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Guinée : La grève fait tache d’huile sur Kamsar – Les élèves dans la rue !

Ils étaient des centaines d’élèves à bouder les salles de classe ce lundi 27 novembre pour prendre d’assaut la route et rallier le siège de la sous-préfecture de Kamsar. Telle est l’information que les témoins ont confirmé au téléphone de Guinéenews©.

« Principalement venus des quartiers périphériques de la cité de Kamsar, des collégiens et lycéens réclamant le retour du corps professoral, ont battu le pavé sans incident », nous ont confirmés quelques témoins sur place.

Joint au téléphone par Guinéenews©, Elhadj Tidiane Sylla sous-préfet de Kamsar a expliqué sa part de véroté. « Un groupe d’élèves s’est pacifiquement dirigé vers la sous-préfecture pour manifester leur souhait de reprendre les cours. Nous avons échangé avec eux pour comprendre leur inquiétude et nous avons pu les calmer. A l’heure où vous nous appelez, ils sont déjà rentrés chez eux », a-t-il affirmé.

Aliou Bah élève d’un lycée de la place, nous a fait comprendre que cette marche scolaire avait pour objectif de faire comprendre aux autorités le ras-le-bol qui animent les élèves. « Depuis plus de deux semaines, nous sommes à la maison et nous perdons du temps sans bénéficier des cours. J’espère que les autorités administratives ont pris en compte cette marche qui n’a pas causé de dégât », expliquera-t-il.

« Cette première marche a été pacifique car nous voulons revoir les professeurs dans les salles de classe. Il revient aux autorités de trouver les voies et moyens pour ce retour effectif et Dieu merci, ils se sont engagés dans ce sens », affirme Bintou Mara.

Pour une première dans cette localité, cette marche dont la principale revendication s’accentuait sur la reprise des cours, a été encadrée par les forces de sécurité du CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité) et aucun dégât n’a été enregistré.

Faut-il rappeler qu’après Mamou la semaine dernière, les élèves de Boké et de Kamsar étaient eux-aussi descendus dans la rue ce matin pour réclamer les professeurs dans les salles de classe et reprendre les cours. Ces derniers sont en grève, appelée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) depuis plus de deux semaines pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Amélioration des services sanitaires: l’hôpital régional de Kankan primé pour ses performances

L’hôpital régional de Kankan reconnu performant dans les services offerts en Soins Obstétricaux Néonatals d’Urgence (SONU), en Planification Familiale (PF) et en Prévention et Contrôle des Infections (PCI) a été récompensé le lundi 15 mai par plusieurs gratifications dont la 2ème étoile pour des services de haute qualité.

Cette reconnaissance fait suite à une série d’évaluations pilotée par le projet Haute qualité des Services de Santé pour le Développement (HSD) financé par l’USAID sous l’égide du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Selon le représentant du ministre de la Santé, Dr Smith Sandouno, sur les 7 hôpitaux régionaux du pays, seuls ceux de Kankan et de N’Zérékoré ont réussi à valider leur performance avec à la clé, l’obtention de la 2ème étoile de distinction des services de haute qualité. A en croire à Dr Sandouno, l’hôpital régional de Kankan a obtenu, au terme de la dernière évaluation de février 2017, une performance globale de 94% pour 87% requise en SONU, PF et en PCI.

En plus de la 2ème étoile et du satisfecit octroyé au Directeur Général (DG) de l’hôpital régional de Kankan par le ministère de la Santé, la structure a bénéficié d’un don de matériels et d’équipements offerts par des partenaires techniques et d’un forage réalisé par un citoyen de bonne volonté du nom d’Ansoumane Sylla.

C’est au regard de toutes ses gratifications que le DG visiblement ému, s’est réjoui avant de promettre de poursuivre le combat avec ses cadres et agents vers l’amélioration des services de santé offerts aux citoyens de la région de Kankan. Car, selon Dr Keïta, le plus difficile combat à mener désormais, c’est celui du maintien des deux premières étoiles avant de prétendre conquérir une troisième.

La cérémonie de reconnaissance et de récompense de la performance de l’hôpital régional de Kankan pour la 2ème étoile de distinction de service de haute qualité a fait l’objet d’une forte mobilisation. Outre les responsables et personnels dudit hôpital, l’on a noté la présence des autorités administratives et politiques locales ; les médecins Français de l’ONG les Enfants de l’Aïr en mission à Kankan.

Amadou Timbo Barry, correspondant à Kankan.  

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Journée internationale de la presse: les plaidoyers du président de l’INIDH

Les journalistes ont peur de leur avenir car, la majorité n’ont pas de contrat et c’est inquiétant”

Consacrée à la liberté de la presse, la journée du 3 mai a été célébrée en Guinée par les autorités et institutions à tous les niveaux. Pour sa part, Mamady Kaba, le président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH), a invité les responsables du pays à maintenir le cap ayant permis à la Guinée de gagner des points et aussi les patrons de médias à améliorer les conditions de vie des journalistes.

