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Cellou : « Nous n’attendrons pas à aller dans un référendum, nous voterons contre dans la rue »

Après Sangoyah samedi, c’est le mini stadium de Nongo, dans la commune de Ratoma, qui a reçu l’opposition guinéenne. Malgré la pluie qui s’est abattue sur Conakry ce dimanche 23 juillet, les militants de l’opposition n’ont pas manqué au rendez-vous. D’ailleurs, c’est sous cette pluie qu’est arrivée la délégation conduite par Cellou Dalein Diallo.

Si l’opposition compte en découdre avec le pouvoir pour l’application de l’accord politique du 12 octobre 2016, l’affaire de troisième mandat reste une de ses préoccupations majeures. 2020 est encore loin, mais vu le doute entretenu par le président de la République sur la question, les leaders de l’opposition estiment qu’il faut mieux le prévenir des conséquences d’une telle entreprise. C’est pourquoi, la manifestation du 2 août prochain sera consacrée en partie à cette éventualité.

« Cette manifestation, c’est aussi un avertissement pour M. Alpha Condé. Il faut qu’il comprenne que les Guinéens n’accepteront pas un troisième mandat. Et c’est pourquoi je demande à ce que vous restiez plus mobilisés comme d’habitude pour que cet avertissement soit compris non seulement par le destinataire qu’est Alpha Condé, mais aussi pour la communauté internationale et le peuple de Guinée. On n’acceptera pas le tripatouillage de la Constitution », a réitéré Cellou Dalein Diallo devant de nombreux partisans, avant de rappeler que l’article 154 de la Constitution interdit la modification de l’article 27 de la même loi : « Les dispositions de la Constitution relatives à la durée et au nombre des mandats présidentiels ne sont pas révisables. Toute tentative de le faire serait une violation de la Constitution et sera sanctionnée comme telle. »

Le chef de file de l’opposition réaffirme sa volonté de s’opposer farouchement à tout référendum visant à modifier l’article 27 de la Constitution qui stipule que « la durée du mandat du président de la République est de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non. »

« Je vous l’ai dit l’autre jour et je vous le réitère, on n’attendra pas d’aller à un référendum pour voter pour ou contre. Nous allons montrer que nous votons contre en prenant immédiatement la rue sur l’ensemble du territoire national. Ce ne sera pas une manifestation de l’UFDG, de l’opposition, de la société civile. Ce sera une manifestation de toute la Guinée contre l’imposteur », a-t-il conclu.

Des jeunes (50 ?) arrêtés et incarcérés à Sinko-Beyla : Une citoyenne demande leur libération

Comme on le sait, un affrontement entre fractions rivales de jeunes a eu lieu à Sinko-Beyla le 2 mai dernier au tour du contrôle des recettes du marché. Ce mouvement s’est soldé par la blessure de dizaine de personnes, des dégâts matériels et l’arrestation de plusieurs jeunes.

Face à cette situation où des jeunes de la région sont privés de leur liberté, Diabaté Ganifo, une citoyenne de la localité a adressé une lettre ouverte au préfet de Beyla Lamine Cissé en vue d’obtenir leur libération. Lisez !

Lettre ouverte à monsieur le préfet de Beyla.

Monsieur le préfet,

Je me permets en ce début de semaine de vous écrire. Avant de commencer, j’aimerais me présenter. Je suis Diabate Ganifo, étudiante en master sciences criminelles à l’université de Nice (France). Je suis de la préfecture de Beyla (Sinko ) et jai 27 ans. En mon nom et au nom de la loi, excellence monsieur le préfet, je me permets de vous notifier certaines obdjectivités concernant la dissension survenue à Sinko le 2/05/2017 entre les jeunes et la mairie de Sinko.

Monsieur le préfet, voilà bientôt deux semaines que vous avez procédé aux arrestations pour des mesures d’enquête. Plus de 50 innocents qui sont incarcérés dans la maison centrale de Beyla.

Monsieur le préfet, conformément à l’article 77 du code de procédure pénale guinéenne qui dispose (si pour les nécessités d’enquête, l’officier de police judiciaire est amené à garder à sa disposition une ou plusieurs personnes contre lesquelles existent des indices de culpabilité, il ne peut les retenir plus de quarante huit heures. Par ailleurs, monsieur le préfet, l’article 6 de la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales prévoit la notion du procès équitable comme un principe universel. Ainsi, monsieur, après lecture de cette lettre, je vous demande de procéder dans les heures qui suivent à la mise à la disposition de ces innocents ou leur comparution devant l’autorité compétente qui est le juge d’instruction qui est habilité d’établir ou non leur culpabilité.

