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Alliance de partis avec le PEDN ? « Ce sont des histoires », réagit Lansana Kouyaté

Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté a balayé d’un revers de la main l’information selon laquelle, son parti aurait signé une alliance avec les partis UFR, PUP, BL, GECI, NGR, UPG  pour conquérir les élections communales et communautaires. « Ce sont des histoires », a-t-il rétorqué au téléphone de Guinéenews© depuis Paris dans une interview qu’il a nous accordés.  Lisez sa réaction !

« Ce sont des histoires ! Nous n’avons  noué aucune alliance. Nous avons assisté aux deux réunions qui se sont passées. La première qui était une sorte de générale et quand à la deuxième, chaque parti devait amener ses conditions.

A la deuxième réunion, le PEDN a clairement indiqué qu’il ne s’associera à un groupe ou ne formera un bloc avec un groupe que quand il est sûr que le groupe ne marchera pas avec l’avec l’actuel pouvoir. C’est clair et net ! Un pied dedans, un pied dehors, c’est dehors.

Nous n’avons jamais biaisé avec notre position, si ces conditions ne sont pas respectées, il est hors de question de nouer avec le groupe dont vous parlez. Il y a des partis dans ce groupe qui sont très proches du pouvoir, qui vont tous avec le pouvoir. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il réagi.

Lors de l’assemblée génerale de l’UFR samedi 9 décembre 2017, le député Ibrahima Bangoura, avait parler d,alliance en vue de gagner les élections communales et communautaires, répondant aux questions d’un journaliste.  « Comme ce sont des élections locales, les alliances se font localement. Mais déjà, je puis vous dire qu’il y a des alliances entre l’UFR et d’autres partis, notamment le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG », avait affirmé le parlementaire. Lire ou relire : Elections communales : L’UFR y prendra part en alliance avec le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG

Guinée : Sommées de quitter la chaussée, les vendeuses du marché de Koloma bloquent la circulation

La tension était vive ce mardi matin au marché de Koloma dans la commune de Ratoma. Des femmes vendeuses sur la chaussée en colère ont occupé la routeen érigeant des barricades perturbant la circulation routière. Durant des heures, une longue file de véhicules s’est formée sur ce tronçon obligeant des usagers à rebrousser chemin. Ces manifestantes chassées des emprises de la voix publique s’opposent à leur déguerpissement et accusent les responsables du marché d’être à la base de cette situation. L’incident a fait quelques blessées, à constaté sur place Guinéenews©.

« On est sorti dans la rue pour bloquer la circulation afin de dénoncer une injustice. Toutes ces femmes que vous voyez ici, ont acheté des places. Certaines 100 mille, 300 mille, d’autres 400 mille. Moi personnellement, j’ai donné à plusieurs reprises de l’argent aux responsables du marché puisque quand tu voyages, on revend ta place à une autre personne et tu es obligée de verser une autre somme d’argent à ton retour pour avoir une autre place », accuse une vendeuse très remontée.

Sur la même lancée, une autre mère de famille accuse les responsables du marché de Koloma d’avoir confisqué leurs marchandises et détruit leurs tables. Elle a d’ailleurs été blessée pendant l’incident. « C’est nous qui faisons vivre nos familles et si on nous chasse ici comment on va faire ? Le matin, nous avons trouvé que toutes nos tables ont été ramassées. Les femmes ont donc mis des pneus sur la route pour empêcher les mouvements des personnes. Entre temps, quelqu’un a lancé une pierre qui m’a touché sur la tête, vous avez vu le sang. Et ce sont les responsables du marché qui sont derrière cette situation », affirme-t-elle.

Ces femmes déguerpies occupent un espace appartenant à un citoyen qui y a construit un centre commercial. Selon l’administrateur du marché, elles ont reçu un avertissement.

« Nous avions essayé de dégager les gens sur ce carrefour parce que le lieu n’est pas approprié pour faire le commerce, il y a souvent des accidents. Ces femmes sont informées depuis longtemps. C’est ainsi qu’on a décidé de les déguerpir ; on a fait le récemment et nous avons pris l’engagement que nous allons les mettre à la disposition des femmes responsables pour placer chacune d’elle dans un endroit plus adéquat », se défend Elhadj Abdoulaye Bangoura administrateur du marché.

Les femmes concernées par ce déguerpissement ne sont pas prêtes à se plier à la décision de l’administration du marché. Au moment où nous quittions les lieux, la plupart d’entre elles, étaient déjà revenues sur les lieux pour s’installer à nouveau et continuer leur vente.

Exclusif : La radioscopie de l’accord de 20 milliards US signé entre la Chine et la Guinée (Ministre)

« …Ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de credit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les memes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement… »

L’accord de coopération bilatérale faisant état d’un prêt de 20 millions US signé le 4 septembre 2017 entre la Chine et la Guinée sur une période de 20 ans, a fait l’objet de beaucoup d’interprétations, de suspicions, voire même des spéculations. D’aucuns estiment que c’est un accord qui braderait nos ressources naturelles alors que d’autres murmurent que c’est un cash-flow qui sera viré dans le compte du trésor public domicilié à la BCRG.

Pour mieux éclairer la lanterne des ses millions de lecteurs, Guinéenews© a eu un entretien télphonique avec Kassory Fofana, ministre d’État chargé du partenariat public-privé, un des principaux artisans de sa signature pour décortiquer en termes clairs, de quoi s’agit-il réellement. Lisez !

«…La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance…»

Guinéenews© : En droit, quel est le poids ou la valeur juridique exacte de cet accord cadre lorsqu’on sait qu’il est conclu non pas entre les deux parlements chinois et guinéen, mais seulement entre le conseil présidentiel de la Guinée et la commission nationale du développement et de la réforme de la Chine ? En d’autres termes, le présent accord est-il contraignant et opposable ?

Kassory Fofana : Tout accord-cadre de ce genre n’a pas de conséquence juridique directe. C’est comme si vous parliez les dans le cadre des relations de coopération économiques, des grandes lignes d’un cadre de coopération. Dans le domaine du secteur privé, on parlerait du « memorandum of understanding (MOU) ». Au niveau publique, on utilise très peu cette expression, on parle plutôt de protocole d’accord, d’accord-cadre ou de convention. Ces arrangements conventionnels expriment les intentions des parties et les orientations qui définissent leurs relations sur tel ou tel sujet. Quand vous lirez l’accord-cadre en question, il est dit clairement que les deux gouvernements veulent aller vers une situation telle qu’a  l’horizon de 20 ans, ils vont pouvoir collaborer progressivement sur les financements et sur les investissements. C’est comme en droit privé, vous avez l’investisseur, vous avez l’argent avec le banquier qui fait l’intermédiation et vous avez le marché. Par exemple vous êtes un opérateur qui a une plantation de pomme terre et vous voulez vous équiper pour construire une usine de transformation de celle-ci en chips, mais vous n’avez pas d’argent. Vous aurez deux options. La première est de dire, je vais produire petit à petit, faire de l’accumulation de capitaux et construire mon usine. La deuxième option est de dire, j’espère que par mes moyens propres, il me prendra 15 ans pour me permettre de le faire. Mais puisqu’il y a quelqu’un dont le métier est de faire l’intermédiation financière, je vais prendre son à argent aujourd’hui et faire mon investissement pour arriver à mon objectif  à court terme et lui rembourser à moyen et long termes. La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance ! Au niveau des États, c’est la même chose.

La Guinée a des ressources aujourd’hui qui sont sous terre, souvent pas évaluées. L’échelle de connaissance de leur teneur en terme d’utilité économique est très faible. Tout le monde doit savoir qu’on a un potentiel économique certes important mais valeur marchande, parce que ce non évalué. Quand vous lirez l’accord, vous verrez qu’en terme de ressource qu’il n’y a que trois sociétés qui sont visées à ce stade : le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco, le projet bauxite alumine de CDM Henan Chine et le projet bauxite alumine de SPIC.

« …Ce sont les revenus FISCAUX tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour Se convaincre que La Guinee Sera capable A faire face ses obligations d’emprunts…»

Guinéenews© : Le remboursement est garanti comme le dit l’accord non seulement par l’eploitation des ressources naturelles de la Guinée mais aussi par d’autres revenus autres que ceux qui proviennent du secteur minier. Au final, peut-on dire que  la Guinée tire un avantage particulier de cet accord-cadre ?

Kassory Fofana : L’esprit de l’accord c’est quoi ? Nous n’avons pas d’argent et nous voulons aller vite, on ne veut pas attendre qu’on ait Simandou demain avant de commencer  à réaliser nos infrastructures pour atteindre notre objectif de taux de croissance à deux chiffres. En demandant des emprunts, les institutions financières chinoises ne peuvent s’engager sans la garantie de l’Etat chinois. Dans cette opération, l’Etat chinois se porte donc garant tout en aidant son secteur privé : entreprises et banques chinoises.

