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Insalubrité du parc de bétail de Thianguel Bori : Les autorités tirent la sonnette d’alarme

La sous-préfecture de Thianguel Bori est située à environ 75 kilomètres de la commune urbaine de Lélouma sur la nationale Labé-Koundara. Cette localité est voisine des préfectures de Mali et de Gaoual, deux zones d’élevage par excellence. Ce parc de bétail est sans doute l’un des plus fournis en cheptel de la région administrative de Labé.

Construit vers les années 1991, il se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. Quelques retouches seulement ont été effectuées depuis par les autorités locales.

Les grillages qui servent de clôture sont à terre, les bureaux du service d’élevage délabré. Sans oublier le manque d’hygiène et d’espace dans l’unique hangar où sont attachés les animaux. Dans la cour, c’est le désordre total. Des vendeurs de chèvres, de moutons et de bœufs, en petits groupes, attendent çà et là, sous un soleil de plomb, des clients. Tel est le constat fait par la rédaction locale de Guineenews.

«Regardez par vous-même l’état des lieux. Ce ne sont ni les bureaux, ni le hangar, tout est critique. Le hangar devant abriter les chèvres et les moutons est à l’étape du soubassement. Il y a vraiment beaucoup à faire. Le hangar où sont actuellement les bœufs est franchement vétuste et insalubre», déplore Dr Mohamed Diakité, chef de poste de l’élevage.

A l’en croire, les autorités préfectorales sont saisies de la situation. Mais il ne pense pas que la commune rurale, à elle seule, puisse faire tout le travail dont a besoin ce parc actuellement.

« Le travail à faire ici est énorme. Et sans soutien des partenaires au développement, je ne pense pas que la commune seule sera en mesure de l’effectuer », explique-t-il.

Poursuivant, Dr Diakité dénonce l’inefficacité et la non-implication du comité de gestion du parc pour la bonne marche des activités. «  Il y a un comité de gestion, mais qui, franchement,  ne fait pas pleinement son boulot. Il est inactif ».

Aujourd’hui, Mohamed Diakité reste sceptique sur l’avenir de ce parc, si toutefois les autorités ne font rien pour redorer son image car les rivalités entre les préfectures sont rudes pour garder un tel bijou chez soi.

« Une chose reste claire, si rien n’est fait pour restaurer et réorganiser ce parc, j’ai peur pour son avenir. Actuellement, des localités sont en train de se battre pour avoir un parc chez elles. C’est le cas de Kounsitel, dans Gaoual. Et cette localité est mieux placée pour ceux-là qui viennent de Mali, de Koundara et même de Télimelé. Et n’oubliez pas que ce sont ces derniers qui nous approvisionnent ici », explique-t-il.

Interrogé sur cette question de restauration et de gestion de ce parc, vitrine incontournable et source de recettes de ladite collectivité, le secrétaire général nous rapporte que la commune avait effectué quelques travaux de réfection. « On a investi quelque chose de 12 millions pour la restauration des bureaux du chef de poste. Nous avons payé des tôles et des chevrons pour tout refaire ».

Une réfection qui reste encore à désirer une fois à l’intérieur de ce bureau, car presque rien n’a changé. Le bureau reste complètement délabré et ressemble à tout sauf à un lieu de travail idéal.

Néanmoins, Alpha Mamoudou pense que la restauration de ce parc sera la priorité des priorités dans leur plan d’action, exercice 2018.

Malgré l’étendue et l’importance du parc de bétail de Thianguel Bori, il n’y a pas d’abattoir ici. Les bouchers font recours aux particuliers pour dépiécer leurs animaux.

« Nous n’avons pas d’abattoir. Et si vous vous rendez là où sont égorgés ces animaux, franchement, vous verrez que ce n’est pas la peine. C’est inapproprié. Aucune mesure d’hygiène. Tout se passe à même le sol », dénonce Dr Diakité.

Toujours, selon lui, à chaque bœuf tué, 25 000GNF sont  payés par le boucher comme taxe d’abattage. Une somme qui reviendrait à la commune.

A noter que la taxe de stationnement est de 3 000GNF par bœuf et 1500 GNF par chèvre et par mouton.

Abdourahamane Barry, de retour de Thianguel Bori, Lélouma pour Guinéenews©   

Divagation des animaux à Tougué : Le préfet lance un avertissement aux communes réticentes

La divagation des animaux est devenue récurrente dans la préfecture de Tougué. Pour endiguer ce fléau, le préfet El Hadj Abdourahmane Baldé avait tenu une réunion avec les maires des communes et sous-préfets au cours de laquelle des  consignes fermes leur avaient été données pour  mettre fin à ce phénomène.

A ce jour, force est de constater que cette décision d’interdiction de la divagation des animaux domestiques (chèvres, moutons, vaches) n’est pas totalement appliquée par les administrateurs territoriaux notamment dans la commune urbaine et dans les communes rurales de Konah et Koin.

C’est pourquoi, dans un communiqué rendu public par la radio rurale de Tougué signé du général de l’administration par ordre du préfet, le premier magistrat de Tougué,  lance un avertissement aux autorités concernées. Le communiqué précise que toute défaillance observée dans une localité, sera sanctionnée par la suppression pure et simple du conseil communal de la localité concernée et la dissolution du conseil du district.

