu’il faut pour m’exprimer et je me sens en train de m’y épanouir. Bref, c’est en parfait accord avec ma vision des choses. J’y ai été reçu par le PDG M. Antonio Souaré en personne. En résumé, c’était le mercato de Paris. J’ai été racheté par le Real Madrid. Rire.

Guinéenews© : Selon vous, qu’est-ce-qui distingue un animateur d’un présentateur, vu que de nos jours, beaucoup de journalistes confondent les deux. Et du coup, tout le monde porte les deux grades ?

Moussa Daraba : S’il faut faire un classement pyramidal, le présentateur (télé ou scénique) est nettement au-dessus de l’animateur. Il y a une nuance. Ce qui reste sûr, à mon humble avis, dans l’animation, c’est la gaieté et la recherche de la bonne humeur chez le public qui priment. Il n’y a pas souvent de limite tant que l’audience y prend du plaisir. C’est de la folie. La présentation, à son tour, qu’elle soit scénique ou sur un plateau télé, obéit à des exigences, des valeurs. Tout doit être minutieusement préparé. Il faut d’abord être présentable. Il ne faut jamais improviser. Ce qui est de la spécialité des animateurs très souvent. Il faut avoir du charisme, être élégant et éloquent. On est vu avant d’être écouté en présentation. Le présentateur peut animer mais l’animateur s’il ne sort pas du cadre ordinaire, aura du mal à se faire accepter sur scène.

Spectacle : 54 dates de concert pour l’artiste guinéen N’Faly Kouyaté en 2017

Après avoir présenté son album “Change” lors du Festival des Arts Africains en France le samedi 10 juin dernier avec la participation de son frère Azaya, N’Faly Kouyaté artiste musicien guinéen résidant à Bruxelle et prodige de la kora ainsi que du balafon, se lance pour la conquête des scènes de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la Répubique Tchèque et de la Belgique.

La suite de son calendirer de spectacles en Europe, l’amenera le 8 juillet prochain à Essen (Allemagne) pour livrer un concert et ensuite, il déposera ses valises à Gent (Belgique) le 19 du même mois pour une prestation musicale.

Joint par Guinéenews©, N’Faly Kouyaté s’est dit heureux de brandir le drapeau de la Guinée lors de ses prestations.  » Je suis fier de pouvoir amener la musique guinéenne dans des pays et sur des scènes où elle n’avait presque pas été « , a affirmé l’artiste guinéen.

Parlant de ses anciens concerts, celui qui est nommé ambassadeur du dialogue interculturel par la Belgique a regretté la présence minoritaire des Guinéens lors de ses prestations vu qu’il joue dans des gros événements et non sur invitation des groupements de femmes et des compatriotes.

Prévu le 22 juillet prochain, le Festival des couleurs d’Ostrova en République Tchèque accueillera N’Faly Kouyaté et les notes de sa kora.

Pour le 20 août, le koriste se rendra à Exeter au Royaume-Uni où il communiera avec le public anglais. Une étape qui le ramènera en Belgique du 26 au 27 pour le festival des percussions.

Du 20 octobre au 23 novembre prochain, N’Faly s’embarquera à nouveau pour l’Angleterre et cette fois, seize (16) dates déjà confirmées, enregistreront les couleurs musicales de ses doigtées magiques, les airs et les choeurs de sa bande “Namun Group”.

En Belgique, le mois de décembre sera aux rythmes de la kora de ce fils de griot guinéen. En effet, N’Faly Kouyaté se produira sur seize (16) scènes en débutant par Waregen et Farys pour les deux premiers jours. Il terminera sa tournée européenne le 22 à Dendermonde et le 23 à Heusden-Zolder (Belgique).

Dans l’agenda 2017 de sa tournée musicale, N’Faly a démarré par des pays comme l’Irlande le 27 janvier dernier et du 5 au 6 février, il était en Inde. Le 10 mars, il a presté dans l’ambassade de France en Guinée avant de repartir pour la radio BBC 2 en Angleterre le 5 avril. De retour dans le pays de ses ancêtres, N’Faly Kouyaté a accompagné ses jeunes frères du groupe Degg J Force 3 pour la dédicace de l’album “Dynastie” le 16 avril ; de même, il a honoré de par sa prestation, les deux dates (20 et 22 avril) du concert dédicace de l’album “Difangni” d’Azaya. Sa dernière prestation a eu lieu sur l’esplanade du palais du peuple lors de l’intronisation d’Iyo Kouyaté en tant que chef des griots de son pays natal le 22 avril.

Le Festival des Arts Africains dont N’Faly Kouyaté est co-organisateur, contribue chaque année à faire un don de forage à un village de la Guinée. Pour l’édtion de 2017, Siaka Barry ministre guinéen de la culture a répondu présent et il a mis l’occasion à profit pour avoir des entretiens avec les autorités françaises sur des projets allant dans le sens de la promotion et de l’épanouissement de la culture guinéenne.

L’artiste Dioumessy et son manager tués dans un accident à Kouroussa (de notre correspondant)

Un grave accident de circulation s’est produit ce mercredi à 18 heures sur la nationale Conakry – Kankan, précisément dans le district de Saraya situé à 60 Km du centre de Kouroussa.