Il faut que cela soit clair, le gouvernement guinéen ne donne pas en gage les ressources minières en terme de tonnage mais plutôt des revenus fiscaux à tirer des ressources minières concédées. Alors la partie chinoise est en droit de se demander qu’adviendrait-il si lesdits revenus fiscaux tirés des concessions ne suffisaient pour rembourser leurs prêts ? C’est en cela que la Guinée s’engage à combler tout gap par ses propres ressources.

L’un des aspects importants à souligner est que cet accord est incitatif pour accélérer la prospection minière en Guinée ne sont pas connue à part Simandou et quelques sites de bauxite et d’or. Grâce à cet accord, l’État chinois donnera des moyens à ses entreprises pour aider à faire des études de prospection conformément au code minier guinéen. Cela signifie que les entreprises chinoises vont se bousculer à faire des demandes de permis d’exploration. Ce qui nous économise du temps et des efforts dans la recherche des moyens destinés à la prospection minière. Il n’y pas d’exclusivité. C’est l’un des avantages d’un tel accord, car la prospection c’est souvent cher et à fonds perdu. Dès lors que la probabilité de trouver des ressources exploitables est hypothétique   !

Un accord comme ça permet aux grandes sociétés chinoises de prendre des risques, parce qu’elles savent que l’État chinois est derrière. Puisque ce sont essentiellement des entreprises chinoises d’Etat,  s’il y a une perte, c’est l’État chinois qui en paye le prix. Ça c’est un avantage très important pour la Guinée.

Un autre avantage pas des moindres, à chaque fois qu’une entreprise découvrira un gisement exploitable, c’est la moitié qui lui cédée conformément au code minier guinéen. L’autre moitié est revient à l’État qui a la faculté dès lors de donner d’autres investisseurs. Vous le savez bien.

Une fois que les concessions sont données et les sociétés créées avec les investisseurs chinois, c’est la phase d’exploitation qui génèrent des revenus fiscaux pour la Guinée. Ce sont les revenus ainsi tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour dire que la Guinée sera capable de rembourser cet important prêt de 20 milliards US.

« …La fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport a la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.. »

Guinéenews© : L’accord cadre ne dit pas si les prêts qui seront accordés le seront selon un taux préférentiel ou celui avantageux. Concrètement, c’est quoi le taux d’intérêt sur ce prêt de 20 milliards US ?

Kassory Fofana : Les Chinois ont été clairs avec nous. Ils ont suggéré une approche progressive. D’où l’objectif de 20 milliards sur 20 ans. C’est pour cela qu’au titre de l’année 2017-2018, la première tranche est fixée  à un milliard quatre cent millions de dollars américains (1.400.000.000 USD) avec une anticipation sur les revenus des trois premières sociétés chinoises ciblées. Demain, si les négociations sur Simandou, qui ne fait pas partie de cet accord, aboutissaient, l’on pourrait augmenter l’enveloppe annuelle à deux, trois ou quatre milliards de dollars US par an.

L’on peut dire que les conditions financières ne sont pas concessionnelles. Elles ne sont pas non plus commerciales, parce qu’elles comportent une part de subventions indirectes de l’Etat chinois par voie de bonification des primes d’assurance. En terme clair, il y a une décote d’au moins 20% par rapport aux conditions du marché.

Maintenant, en ce qui concerne l’opérationnalisstion des accords de financement, c’est l’approche projet par par projet qui est retenue. Chaque projet aura un accord de financement spécifique. Et chaque accord de prêt fera l’objet de ratification par l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’on pourra parler d’engagement ou d’obligation financière de l’Etat. Vous avez donc un accord général, celui qui est signé qui exprime le cadre, les intentions er le modus operandi des parties. Aucun des deux pays concerné n’amènera l’autre devant une juridiction parce qu’il n’y pas d’obligation « binding » au sens financier du terme. Mais demain, pour faire la route Coyah-Mamou-Dabola pour une enveloppe de près de 400 millions US, il y aura un accord de financement qui sera signé entre le ministre guinéen et le consortium des banques chinoises. Lequel accord va être soumis à l’Assemblée nationale guinéenne pour ratification. Ladite Assemblée fondera  sa décision sur l’objet de l’endettement et sur l’assurance ou non qu’on pourrait faire face au service de la dette par les revenus fiscaux tirés des entreprises chinoises ou d’autres revenus de l’Etat. C’est fort de cet argument que l’assemblée donnera son quitus et ratifiera l’accord. C’est comme ça que ça va fonctionner ! C’est un cadre général de coopération qui se passe entre les États, comme je l’ai déjà dit tantôt. Les obligations financières seront par projet et en fonction de la viabilité de chaque projet.

Donc, concrètement, la fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport à la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.

Si vous prenez par exemple Afri Exim Bank de Caire ou le guichet commercial de la banque africaine de développement (BAD) ou les conditions de prêt de la société financière internationale (SFI), vous ne verrez pas de taux en dessous de 6%. La ministre des finances a bien négocié les conditions générales de financement avec le consortium des banques chinoises dont le résultat est un taux bonifié qui est en deçà des conditions du marché.

Il est donc important de souligner que ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de crédit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si Le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les mêmes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement.

« Aucun cent ne transitera ni dans Un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée… »

Guinéenews© : Les Guinéens ordinaires pensent que les Chinois vont donner directement ces 20 milliards US au gouvernement guinéen tout de se suite pour faire sa propagande politique. Parce qu’un tel accord tel que vous l’avez étayé reste très avantageux pour la Guinée, mais il se trouve qu’il est très mal perçu par eux…Qu’en dites-vous ?

Kassory Fofana : Justement, c’est le rôle d’une presse sérieuse telle que la vôtre pour faire comprendre à nos compatriotes l’esprit et les mécanismes qui sous-tendent l’esprit de cet accord important pour le développement économique de la Guinée. Aucun cent ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée. Ce sont des projets spécifiques qui seront soumis aux banques chinoises, qui, une fois la rentabilité démontrée, acceptent et financent. Et les appels d’offres seront lancés aux entreprises chinoises. Là aussi, on doit comprendre qu’aucun pays ne donne du financement dans le cadre d’un accord bilatéral et que les entreprises de pays tiers  en profitent. C’est une règle universelle ! Quand la France donne de l’argent, c’est aux entreprises françaises que ça profite ; quand  l’Amérique donne, c’est aux entreprises américaines que ça profite. Mais lorsque la banque mondiale ou la BAD les marchés sont ouverts aux entreprises des pays actionnaires dans ces institutions. Ce n’est pas l’argent cash qu’on donne au gouvernement  guinéen. Cela doit être très clair ! Une fois que les projets sont approuvés, les contrats signés, l’argent quitte des compte des banques chinoises pour les comptes des entreprises adjutatrices des différents marchés. Donc, rien ne tombe dans les caisses de l’Etat. L’argent est dépensé selon des mécanismes et procédures de transparence bien définis.

«…Tous les marchés sont examinés et validés par les cabinets occidentaux. et tous les travaux seront supervisés par Ceux -ci pour s’assurer du contrôle de qualitE et de la sincerIte des cout…» 

Guinéenews© : C’est bien beau de dire qu’on ne reçoit pas l’argent en liquide, mais on s’en dette tout de même pour financer nos projets de développement. Alors, comment l’État s’assure du contrôle de qualité des travaux d’infrastructures qui seront réalisées par les entreprises chinoises étant donné que notre expertise est limitée en la matière ?

Kassory Fofana : Les choses se passeront comme dans le cas du projet Souapiti (projet d’un coût d’un milliard et demi), où nous avons fait appel aux services de TEC, un cabinet franco-belge d’études et de contrôle. Ce cabinet a revu l’étude de faisabilité technique et financière du projet de barrage. Il a eu des séances de travail avec l’entrepise chinoise chargée  des travaux pour corriger les imperfections de l’étude de faisabilité. Le cabinet et l’entreprise chinoise ont ainsi optimisé les conditions de raliswtion du projet Souapiti.  Dans cet exemple, le contrat des marchés est donnée à une entreprise chinoise (parce que le marché est chinois) et le contrat de supervision est revenu à un cabinet occidental. C’est à la lumière de cette expérience réussie que le président de la République a donné des instructions très claires sur le mode d’exécution de cet important accord bilatéral. À cet titre, les études de faisabilité effectuées dans le cadre de réhabilitation de la route Coyah-Mamou-Dabola, ont été vérifiées par un bureau d’études français (Regis) pour garantir la pertinence des études techniques et les coûts du projet. La revue technique par le bureau d’études a permis des ajustements techniques du projet et des économies sur son coût de réalisation. L’application des instructions du président de la République permettent ainsi de se prémunir contre des risques de surfacturstion comme ça été le cas dans certains pays en Afrique.