Excellence monsieur le préfet de Beyla, vous êtes conscient des irrégularités de la procédure d’arrestation à laquelle vous avez procédé depuis le 2/05/2017. Après le manque de respect de la procédure monsieur le préfet, est ce qu’on peut penser à un procès équitable ? Toutefois, si vous êtes incapable de juger les innocents incarcérés dans les prisons de Beyla, je vous demande, après lecture, de les libérer dans les jours qui suivent.

Pour terminer monsieur le préfet, vous êtes un officier de police judiciaire, à moins que vous ayez une mauvaise foi sinon la garde avis conformément à l’article 77 du Code de procédure pénale ne peut dépasser 48H. Par ailleurs, elle peut être prolongée par le procureur mais dans certaines situations notamment en matière d’atteinte à la sûreté de l’État ou en matière de stupéfiant. Nonobstant cette objectivité, nous sommes à l’extinction de tous ces principes aujourd’hui et vous continuez de retenir les innocents sans jugement. Libérez les innocents monsieur le préfet.

Recevez mes salutations les plus distinguées.

Nous y reviendrons.

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Ousmane Gaoual : «Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020…»

« Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020, la Guinée court le risque d’une très grande catastrophe…»

Mensonges, abus et corruption, c’est par ces mots que le député uninominal de Gaoual à dépeint la situation de sa préfecture natale. C’était le samedi 22 avril lors de l’assemblée générale de l’UFDG.

« Gaoual illustre tout ce qui est mauvais. Vous voulez comprendre comment Alpha a abandonné la Guinée ? Allez à Gaoual. Vous voulez comprendre pourquoi il a autant de corruption, d’abus, de mensonges ? Allez à Gaoual. Notre préfecture est oubliée comme les autres préfectures du pays », a-t-il dénoncé.

Au sein de l’UFDG, beaucoup estiment que Cellou Dalein Diallo gagnera l’élection présidentielle de 2020 (dans moins de trois ans). Pour Ousmane Gaoual Diallo, attendre jusqu’à cette date, serait synonyme à une grande catastrophe pour la Guinée : « J’entends beaucoup dire qu’en 2020 Cellou sera président. Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020, la Guinée court le risque d’une très grande catastrophe. 2020 c’est loin. Et Alpha est en train de nous donner tous les éléments pour une révolte populaire puissante pour le mettre hors de nos frontières, parce qu’il ne respecte pas les accords, il ne tient pas parole et parce que maintenant il est en train de distiller partout des éléments qui justifient que chacun d’entre nous doit se lever, prendre un bâton et se diriger vers Sékhoutouréya, parce qu’on parle de troisième mandat, de sixième mandat, etc. »

Poursuivant, il a accusé la Commission électorale nationale indépendante (CENI), d’être à la base des problèmes politiques vécus par la Guinée, notamment son président : « A côté, on a le président de la CENI. J’ai dit il y a quelques années que Bakary Fofana devrait être pendu. Les gens ont pensé que je m’abusais, que je dis trop de choses incohérentes, prône la violence. Les problèmes politiques de la Guinée sont liés à la mauvaise organisation des élections dans notre pays. C’est ce qui occasionne les manifestations. »

Plus loin, il a affirmé que les différents abus qu’auraient subis les Guinéens suffit pour justifier l’application de l’article 35 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Bakary Fofana ne se fiche pas des Guinéens. Il s’en fout de leurs problèmes. Ce qui l’intéresse c’est l’argent. Il en a beaucoup pris. Maintenant, nous lui demandons de faire en sorte que les prochaines consultations électorales se déroulent rapidement et bien. Et cela se fera sans lui. Avec la nouvelle loi que la mouvance ne veut pas qu’on vote au parlement. Voici un autre argument qui justifie que chacun d’entre nous arbore l’article 35 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dit que quand il y a un Etat oppressif, chaque citoyen est en droit de prendre des armes pour défendre l’intégralité de son territoire et sa liberté. »

« Ce n’est pas un appel à la violence. Défendons la Guinée, défendons l’organisation des élections », a-t-il conclu.

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