Archief

Categories

Alpha Condé

Simandougate: Trump, Steinmetz, Soros, Kushner – Rumeurs de tractactions entre BSGR et la Guinée

La presse israélienne rapporte que la société BSGR du milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz et la Guinée sont en discussions pour un « règlement à l’amiable » du conflit sur l’expropriation de la concession minière de Simandou par le gouvernement de Guinée sur accusation de corruption.

Selon ces rapports citant une « personne proche du président Condé » les discussions portent sur la reprise des travaux sur Simandou Nord – maintenant que Rio Tinto a jeté l’éponge et que les Chinois demandent trop de concessions – sont en cours. Ceci apparement afin de résorber le chomage massif créée par le retrait de Rio et de BSGR / Vale  dans la région qui a d’ailleurs voté en masse pour le président Condé d’une part et satisfaire les Chinois qui envisagent la reprise du projet.

Interrogé par Guinéenews, le ministre guinéen des mines Abdoulaye Magassouba a catégoriquement démenti cette information estimant que « C’est du n’importe quoi. Il y’a un arbitrage en cours dans lequel ils ne peuvent pas interférer »

BSGR réclame des dommages et intérêts contre la Guinée devant le quasi tribunal Centre International de Règlement des Différents relatifs aux Investissements (CIRDI) de la Banque Mondiale basé à Washington aux Etats-Unis. La plainte est datée de septembre 2014 et la procédure judiciare suis son cours.

Le CIRDI est une cour d’arbitrage placée sous l’égide de la Banque Mondiale ce qui permet aux investisseurs d’avoir un recours impartial en cas de disputes avec les pays hotes.

C’est ce qui est arrivé depuis la décision du président Condé d’exproprier en 2014 la concession de Simandou à BSGR / Vale qui avaient le droit d’exploitaiton et qui avaient commencé les travaux sur le riche gisement de fer auparavant controlé en totalité par la multinationale Rio Tinto.

Les arbitres de la CIRDI sont choisis parmis une liste et les deux parties (Guinée et BSGR) s’entendent sur les noms. Ce qui a été fait. Dans le panel d’arbitres il il y a un suisse, un français et un hollandais qui doivent statuer sur la plainte.

Toutes les dépenses y comprise les rénumérations des arbitres sont payées par chacune des deux parties qui payent aussi leur propres avocats. La Guinée est représentée par un cabinet d’avocats français.

Les données géopolitiques ont beaucoup changé dans cette saga internationale avec le milliardaire hungaro-américain Georges Soros – qui a poussé la Guinée d’adopter une ligne dure contre BSGR – est maintenant sur la défensive faisant face à une poursuite judiciaire de Beny Steinmetz, le patron de BSGR devant des tribunaux américains. Steinmetz accuse Soros  de l’avoir « fait perdre Simandou » par vengeance pour avoir rafflé un contrat en Russie et surtout d’être « hostile à l’état d’Israel ». Beny Steinmetz aurait un allié de taille à la maison Blanche en la personne de Jared Kushner, conseiller et beau fils de Donald Trump et l’époux de Ivanka Trump, la fille préférée et conseillère du président américain. En effet la société de la famille Kushner serait partenaire en affaire avec Steinmetz dans l’immobilier par l’intermédiaire de Raz Steinmetz, neveu de Beny.

Beny Steinmetz, le milliardaire franco-israélien en plein démélés avec la justice de plusieurs pays y compris Israel est soumis à des restrictions de voyage, mais n’a jusqu’à présent pas été formellement inculpé a recruté David Dershowitz, un avocat newyorkais farouchement pro-Israel et proche du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour tenter de transformer l’affaire un référendum sur le soutien ou non à Israel. Un sujet très sensible aux Etats-Unis.

Tout ce beau monde déteste cordialement Georges Soros qui a contribué financièrement à la campagne de Hillary Clinton et de plusieurs ONGs et media hostiles à la politique de Donald Trump.