Bref, tous les marchés serint examinés et validés par les cabinets occidentaux et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour garantir la qualité des ouvrages et la sincérité des coût.

Guinéenews© : Quels sentiments vous anime après avoir été un des artisans majeurs de la signature de cet accord et surtout son opérationnalisation pour celui qui connaît la lourdeur administrative guinéenne ?

Kassory Fofana : C’est un sentiment d’optimisme pour l’avenir économique de la Guinée doublé d’un sentiment de confiance aux perspectives de croissance à deux chiffres projetées par le président Alpha Condé. En effet, cet accord garantit des ressources annuelles d’un montant minimum d’un milliard de dollars d’investissement et cela pour les 20 prochaines années. Ceci est très important pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Et par cet accord, le président Alpha Condé aura donné à la Guinée les moyens substentitels de son développement économique. Il aura réussi son pari de changer la Guinée au delà de ses mandats présidentiels.

Bien sûr, il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants. Là aussi, le président de la République m’a donné des instructions fermes en ma qualité du président du pool économique de lui présenter des propositions garantissant les conditions d’exécutions optimales de cet accord de coopération sino-guinéen. Je m’y emploierais en coordination avec le gouvernement de la République.

Interview réalisée par Youssouf Boundou Sylla, pour Guinéenews©

 

Exclusif : La radioscopie de l’accord de 20 milliards US signé entre la Chine et la Guinée (Ministre)

«…Ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de credit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les memes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement… »

L’accord de coopération bilatérale faisant état d’un prêt de 20 milliards US signé le 4 septembre 2017 entre la Chine et la Guinée sur une période de 20 ans, a fait l’objet de beaucoup d’interprétations, de suspicions, voire même des spéculations. D’aucuns estiment que c’est un accord qui braderait nos ressources naturelles alors que d’autres murmurent que c’est un cash-flow qui sera viré dans le compte du trésor public domicilié à la BCRG.

Pour mieux éclairer la lanterne des ses millions de lecteurs, Guinéenews© a eu un entretien télphonique avec Kassory Fofana, ministre d’État chargé du partenariat public-privé, un des principaux artisans de sa signature pour décortiquer en termes clairs, de quoi s’agit-il réellement. Lisez !

«…La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance…»

Guinéenews© : En droit, quel est le poids ou la valeur juridique exacte de cet accord cadre lorsqu’on sait qu’il est conclu non pas entre les deux parlements chinois et guinéen, mais seulement entre le conseil présidentiel de la Guinée et la commission nationale du développement et de la réforme de la Chine ? En d’autres termes, le présent accord est-il contraignant et opposable ?

Kassory Fofana : Tout accord-cadre de ce genre n’a pas de conséquence juridique directe. C’est comme si vous parliez les dans le cadre des relations de coopération économiques, des grandes lignes d’un cadre de coopération. Dans le domaine du secteur privé, on parlerait du « memorandum of understanding (MOU) ». Au niveau publique, on utilise très peu cette expression, on parle plutôt de protocole d’accord, d’accord-cadre ou de convention. Ces arrangements conventionnels expriment les intentions des parties et les orientations qui définissent leurs relations sur tel ou tel sujet. Quand vous lirez l’accord-cadre en question, il est dit clairement que les deux gouvernements veulent aller vers une situation telle qu’à  l’horizon de 20 ans, ils vont pouvoir collaborer progressivement sur les financements et sur les investissements. C’est comme en droit privé, vous avez l’investisseur, vous avez l’argent avec le banquier qui fait l’intermédiation et vous avez le marché. Par exemple vous êtes un opérateur qui a une plantation de pomme terre et vous voulez vous équiper pour construire une usine de transformation de celle-ci en chips, mais vous n’avez pas d’argent. Vous aurez deux options. La première est de dire, je vais produire petit à petit, faire de l’accumulation de capitaux et construire mon usine. La deuxième option est de dire, j’espère que par mes moyens propres, il me prendra 15 ans pour me permettre de le faire. Mais puisqu’il y a quelqu’un dont le métier est de faire l’intermédiation financière, je vais prendre son à argent aujourd’hui et faire mon investissement pour arriver à mon objectif  à court terme et lui rembourser à moyen et long termes. La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance ! Au niveau des États, c’est la même chose.

La Guinée a des ressources aujourd’hui qui sont sous terre, souvent pas évaluées. L’échelle de connaissance de leur teneur en terme d’utilité économique est très faible. Tout le monde doit savoir qu’on a un potentiel économique certes important mais valeur marchande, parce que ce non évalué. Quand vous lirez l’accord, vous verrez qu’en terme de ressource qu’il n’y a que trois sociétés qui sont visées à ce stade : le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco, le projet bauxite alumine de CDM Henan Chine et le projet bauxite alumine de SPIC.

« …Ce sont les revenus fiscaux tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour se convaincre que La Guinée sera capable à faire face ses obligations d’emprunts…»

Guinéenews© : Le remboursement est garanti comme le dit l’accord non seulement par l’exploitation des ressources naturelles de la Guinée mais aussi par d’autres revenus autres que ceux qui proviennent du secteur minier. Au final, peut-on dire que  la Guinée tire un avantage particulier de cet accord-cadre ?

Kassory Fofana : L’esprit de l’accord c’est quoi ? Nous n’avons pas d’argent et nous voulons aller vite, on ne veut pas attendre qu’on ait Simandou demain avant de commencer  à réaliser nos infrastructures pour atteindre notre objectif de taux de croissance à deux chiffres. En demandant des emprunts, les institutions financières chinoises ne peuvent s’engager sans la garantie de l’Etat chinois. Dans cette opération, l’Etat chinois se porte donc garant tout en aidant son secteur privé : entreprises et banques chinoises.

Il faut que cela soit clair, le gouvernement guinéen ne donne pas en gage les ressources minières en terme de tonnage mais plutôt des revenus fiscaux à tirer des ressources minières concédées. Alors la partie chinoise est en droit de se demander qu’adviendrait-il si lesdits revenus fiscaux tirés des concessions ne suffisaient pas pour rembourser leurs prêts ? C’est en cela que la Guinée s’engage à combler tout gap par ses propres ressources.

L’un des aspects importants à souligner est que cet accord est incitatif pour accélérer la prospection minière en Guinée dont l’évaluation des ressources n’est pas connue à part Simandou et quelques sites de bauxite et d’or. Grâce à cet accord, l’État chinois donnera des moyens à ses entreprises pour aider à faire des études de prospection conformément au code minier guinéen. Cela signifie que les entreprises chinoises vont se bousculer à faire des demandes de permis d’exploration. Ce qui nous économise du temps et des efforts dans la recherche des moyens destinés à la prospection minière. Il n’y pas d’exclusivité. C’est l’un des avantages d’un tel accord, car la prospection c’est souvent cher et à fonds perdu. Dès lors que la probabilité de trouver des ressources exploitables est hypothétique   !

Un accord comme ça permet aux grandes sociétés chinoises de prendre des risques, parce qu’elles savent que l’État chinois est derrière. Puisque ce sont essentiellement des entreprises chinoises d’Etat,  s’il y a une perte, c’est l’État chinois qui en paye le prix. Ça c’est un avantage très important pour la Guinée.

Un autre avantage pas des moindres, à chaque fois qu’une entreprise découvrira un gisement exploitable, c’est la moitié qui lui sera cédée conformément au code minier guinéen. L’autre moitié reviendra à l’État qui a la faculté dès lors de donner à d’autres investisseurs. Vous le savez bien.

Une fois que les concessions sont données et les sociétés créées avec les investisseurs chinois, c’est la phase d’exploitation qui génère des revenus fiscaux pour la Guinée. Ce sont les revenus ainsi tirés de ces exploitations qui donnent une sorte de garantie à la Chine pour dire que la Guinée sera capable de rembourser cet important prêt de 20 milliards US.

« …La fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport a la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.. »

Guinéenews© : L’accord cadre ne dit pas si les prêts qui seront accordés le seront selon un taux préférentiel ou celui avantageux. Concrètement, c’est quoi le taux d’intérêt sur ce prêt de 20 milliards US ?

Kassory Fofana : Les Chinois ont été clairs avec nous. Ils ont suggéré une approche progressive. D’où l’objectif de 20 milliards sur 20 ans. C’est pour cela qu’au titre de l’année 2017-2018, la première tranche est fixée  à un milliard quatre cent millions de dollars américains (1.400.000.000 USD) avec une anticipation sur les revenus des trois premières sociétés chinoises ciblées. Demain, si les négociations sur Simandou, qui ne fait pas partie de cet accord, aboutissaient, l’on pourrait augmenter l’enveloppe annuelle à deux, trois ou quatre milliards de dollars US par an.

L’on peut dire que les conditions financières ne sont pas concessionnelles. Elles ne sont pas non plus commerciales, parce qu’elles comportent une part de subventions indirectes de l’Etat chinois par voie de bonification des primes d’assurance. En terme clair, il y a une décote d’au moins 20% par rapport aux conditions du marché.

