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Tibou Kamara : « Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays »

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, les associations guinéennes de presse ont tenu une réunion ce mardi à la maison de la presse avec le ministre conseiller à la présidence de la république Tibou Kamara. C’était pour discuter de la fermeture de plusieurs radios par l’autorité de régulation des postes et télécommunications depuis lundi 11 décembre à Conakry. Elle leur réclame à ces organes de presse le paiement des taxes redevables à l’Etat.

Au terme de la rencontre, il a estimé que « le climat tendu qui existe dernièrement entre le chef de l’Etat et les médias est un malentendu » avant d’appeler la presse au respect de la loi.

« Depuis quelques temp,  il y a une actualité qui défraye la chronique c’est un peu la situation interne dans notre presse. C’est vrai que ces derniers temps, beaucoup ont eu le sentiment qu’il y avait un conflit entre la presse et le plus haut sommet de l’Etat. C’est une fausse crise c’est peut être quelques incompréhensions comme il peut y arriver dans une relation de partenariat et dans la cohabitation entre les différents pouvoirs dans un pays. Donc c’est normal lorsqu’entre partenaires qu’il y a des incompréhensions des malentendus qu’on se rencontre et qu’on discute pour trouver la solution. La situation de la presse intéresse et interpelle chacun d’entre nous c’est une liberté essentielle et un acquis de notre démocratie que chacun de nous est appeler à défendre. Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays. Je peux donc vous assurer que malgré les incompréhensions du moment, la relation entre la presse et le chef de l’Etat n’a jamais été ébranlée dans ses fondements et les valeurs qu’il a eues à partager avec cette presse à une certaine époque de sa vie. Le message est un message de paix et d’ouverture et de dialogue », a lancé Tibou.

Plusieurs organes de presses qui sont installés en Guinée ne sont pas en règle reconnaissent les associations de presse. Concernant cette situation, Tibou Kamara appelle la presse guinéenne au respect de la loi.

« La liberté n’est pas inconciliable avec la responsabilité, elle n’est pas incompatible avec le devoir et je sais que les journalistes sont suffisamment responsables pour jouir de leurs droits et faire face avec dignité au devoir que leur imposent aussi bien leur métier que la république », a-t-il conclu.

Depuis un certain temps, le climat est tendu entre la presse et la plus haute autorité de l’Etat. La rencontre que les hommes de médias sollicite avec Alpha Condé pourrait peut être décrisper cette crise, estiment les observateurs.

Médias: après avoir fermé les radios, le DG de l’ARPT se justifie (Interview)

Après la fermeture de certaines radios privées, votre quotidien Guinéenews  a approché le Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), Antigou Chérif,  pour avoir sa motivation.

Dans cette interview exclusive à bâtons rompus, M. Chérif a expliqué que cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Plus loin, il a déclaré que cette opération qui consiste à fermer les radios qui doivent à l’Etat, n’a rien à voir avec le président de la République Alpha Condé.Lisez l’interview !

Guinéenews: aujourd’hui, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications est en train de fermer certaines radios privées. Quelles en sont les raisons?

Antigou Chérif : c’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Comme je l’ai dit tantôt, il faut qu’on commence quelque part. La motivation est que nous voulons régulariser le secteur des radios et télécommunications d’ici le début de l’année 2018. Si nous regardons la situation actuelle des radios privées, la majorité ont leurs licences expirées et il y a parmi elles, qui n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009.

Guinéenews : toutes ces radios réunies vous doivent combien ?

 Antigou Chérif : au départ, c’était six milliards et plus comme vous l’avez suivi avec le chef de l’Etat à la télévision. Le président de l’URTELGUI, lui-même, reconnaît le montant. Dès le début de l’opération, certaines radios ont commencé à payer leurs redevances et nous allons rentrer dans la phase de régulation de leurs licences.