Interrogé par Guinéenews, un spécialiste commente: « l’immense majorité des conflits judiciaires se terminent par des « règlement à l’amiable » pour éviter que les juge ne prononcent la sentence que personne ne peut prédire. Par exemple, le cas de corruption dans l’affaire « Palladino » a été reglé à l’amiable. Idem pour Mamadie Touré. Même chose pour DSK. Les procès qui vont jusqu’au bout sont rares dans la justice anglo-saxonne.  Tous les juges poussent et encouragent les parties a négocier car ca leur diminue la charge de travail. »

Dans le cas précis de Simandou, le spécialiste précise: « C’est BSGR qui a porté plainte contre la Guinée. Si BSGR retire sa plainte parcequ’elle a un « meileur deal » avec la Guinée, le conflit n’existe plus et devient caduc et les juges ne peuvent que fermer le dossier et passer à autre chose. Je ne dis pas que la rumeur est vraie ou fausse mais dans ce dossier – comme la plus part des mines – qui est une chasse gardée du président et de ses « amis » non guinéens qui se servent au passage – je ne suis pas sur que les Guinéens sauront informés des tenants et aboutissants ! Pour le moment ce sont des milliards de FG qui sont dépensés pour une issue incertaine. Même si l’une des partie gagne il faudra exécuter le jugement. On sait ce qui se passe avec les frères IST et Bangoura, « Diallo Cravate » et Getma qui peinent à appliquer un jugement en leur faveur. »

Plusieurs spécialistes estiment que le dossier de la Guinée est solide pour prouver qu’il y a eu corruption mais ca ne changera en rien que le projet d’exploitation du mont Simandou est loin de démarrer vu les montants faramineux à investir. Des milliers de Guinéens et des contractuels ont perdu leur emploi avec le gel du projet.

Sortie ratée du ministre K² et 3ème mandat: la rage de Lansana Kouyaté

Un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé et la sortie ratée du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté devant les députés, ont été des sujets débattus par le président du PEDN, Lansana Kouyaté au téléphone de Guinéenews depuis Paris.

Selon l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, quand les ministres sont nommés n’importe comment pour servir une cause qui est n’importe quoi, c’est ce qui arrive. «Ce n’est même pas un cas particulier. Faites l’évaluation des ministres, ceux qui tiennent leur fonction dans la dignité, ne sont pas légion. C’est un système qui est mauvais, ça va de la sélection jusqu’au critère de sélection. Quand on prend des gens en fonction des critères d’hostilité et d’ardeur pour un chef, au lieu de se baser sur les compétences, voilà à quoi on arrive», a-t-il vivement déploré.

S’exprimant sur la question relative à un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, Lansana Kouyaté a déclaré qu’il n’a aucun sentiment que son allié lors de l’élection de 2010 respectera la Constitution.

«Je n’ai aucun sentiment qu’Alpha Condé respectera la Constitution. Aucun ! Restons dans notre naïveté, on verra ce qui va arriver. J’ai toujours dit ce qui arrivera parce que j’étudie la situation et je réfléchis. Ce dont on parle aujourd’hui, j’en ai dit depuis longtemps. Mais, c’est un tort d’avoir trop tôt raison. Quand la raison arrive, tout le monde verra. Soyez sûrs que les Guinéens s’étonneront d’être étonnés vers la fin».    

Kérouané : de violents heurts signalés entre deux groupes rivaux du RPG

C’est une véritable intifada qui a éclaté au siège du RPG Arc-en-ciel de Kérouané dans la matinée de ce mardi. Ces accrochages ont opposé deux groupes de jeunes rivaux du RPG Arc-en-ciel qui revendiquent leurs soutiens à la présidente déchue de la délégation spéciale Hadja Fanta Kourouma et au Secrétaire communal de la fédération RPG de Kérouané, Mamoudou Chérif.