Maintenant, en ce qui concerne l’opérationnalisation des accords de financement, c’est l’approche projet par projet qui est retenue. Chaque projet aura un accord de financement spécifique. Et chaque accord de prêt fera l’objet de ratification par l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’on pourra parler d’engagement ou d’obligation financière de l’Etat. Vous avez donc un accord général, celui qui est signé et qui exprime le cadre, les intentions et le modus operandi des parties. Aucun des deux pays concernés n’amènera l’autre devant une juridiction parce qu’il n’y pas d’obligation « binding » au sens financier du terme. Mais demain, pour faire la route Coyah-Mamou-Dabola pour une enveloppe de près de 400 millions US, il y aura un accord de financement qui sera signé entre le ministre guinéen des Finances et le consortium des banques chinoises. Lequel accord va être soumis à l’Assemblée nationale guinéenne pour ratification. Ladite Assemblée fondera sa décision sur l’objet de l’endettement et sur l’assurance ou non qu’on pourrait faire face au service de la dette par les revenus fiscaux tirés des entreprises chinoises ou d’autres revenus de l’Etat. C’est fort de cet argument que l’assemblée donnera son quitus et ratifiera l’accord. C’est comme ça que ça va fonctionner ! C’est un cadre général de coopération qui se passe entre les États, comme je l’ai déjà dit tantôt. Les obligations financières seront par projet et en fonction de la viabilité de chaque projet.

Donc, concrètement, la fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport à la prime de risques sur la Guinée et des conditions du marché financier ; toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.

Si vous prenez par exemple Afri Exim Bank de Caire ou le guichet commercial de la banque africaine de développement (BAD) ou les conditions de prêt de la société financière internationale (SFI), vous ne verrez pas de taux en dessous de 6%. La ministre des Finances a bien négocié les conditions générales de financement avec le consortium des banques chinoises dont le résultat est un taux bonifié qui est en deçà des conditions du marché.

Il est donc important de souligner que ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de crédit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si Le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Le dernier mot ne revient pas au gouvernement guinéen. Il soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les mêmes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement.

«…Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée… »

Guinéenews© : Les Guinéens ordinaires pensent que les Chinois vont donner directement ces 20 milliards US au gouvernement guinéen tout de se suite pour faire sa propagande politique. Parce qu’un tel accord tel que vous l’avez étayé reste très avantageux pour la Guinée, mais il se trouve qu’il est très mal perçu par eux…Qu’en dites-vous ?

Kassory Fofana : Justement, c’est le rôle d’une presse sérieuse telle que la vôtre pour faire comprendre à nos compatriotes l’esprit et les mécanismes qui sous-tendent l’esprit de cet accord important pour le développement économique de la Guinée. Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Ce sont des projets spécifiques qui seront soumis aux banques chinoises, qui, une fois la rentabilité démontrée, acceptent et financent. Et les appels d’offres seront lancés aux entreprises chinoises. Là aussi, on doit comprendre qu’aucun pays ne donne du financement dans le cadre d’un accord bilatéral et que les entreprises de pays tiers  en profitent. C’est une règle universelle ! Quand la France donne de l’argent, c’est aux entreprises françaises que ça profite ; quand  l’Amérique donne, c’est aux entreprises américaines que ça profite. Mais lorsque la banque mondiale ou la BAD donne, les marchés sont ouverts aux entreprises des pays actionnaires dans ces institutions. Ce n’est pas l’argent cash qu’on donne au gouvernement  guinéen. Cela doit être très clair ! Une fois que les projets sont approuvés, les contrats signés, l’argent quitte des comptes des banques chinoises pour les comptes des entreprises adjucatrices des différents marchés. Donc, rien ne tombe dans les caisses de l’Etat. L’argent est dépensé selon des mécanismes et procédures de transparence bien définis.

«…Tous les marchés sont examinés et validés par les cabinets occidentaux. Et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour s’assurer du contrôle de qualité et de la sincerité des coûts…» 

Guinéenews© : C’est bien beau de dire qu’on ne reçoit pas d’argent en liquide, mais on s’en dette tout de même pour financer nos projets de développement. Alors, comment l’État va s’assurer du contrôle de qualité des travaux d’infrastructures qui seront réalisés par les entreprises chinoises étant donné que notre expertise est limitée en la matière ?

Kassory Fofana : Les choses se passeront comme dans le cas du projet Souapiti (projet d’un coût d’un milliard et demi), où nous avons fait appel aux services de TEC, un cabinet franco-belge d’études et de contrôle. Ce cabinet a revu l’étude de faisabilité technique et financière du projet de barrage. Il a eu des séances de travail avec l’entrepise chinoise chargée  des travaux pour corriger les imperfections de l’étude de faisabilité. Le cabinet et l’entreprise chinoise ont ainsi optimisé les conditions de réalisation du projet Souapiti. Dans cet exemple, le contrat des marchés est donné à une entreprise chinoise (parce que le marché est chinois) et le contrat de supervision est revenu à un cabinet occidental. C’est à la lumière de cette expérience réussie que le président de la République a donné des instructions très claires sur le mode d’exécution de cet important accord bilatéral. À cet titre, les études de faisabilité effectuées dans le cadre de réhabilitation de la route Coyah-Mamou-Dabola, ont été vérifiées par un bureau d’études français (Regis) pour garantir la pertinence des études techniques et les coûts du projet. La revue technique par le bureau d’études a permis des ajustements techniques du projet et des économies sur son coût de réalisation. L’application des instructions du président de la République permettent ainsi de se prémunir contre des risques de surfacturations comme ça été le cas dans certains pays en Afrique.

Bref, tous les marchés seront examinés et validés par les cabinets occidentaux et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour garantir la qualité des ouvrages et la sincérité des coûts.

«…Il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants…»

Guinéenews© : Quels sentiments vous anime après avoir été un des artisans majeurs de la signature de cet accord et surtout son opérationnalisation pour celui qui connaît la lourdeur administrative guinéenne ?

Kassory Fofana : C’est un sentiment d’optimisme pour l’avenir économique de la Guinée doublé d’un sentiment de confiance aux perspectives de croissance à deux chiffres projetées par le président Alpha Condé. En effet, cet accord garantit des ressources annuelles d’un montant minimum d’un milliard de dollars d’investissement et cela pour les 20 prochaines années. Ceci est très important pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Et par cet accord, le président Alpha Condé aura donné à la Guinée les moyens substentiels de son développement économique. Il aura réussi son pari de changer la Guinée au delà de ses mandats présidentiels.

Bien sûr, il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants. Là aussi, le président de la République m’a donné des instructions fermes en ma qualité de président du pool économique de lui présenter des propositions garantissant les conditions d’exécutions optimales de cet accord de coopération sino-guinéen. Je m’y emploierais en coordination avec le gouvernement de la République.

Interview réalisée par Youssouf Boundou Sylla, pour Guinéenews©

 

Exclusif  : le stratagème de vol de salaire des fonctionnaires – Un cadre dénoncé à Beyla

Le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a ordonné que les salaires des nouveaux fonctionnaires soient payés au  billetage pour une période de trois (3) ans. Mais cette approche est devenue une aubaine pour certains hauts cadres de l’Education d’abuser des fonctionnaires souvent vulnérables et vivant dans les zones enclavées. Ils n’hésitent plus à se livrer à des actes de corruption à l’endroit des enseignants. En tout cas, c’est ce qui ressort de l’enquête réalisée par la rédaction locale de votre quotidien électronique Guinéenews©, basée à Beyla.

De quoi s’agit-il concrètement ?

Dans un premier temps, après avoir reçu des plaintes de certains enseignants de plusieurs localités différentes, qui se plaignaient des prélèvements fantaisistes des montants sur leurs salaires, Guinéenews© s’est penché sur cette situation déplorable et vient d’avoir une preuve tangible de ce cancer qui mine le système éducatif guinéen, surtout les directions préfectorales de l’Education (DPE).

La victime présumée, c’est bien Faya Joseph Kamano, enseignant dans une école élémentaire, à Djomankala, sous-préfecture de Sinko. C’est un petit village situé à 7 kilomètres de ladite sous-préfecture et à 57 kilomètres de la préfecture de Beyla.