Après avoir félicité les efforts fournis et qui ont permis l’obtention des sept points, Mamady Kaba a indiqué que la journée du 3 mai est une occasion d’analyser l’environnement dans lequel, s’exerce la profession de journaliste dans le pays.

Même s’il n’y pas de fermeture de radio ou de télévision ni d’emprisonnement d’un journaliste, il est important aussi que les licences soient libéralisées car, la diversification des sources d’informations est un acquis, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président de l’INIDH dénonce les conditions de vie et de travail des journalistes guinéens qu’il traite de  “précaire’’. “Les conditions de vie et de travail des journalistes sont des pires en Guinée et on ne peut pas souhaiter une indépendance des journalistes en créant une précarité totale des conditions de vie et une incertitude au niveau de leur carrière. Les journalistes ont peur de leur avenir. Car, la majorité n’ont pas de contrat et c’est inquiétant”, a-t-il alerté.

Pour cet activiste des Droits de l’homme, les patrons des médias doivent revoir le traitement des journalistes pour  leur permettre d’exercer leur métier en toute indépendance.  “L’un des problèmes majeurs de la liberté de la presse, est le traitement de ceux qui pratiquent le métier de journaliste et il est important qu’une réflexion nationale soit engagée sur le métier du journalisme pour que l’Etat et les patrons de presse, voient dans quelle mesure les journalistes peuvent avoir le minimum pour assurer leur indépendance et l’efficacité dans leur profession”, a suggéré le président de l’INDH.

In fine, Mamady Kaba a tenu à indiquer que l’existence de la presse indépendante dans un pays, est un signal fort de l’existence de la démocratie. “La presse libre et indépendante est une condition sine qua non du progrès démocratique de tout Etat. La démocratie conditionne l’existence des partis politiques et c’est la liberté de la presse qui, entre autres, conditionne la démocratie donc il n’y a pas de démocratie sans liberté de presse et il n’y a pas parti politique sans démocratie”, a souligné en substance Mamady Kaba.

 

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Journée internationale de la presse: les plaidoyers du président de l’INIDH

Les journalistes ont peur de leur avenir car, la majorité n’ont pas de contrat et c’est inquiétant”

Consacrée à la liberté de la presse, la journée du 3 mai a été célébrée en Guinée par les autorités et institutions à tous les niveaux. Pour sa part, Mamady Kaba, le président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH), a invité les responsables du pays à maintenir le cap ayant permis à la Guinée de gagner des points et aussi les patrons de médias à améliorer les conditions de vie des journalistes.

Après avoir félicité les efforts fournis et qui ont permis l’obtention des sept points, Mamady Kaba a indiqué que la journée du 3 mai est une occasion d’analyser l’environnement dans lequel, s’exerce la profession de journaliste dans le pays.

Même s’il n’y pas de fermeture de radio ou de télévision ni d’emprisonnement d’un journaliste, il est important aussi que les licences soient libéralisées car, la diversification des sources d’informations est un acquis, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président de l’INIDH dénonce les conditions de vie et de travail des journalistes guinéens qu’il traite de  “précaire’’. “Les conditions de vie et de travail des journalistes sont des pires en Guinée et on ne peut pas souhaiter une indépendance des journalistes en créant une précarité totale des conditions de vie et une incertitude au niveau de leur carrière. Les journalistes ont peur de leur avenir. Car, la majorité n’ont pas de contrat et c’est inquiétant”, a-t-il alerté.

Pour cet activiste des Droits de l’homme, les patrons des médias doivent revoir le traitement des journalistes pour  leur permettre d’exercer leur métier en toute indépendance.  “L’un des problèmes majeurs de la liberté de la presse, est le traitement de ceux qui pratiquent le métier de journaliste et il est important qu’une réflexion nationale soit engagée sur le métier du journalisme pour que l’Etat et les patrons de presse, voient dans quelle mesure les journalistes peuvent avoir le minimum pour assurer leur indépendance et l’efficacité dans leur profession”, a suggéré le président de l’INDH.

In fine, Mamady Kaba a tenu à indiquer que l’existence de la presse indépendante dans un pays, est un signal fort de l’existence de la démocratie. “La presse libre et indépendante est une condition sine qua non du progrès démocratique de tout Etat. La démocratie conditionne l’existence des partis politiques et c’est la liberté de la presse qui, entre autres, conditionne la démocratie donc il n’y a pas de démocratie sans liberté de presse et il n’y a pas parti politique sans démocratie”, a souligné en substance Mamady Kaba.

 

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