Guinéenews : beaucoup pensent qu’en fermant ces radios, vous mettez à exécution les menaces du chef de l’Etat Alpha Condé. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : cela n’a rien à voir avec le chef de l’Etat. Au niveau de l’ARPT, nous regardons deux aspects. Il y a l’aspect technique. Les propriétaires des radios savent qu’au cours de l’année, nous avons mené des audits techniques sur le terrain. Il a été question de voir est-ce que ces radios sont en conformité avec les normes internationales. Est-ce que les fréquences qui ont été assignées, sont des fréquences utilisées par ces radios. Est-ce que les émetteurs qu’ils utilisent sont des émetteurs en onde. Cet audit a été fait au cours de l’année et nous avons le rapport.

Le deuxième aspect a été de voir est-ce que les licences sont en règle.  Nous avons remarqué que 95% des radios ont leurs licences expirées. Beaucoup d’entre elles nous diront qu’elles ont fait une demande qui n’a pas été répondue. Ils n’ont pas eu de réponse parce que tout simplement, le renouvellement de licence est gratuit. Pour qu’une licence soit renouvelée, il faut que vous respectiez vos obligations techniques et financières alors que la majorité des radios ne sont pas à jour.

Les ressources qui sont mises à la disposition des radios sont rares, ces ressources sont une contrepartie qui doit être payée. Et l’ARPT a l’obligation d’aller recouvrer ces recettes et que si nous n’arrivons pas, nous mettons créance irrécouvrable. C’est en ce moment que nous l’envoyons à l’agent judicaire de l’Etat. Ce que je demande à ces radios, c’est de se rapprocher de l’ARPT pour pouvoir régulariser leur situation.

Guinéenews : la radio Sabari FM étant concernée a été fermée. Mais il se trouve que la radio Love Fm  qui est à jour, dépendait de cette radio. Du coup, cette radio aussi a été fermée alors qu’elle est à jour. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : lorsque nous sommes partis à la radio Sabari fm, nous avons bien demandé au patron de nous dire la situation. Il nous a dit que la radio Sabari fm et Love fm sont sur le même émetteur. C’est ce qu’on appelle dommage collatéral donc, si vous coupez Sabari fm, vous avez touché Love fm  alors qu’on ne peut pas laisser Sabari émettre. Pour l’instant, si Sabari fm se met à jour, nous allons libérer Love fm. Depuis que nous avons envoyé des lettres, beaucoup de radios privées sont venues régulariser leur situation.

Lire vidéo:

Entretien réalisé par Sékou Sanoh

Tête-à-tête Tibou-Associations de Presse : voici ce qu’ils se sont dit

Suite à la fermeture de certaines radios privées, les associations de presse ont tenu ce mardi 12 décembre une rencontre avec Tibou Kamara, le ministre d’Etat Conseil spécial du président Alpha Condé. Après plusieurs heures de discussions houleuses, les deux parties sont parvenues à trouver un consensus. Voici l’intégralité de la déclaration des associations de presse faite à la Maison de la presse de Guinée.

Déclaration

« ‘Une réunion d’échanges et de concertation a eu lieu ce jour mardi 12 décembre 2017 à la Maison de la presse entre les Présidents des associations de presse, des responsables des radios privées et le Ministre d’État, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Tibou Kamara. Au cours de la rencontre, il a été évoqué les difficultés que rencontrent les médias et les relations tendues de ces dernières semaines entre les pouvoirs publics et les journalistes. Tous les intervenants ont déploré cette situation et ont souhaité un dialogue avec les Autorités, dans le but de trouver une solution qui préserve les intérêts de toutes les parties. Parmi les difficultés que rencontrent les médias privés, on peut citer :

1-   L’attribution des agréments

2-   Le paiement des redevances

3-   Le renouvellement ou l’obtention des licences

4-    L’immatriculation du personnel des médias à la CNSS et les contrats de travail

5-   Le paiement des impôts Les associations de presse, si elles reconnaissent exercer dans des conditions qui ne respectent pas toujours la règlementation en la matière, elles invoquent les tracasseries rencontrées souvent quand elles entament les démarches pour régulariser leur situation.