Interrogé par Guinéenews© pour expliquer ce dont il se dit victime, M. Kamano a déclaré : « J’ai été la cible d’un prélèvement fantaisiste sur mon salaire du mois d’avril de la part de Zézé Koivogui, chef de section des ressources humaines  de Beyla. C’est au courant du mois de juin, après avoir reçu mon bulletin du mois d’avril que je me suis rendu compte que le salaire sur le bulletin ne correspondait pas à celui que j’ai reçu. Puisque le salaire vient toujours avant le bulletin. Ce qui nous oblige à prendre à l’aveuglette ce qu’on nous tend chaque fin de mois. C’est lorsque j’ai reçu mon bulletin du mois d’avril 2017 de mon DSEE (délégué scolaire de l’enseignement élémentaire), Tidiane Sidibé, que je me suis rendu compte d’une diminution. Voilà ce qui m’a poussé à me rendre à la DPE (direction préfectorale de l’Éducation) de Beyla pour une justification, car il y avait un manque à gagner d’un montant d’un million cent vingt-quatre mille francs guinéens (1124000 GNF) sur mon salaire. Arrivé à la DPE de Beyla, après toutes les vérifications, il s’est avéré avec clarté que le chef de section des ressources humaines de la DPE, en la personne de M. Zézé Koïvogui, était le seul responsable de ce prélèvement fantaisiste. C’était en présence de plusieurs témoins, à savoir le DSEE Tidiane Sidibé de Sinko, Gilbert Tagbino DSEE de Samana, Jacques Guilavogui DSEE de Koumandou et ensuite du DPE. Il était contraint d’écrire un bon qu’il m’a remis en s’engageant enfin de compte à payer ledit montant à la fin du mois de juin 2017. Il a cacheté le bon dont je détiens une copie. »

Un autre enseignant, sous le couvert de l’anonymat, explique le stratagème mis en place par ces cadres véreux dans le seul but d’asphyxier financièrement les pauvres enseignants, qui vivent généralement dans les conditions de précarité totale dans les hameaux. « Nous sommes accablés avec certains cadres de la DPE qui n’ont  aucune considération pour nous. Surtout avec ce système de billetage, nos salaires passent dans beaucoup de mains. Ce qui rend les choses très compliquées.  Nous souffrons des retards des bulletins et des salaires. On est obligé d’attendre à chaque quinzaine du mois pour recevoir nos salaires. L’absence des bulletins pendant les paies est la source des maux dont souffrent la plupart d’entre nous. Dans les milieux ruraux, imaginez qu’on continue à vous payer en l’absence de votre bulletin pendant 3 ans. Ceux qui font des prélèvements fantaisistes sur des salaires seront des patrons tout simplement. Vous êtes obligés de prendre votre salaire au rabais parce que vous n’avez aucun choix et aucune idée claire là-dessus. Ils nous cachent nos bulletins sur lesquels ils ont prélevé et nous remettent ceux qui n’ont aucun compromis. Voilà leur tactique… », enfonce cet enseignant qui a requis l’anonymat.

L’accusé a reconnu les faits, tente d’expliquer et s’est engagé à rembourser

Pour corroborer les accusations portées contre lui, Guinéenews© a interrogé Zézé Koivogui, chef de section des ressources humaines  de Beyla pour connaître sa version des faits. « Vous savez, les gens n’arrivent pas à comprendre que nous sommes dans les problèmes de zones  en forêts ici. À savoir, si le salaire vient à Beyla, c’est la zone quatre (4). Demandez un peu au niveau de la fonction publique, on vous dira à peu près quels sont les quotas de ces zones. Et quand c’est à N’zérékoré, c’est la zone deux (2). Et quand c’est la zone deux (2), qu’est-ce qui s’est passé avec les mutations de tous les enseignants nouveaux à Beyla qui sont payés à N’zérékoré. Je vous donne une différence de solde :  au mois de mars, à Beyla, les instituteurs avaient entre 2.027.000 GNF et 2. 049.000 GNF. Tandis que ceux de leurs collègues de même rang à N’zérékoré avaient 1.635.000 GNF. Ceux du secondaire à Beyla avaient 2.700.000 GNF et poussière; leurs collègues de même rang à N’zérékoré avaient 2.008. 000 GNF. Nous avons déplacé notre gestionnaire des ressources humaines pour aller jusqu’à Conakry ( ?) », a-t-il entamé.

  1. Koivogui, dans son explication, pense que c’est la charge élevée du travail qui l’a conduit à faire une telle erreur. « Voilà ce qui s’est passé : J’ai 400 enseignants à payer sur billetage. Je ne peux pas moi seul m’asseoir pour détailler ça et essayer de payer sans me tromper et j’ai au moins 14 DSEE (délégué scolaire de l’enseignement élémentaire) et combien de collèges ? J’ai au moins 20 sillages de paie ; donc, je donne le BGR (bordereau de paie ou listing de paie)  à mon gestionnaire des ressources humaines et à son secrétaire. Ce sont eux qui dictent. Donc, quand je vais à N’zérékoré, je fais un extrait de BGR de N’zérékoré, mon collègue qui est là-bas me dit les gens de Beyla c’est ceci c’est cela, il me remet cet extrait que je frappe purement et qui est signé par lui-même. Quand les ressources humaines font des pointages, ils travaillent avec les DSEE, et ces derniers font la liste de leur personnel dont les salaires proviennent soit de  N’zérékoré ou de Beyla au fur et à mesure. Dans le cadre de Kamano Faya Joseph, lui pour vous dire que je n’ai aucunement l’intention de vous cacher quoi que ce soit, non seulement quand je paie, mais aussi, j’ordonne aux DSEE de prendre des bulletins et de les donner aux intéressés. C’est ce qui a fait que lui, il a découvert  qu’il y a une erreur. Le DSEE de Sinko Tidiane Sidibé devrait prendre ceux de sa localité qui déjà, sont les plus nombreux. Le DSEE de Sinko a autorisé son ami de Koumandou Jacques Guilavogui de venir prendre le salaire de Faya Joseph kamano afin de lui remettre. Et c’est là qu’il s’est trompé sur la fiche de remplissage et a fini par prendre le salaire de N’zérékoré pour le mettre au compte de celui de Beyla payé à Sinko et ainsi de suite.  Nous, on a payé. Quand ça vient, je fais l’état et on fait le total et je paie aux DSEE pour aller  les payer. C’est pour éviter que les enseignants ne se déplacent de loin, dans les Gbèssogba, les Karala qui sont à 150 kilomètres de Beyla. Heureusement, les bulletins du mois  précédent ont accompagné les salaires parce qu’on ne reçoit jamais ceux-ci en même temps que les salaires du mois en cours. Si on reçoit les salaires au cours du mois de mars, c’est dire que les bulletins de mars ne viendront que le mois suivant, qu’est le mois d’avril ainsi de suite. Et c’est ce qui a fait que Faya Joseph Kamano, à travers son bulletin du mois d’avril qu’il a reçu en juin, s’est rendu compte que le montant sur le bulletin ne  correspondait pas avec le montant que le DSEE lui a payé. Il a constaté qu’il avait la différence mais il a été très correct et clair,  il est venu me voir jusqu’à Beyla pendant que j’étais en train de travailler sur le problème des primes des enseignants que  je me préparais à payer.  Il m’a dit Monsieur, je ne comprends pas ! Le montant que j’ai reçu de mon DSEE est maigre pour une différence d’un million cent vingt-quatre mille francs guinéens (1.124.000 GNF) par rapport à mon salaire du mois d’avril. J’ai dit ah ! son DSEE en question était là. Ce DSEE qui a fait l’erreur dans la report des chiffres était là. Et ils ont tous compris qu’il y avait une erreur due à eux-mêmes. C’est en ce moment, je lui ai dit, ‘’mon frère, nous sommes à une semaine de paie. Ce que nous allons faire, moi je te donne le bon pour plus de transparence. J’ai plus de combien d’années de service à Beyla dans le cadre de ma fonction, aucun  enseignant ne se plaint et ne s’est jamais plaint comme quoi son salaire a manqué ou bien a été amputé de quoi que ce soit. Donc, je lui ai donné le bon, dès que le salaire viendra, qu’on va essayer de le payer et je vais remettre les compléments qui ont été amputés de son salaire à son DSEE que tu viendras voir pour la suite afin qu’il te remette. C’est sur ces mots qu’on s’est séparés. Mais, à mon fort étonnement, j’apprends qu’il est allé voir le ministère des Finances que j’ai amputé sur son salaire et que mon bon que j’ai fait est dans les mains du ministère des Finances. Voilà encore ce que je peux dire concernant cette situation…»

Le ministère de tutelle semble ignorer le stratagème de vol

Contacté par Guinéenews© par rapport à l’acte posé  par Zézé Koivogui, chef de section des ressources humaines de Beyla, Mohamed Diané, l’un des hauts cadres  du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et l’Alphabétisation, a affirmé : « C’est anormal ce qu’il a fait. Il ne doit pas abuser des gens comme ça. Faites tout de me passer son contact, nous allons le joindre », a-t-il dit.

Selon nos informations, au lendemain de notre conversation, M. Koivogui aurait été effectivement contacté et mis en demeure par Mohamed Diané pour résoudre rapidement ce problème jugé déplorable !