Tous ces heurts sont partis du récent limogeage de la présidente de la délégation spéciale. Cette révocation qui intervient juste quelques mois avant la tenue des élections communales de février 2018, est très mal perçue par les jeunes soutiens de celle-ci et qui sont le-qui-vive depuis.                                                                                                                                 Et pour exprimer leur ras-le-bol, ces jeunes pro Hadja Fanta ont décidé de mettre à sac la nuit dernière un café  situé non loin du siège du RPG Arc-en-ciel et qui fait office  de point de rencontre pour les militants.

Ces jeunes frondeurs par la voix de leur leader Gnaman Solo Camara,  accusent le Secrétaire Communal Mamoudou Chérif d’avoir cherché à semer la zizanie dans le choix des personnes qui doivent porter les couleurs du RPG lors des prochaines élections communales.

« C’est Mamoudou Chérif qui nous mélange dans l’établissement de la liste des candidats. Il déjà fait une  liste qu’il entend présenter au nom de la ville et qui n’a rien à voir avec le libre choix des populations de Kérouané. C’est pourquoi le doyen de la ville, Petit Fodé Camara l’a invité sans succès et à plusieurs reprises à coordonner ce travail portant sur le choix du candidat avec tout le monde. C’est suite à ces refus répétés que le doyen a convoqué les 17 tribus en leur expliquant le comportement de Mamoudou Chérif. C’est pourquoi ce matin, nous avons  décidé de le loger. Car, il n’est pas de Kérouané. Chaque fois qu’il y a la paix, il crée le problème et nous souhaitons que la liste qui sera présentée reflètera la volonté des citoyens de Kérouané», a-t-il expliqué.

  Parlant du limogeage de Hadja Fanta Kourouma, Gnaman Souleymane Camara estime qu’il s’agit encore d’une manigance de la part de Mamoudou Chérif.

«Mamoudou Chérif veut faire les élections communales à sa tête… C’est pourquoi il est à la manœuvre depuis. Avant de remplacer quelqu’un parce qu’il est malade, il faut d’abord demander l’avis de son médecin. Ce qu’il n’a pas fait.  Dans ce cas, nous n’allons jamais  accepter leur décision. Chaque fois qu’il y a le calme, Mamoudou Chérif et Ansoumane Cissé viennent semer la pagaille. Cette fois-ci, nous allons les déloger quel que soit le prix», a-t-il menacé.

Concernant le pillage de ce café dont il est le promoteur, Mamoudou Chérif, le Secrétaire communal du RPG Arc-en-ciel de Kérouané explique : «le café a été vandalisé dans la nuit du mardi à mercredi lorsque nous étions tous rentrés. Tous les jours, nous arrivons le matin et nous y  restons jusqu’à 19 heures. C’est à 21 heures qu’on m’a appelé pour m’annoncer qu’ils ont  pillé mon café. J’ai demandé à savoir qui en était le ou les auteurs. On m’a dit que c’est Solo, Kalil Touré,  Gnaman Solo, Laye Touré, John Lobo, Moussa Traoré et  Salifou Camara… qui étaient les principaux meneurs.»

Aussitôt après cet acte de vandalisme, Mamoudou Chérif affirme avoir informé le préfet Damoun Kanté qui semblait déjà avoir été menacé par les mêmes personnes.

S’agissant  du limogeage de Hadja Fanta et son remplacement par Amara Tiso Camara, un natif de Kérouané, Mamoudou Chérif confie que certains au sein du parti ont du mal à avaler cette décision. Et c’est pour se venger de lui que ces jeunes frustrés et soutiens de Hadja Fanta se sont attaqués à son bar, a-t-il fait remarquer.

Poursuivant, le Secrétaire communal du RPG pointe un doigt accusateur  sur l’honorable Djènè Saran Camara d’être le commanditaire de ces violences et agitations. «Nous sommes légalistes, mais derrière tout cela, il y a la famille de l’honorable Hadja Djénè Saran Camara qui nous attaque », dénonce Mamoudou Chérif qui précise qu’il a déposé sa plainte à la gendarmerie avant de lancer un appel au calme à l’endroit des militants.

