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Andi drogue

Lutte conte le harcèlement sexuel en Afrique: attention aux dérives

Depuis l’affaire Weinstein à Hollywood, les femmes sortent du bois à visage découvert pour  témoigner à charge contre les chauds lapins dans les milieux les plus divers notamment dans les administrations publiques et privées. Bizarre que cet harcèlement sexuel ne connaisse pas de prescription pour donner à des femmes qui sont passées par-là de demander la tête des érotomanes incoercibles dont beaucoup sont devenus « flasques », qui ne « tiennent plus débout», mais qui devront répondre de leurs pulsions passées et obsolètes.

En Europe, cela se comprend facilement, en Afrique cela va être très compliqué à cause des mœurs et coutumes anciennes, mais aussi et surtout aux nouvelles attitudes des femmes et filles plus pétroleuses que jamais.

Qui pouvait croire que l’affaire DSK et  la femme de chambre de New York allait aboutir à une médiatisation aussi mondiale et aller jusqu’à la démission du directeur général du FMI si elle s’était déroulée dans un hôtel de Conakry, d’Abidjan ou de n’importe quelle autre capitale africaine ?

A Conakry même, la victime aurait été prise pour une arnaqueuse, entôleuse, estampeuse, une « bandit-guinè » de grand chemin et mise en prison sans qu’elle n’arrive à dire un seul mot, pour peu que le directeur du FMI nie. Le fait était courant et coutumier chez les hommes d’affaires blancs comme noirs. Il suffit de descendre dans un de ces hôtels de luxe, d’être dans une grosse cylindrée et d’avoir une panse de bourgeois, parfois, même pas.

Anecdote : mon ami et directeur d’une école professionnelle était un religieux fanatique qui aimait bien  ma compagnie, mais qui n’osait pas aller où j’allais, il me déposait dans sa R-12 et s’en allait. Un jour de ramadan, il allait vers la ville, dans les coups de la rupture du jeûne, la route était déserte. Par humanisme, il prit une fille pas mal, selon lui, qui faisait auto-stop. La fille demande à descendre au niveau du stade du 28 septembre et lui tendit la main : « Donne ce que tu me dois !» Elle fit un tel tintamarre que les policiers  de la brigade du stade accoururent et les conduisirent tous deux à leur siège. Aux premières explications de la fille, les policiers demandèrent à l’homme d’ôter ses chaussures, mais quand il eut fini d’expliquer et vu son état de fanatique, ils changèrent d’avis, libérèrent l’homme et gardèrent la fille, qui reconnaîtra qu’elle voulait de l’argent pour nourrir ses trois enfants, elle n’avait rien et tout un tas de tralalas.

Il n’est pas nécessaire de s’éloigner du phallocrate pour en parler tout à son aise. On a entendu un tas d’histoires semblables, mais celle-ci est encore vivante, puisque l’homme n’est autre que le directeur du CFP de Labé.  C’est Pellele lui-même qui me l’a raconté.

Actuellement, des associations de femmes comme la COFFIG de Dr Makalé Traoré commencent à s’organiser pour traquer le harcèlement sexuel. Ces organisations devraient commencer par les écoles où les notes sont parfois sexuellement attribuées. Des collégiennes sont brimées pour n’avoir pas accepté des propositions indécentes de leurs professeurs, cela n’existe pas en Europe. Lors des passages entre deux frontières, des commerçantes subissent un « droit de cuissage » propre aux gardes-frontières (policiers, gendarmes, douaniers, bérets rouges… Pourront-elles suivre, cas par cas, toute cette myriade de harcèlements sexuels? Que sont devenus tous les cas de viols à Conakry ? Que sont devenus les cas de mariages forcés interdits mais qui résistent et persistent dans la pratique dont la fille mariée ne pouvant supporter le rythme des nuits infernales prennent la tangente du foyer conjugal ?

Tout cela veut simplement mettre ces organisations naissantes sur leur garde. Si le harcèlement sexuel est une réalité, le cas des mythomanes n’est surtout pas à écarter. Séparer la bonne graine de l’ivraie va être plus laborieux que tout pour ne pas prendre une chose pour une autre.

Enfin, la difficulté résidera dans un fait: un homme qui a fait la Mecque, qui a acquis le statut de notable et dignitaire, mais qui fut un sacré turbulent et polisson, en cas de dénonciation, oserait-on le traduire devant les tribunaux pour des faits vieux de 15 à 20 ans et comment faire la part des choses, en cas d’accusation mordicus et de dénégation systématique ?

Et dans la plupart des cas, l’homme aura toujours le dessus sur la femme, en Afrique pour la simple raison que les vêtements que les femmes pétroleuses portent les déshabillent plus que ne les couvrent.

 La brigade du colonel Tiégboro, qu’on entend partout, semble piétiner partout. Si on vérifie, les cliniques privées fermées ont rouvert de plus belle, la marijuana entre toujours, les mini-jupes, les « gnorpettes » qui les portent n’ont pas été chicotées et qui donnent à des mirontons de regretter de s’être mariés trop tôt, certaines fument le narguilé dans des milieux publics. « Comme on est des amis, on se dit tout ou bien on n’est plus des amis » ?

Enfin, faut-il faire tout ce qui se fait ailleurs sans préalable?