Par rapport au retard des bulletins, il dira en substance, de ne pas être en mesure de l’expliquer techniquement. « Je ne peux vous expliquer techniquement le retard des bulletins, mais ce que je peux vous dire, c’est que ça va durer mais ça viendra. Surtout les services déconcentrés, c’est le ministère seulement où l’obtention des salaires est mensuelle. Mais dans les directions déconcentrées, ça retarde mais ça vient quand même. Donc il faut garder la patience », dira ce haut cadre du ministère de l’Enseignement pré-universitaire au téléphone de Guinéenews©.

Le système informatique, la solution pour les bulletins

Pour bon nombre d’observateurs, informatiser le système pour les bulletins est la seule façon pour résoudre ce problème. « Avec un système informatique sécurisé, chaque fonctionnaire peut recevoir  librement son bulletin directement dans sa boîte e-mail sans problème. Et pour le cas des salaires, avec le virement bancaire, on peut éviter aux prédateurs de toucher les salaires des fonctionnaires », estiment-ils

« Il est donc temps que le gouvernement prenne au sérieux cette situation de bulletins et laisse les fonctionnaires au virement pour ne pas donner l’occasion à ces prédateurs de continuer à voler les salaires des nouveaux fonctionnaires sous prétexte qu’ils sont en train d’aider le ministre à stabiliser le système éducatif pendant qu’ils profitent de la faiblesse de l’État pour voler. Il est possible qu’un fonctionnaire qui a son bulletin ou son compte bancaire soit déviré en cas d’abandon de poste. Alors, pourquoi dire qu’il faut nécessairement 3 ans avant de virer le salaire de chaque nouveau fonctionnaire. Il n’y a donc aucune raison pour continuer à cacher les bulletins des fonctionnaires dans les tiroirs ou de les empêcher de faire virer  leur argent car c’est leur droit », fustigent les critiques.

A quoi bon retenir les fonctionnaires au billetage lorsque le virement et la réception dorénavant des bulletins par voie électronique peuvent réduire tous ces facteurs de corruption ? La question reste posée !

 

Promulgation du code électoral : Cellou traite Alpha Condé de « mauvaise foi »

En marge de son assemblée générale hebdomadaire tenue ce samedi 1er juillet 2017 au siège de son parti, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a abordé plusieurs sujets.  Notamment, la situation sociopolitique, économique et énergétique du pays. Il est aussi largement revenu sur les accords politiques du 12 octobre dernier et la validation par la cour constitutionnelle de certains points de cet accord. À cette occasion, Cellou Dalein Diallo n’a pas manqué de fustiger le retard de l’application de cet accord.

A l’entame de son intervention, Cellou Dalein Diallo a tout d’abord déploré la lenteur dans l’exécution des accords politiques du 12 octobre dernier. Pour lui, le refus du président Alpha Condé de promulguer le nouveau code électoral est une manière de faire trainer l’organisation des élections locales.

« Nous sommes allés au dialogue depuis septembre, on a obtenu un accord dont les dispositions ne sont pas appliquées, il ne faut pas avoir peur de le dire. Ceux qui disent qu’il y a des choses qui sont faites, ils ne peuvent pas le démontrer. Chaque action était prévue à une date. L’application de l’accord c’est l’exécution dans le délai imparti dans l’accord parce qu’on a des échéances à respecter. Jusqu’à présent le code électoral amendé n’a pas été promulgué. Or, c’est ce code qui devait permettre l’organisation des élections locales », fustige-t-il.

Malgré les multiples critiques qui sont venues de partout, la cour constitutionnelle a récemment validé plusieurs points de l’accord politique du 12 octobre. Parmi eux, le point 2 qui constitue la principale pomme de discorde. Sur ce, le président de l’UFDG ne cache pas sa joie. « Par rapport au code électoral, qu’est ce qu’on n’a pas entendu ? Que c’est contre la constitution. L’UFDG s’est retrouvé pratiquement seul à défendre l’accord parce que lorsque nous signons, nous défendons, quand on n’est pas d’accord on ne signe pas. On n’était convaincu que le point 2 ne violait nullement les dispositions de la constitution. La cour constitutionnelle vient de le confirmer. Mais qu’est ce qu’on n’a pas entendu ? Que c’était contraire aux dispositions de la constitution, c’est un deal entre celui-ci et celui là. Mais comme la cours constitutionnelle a regardé les textes et a pris des décisions conformes à la loi on ne peut que nous réjouir », affirme Cellou.

S’agissant de l’organisation des élections locales qui tarde à se concrétiser depuis 2010, le président de l’UFDG estime que c’est un refus de la part du président de la république. Selon lui, si l’État mettait les moyens nécessaires à la disposition de la CENI, rien ne pourra l’empêcher d’aller aux élections. Et mieux encore, il accuse Alpha Condé de cautionner le non respect de la loi en Guinée.

Exclusif : Des hauts cadres de l’État, officiers de l’armée et « hommes d’affaires » épinglés pour blanchiment d’argent

Presqu’un an après son opérationnalisation, la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), a procédé à l’investigation de plusieurs présumées affaires de crimes économiques relatives au blanchiment d’argent. Telle est l’information que Guinéenews© a apprise de plusieurs sources concordantes.

Selon nos informations, au moins 13 personnes sont concernées par cette première phase d’enquête. Parmi elles, l’on cite notamment des hauts cadres de l’État, des officiers des forces armées guinéennes et des « hommes d’affaires ». Ces personnes sont soupçonnées de crime économique en bande organisée, en filigrane le blanchiment d’argent, au regard de l’énormité de leurs biens immobiliers, des sociétés fictives et des montants faramineux d’argent en francs guinéens et en devises étrangères dont elles possèdent dans leurs comptes bancaires en Guinée.

À en croire nos sources d’information, le réquisitoire introductif a été fait depuis le 25 août 2016. Et la première comparution des prévenus a eu lieu 5 septembre de la même année. Suite à cette première comparution, un mandat de dépôt a été livré contre certains suspects à la même date. Mais ceux-ci ont bénéficié d’une liberté provisoire mais placés sous contrôle judiciaire après le paiement d’une caution de cinquante millions de francs guinéens (50.000.000 GNF) sous la houlette de Sidy Souleymane N’diaye, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Dixinn. Le 6 septembre 2016, les débats de fond ont eu lieu avant que le dossier ne soit communiqué au parquet le 31 octobre 2016, rapportent nos sources.

Interrogé par votre quotidien électronique Guinéenews©, le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, Moundjour Chérif, a confirmé la nouvelle. « En matière d’infraction économique, la CENTIF, composée d’économistes, de magistrat et d’officiers de police judiciaire peut ouvrir une enquête pour traquer le réseau de blanchiment d’argent en collaboration avec les autres pays membres de la CEDEAO. Sur la base des résultats de leur enquête préliminaire et détenant suffisamment de preuves, la cellule d’investigation a saisi le procureur général près le tribunal de première instance de Dixinn, qui, à son tour, a saisi le juge d’instruction pour mettre les prévenus sous contrôle judiciaire. La CENTIF travaille avec des banques qui sont tenues de donner des informations sur les avoirs de ces prévenus pour des fins d’enquête judiciaires…. », a déclaré M. Chérif au téléphone de Guinéenews©.

Sur l’identité des personnes concernées par cette enquête, le procureur général n’a pas voulu se prononcer là-dessus, car dit-il, le dossier est sous instruction judiciaire. Toutefois, il a précisé que des « hommes d’affaires », des hauts cadres de l’État ainsi que des officiers de l’armée se trouvent sur la liste des prévenus. Parmi eux, Guinéenews© a appris que deux frères évoluant dans le secteur du diamant en Angola ont réussi à justifier l’origine de leurs fonds et ne sembleraient pas être inquiétés.

A l’instar des autres pays de la sous-région ouest africaine, la CENTIF a été rendue opérationnelle depuis le 23 juin 2016. Selon les informations officielles, la mission assignée à la cellule nationale de traitement des informations financières conformément aux termes de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux en République de Guinée et celle relative à la lutte contre le financement du terrorisme est de mettre en œuvre, la politique nationale conformément aux traités et convention internationaux auxquels la Guinée a  adhérés de façon souveraine.

Spécifiquement, elle recueille, analyse et traite les renseignements propres à établir l’origine des transactions ou la nature des opérations faisant l’objet de déclarations de soupçons auxquelles sont astreintes les personnes assujetties notamment, la BCRG (banque centrale de la république de Guinée), le Trésor Public, les banques primaires, les ONG (organisations non gouvernementales et les entreprises et professions non financières désignées (EPNFD).

Elle reçoit toutes les informations liées à l’accomplissement de sa mission notamment celles communiquées par les autorités de contrôle et des officiers de police judiciaire. Aussi, elle requiert la communication par les assujettis, ainsi que toute personne physique et morale, susceptibles de permettre d’enrichir les déclarations de soupçon.