En absence des forces de sécurité, les jeunes frondeurs règnent en maîtres absolus au siège du parti  Il y a pour le moment deux blessés dans le rang des jeunes favorables au Secrétaire du parti RPG. Aux dernières nouvelles, deux autres personnes proches de Mamoudou Chérif et dont les identités ne sont pas encore révélées, seraient prises en otage.

Nous y reviendrons.

Guinée : Les élections communales et communautaires auront-elles lieu à la date indiquée ?

Si les députés ont eu des raisons superficielles d’approuver unanimement la loi de finances 2018, ont-ils tout englobé avant de voter cette adoption ? En tout cas, une inconnue de taille a surgi à la dernière minute et risque de freiner les ardeurs sur la tenue effective les élections de base le 4 février 2018. Cette date coïncide avec la fin du moratoire de la grève des enseignants, si leurs revendications ne sont pas satisfaites, il risquerait d’avoir rebondissement. Par-dessus le plancher, il se trouve que les conditions du marché ne font que flamber pour donner l’impression que les ménagères font danser l’anse du panier du jour au jour, sans que le gouvernement ne puisse rien faire pour freiner cette inflation. La populace crie famine.

C’est dans ces conditions de vaches maigres que les élections communales et communautaires, de procrastinations en reports et qui ne peuvent plus s’en permettre de nouveau, ont décidé de se tenir le 4 février. Promesse si solennelle que Alpha Condé a pris précipitamment un décret convoquant les électeurs. Les hommes de loi lui ont rappelé qu’avant l’heure n’est pas l’heure et la presse, qui guette le moindre faux pas de l’homme de Sèkhoutouréyah, jase sur la reprise du décret, c’est-à-dire le reprendre. Cette fois, Toto refuse d’obtempérer et le maître Kéléfa Sall ne pipe pas. Il y a déjà défaut de forme. Espérons que cela ne va pas constituer un sujet de discorde après. Encore une fois, les « nains politiques » pressés d’en découdre sur le terrain comme lors du coup KO de la dernière présidentielle, s’en donnent à cœur-joie.

Mais ce qui est flou dans ce jeu, il semble que l’UFDG et le RPG se sont entendus comme larrons en foire pour se répartir le gâteau, à moins qu’on ne se trompe, l’UFDG ne présentera pas de candidat à Matoto, c’est l’ERDIG de Jean-Marc Téliano qui présentera une candidate pas très connue sur l’échiquier, au nom de l’opposition républicaine. C’est laisser ainsi les coudées franches au RPG, qui, lui aussi, ne viendra probablement pas troubler ses eaux à Ratoma. Et l’on ne s’en tient qu’à ces deux exemples et si l’analyse est juste, il est à prévoir que toutes les grandes alliances vont connaître des chamboulements et des cris. On a entendu les jérémiades du GPT de Kassory Fofana, qui n’a pas envie d’être avalé par le RPG. Du suspense en vue.

Qu’à cela ne tienne, le vrai nœud du problème est le budget de l’élection, qui va s’avérer insuffisant. Pouvoir et opposition sont d’accord de dire qu’il ne faut pas que les bureaux de vote soient distants de plus de 5 kilomètres en rase campagne et de 2 kilomètres en milieux urbains. Les sacs vides ne se déplaceront pas loin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Dans un tel cas, la cartographie du fichier doit connaître une extension considérable, et cela n’est pas sans conséquence sur le budget déjà ficelé. Et s’il faut de nouveaux bureaux de vote, il faudrait former de nouveaux agents, se procurer les ordinateurs et autres accessoires indispensables. On ne sait pas combien de nouveaux bureaux seront à prévoir, mais une chose est claire : Il faudra du temps, cela se pourrait en moins de 3 mois, et le budget sera insuffisant, à moins de puiser dans les 41 milliards de dollars qui dorment dans les caisses, ou bien ?

