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Protocole d’accord de 20 milliards entre la Chine et la Guinée : Dalein reste vigilant

Le président de la République Alpha Condé vient de signer un protocole d’accord avec la Chine sur un montant de 20 milliards de dollars américains.

Interrogé sur la question ce mercredi, le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo n’a pas voulu commenter le sujet. Et pour cause, il ne connait pas pour l’instant la nature du document signé.

« On a dit que la chine va octroyer 20 milliards de dollars à la Guinée. Est-ce une convention de financement, est-ce un accord cadre, est-ce un protocole d’accord, est-ce que ce sont des prêts, est-ce que ce sont des achats de matières premières », s’interroge le président de l’UFDG. Et d’ajouter : « il faut qu’on ait des éléments pour apprécier. A ce stade on n’a pas d’élément nous permettant de se prononcer sur la question ».

Il déclare par ailleurs être au courant que « la Guinée possède 27% des réserves mondiales et dont la moitié a une teneur de 50% en alumine. La chine détient aujourd’hui beaucoup d’industrie, d’usine d’alumine (…) Elle a donc besoin de notre alumine, de notre fer. Mais quelle a été la nature de la transaction », s’interroge de nouveau le chef de file de l’opposant.

Pour Cellou Dalein, il faut être vigilant et attentif jusqu’à lecture des documents pour savoir « qu’est ce qu’on donne et qu’est ce qu’on reçoit et dans quelle forme ».

« Lorsqu’on aura accès aux documents qui ont été signés, on va l’analyser avec vigilance et en ce moment on pourra vous donner notre avis », conclut le leader de l’UFDG.

Guinée : Nelson Mandela et Alpha Condé érigés en monuments à Conakry

A la faveur du mandat “Conakry, capitale mondiale du livre”, deux monuments d’aluminium ont été inaugurés le vendredi 16 juin des deux côtés du pont du 8 novembre (Conakry) par le commissariat général dudit événement et par le gouvernement guinéen, a constaté sur place Guinéenews©.

Sur le premier monument de six tonnes et demi sur six mètres le premier appelé “I have a dream”, l’on découvre l’effigie d’Alpha Condé, la statue Nimba et un livre ouvert avec des citations de grands auteurs comme Victor Hugo, Paul Biart, et tant d’autres hommes littéraires.

Sur le second appelé “46664” et qui pèse deux tonnes sur trois mètres de hauteur, l’effigie de la figure du combat contre l’apartheid Nelson Mandela. Toutes les deux sculptures sont faites en aluminium et elles sont signées des mains du Français Stephane Cipre.

Pour Sansy Kaba commissaire général de “Conakry, capitale mondiale du livre”, ces deux oeuvres artistiques dépassent de loin le cadre culturel et même le mandat “capitale mondiale du livre” car “plusieurs générations après nous se rappelleront de l’importance du livre et de l’art dans le développement de la Guinée. C’est un juste retour de la bauxite qui est exploitée en Guinée et qui est transformée en aluminium à l’étranger”, a-t-il confié à Guinée.

Quant à l’artiste Stéphane Cipre, la joie de présenter Nelson en Afrique, est une satisfaction dans son ambition culturelle.  » Je suis très fier de fair le portrait de Nelson Mandela ; c’est un grand jour pour moi car cela fait un an et demi que je travaille sur le projet des deux monuments « , a-t-il affirmé.

Donateur des deux sculptures, Fadi Wazni président du Conseil d’Administration du consortium SMB-WAP, a quant à lui expliqué que la fondation (SMB-WAP) a trouvé opportun de soutenir l’évènement “Conakry capitale mondiale du livre” par ce don d’œuvres. « Ce sont des œuvres qui ont une signification très importante de par leur conception, mais pour nous SMB-WAP, elles ont une toute autre signification. Parce que la matière première qui a été utilisée, l’aluminium provient de la bauxite de Guinée », a confié Fadi Wazni.

A noter que le choix de la date n’est pas fortuite car elle rappelle le massacre des enfants de Sowéto (Afrique du Sud). Et la cérémonie a connu la présence des autorités gouvernementales qui n’ont pas voulu se faire conter cette journée.

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Forum minier de Conakry : Les précautions à prendre dans la transformation de la bauxite ne sont pas suffisantes

Les violentes émeutes de Boké ont fait réfléchir, les mesures prises ont calmé les populations, mais ces mesures permettront aux futures générations de vivre comme leurs pères ou doivent-ils abandonner les lieux par la destruction irréparable de leur environnement après les exploitations ? Cette question est centrale pour deux raisons :

La première raison est que l’exploitation à ciel ouvert et le transport du minerai transforment le paysage et l’environnement. La réparation de cette destruction superficielle est possible si l’on rendait à la nature une partie de ce que l’on lui prend comme gain et bénéfice, mais y a-t-il vraiment gain et bénéfice dans les exploitations minières ? Entre ce que les mines rapportent et la réparation coûteuse des destructions de l’environnement, la balance penche à vue d’œil. Cela nécessite des explications : Les redevances minières actuelles arrivent à peine ou tout juste à réparer les destructions en cours, mais les nécessités urgentes obligent les autorités à les répartir de façon radine et opaque dans les différents domaines de développement de base, alors que dans le fond ce n’est pas la destination première de ces redevances minières. L’on a triché avec mère nature, une vraie fuite en avant. Au lieu que l’Etat utilise ce que lui rapportent les transactions minières elles-mêmes pour le développement communautaire, ce qui est son devoir régalien, il préfère profiter de ces redevances pour faire payer par la nature les frais insuffisants de ses soins de santé dont il a autorisé la dégradation.