En fin, elle fait ou fait faire des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins de blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme en proposant des réformes nécessaires au renforcement de l’efficacité de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

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People : Ce qu’est devenu Fodé Mansaré, ancien joueur du Syli national

 » Je n’ai pas définitivement quitté le football, j’y garde un pied… »

Ancien dossard sept du Syli national de Guinée, Fodé Mansaré est ce footballeur qui a fait trembler des défenses adverses par ses percées. Mais depuis sa blessure en 2011, l’international guinéen est absent des radars footballistiques. Rencontré par votre quotidien en ligne Guinéenews© le mercredi 31 mai, le virevoltant ailier gauche nous a confiés sa transition du domaine sportif pour celui de la culture.

Parlant de ce changement de vie professionnelle, Fodé Mansaré a affirmé « qu’il ne regrette pas son choix.  “Je n’ai pas de regret en quittant le football pour la musique. J’ai toujours adoré la culture et j’ai toujours écouté de la musique. Aujourd’hui, je me sens bien avec la culture et dans la musique”, a-t-il dit.

Cet ex-sociétaire des clubs français Montpellier HSC et Toulouse FC n’a pas manqué de retracer son parcours depuis sa blessure.  » Depuis ma blessure à Toulouse, les choses sont devenues un peu compliquées pour moi et du coup je suis parti en Espagne où j’ai fait six mois. Certes, ça s’est bien passé car j’ai retrouvé la forme mais après mon retour en Guinée, je n’avais plus la tête au football, mon ambition était de travailler avec le groupe Espoir de Coronthie et avec la musique traditionnelle de façon générale parce que j’aime bien cette musique et même quand je jouais, je l’écoutais à tout moment « , déclare-t-il.

 » Un footballeur qui vient dans la musique n’est pas une transition aisée mais Dieu merci, ma première expérience a bien débuté et je reste confiant, Dieu merci”, a renchéri cet actuel PDG (président directeur général) de l’espace culturel Fougou Fougou et manager général de l’artiste Aly 100songs (membre du groupe Espoir de Coronthie).

Revenant sur son premier amour, Fodé Mansaré a regretté la mentalité qui anime certains footballeurs guinéens.  » Il y a beaucoup de choses qui se passent dans le football et qui ne me plaisent pas forcément, les gens se tuent pour l’argent et ils ne jouent pas pour le bien-être de la Guinée « , déplore-t-il.

 » Je n’ai pas définitivement quitté le football, j’y garde un pied… », affirme M. Mansaré.

Ailier guinéen qui a fait battre les coeurs lors de ses accélérations, Fodé Mansaré était ce joueur de l’équipe nationale guinéenne qui a marqué de par sa fougue et par ses techniques de jeu, l’histoire du cuir rond du 224. Mais depuis sa blessure en 2011, l’internationale guinéen s’est éclipsé du radar footballistique.

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Justice : Un jeune condamné à 10 ans de réclusion pour avoir tué à cause de 17 000 GNF, N’zérékoré 

Les audiences criminelles de N’zérékoré ont démarré lundi 29 mai 2017 au tribunal de première instance de ladite localité. Au total, 12 dossiers criminels seront examinés au cours de ces audiences.

Pour cette première journée, deux dossiers ont été examinés dont le premier portait sur une affaire de meurtre qui remonte de 2014. Foromo Lamah, un jeune homme âgé d’une d’une quarantaine d’années a été condamné à 10 ans de réclusion plus le paiement de 50 000 000 de francs guinéens au titre de dommage et intérêts. Il était poursuivi pour coup et blessure volontaire ayant entrainé la mort sans avoir l’intention de la donner.

Pourtant devant la barre, l’accusé Formo Lamah a plaidé coupable tout en insistant sur le fait qu’il n’avait pas l’intention de tuer.

« J’ai utilisé le couteau sous l’effet de la colère. Ils étaient deux contre moi. Pierre est venu au secours de Pé et j’ai reçu un coup violant sur le nez de la part de Pé.  Je saignais même. C’est ce qui m’a le plus fâché et j’ai sorti le couteau pour le poignarder. Mais je regrette le fait qu’il en soit mort. Je ne voulais pas le tuer », a-t-il regretté.

Dans sa réquisition, le procureur de la république, Mamadou Boro Diallo a balayé cet argument tout en soutenant que le crime que Foromo a commis était bel et bien prémédité pour la simple raison qu’il s’est permis de se promener avec une arme blanche. Ainsi, il a requis 15 ans de prison ferme contre lui et une amende de 300 000 000 de francs guinéens comme avait demandé la partie civile dans sa plaidoirie.

Une demande qui ne sera pas suivie par le président du tribunal dans son verdict. Foromo Lamah a été donc condamné à 10 ans de réclusion plus le paiement de 50 000 000 de francs guinéens au titre de dommage et intérêts.

Pour rappel, les faits remontent au 26 décembre 2014, dans la commune rurale de Gouécké, préfecture de N’zérékoré. Ce jour-là, Foromo Lamah est rentré du champ dans la soirée. Il a déposé son sac à la maison avant de se rendre dans une buvette avec une somme de 20 000 GNF et un couteau dans sa poche. Arrivé, il a acheté de la cigarette et deux topettes d’alcool. Quelques minutes après, il sort du maquis, le temps pour lui de fumer de la cigarette. En sortant la cigarette de sa poche, sa monnaie de 17 000 GNF est tombée. Et sur le coup, un certain Pé a pris cet argent par terre et l’a confisqué. C’est ainsi que les deux ont commencé à se battre jusqu’à ce qu’un autre homme nommé Pierre est venu porter secours à Pé contre Foromo. C’est en ce moment qu’il a sorti le couteau dans sa poche pour poignarder Pé et la mort s’en est suivie.

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Justice : Un jeune condamné à 10 ans de réclusion pour avoir tué à cause de 17 000 GNF, N’zérékoré 

Les audiences criminelles de N’zérékoré ont démarré lundi 29 mai 2017 au tribunal de première instance de ladite localité. Au total, 12 dossiers criminels seront examinés au cours de ces audiences.

Pour cette première journée, deux dossiers ont été examinés dont le premier portait sur une affaire de meurtre qui remonte de 2014. Foromo Lamah, un jeune homme âgé d’une d’une quarantaine d’années a été condamné à 10 ans de réclusion plus le paiement de 50 000 000 de francs guinéens au titre de dommage et intérêts. Il était poursuivi pour coup et blessure volontaire ayant entrainé la mort sans avoir l’intention de la donner.

Pourtant devant la barre, l’accusé Formo Lamah a plaidé coupable tout en insistant sur le fait qu’il n’avait pas l’intention de tuer.

« J’ai utilisé le couteau sous l’effet de la colère. Ils étaient deux contre moi. Pierre est venu au secours de Pé et j’ai reçu un coup violant sur le nez de la part de Pé.  Je saignais même. C’est ce qui m’a le plus fâché et j’ai sorti le couteau pour le poignarder. Mais je regrette le fait qu’il en soit mort. Je ne voulais pas le tuer », a-t-il regretté.

Dans sa réquisition, le procureur de la république, Mamadou Boro Diallo a balayé cet argument tout en soutenant que le crime que Foromo a commis était bel et bien prémédité pour la simple raison qu’il s’est permis de se promener avec une arme blanche. Ainsi, il a requis 15 ans de prison ferme contre lui et une amende de 300 000 000 de francs guinéens comme avait demandé la partie civile dans sa plaidoirie.

Une demande qui ne sera pas suivie par le président du tribunal dans son verdict. Foromo Lamah a été donc condamné à 10 ans de réclusion plus le paiement de 50 000 000 de francs guinéens au titre de dommage et intérêts.

Pour rappel, les faits remontent au 26 décembre 2014, dans la commune rurale de Gouécké, préfecture de N’zérékoré. Ce jour-là, Foromo Lamah est rentré du champ dans la soirée. Il a déposé son sac à la maison avant de se rendre dans une buvette avec une somme de 20 000 GNF et un couteau dans sa poche. Arrivé, il a acheté de la cigarette et deux topettes d’alcool. Quelques minutes après, il sort du maquis, le temps pour lui de fumer de la cigarette. En sortant la cigarette de sa poche, sa monnaie de 17 000 GNF est tombée. Et sur le coup, un certain Pé a pris cet argent par terre et l’a confisqué. C’est ainsi que les deux ont commencé à se battre jusqu’à ce qu’un autre homme nommé Pierre est venu porter secours à Pé contre Foromo. C’est en ce moment qu’il a sorti le couteau dans sa poche pour poignarder Pé et la mort s’en est suivie.

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Grève des banques à Siguiri: une aubaine pour les points de transfert d’argent par téléphone

Le mouvement de grève générale illimitée lancé ce mercredi 24 mai par la FESABAG a été largement suivi à Siguiri. Déjà, cette situation commence à susciter  à la fois des inquiétudes et de l’incompréhension auprès des clients qui n’ont d’autres  choix que de recourir aux services des transferts d’argent  des opérateurs de téléphonie de la place, a-t-on constaté.

