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Gendarmerie de Matam : pour sa libération, Takana attend une instruction

Interpellé dans la matinée de ce mardi à la tête d’une manifestation contre le pouvoir d’Alpha Condé, le reggae-man Takana Zion est dans une garde à vue « améliorée » à la gendarmerie de Matam, en banlieue de Conakry. Il pourrait même être libéré cette nuit si le commandant de la gendarmerie reçoit une instruction qu’il attend depuis quelques heures. C’est du moins ce qui ressort des dernières explications de l’avocat du reggaeman dans un bref entretien avec Guinéenews©. Crédit photo : Page Facebook de Takana Zion.

« Je viens de quitter la gendarmerie (à 21 heures 25 Tu). J’ai demandé qu’on le mette à ma disposition, mais le commandant m’a dit qu’il attend d’abord une instruction », a affirmé l’avocat qui ne sait pas de qui va venir l’instruction. Mais, il lui a été dit de rester à l’écoute jusqu’à minuit. « Moi je suis fatigué, je rentre chez moi. De toutes façons, on est allé le chercher à manger, et il est assis dans un bureau… Donc, il n’y a pas de problème », a dit l’avocat qui laisse penser que son client est dans de bonnes conditions. « Garde à vue c’est le nom, mais bon, il est assis dans un bureau. Si sa libération n’intervient pas cette nuit, on peut attendre demain matin », a minimisé l’avocat qui semble ne pas s’inquiéter d’une garde à vue intransigeante comme celle souvent dénoncée par les avocats.

« Avec un carnaval plus que pacifique au nom de la jeunesse, les autorités viennent de démontrer une fois de plus jusqu’où elles sont prêtes à braver nos libertés en me privant de ma liberté d’aller et de venir, en brutalisant des membres du collectif  ! Merci du soutien de l’ensemble des artistes et membres du collectif de trouvant actuellement devant la DPJ (direction de la police judiciaire). Toute victoire obtenue par la violence est une défaite car elle est momentanée et nous céderons jamais à la peur… », affirmait Takana Zion sur sa page Facebook ce matin, peu après son interpellation.

Posted by Hamzah Kdja Nostalgie Bâ on Tuesday, July 25, 2017

Takana Zion et d’autres leaders du mouvement  » Wonkai 2020  » ont été interpellés ce mardi alors qu’ils organisaient un carnaval sur le boulevard Telly Diallo à Kaloum contre la cherté de la vie, la corruption et un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé.

Arrestation d’Elie Kamano : Son avocat promet de l’innocenter

Arrêté ce 17 juin à Matoto pour avoir organisé une manifestation interdite, le reggae man guinéen, Elie Kamano a été conduit à la Direction de la police judiciaire (DPJ) à Kaloum. C’est son avocat, Me Salifou Béavogui, qui l’a confirmé à Guinéenews©.

Sans donner plus de détails, puisque l’enquête est en cours, Me Salifou Béavogui promettre d’innocenter son client. « L’enquête se poursuit. Je suis actuellement avec lui à la DPJ. On reproche à Elie d’avoir organisé une manifestation interdite. Je suis là, j’observe et je veille sur ses droits. Je promets de me battre pour l’innocenter », a-t-il dit.

A la tête d’une organisation dénommée « la jeunesse s’organise maintenant pour son avenir » (JOMAA) regroupant plusieurs autres organisations de la société civile, Elie Kamano voulait protester contre un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Ce dernier n’a jamais dit qu’il modifierait la Constitution pour se présenter une nouvelle fois, mais n’a pas aussi dit qu’il ne le fera pas. L’entretien du doute sur le sujet amène certains à croire qu’il veut se présenter.

Selon l’article 27 de la Constitution guinéenne, « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non. »

Plus loin, l’article 154 verrouille toute modification de la Constitution concernant la durée et le nombre des mandats : « le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision ».

