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Guinée : Pourquoi les rues sont envahies par les vendeuses ?

La corruption des responsables des marchés qui ne voient que la perception des taxes journalières sans faire face à la salubrité est un fait, le laxisme des responsables au niveau directement supérieur est proportionnel aux dividendes qui leur reviennent en est un autre fait bien toléré par la marche supérieure de l’échelle de la corruption, et ainsi de suite jusqu’à se déteindre sur la gouvernance. On se demande ce qu’il gagne dans ce laisser aller et pourquoi il laisse la cour si libre aux prédateurs pour prendre sur lui tout le discrédit populaire qui conduit inéluctablement à l’incivisme général par la suite.

Ce qui est encore à fustiger dans cette affaire, est que, pour gagner plus de rangées et tables, une autre radinerie maladive, les allées entre les tables et étals à l’intérieur des marchés sont si restreintes et rétrécies que deux personnes ne circulent pas aisément, les bouchons et étranglements à ces niveaux rebutent les acheteurs de s’y hasarder. Ainsi, le marché ne marche pas comme cela se doit. Les vendeurs et vendeuses étant tant soit peu psychologues, ils prennen d’assaut les trottoirs, où les acheteurs pourraient faire leurs achats sans descendre des véhicules. Quant à la qualité des articles, c’est du pile ou face. Certains ont acheté des chats en poche bien en vue, et ne se rendent compte d’avoir été floués qu’après coup.

Malgré tout, beaucoup ne se sont plus hasardés d’entrer dans le marché de Madina depuis des décennies à cause de la foule dense et compacte. Dehors, sur les trottoirs, les mêmes marchandises et articles peuvent se trouver sinon des rabatteurs vous épargnent l’effort d’affronter la foule pour vous apporter la marchandise en question sur un plateau d’argent avec tout ce que cela peut comporter.

Personne ne voit surtout le danger d’une alerte quelconque qui mettrait la foule sens dessus-dessous ; en cas d’incendie, la chose n’est pas encore à envisager puisqu’aucun service de secours ne pourrait trouver un accès pour une intervention rapide et efficace car la marée qui en sortirait de ce marché ne permettrait à personne de faire quoi que ce soit pour empêcher le foule de se marcher dessus.

Aérer et espacer l’intérieur des marchés seraient pour le bien des commerçants, mais où caser les autres qui vendent dans la rue avec tous les risques. Avec cette démographie effrénée, sans mettre les moyens pour des marchés aériens, à un ou deux niveaux, il serait pratiquement impossible de résoudre la question.

Voilà un projet banquable pour débloquer quelques dollars de la Chine

Guinée : Une décision du ministre de la sécurité diversement appréciée, à Conakry

La plupart  des marchés de Conakry se trouvent  aux  abords  des routes. Les vendeurs laissent les tables à l’intérieur du marché et viennent s’installer sur la route. Ainsi, le ministre  de  la  sécurité et de la protection civile Abdoul Kabelé Camara a pris la décision de dégager les voiries les jours à venir. Une annonce faite lors de sa dernière sortie médiatique.

Suite à cette décision, des citoyens rencontrés apprécient diversement la décision au micro de Guinéenews©.

« Une fois que les emprises de la route sont libérées, les véhiculent pourront bien circuler et il n’y aura plus d’embouteillages. Je dirais aux femmes qui sont assises sur la route d’accepter de quitter c’est pour leur sécurité. Il y a des tables dans les marchés, elles n’ont qu’à occuper ces places d’abord c’est mieux pour tout le monde », lance Kolako Sovogui.

 » Les actions menées par les dirigeants ne sont pas souvent pérennes « , estime Mamadou Koulibaly avant d’exhorter ces derniers à plus de rigueur et de sérieux. « C’est juste un feu de paille! A chaque fois des mesures du genre sont annoncées, mais il n’y a pas de suivi. Après quelques jours, les vendeuses vont encore revenir et occuper les bords des routes. C’est ce qui amène d’ailleurs les saletés sur le trottoir. Donc, l’Etat n’a qu’à penser à suivre ses actions », souhaite le citoyen.

Avant de déguerpir les occupants des emprises de la route, il serait judicieux de trouver des endroits de recasement pour eux, souhaitent nos interlocuteurs. Car c’est en faisant leur commerce que ces femmes arrivent à joindre les deux bouts. Néanmoins, des marchandes interrogées précisent qu’elles n’ont pas de force d’aller à l’encontre de la décision des autorités. Cependant, elles n’ont  pas d’autres choix que de vendre sur le trottoir pour gagner leur pain quotidien compte tenu de la conjoncture actuelle.

Cette occupation anarchique des voiries de Conakry est la conséquence des interminables embouteillages qu’endure la population tous les jours depuis maintenant plusieurs années.