Il faut souligner que ce débrayage de cette journée dans les banques et institutions de micro finances, a fortement affecté la population mais plus particulièrement les fonctionnaires et les commerçants.

Pour Lamine Kamissoko, un fonctionnaire qui était venu faire des retraits à l’agence FIBANK,  cette grève générale est très mal située. Puisque, selon lui, elle coïncide à la fin du mois et au début du Ramadan.

Quant à Aguibou Sidibé, un commerçant d’or, il estime que cette grève n’est pas déclenchée à un moment critique. Car, dit-il, nous ne pouvons pas faire de vente ni d’achat alors que nous sommes à une période crucial de l’orpaillage.

Pour le moment, les points Orange Money de la ville peuvent se frotter les mains en raison d’une grande sollicitation des citoyens.

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Labé: un kiosque attaqué au marché central, de l’argent et des biens emportés

L’insécurité refait surface à Labé en ce début d’hivernage réputé être une période propice au grand banditisme. Pas plus tard que dans la nuit du Lundi à mardi 23 mai, des inconnus ont profité de la forte pluie qui s’est abattue sur la ville pour défoncer un kiosque d’alimentation au marché central, a constaté sur place Guinéenews.

Ces quidams ont, entre autre, emporté de l’argent, des téléphones et un ondulaire. Totalement désespéré, la victime Ibrahima Sow, gérant dudit kiosque revient sur les circonstances de cette attaque : « j’ai vendu jusqu’aux environs de 22 heures puis j’ai fermé parce qu’il menaçait de pleuvoir. A mon fort étonnement ce matin, j’ai trouvé qu’ils ont défoncé mon kiosque en emportant de l’argent. C’est environ deux millions, plus des téléphones qui étaient en charge et un ondulaire qu’ils ont emportés.»

Vu que les voleurs n’ont rien emporté en dehors de l’argent, des téléphones et de l’ondulaire, le gérant du kiosque accrédite la thèse d’une conspiration. «Ils sont passés par derrière pour se frayer un chemin en dégageant toute la marchandise avant de s’emparer de l’argent et des téléphones. Ils savaient vraisemblablement le lieu où je gardais mon argent dans le kiosque. Pour l’instant, je n’ai aucun suspect mais notre gardien partage la même hypothèse.» 

En attendant de voir clair dans cette affaire, c’est tous les commerçants du voisinage qui vivent avec la hantise de nouveaux cambriolages.

 Alaidhy Sow Labé, pour Guinéenews.org

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AG UFDG: cinglante réplique de Kalémodou Yansané à François Bourouno du PEDN

Le Vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Kalémoudou Yansané a démenti les informations selon lesquelles Cellou Dalein Diallo aurait reçu un véhicule ainsi que de l’argent que le président Alpha Condé lui donnerait chaque mois. Il a fait ce démenti à l’occasion de l’Assemblée générale de son parti ce samedi 6 mai.

«François Bourouno affirme qu’El hadj Cellou a eu de l’argent, des véhicules. C’est des histoires qu’il raconte. Le PEDN ne représente plus rien… Si c’est François Bourouno qui est son porte-parole. El hadj Cellou est le chef de file de l’opposition parce que vous avez voté (les militants UFDG, ndlr) pour lui. On n’est pas content d’être chef de file de l’opposition. Nous voulons être président de la République. Bientôt ce sera Alpha Condé ou les autres qui vont devenir chef de file de l’opposition », a-t-il déclaré.

Le Vice-président de l’UFDG rappelle ensuite que l’Assemblée a voté une loi qui donne des avantages qui ne lui sont toujours pas accordés : « Il (le chef de file de l’opposition, ndlr) a droit à un bureau, à un secrétariat, au cortège, un budget de fonctionnement et à une sécurité. L’Assemblée a voté cela. Personne n’y peut rien contre, ni le PEDN ni le président Alpha Condé. Il faut que cela soit clair. Ce budget n’a jamais été présenté à l’Assemblée nationale »

Plus loin, Kalémodou Yansané a affirmé que le pouvoir a appelé Cellou Dalein Diallo d’aller prendre une voiture et qu’il se chargerait de la facture. Mais le chef de file de l’opposition a refusé le « cadeau » du pouvoir : «  Ils ont appelé le président (Cellou Dalein, ndlr) pour lui dire d’aller prendre une voiture et qu’ils vont payer. Il a dit qu’il n’en veut pas, qu’il ne veut pas de cadeau. Elhadj Cellou est toujours dans une voiture personnelle. Il n’a pas besoin d’aumône. Il a besoin de ce que la Guinée lui accorde officiellement en tant que chef de file de l’opposition. Il faut que cela soit bien compris. Il n’a pas touché un franc, il n’a pas eu une seule voiture d’Alpha Condé. Il n’en a pas besoin. »

Puis, il envoie un message aux détracteurs de l’UFDG : «Ceux qui viennent chez Alpha Condé la nuit pour lui dire qu’ils peuvent déstabiliser l’UFDG en demandant 100 millions, 200 millions, 300 millions, en payant des bœufs noirs qu’ils tuent dans les quartiers, perdent leur temps. Nous ne voulons rien de M. Alpha Condé. On ne veut pas ses postes. »

Avant de finir son intervention, il a lancé des piques au PEDN : «Les petits partis qui n’ont même pas eu 3% dans leur propre région à Kouroussa, sont en train de dire qu’El hadj Cellou a eu de l’argent parce qu’il est en train de mobiliser des foules à Kouroussa, à Siguiri, à Mandiana, à Dabola. C’est Alpha Condé qui a plus d’un milliard par jour. El hadj Cellou n’a pas un seul franc par jour. Il vit grâce à vos cotisations et à vos prières(parlant des militants UFDG, ndlr).»

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Ousmane Gaoual : «Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020…»

« Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020, la Guinée court le risque d’une très grande catastrophe…»

Mensonges, abus et corruption, c’est par ces mots que le député uninominal de Gaoual à dépeint la situation de sa préfecture natale. C’était le samedi 22 avril lors de l’assemblée générale de l’UFDG.

« Gaoual illustre tout ce qui est mauvais. Vous voulez comprendre comment Alpha a abandonné la Guinée ? Allez à Gaoual. Vous voulez comprendre pourquoi il a autant de corruption, d’abus, de mensonges ? Allez à Gaoual. Notre préfecture est oubliée comme les autres préfectures du pays », a-t-il dénoncé.

Au sein de l’UFDG, beaucoup estiment que Cellou Dalein Diallo gagnera l’élection présidentielle de 2020 (dans moins de trois ans). Pour Ousmane Gaoual Diallo, attendre jusqu’à cette date, serait synonyme à une grande catastrophe pour la Guinée : « J’entends beaucoup dire qu’en 2020 Cellou sera président. Si Cellou n’est pas président d’ici à 2020, la Guinée court le risque d’une très grande catastrophe. 2020 c’est loin. Et Alpha est en train de nous donner tous les éléments pour une révolte populaire puissante pour le mettre hors de nos frontières, parce qu’il ne respecte pas les accords, il ne tient pas parole et parce que maintenant il est en train de distiller partout des éléments qui justifient que chacun d’entre nous doit se lever, prendre un bâton et se diriger vers Sékhoutouréya, parce qu’on parle de troisième mandat, de sixième mandat, etc. »

Poursuivant, il a accusé la Commission électorale nationale indépendante (CENI), d’être à la base des problèmes politiques vécus par la Guinée, notamment son président : « A côté, on a le président de la CENI. J’ai dit il y a quelques années que Bakary Fofana devrait être pendu. Les gens ont pensé que je m’abusais, que je dis trop de choses incohérentes, prône la violence. Les problèmes politiques de la Guinée sont liés à la mauvaise organisation des élections dans notre pays. C’est ce qui occasionne les manifestations. »

Plus loin, il a affirmé que les différents abus qu’auraient subis les Guinéens suffit pour justifier l’application de l’article 35 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Bakary Fofana ne se fiche pas des Guinéens. Il s’en fout de leurs problèmes. Ce qui l’intéresse c’est l’argent. Il en a beaucoup pris. Maintenant, nous lui demandons de faire en sorte que les prochaines consultations électorales se déroulent rapidement et bien. Et cela se fera sans lui. Avec la nouvelle loi que la mouvance ne veut pas qu’on vote au parlement. Voici un autre argument qui justifie que chacun d’entre nous arbore l’article 35 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dit que quand il y a un Etat oppressif, chaque citoyen est en droit de prendre des armes pour défendre l’intégralité de son territoire et sa liberté. »

« Ce n’est pas un appel à la violence. Défendons la Guinée, défendons l’organisation des élections », a-t-il conclu.

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