« La campagne agricole en cours, suffisamment dotée par le président de la République en engrais et  en intrants agricoles ne doit pas échouer par le fait de la divagation des animaux », soutient le communiqué.

Cet avertissement est rentré en vigueur depuis 31 juillet 2017. Toutefois, il ne semble pas faire tache d’huile car  la plupart des  éleveurs continuent de mal gérer leur bétail qui  dévaste des cultures la nuit.

Il faut  noter qu’il avait été instruit aux éleveurs de gérer leur bétail la nuit et aux agriculteurs de faire des clôtures et surveiller leurs cultures la journée.

Divagation des animaux à Tougué : Le préfet lance un avertissement aux communes réticentes

La divagation des animaux est devenue récurrente dans la préfecture de Tougué. Pour endiguer ce fléau, le préfet El Hadj Abdourahmane Baldé avait tenu une réunion avec les maires des communes et sous-préfets au cours de laquelle des  consignes fermes leur avaient été données pour  mettre fin à ce phénomène.

A ce jour, force est de constater que cette décision d’interdiction de la divagation des animaux domestiques (chèvres, moutons, vaches) n’est pas totalement appliquée par les administrateurs territoriaux notamment dans la commune urbaine et dans les communes rurales de Konah et Koin.

C’est pourquoi, dans un communiqué rendu public par la radio rurale de Tougué signé du général de l’administration par ordre du préfet, le premier magistrat de Tougué,  lance un avertissement aux autorités concernées. Le communiqué précise que toute défaillance observée dans une localité, sera sanctionnée par la suppression pure et simple du conseil communal de la localité concernée et la dissolution du conseil du district.

« La campagne agricole en cours, suffisamment dotée par le président de la République en engrais et  en intrants agricoles ne doit pas échouer par le fait de la divagation des animaux », soutient le communiqué.

Cet avertissement est rentré en vigueur depuis 31 juillet 2017. Toutefois, il ne semble pas faire tache d’huile car  la plupart des  éleveurs continuent de mal gérer leur bétail qui  dévaste des cultures la nuit.

Il faut  noter qu’il avait été instruit aux éleveurs de gérer leur bétail la nuit et aux agriculteurs de faire des clôtures et surveiller leurs cultures la journée.

Faune: fuite massive des animaux du parc Niokolobadiar vers le Niokolokoba (Sénégal)

Le manque d’entretien voire l’abandon, depuis quelques années, du parc national communément appelé Niokolobadiar, situé dans la préfecture de Kounkara en République de Guinée, serait la principale cause de cette situation. La grande majorité des animaux qui étaient gardés dans ce parc, auraient rallié le parc Niokolokoba, du coté du Sénégal voisin, a appris Guinéenews de source officielle.

Jeté aux oubliettes non seulement par l’État Guinéen qui ne fait pas grand-chose pour maintenir ce parc historique et touristique, Niokolobadiar a également est relégué au dernier rang par les grandes institutions qui étaient des bailleurs incontournables dans la survie de ce bijou national.

 Alimou Diallo, le président de la délégation spéciale de Koundara peint ici l’état des lieux : «aujourd’hui le parc est dans une situation très dramatique parce qu’apparemment, le financement que les Européens donnaient pour l’entretien ne vient plus. Ce qui fait qu’aujourd’hui qu’on a du mal à essayer de déployer des agents à l’intérieur afin que ceux-ci puissent faire face à l’entretien des lieux.»

En plus de la fuite massive des animaux qui étaient jusque-là encadrés dans ce parc, le braconnage clandestin et incontrôlé contribue à vider Niokolobadiar du peu d’animaux qui y restaient après l’abandon du site: «bien sûr il y a une fuite d’animaux. Le conservateur qui est sur place m’a dit récemment qu’il espère avoir un financement. Mais d’ici que ces fonds soient disponibles pour relancer les travaux comme ça se doit les gens s’en donnent au braconnage à cœur ouvert. C’est vrai aussi que les gardes forestiers se battent pour essayer de pourchasser les braconniers mais c’est une réalité au sein du parc. Pourtant les Sénégalais gèrent bien leur parc qui fonctionne très bien alors que chez nous ici depuis belle lurette, Niokolobadiar ne sert pas. D’ailleurs de nos jours, en dehors des singes, on ne voit plus d’animaux au niveau de ce parc», dénonce-t-il.

Pourtant, l’exploitation rationnelle de ce parc serait, d’une part, une source de revenue à cette préfecture mais aussi à tout le pays, d’autre part.

«Quand le parc marche, il peut avoir un impact sur la vie socioéconomique de Koundara. Parce que les touristes vont venir, les hôtels vont commencer à marcher…, la consommation va considérablement augmenter. Mais d’ici que les fonds soient à disposition du conservateur pour relancer les activités du parc Niokolobadiar, on fait vraiment face à d’énormes difficultés. Notre plus grand souhait est que le parc soit opérationnel», a-t-il plaidé le président de la délégation spéciale de Koundara.

Voilà autant de retombées parmi tant d’autres que la Guinée est en train de perdre dans la plus grande indifférence des autorités. Là où tout le monde retrousse les manches pour aller de l’avant, le guinéen préfère dormir sur son laurier en dépit de l’énorme retard  du pays.

Alaidhy Sow Labé, pour Guinéenews.org

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