Marche non « autorisée » contre le 3ème mandat : Elie Kamano arrêté

Le reggae man guinéen, Elie Kamano, a été arrêté ce lundi matin au rond-point de la Tannerie dans la commune de Matoto. Quelques jours auparavant, l’artiste avait lancé un mouvement appelé la Jeunesse s’organise maintenant pour son avenir (JOMAA). Lors de ce lancement, il a annoncé son intention d’organiser ce 17 juillet une marche pacifique de Tannerie au Palais Sékhoutouréya pour protester contre toute éventualité d’un troisième mandant pour Alpha Condé.

Et ce lundi, le reggae man, qui avait annoncé sa candidature pour la mairie de Matoto, a été arrêté dès qu’il est arrivé sur le point de départ de la marche. Selon un de ses proches que Guinéenews© a joint au téléphone, dès qu’Elie est descendu de sa voiture, des forces de l’ordre l’ont appelé, mais il leur a répondu à chaque fois qu’il n’a pas leur temps. C’est ainsi, souligne notre interlocuteur, un d’entre eux a dit : « Embarquez-le ». Sitôt dit, sitôt fait.

Selon certains, il a été conduit à la Direction des investigations judiciaires (PM3) de Matam, alors que d’autres parlent de la Direction de la police judiciaire (DPJ).

Nous avons tenté de joindre son avocat pour avoir plus de détails, mais son téléphone a sonné ‘’occupé’’.

Nous y reviendrons.

Exclusif : Des officiers de police arrêtés pour trafic de passeports guinéens, à Conakry

De sources proches du ministère de la sécurité, Guinéenews© a appris que des officiers de police (2), un soldat et une femme ont été arrêtés puis libérés provisoirement (?) pour vente illicite des passeports guinéens aux étrangers moyennant paiement d’un montant de cinq millions de francs guinéens (5.000.000 GNF).

Parmi les officiers de police impliqués dans ce trafic présumé de passeport, figurent Elga Traoré, un agent de l’immigration très connu dans le milieu, Martin Kpogomou, directeur central adjoint de la police de l’air et des frontières, une certaine Mme Nabé du service informatique et le brigadier-chef Condé, également du service informatique de la direction centrale de police de l’air et des frontières en charge du traitement des dossiers de passeport.

Aux dernières nouvelles, ces officiers de police impliqués dans cette affaire présumée de trafic de passeport et qui devraient être transférés seraient en liberté provisoire.

Joint au téléphone par Guinéenews©, le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, Moundjour Chérif dit « ne pas être au courant ». Toutefois, un de ses agents en l’occurrence le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mafanco, a confirmé la nouvelle au micro de votre quotidien électronique. « Les policiers devraient être déférés ce lundi 3 juillet 2017. Mais je ne sais pas si cela est fait… », a précisé Aly Touré.

 Comment le réseau a été démantelé ?

Selon nos informations, ce sont deux jeunes commissaires de police, Laye Keita et Larack Barry qui ont démantelé le réseau, il y a  à peu près un mois. En effet, un homme d’origine libanaise et connaissant très bien les rouages de l’administration publique guinéenne et conscient que certains agents de l’État sont facilement corruptibles, serait venu voir un policier afin de l’aider à se procurer d’un passeport biométrique guinéen même s’il n’y a pas droit. Ce dernier lui aurait exigé de payer un montant de vingt millions de francs (20.000.000 GNF). Mais le Libanais a trouvé ce montant trop élevé. C’est ainsi qu’il a approché un démarcheur du nom d’Ismaël Camara qui travaille pour le réseau d’Elga Traoré, un agent du service de l’immigration guinéenne, considéré, comme étant le présumé cerveau de ce réseau de trafiquants de passeports guinéens. Toujours selon nos informations, pour un montant de 5 millions de nos francs, ce réseau a pu confectionner le passeport pour le Libanais. Ils l’ont fait en by-passant la procédure normale comme cela est coutume en Guinée.

