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Fêtes de fin d’année : un véritable casse-tête pour les visiteurs de la plage Tayaki

A Conakry, à l’occasion de chaque nouvel an, nombreux sont des Conakrykas qui se déplacent pour aller à la plage afin de se décompresser et accueillir la nouvelle année dans la joie. Toutefois, en dépit que la capitale guinéenne soit ceinturée par la mer, il n’existe pas encore de plage «aménagée » pour permettre à toutes personnes qui souhaitent profiter de ce précieux don de la dame nature. Les rares plages qui existent sont fermées depuis 2014 après le drame qui a provoqué la mort d’une trentaine de jeunes au cours d’un concert à Rogbanè, à Taouyah, commune de Ratoma, en haute banlieue.

Pour donc jouir de l’air pur de la mer, les amoureux de la nature doivent emprunter des rues tortueuses et impraticables pour accéder à une plage plus moins salubre telle que Tayaki, situé dans le quartier Kobaya, en périphérie de Conakry, dans la commune de Ratoma

C’est un véritable parcours du combattant pour y accéder. Située à seulement 4km de la principale route, il faut 1h 30 mn ou deux heures de marche pour arriver sur cette plage. Obligés de se déchausser, les excursionnistes passent par des digues faites par les paysans du village Tayaki. Par endroits, ce sont des troncs de palmiers qui servent de passerelles de fortune dans cette zone marécageuse par excellence. Ce pont rudimentaire provoque souvent la chute de certains promeneurs dans la boue et d’autres y abandonnent même parfois leurs chaussures.

Parmi les aventuriers de ce 1er décembre, il y avait les membres de l’antenne guinéenne de l’Association Guinéenne des Professionnelles de la Communication (APAC). La présidente Asmaou Barry déplore le manque d’initiatives de l’Etat pour valoriser ce potentiel touristique.

«Tayaki est une merveille. Je me demande bien pourquoi l’Etat ne veut pas investir ici, ne serait-ce qu’en construisant une route d’accès à cette plage. Cela pourrait aider la jeunesse de Conakry de changer un peu d’air. Si les conditions étaient réunies, cette station balnéaire pourrait concurrencer plusieurs autres dans la sous-région parce que la plage est longue de plusieurs kilomètres», s’indigne Asmaou Barry avant de dénoncer le manque d’infrastructures d’accueil. « La plage est encore à l’état sauvage. Par exemple, à notre arrivée, nous avons dû balayer nous-mêmes les lieux où nous nous sommes installées», a-t-elle confié.

Fatoumata Kanté, est une habituée des endroits malgré les conditions d’accès assez laborieuses. Selon elle, c’est la beauté de la nature qui l’attire dans cet endroit reculé et inaccessible. «J’ai marché pendant des heures, je suis tombée dans les eaux boueuses avant d’arriver ici mais à chaque fois que je quitte Tayaki, j’ai envie d’y revenir parce que c’est un lieu formidable, agréable et paradisiaque. Il y a de l’air pur, voilà ce qui me séduit. Malheureusement, à cause de l’état de dégradation de la route, nous n’avons pas pu profiter comme nous l’entendions de cet endroit magnifique. Nous sommes obligés de rentrer très vite afin d’éviter que la nuit nous trouve sur place», a-t-elle affirmé.

Une autre randonneuse raconte sa mésaventure tout en pointant un doigt accusateur sur l’Etat qui a fermé les plages situées non loin du centre ville. «On a fait plus de deux heures entre Kobaya et Tayaki pour cette petite traversée. C’est quand même énorme! Sinon Tayaki est un lieu extraordinaire, magnifique. Je me demande pourquoi les autorités ne mettraient pas les moyens adéquats pour construire une route qui relie Kobaya à Conakry », s’interroge Hadiatoulaye Diallo qui pense que la plage, si elle est aménagée, pourrait attirer les touristes et rapporter beaucoup à l’Etat.

Il faut par ailleurs souligner que Tayaki qui est l’un des secteurs du quartier Kobaya dans la commune de Ratoma, compte au moins mille âmes, selon des informations reçues sur place. Ledit secteur manque de tout. Il n’y a ni poste de santé, ni électricité, ni eau potable encore moins un marché. Il n’y a que qu’une seule salle de classe non encore homologuée, tenue par un enseignant bénévole. Les habitants vivent principalement de la pèche et de l’agriculture dans les rizières.