A l’origine, c’est un camion qui a fait une collusion avec une voiture de marque Volvagen immatriculée RC 9363 A. A bord du véhicule six passagers en provenance de Conakry pour Kankan.

Selon des informations recueillis sur les lieux du drame, le camion remorque en provenance de Kankan a perdu son contrôle. En voulant éviter un bœuf, il est entré en collusion avec la voiture Volvagen. Au total, les six passagers, tous âgés de  moins de 20 ans, y ont trouvé la mort sur place.

Le véhicule des victimes  était à  vive allure quand brusquement le chauffeur a perdu  le  contrôle de son véhicule. Les habitants qui ont accouru sur les lieux pour savoir ce qui s’est passé sont tombés sur l’horreur, celui des corps sans vie gisant dans une mare de sang sur le bitume, la Volvagen entièrement froissée. Des images insupportables pour bien de curieux.

Informé, le préfet Souleymane Keïta et le syndicat se sont rendus sur les lieux du drame, pour l’instant  des dispositions sont en train d’être prises pour identifier les corps. Les corps des victimes sont actuellement à la morgue à l’hôpital préfectoral de Kouroussa.

Le chauffeur est actuellement dans les locaux de la gendarmerie pour des faits d’enquête. Les corps des victimes sont attendus à Conakry  le jeudi 22 juin 2017 pour l’enterrement.

Aux dernières nouvelles, il semble que parmi les victimes, il y aurait l’artiste Dioumsessy et son manager. Le groupe de jeunes se rendait à Kankan où il devait tenir un concert.

Musique : Jupiter Davibe s’adresse aux épouses dans le clip “Compliquée”

Dans la vie, il y a des hauts et des bas et même les relations amoureuses n’en font pas exception. Cela a été compris par le chanteur Jupiter Davibe qui dans le morceau “Compliquée”, délivre un message au couple et surtout aux épouses possessives.

D’origine guinéenne, Ibrahima Bah de son vrai nom est une icône de la musique R&B au Bénin qui s’est démarqué dans l’afro pop par sa douceur vocale et les tubes qu’il livre à ses fans.

Dans ce bijou audio-visuel qui a été réalisé en Côte d’Ivoire, Jupiter s’adresse aux femmes qui jouent la mère poule derrière leur époux et qui veulent être le centre du monde.

Joint par Guineenews, il nous a confiés :  » Ce morceau est titré “compliquée” mais au-delà de la femme qui joue le rôle, se cache un coeur qui fait des manoeuvres pour attirer l’attention de son mari.  »

Las de cette vie amoureuse qui lui fait vivre l’enfer, Jupiter clame haut et fort “Chérie, tu es compliquée” et de surcroit, il ne cache pas ses sentiments pour sa femme dans le clip.

Voir le lien du clip :

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Musique : Cheick Oumar nous parle de son morceau « Conakry, capitale mondiale du livre »

Du 23 avril 2017 au 22 avril, Conakry déroulera un menu d’activités culturelles et touristiques dans le cadre de son mandat “Capitale mondiale du livre”. Et l’artiste Cheick Oumar qui a usé de sa voix de rossignol pour créer l’hymne de cet événement culturel majeur, s’est prêté aux questions de Guineenews ce jeudi 4 mai pour parler de son morceau “Bienvenue à Conakry, capitale mondiale du livre”.

”L’inspiration du morceau, je l’ai puisé d’un sentiment de fierté car le monde va tourner les yeux vers nous, le monde viendra chez nous pour découvrir notre culture et nos pratiques et ’est pourquoi dans le morceau, je dis welcome à Conakry, capitale mondiale du livre mais d’abord, c’est welcome à Conakry la porte d’entrée internationale sur la Guinée”, tels ont été les propos de Cheick Oumar sur la source d’inspiration de ce tube.

Pour ce directeur artistique et comédien musical, c’est une première dans la musique urbaine qu’une chorale accompagne un artiste et sur la cause.  » Je l’ai fait parce que Conakry, capitale mondiale du livre est pour tous les Guinéens et donc, il fallait que toutes les régions naturelles soient vocalement représentées dans cette chanson.”

Parlant de la composition et de la réalisation, Cheick Oumar nous a confiés qu’il a été informé par Sansy Kaba du mandat de capitale mondiale du livre et depuis lors, son génie créateur a commencé à créer le morceau. “ J’avais ce projet musical dans le coeur depuis que Sansy Kaba m’a informé l’année dernière et parfois, je composais des mélodies dans ma tête ; donc je créais constamment la chanson. Revenu en Guinée en décembre, je me suis rendu au studio pour la réalisation et cela nous a pris quelques jours pour donner ce produit qui est du goût de ceux qui l’ont écouté « , a-t-il expliqué.

Concluant, il a rappelé que le livre a beaucoup contribué dans sa formation et aussi, dans sa carrière musicale en ces termes : “ Le livre a fait de moi ce que je suis. « 

A signaler qu’après Cheick Oumar, d’autres artistes entendent accompagner ce grand événement culturel par des chansons et des pièces de théâtre mettant le livre à l’honneur.

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