Normalement, apprend-on, une fois que les dossiers sont déposés pour l’acquisition d’un passeport, il y a deux contrôles à faire avant de finaliser la procédure : le pré-contrôle des documents et leur validation conformément à la loi avant signature. Cette tâche est effectuée par le directeur central de la police de l’air et des frontières ou de son adjoint. Mais seulement voilà, le passeport attribué au Libanais n’a suivi aucune procédure légale, car il n’y aurait aucun document de base relatif au passeport qu’on a fait pour le Libanais. Et cyniquement, après avoir obtenu le passeport guinéen, le même Libanais est revenu montrer ledit passeport qu’il a obtenu avec les gens qui ont refusé de l’aider et qui lui avaient exigé 20 millions pour pouvoir le faire.

Informés de la situation, Laye Keita et Larack Barry ont, à leur tour, mis au courant le directeur central de la police de l’air et des frontières, le commissaire Lamine Keita. Après vérification, il s’est avéré que Lamine Keita, habilité à approuver les demandes de passeport n’a ni donné son accord, ni signé le passeport qui a été confectionné pour ce Libanais dont l’identité ne nous a pas été révélée pour des fins d’enquêtes, dit-on. C’est son adjoint Martin Kpogomou qui l’aurait signé, ce qui justifie l’arrestation de ce dernier.

« Quand le directeur central a eu ces infos, il a trouvé le flou qui a entouré ce dossier et l’a confié directement à la gendarmerie nationale. Effectivement, la gendarmerie a fait ses investigations qui ont abouti à l’arrestation de ces quatre individus cités plus haut dans cette présumée affaire de trafic de passeport », précisent nos sources..

Selon une autre source policière, le Libanais aurait contacté tout d’abord Almamy Conté, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kaloum afin de l’aider à avoir non seulement un extrait de naissance mais aussi lui faire faire un passeport biométrique guinéen. Ce dernier aurait décliné l’offre avant d’informer les services de sécurité qui auraient procédé à l’arrestation des présumés auteurs de cet acte de corruption. Cependant, nous n’avons pu joindre le procureur pour confirmer ces informations malgré nos multiples tentatives et surtout la persistance de cette source policière.

Pourquoi les prévenus ont-ils été libérés provisoirement ?

Après les investigations faites par la gendarmerie, il y a eu un vice de forme, a-t-on appris de source policière. « Les gens se sont posés la question de savoir pourquoi c’est à la gendarmerie qu’on a confié les enquêtes en lieu et place de la direction de la police judiciaire (DPJ). Ce sont les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont compétentes de faire un tel travail car sa ressort de leur domaine d’intervention. C’est pourquoi l’enquête a été confiée à la DPJ au lieu de la gendarmerie », affirme un OPJ qui n’a pas voulu être cité.

Pour ce qui est la libération des prévenus, il a confirmé, mais, a-t-il insisté, c’est une libération provisoire car ils (les présumés prévenus) viennent de présenter tous les jours à la DPJ pour les besoins d’enquête. Cette information vient corroborer les propos du procureur de la république près le tribunal de première instance de Kaloum. « C’est à partir de la DPJ (direction de la police judiciaire) que leur libération ou leur déferrement à la justice est décidé(e)…», a renchéri M. Touré le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mafanco.

Des milliers de Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur souffrent de l’obtention des passeports biométriques guinéens. Pourtant, plusieurs étrangers notamment Nigérians, Libériens, Libanais, Léonais s’en procurent au travers des cadres et autres agents corrompus de l’État guinéen moyennant paiement de dizaine de nos francs. Dans un passé récent, des hauts cadres du ministère des Affaires étrangères avaient été jugés et condamnés pour une affaire similaire de vente illicite de passeports guinéens aux étrangers, qui souvent sont impliqués dans de sombres affaires. C’est pourquoi, depuis un bon bout de temps, c’est le président Alpha Condé lui-même qui signe les passeports diplomatiques, apprend-on.

Une enquête réalisée par Youssouf Boundou Sylla avec la collaboration Tokpanan Doré et Sekou Sanoh pour Guinéenews©

Faranah : une candidate tombe malade et un jeune mis aux arrêts en plein BEPC

En application des dispositions du directeur préfectoral de l’éducation de Faranah à la veille du lancement des examens de fin d’études élémentaires, un jeune a été mis aux arrêts par la gendarmerie ce jeudi, aux alentours du centre Salé-laye Samoura situé au centre de la ville.