A ce propos, elles demandent aux Autorités concernées de : Faciliter les formalités nécessaires à leurs activités dans les relations avec l’Etat. Les associations de presse ont déclaré être les premières à vouloir exercer en toute légalité pour pouvoir jouir pleinement de leurs droits et leurs libertés. Elles lancent un appel à tous leurs membres et adhérents à prendre toutes les dispositions afin de se conformer aux textes de lois régissant la presse en Guinée. En attendant, il a été recommandé que: – les radios et organes d’informations qui ne disposent pas d’un agrément, soient interdits – les radios et organes d’information, qui ne disposent pas de licence soient interdits – les radios et organes d’information qui disposent d’un agrément, n’ayant pas bénéficié de licence, puissent disposer de leur licence.

Les associations de presse ont demandé l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour la réouverture des radios fermées et aussi pour mettre fin à la campagne de fermeture des stations de radios privées. L’assemblée a demandé pour le paiement des redevances : En tenant compte des difficultés que rencontrent les journalistes et de la précarité des entreprises de presse, d’accorder du temps pour le paiement des redevances ainsi que pour les autres obligations. Les associations de presse ont pris acte des regrets exprimés par la gendarmerie nationale pour les violences subies par les journalistes et la destruction de leur matériel de travail.

Les associations de presse ont pris acte de la condamnation par le chef de l’Etat des violences subies par les journalistes. Les responsables des associations se sont réjouis de l’ouverture de l’enquête annoncée par le Chef de l’Etat pour situer les responsabilités et faire toute la lumière dans cette affaire. Les associations de presse se sont félicitées du communiqué de mise au point de la Haute Autorité de la Communication à propos des conditions de fermeture des radios et organes de presse en Guinée. Les associations de presse ont recommandé :

-une rencontre avec le Chef de l’Etat autour de la situation de la presse et de l’état de la liberté d’expression dans le pays.

-l’arrêt des poursuites contre les journalistes Pour assainir la profession de journaliste et le climat au sein de la presse nationale, l’assemblée a suggéré la réactivation de l’OGUIDEM pour que les journalistes et les patrons de presse puissent faire leur critique et autocritique pour la crédibilité de la profession de journaliste et afin de redorer l’image de la presse guinéenne.

Enfin, la date du mercredi 16 janvier 2018 a été proposée pour l’organisation de la journée nationale de la presse. Un comité d’organisation va être mis en place pour préparer cette journée.

Avant de lever la séance, la réunion a recommandé une assemblée générale le mercredi 13 décembre 2017 à 13 heures à la maison de la presse avec les journalistes, afin de partager les recommandations issues de la réunion de concertation du mardi 12 décembre 2017. »

 

Lire vidéo:

Fait à Conakry le 12 décembre 2017 URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, UPLG, SPPG, UPF

Médias en danger en Guinée : le silence troublant des politiques et de la société civile

Depuis deux semaines, la presse privée guinéenne est dans le collimateur des autorités sans qu’une âme sensible ne proteste. La classe politique a commencé à réagir, certes, mais il reste la société civile et les ONG de défense des droits de l’homme.

Aujourd’hui, inutile de l’écrire, l’heure est grave. Quand c’est l’ARPT, qui brouille les fréquences des radios, quand c’est la gendarmerie, qui violente les journalistes, quand c’est la HAC qui suspend l’émission de la radio Espace FM une semaine durant, quand c’est la gendarmerie qui convoque Moussa Moise Sylla, le directeur d’Espace TV, quand c’est un imam qui menace le correspondant de Guinéenews à N’zérékoré, quand c’est le RPG, qui fait la fête à la presse à son siège.

Plus grave, la présidence a demandé à la haute autorité de la communication (HAC) de fermer toute les radios non en règle à cause de six milliards GNF d’arriérés. Alors qu’on pouvait régler ce problème autrement.

Mais le comble de tout ça, c’est le procès de l’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo, qui a pris une tournure grave au point que la vérité sur sa mort est mise de côté. C’est à peine, si on parle du confrère dans le procès.