Fêtes de fin d’année : Un véritable casse-tête pour les visiteurs de la plage Tayaki

A Conakry, à l’occasion de chaque nouvel an, nombreux sont des Conakrykas qui se déplacent pour aller à la plage afin de se décompresser et accueillir la nouvelle année dans la joie. Toutefois, en dépit que la capitale guinéenne soit ceinturée par la mer, il n’existe pas encore de plage «aménagée » pour permettre à toutes personnes qui souhaitent profiter de ce précieux don de la dame nature. Les rares plages qui existent sont fermées depuis 2014 après le drame qui a provoqué la mort d’une trentaine de jeunes au cours d’un concert à Rogbanè, à Taouyah, commune de Ratoma, en haute banlieue.

Pour donc jouir de l’air pur de la mer, les amoureux de la nature doivent emprunter des rues tortueuses et impraticables pour accéder à une plage plus moins salubre telle que Tayaki, situé dans le quartier Kobaya, en périphérie de Conakry, dans la commune de Ratoma

C’est un véritable parcours du combattant pour y accéder. Située à seulement 4km de la principale route, il faut 1h 30 mn ou deux heures de marche pour arriver sur cette plage. Obligés de se déchausser, les excursionnistes passent par des digues faites par les paysans du village Tayaki. Par endroits, ce sont des troncs de palmiers qui servent de passerelles de fortune dans cette zone marécageuse par excellence. Ce pont rudimentaire provoque souvent la chute de certains promeneurs dans la boue et d’autres y abandonnent même parfois leurs chaussures.

Parmi les aventuriers de ce 1er  janvier 2018, il y avait les membres de l’antenne guinéenne de l’Association Guinéenne des Professionnelles de la Communication (APAC). La présidente Asmaou Barry déplore le manque d’initiatives de l’Etat pour valoriser ce potentiel touristique.

«Tayaki est une merveille. Je me demande bien pourquoi l’Etat ne veut pas investir ici, ne serait-ce qu’en construisant une route d’accès à cette plage. Cela pourrait aider la jeunesse de Conakry de changer un peu d’air. Si les conditions étaient réunies, cette station balnéaire pourrait concurrencer plusieurs autres dans la sous-région parce que la plage est longue de plusieurs kilomètres», s’indigne Asmaou Barry avant de dénoncer le manque d’infrastructures d’accueil. « La plage est encore à l’état sauvage. Par exemple, à notre arrivée, nous avons dû balayer nous-mêmes les lieux où nous nous sommes installées», a-t-elle confié.

Fatoumata Kanté, est une habituée des endroits malgré les conditions d’accès assez laborieuses. Selon elle, c’est la beauté de la nature qui l’attire dans cet endroit reculé et inaccessible. «J’ai marché pendant des heures, je suis tombée dans les eaux boueuses avant d’arriver ici mais à chaque fois que je quitte Tayaki, j’ai envie d’y revenir parce que c’est un lieu formidable, agréable et paradisiaque. Il y a de l’air pur, voilà ce qui me séduit. Malheureusement, à cause de l’état de dégradation de la route, nous n’avons pas pu profiter comme nous l’entendions de cet endroit magnifique. Nous sommes obligés de rentrer très vite afin d’éviter que la nuit nous trouve sur place», a-t-elle affirmé.

Une autre randonneuse raconte sa mésaventure tout en pointant un doigt accusateur sur l’Etat qui a fermé les plages situées non loin du centre ville. «On a fait plus de deux heures entre Kobaya et Tayaki pour cette petite traversée. C’est quand même énorme! Sinon Tayaki est un lieu extraordinaire, magnifique. Je me demande pourquoi les autorités ne mettraient pas les moyens adéquats pour construire une route qui relie Kobaya à Conakry », s’interroge Hadiatoulaye Diallo qui pense que la plage, si elle est aménagée, pourrait attirer les touristes et rapporter beaucoup à l’Etat.

Il faut par ailleurs souligner que Tayaki qui est l’un des secteurs du quartier Kobaya dans la commune de Ratoma, compte au moins mille âmes, selon des informations reçues sur place. Ledit secteur manque de tout. Il n’y a ni poste de santé, ni électricité, ni eau potable encore moins un marché. Il n’y a que qu’une seule salle de classe non encore homologuée, tenue par un enseignant bénévole. Les habitants vivent principalement de la pèche et de l’agriculture dans les rizières.