La seconde raison est encore plus grave et complexe : La transformation de la bauxite en alumine puis en aluminium nécessite une consommation d’énergie colossale pour faire tourner sans arrêt les turbines à plein rendement. On sait que les barrages hydroélectriques assèchent les terres en aval et détruisent les végétations, la cuisson de la bauxite nécessite une température avoisinant les 1200 degrés avec la production massive du dioxyde de carbone sans parler des déchets de cuisson dont on ne saurait où et comment stocker. Ces déchets d’usine seront plus envahissants et plus délétères que les ordures ménagères qui étouffent Conakry actuellement.

Tous les pays africains parlent de la transformation des matières premières sur place pour mieux les rentabiliser, mais mesurent-ils les conséquences pour les futures générations, quand on sait qu’ils se soucient peu de l’environnement ?

L’aveuglement et le manque de vision ont été le lot de nos pères et des pères de leurs pères, et c’est peu par rapport à ce que nous nous préparons à faire et réservons aux enfants de nos enfants, et à nous-mêmes, puisque nous subsisterons en eux dans leur calvaire, qui sera plus le nôtre que le leur. Qui peut comprendre cela ?

Cependant, il existe un moyen primaire de retarder les échéances : Les populations doivent mettre du bémol dans les revendications et exigences, les gouvernants doivent faire preuve de moins de cupidité pour consacrer plus de moyens dans la réparation de l’environnement.

Le forum minier de Conakry n’a fait qu’ouvrir la boîte de Pandore. Il faut la refermer ! Il faudrait beaucoup de lucidité, les ressources humaines existent pour peu qu’elles se mettent au service de l’humanité et non de chercher à remplir leurs poches trouées. Les biens de la nature ne peuvent pas être personnels. A bon entendeur, rendez-vous est pris devant le tribunal de l’histoire pour le jugement dernier. Paroles de zinzin ?

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Les violentes émeutes de Boké ont fait réfléchir, les mesures prises ont calmé les populations, mais ces mesures permettront aux futures générations de vivre comme leurs pères ou doivent-ils abandonner les lieux par la destruction irréparable de leur environnement après les exploitations ? Cette question est centrale pour deux raisons :

La première raison est que l’exploitation à ciel ouvert et le transport du minerai transforment le paysage et l’environnement. La réparation de cette destruction superficielle est possible si l’on rendait à la nature une partie de ce que l’on lui prend comme gain et bénéfice, mais y a-t-il vraiment gain et bénéfice dans les exploitations minières ? Entre ce que les mines rapportent et la réparation coûteuse des destructions de l’environnement, la balance penche à vue d’œil. Cela nécessite des explications : Les redevances minières actuelles arrivent à peine ou tout juste à réparer les destructions en cours, mais les nécessités urgentes obligent les autorités à les répartir de façon radine et opaque dans les différents domaines de développement de base, alors que dans le fond ce n’est pas la destination première de ces redevances minières. L’on a triché avec mère nature, une vraie fuite en avant. Au lieu que l’Etat utilise ce que lui rapportent les transactions minières elles-mêmes pour le développement communautaire, ce qui est son devoir régalien, il préfère profiter de ces redevances pour faire payer par la nature les frais insuffisants de ses soins de santé dont il a autorisé la dégradation.

La seconde raison est encore plus grave et complexe : La transformation de la bauxite en alumine puis en aluminium nécessite une consommation d’énergie colossale pour faire tourner sans arrêt les turbines à plein rendement. On sait que les barrages hydroélectriques assèchent les terres en aval et détruisent les végétations, la cuisson de la bauxite nécessite une température avoisinant les 1200 degrés avec la production massive du dioxyde de carbone sans parler des déchets de cuisson dont on ne saurait où et comment stocker. Ces déchets d’usine seront plus envahissants et plus délétères que les ordures ménagères qui étouffent Conakry actuellement.

Tous les pays africains parlent de la transformation des matières premières sur place pour mieux les rentabiliser, mais mesurent-ils les conséquences pour les futures générations, quand on sait qu’ils se soucient peu de l’environnement ?

L’aveuglement et le manque de vision ont été le lot de nos pères et des pères de leurs pères, et c’est peu par rapport à ce que nous nous préparons à faire et réservons aux enfants de nos enfants, et à nous-mêmes, puisque nous subsisterons en eux dans leur calvaire, qui sera plus le nôtre que le leur. Qui peut comprendre cela ?

Cependant, il existe un moyen primaire de retarder les échéances : Les populations doivent mettre du bémol dans les revendications et exigences, les gouvernants doivent faire preuve de moins de cupidité pour consacrer plus de moyens dans la réparation de l’environnement.

Le forum minier de Conakry n’a fait qu’ouvrir la boîte de Pandore. Il faut la refermer ! Il faudrait beaucoup de lucidité, les ressources humaines existent pour peu qu’elles se mettent au service de l’humanité et non de chercher à remplir leurs poches trouées. Les biens de la nature ne peuvent pas être personnels. A bon entendeur, rendez-vous est pris devant le tribunal de l’histoire pour le jugement dernier. Paroles de zinzin ?

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