L’émission « les grandes gueules » brouillée en Guinée : La HAC ordonne et l’ARPT exécute

Ce lundi, « les grandes gueules », la célèbre émission de la radio Espace FM a été brouillée en Guinée, 23 minutes seulement après le début de ladite émission qui a conquis des millions de Guinéens et les amis de la Guinée, a-t-on appris.

Selon nos sources d’information, dans la matinée de ce lundi, c’est la haute autorité de la communication (HAC) qui a ordonné l’agence de régulation des postes et télécommunications (ARPT) de brouiller les fréquences de la Radio Espace FM, quelques minutes après le démarrage de l’émission. Et pour cause, la HAC estime que la mesure suspendant l’émission « les grandes gueules » s’étalait sur une période de 5 jours ouvrables allant du 2 au 9 juin 2017 inclusivement. « Cependant, affirme un officiel, la Radio Espace au lieu de veiller à l’application stricte de cette mesure, a changé le nom de l’émission des grandes gueules aux vrais gens alors que le contenu reste le même. Dès lors, nous-nous sommes sentis dans l’obligation d’agir via l’ARPT en brouillant leur fréquence en Guinée… », affirme un conseiller de la haute autorité de la communication au téléphone de Guinéenews©.

À la direction générale du groupe Hadafo Média, tout en dénonçant cet acharnement auquel est victime l’émission « les grandes gueules », il n’y a pas eu de commentaires sur cet autre agissement dont le seul but est de faire taire ladite radio, menaçant du coup les principes de la démocratie en Guinée.

L’émission « les grandes gueules » est devenue un véritable socle de la démocratie en République de Guinée. Eu égard du ton dur que ses animateurs utilisent parfois pour dénoncer la mal gouvernance et autres détournements des deniers publics, cette émission joue un grand rôle dans le processus de consolidation de la démocratie dans notre pays.

Elle a été suspendue depuis le 2 juin dernier, suite un à excès de langage de Mohamed Mara, l’un de ses animateurs, lui-même suspendu pour un mois par la HAC. Suite à cette sanction, plusieurs auditeurs, internautes et responsables de médias ont manifesté leur solidarité à l’égard du groupe Hadafo Média qui abrite Espace FM. Ceux-ci estiment que la mesure de la HAC est « disproportionnée ».

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L’ARPT annonce l’homologation des matériels et équipements terminaux de télécommunications (Communiqué)

La Direction Générale de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) informe l’ensemble des professionnels, importateurs et revendeurs de matériels et équipements terminaux de Télécommunications que tout équipement terminal destiné à être connecté, directement ou indirectement, à un réseau ouvert ou non au public ne peut être mis sur le marché guinéen qu’après homologation. Cette homologation est également exigée préalablement à la mise sur le marché du dit équipement, quelle que soit sa destination. L’homologation vise à garantir le respect des exigences essentielles et la conformité des équipements aux normes et spécifications techniques conventionnelles. Elle est matérialisée par l’édition d’un certificat d’homologation délivré par l’ARPT. Pour plus d’informations, veuillez cliquer sur le lien suivant: COMMUNIQUE DE PRESSE DRC

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L’ARPT annonce l’homologation des matériels et équipements terminaux de télécommunications (Communiqué)

La Direction Générale de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) informe l’ensemble des professionnels, importateurs et revendeurs de matériels et équipements terminaux de Télécommunications que tout équipement terminal destiné à être connecté, directement ou indirectement, à un réseau ouvert ou non au public ne peut être mis sur le marché guinéen qu’après homologation. Cette homologation est également exigée préalablement à la mise sur le marché du dit équipement, quelle que soit sa destination. L’homologation vise à garantir le respect des exigences essentielles et la conformité des équipements aux normes et spécifications techniques conventionnelles. Elle est matérialisée par l’édition d’un certificat d’homologation délivré par l’ARPT. Pour plus d’informations, veuillez cliquer sur le lien suivant: COMMUNIQUE DE PRESSE V1

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