En compagnie de son ami, le jeune a été aperçu en face de ce centre sur la route par le Coordinateur des parents d’élèves pendant les épreuves d’histoire. Sur coup, Kèmoko Bayo, a dit au jeune de quitter les lieux. Cela, pour la moralisation et la crédibilisation des examens scolaires.

En réponse, le jeune aurait affirmé : « Je suis sur la route nationale N°8 du pays. Envois moi là où tu veux et puis cessez d’effrayer les gens. Il faut appeler le DPE, aurait-il dit, tout en ajoutant qu’il n’a peur de personne.

Cette dispute a coïncidé à l’arrivée du correspondant local de Guineenews et du Commandant du Groupement de la Gendarmerie. De son coté, Colonel Jean Luis Pogomou a approché le jeune pour en savoir davantage. Ce dernier a repris le même comportement. C’est ainsi qu’il a été conduit par deux agents de la compagnie gendarmerie locale.

Outre ce petit incident, une candidate a également eu un malaise en plein traitement de la première épreuve du BEPC 2017. L’acte s’est passé dans le centre Salé-laye Samoura. Informé, le correspondant local de Guineenews s’est rendu sur les lieux pour rencontrer la dame chargée de soigner la patiente.

Interrogée, Madame Fanta Youla travaillant au centre de santé Marché confirme. « Quand elle est venue, elle s’est présentée à moi. J’ai pris son nom et son PV. Maintenant, je l’ai donné le médicament « Métro ». Elle avait les maux de ventre notamment la diarrhée accompagnée du vomissement. Je l’ai administré quatre métros de 250 mg et 2 paracétamols. Elle a commencé son travail et elle se tient bien maintenant ».

Pourtant, à l’issue de la première journée, les épreuves se sont déroulées sous un haut dispositif sécuritaire. Cet engagement du DPE pour de la sécurisation, la moralisation et la crédibilisation des examens à Faranah a été vivement salué par l’ensemble des acteurs de l’éducation et beaucoup sollicitent que cela ne soit pas un feu de paille.

 

Siguiri: un complice du trafiquant abattu, interpellé avec deux armes et 400 balles

Un des complices du trafiquant d’armes abattu le lundi dernier a été mis aux arrêts par des forces de sécurité le mardi 9 mai. Il était en possession de deux armes et de quatre cents balles, a-t-on constaté sur place.

Selon le commandant du camp d’infanterie de Siguiri, le colonel Mamady Condé explique que l’interpellation de ce complice découle d’un stratagème qui a été mis en œuvre par une patrouille mixte.

‘’Nous sommes allés le chercher et on a tenté de négocier avec lui  pour l’achat d’une arme PMAK qui voulait placée à cinq millions francs guinéens. On lui a avancé une somme de trois millions et on a prévu de se voir dans la soirée pour conclure le marché.  C’est dans ce cadre que nous l’avions interpellé. Avec une carabine 44, une PMAK et plus de quatre cents balles’’, a expliqué le colonel Condé.

Sur place, le présumé trafiquant du nom de Sékou Kouyaté, résident a Konomakoro, dans la préfecture de Mandiana reconnaît être en liaison avec le trafiquant abattu Youssouf Doumbouya.  

‘’C’est Youssouf Doumbouya qui m’a vendu ces armes et avec des balles. Moi, je voulais tuer les hippopotames qui vont dans mon champ de riz. Je le connais depuis longtemps mais, j’ai appris dans les médias qu’il a été abattu’’, a-t-il déclaré.

Les forces de sécurité ont une fois encore profité pour appeler les citoyens  à fournir des renseignements pouvant leur permettre de traquer ces malfaiteurs.

Faut-il retenir que cette opération est consécutive à la croisade déclenchée contre le banditisme par des forces de sécurité depuis le mois d’avril dernier.  

 

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