On aimerait bien ne pas avoir raison, mais la date du 4 février reste une énigme. La CENI dira si elle est parée pour le lancement de ces élections.

Médias: après avoir fermé les radios, le DG de l’ARPT se justifie (Interview)

Après la fermeture de certaines radios privées, votre quotidien Guinéenews  a approché le Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), Antigou Chérif,  pour avoir sa motivation.

Dans cette interview exclusive à bâtons rompus, M. Chérif a expliqué que cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Plus loin, il a déclaré que cette opération qui consiste à fermer les radios qui doivent à l’Etat, n’a rien à voir avec le président de la République Alpha Condé.Lisez l’interview !

Guinéenews: aujourd’hui, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications est en train de fermer certaines radios privées. Quelles en sont les raisons?

Antigou Chérif : c’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Comme je l’ai dit tantôt, il faut qu’on commence quelque part. La motivation est que nous voulons régulariser le secteur des radios et télécommunications d’ici le début de l’année 2018. Si nous regardons la situation actuelle des radios privées, la majorité ont leurs licences expirées et il y a parmi elles, qui n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009.

Guinéenews : toutes ces radios réunies vous doivent combien ?

 Antigou Chérif : au départ, c’était six milliards et plus comme vous l’avez suivi avec le chef de l’Etat à la télévision. Le président de l’URTELGUI, lui-même, reconnaît le montant. Dès le début de l’opération, certaines radios ont commencé à payer leurs redevances et nous allons rentrer dans la phase de régulation de leurs licences.

Guinéenews : beaucoup pensent qu’en fermant ces radios, vous mettez à exécution les menaces du chef de l’Etat Alpha Condé. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : cela n’a rien à voir avec le chef de l’Etat. Au niveau de l’ARPT, nous regardons deux aspects. Il y a l’aspect technique. Les propriétaires des radios savent qu’au cours de l’année, nous avons mené des audits techniques sur le terrain. Il a été question de voir est-ce que ces radios sont en conformité avec les normes internationales. Est-ce que les fréquences qui ont été assignées, sont des fréquences utilisées par ces radios. Est-ce que les émetteurs qu’ils utilisent sont des émetteurs en onde. Cet audit a été fait au cours de l’année et nous avons le rapport.

Le deuxième aspect a été de voir est-ce que les licences sont en règle.  Nous avons remarqué que 95% des radios ont leurs licences expirées. Beaucoup d’entre elles nous diront qu’elles ont fait une demande qui n’a pas été répondue. Ils n’ont pas eu de réponse parce que tout simplement, le renouvellement de licence est gratuit. Pour qu’une licence soit renouvelée, il faut que vous respectiez vos obligations techniques et financières alors que la majorité des radios ne sont pas à jour.

Les ressources qui sont mises à la disposition des radios sont rares, ces ressources sont une contrepartie qui doit être payée. Et l’ARPT a l’obligation d’aller recouvrer ces recettes et que si nous n’arrivons pas, nous mettons créance irrécouvrable. C’est en ce moment que nous l’envoyons à l’agent judicaire de l’Etat. Ce que je demande à ces radios, c’est de se rapprocher de l’ARPT pour pouvoir régulariser leur situation.

Guinéenews : la radio Sabari FM étant concernée a été fermée. Mais il se trouve que la radio Love Fm  qui est à jour, dépendait de cette radio. Du coup, cette radio aussi a été fermée alors qu’elle est à jour. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : lorsque nous sommes partis à la radio Sabari fm, nous avons bien demandé au patron de nous dire la situation. Il nous a dit que la radio Sabari fm et Love fm sont sur le même émetteur. C’est ce qu’on appelle dommage collatéral donc, si vous coupez Sabari fm, vous avez touché Love fm  alors qu’on ne peut pas laisser Sabari émettre. Pour l’instant, si Sabari fm se met à jour, nous allons libérer Love fm. Depuis que nous avons envoyé des lettres, beaucoup de radios privées sont venues régulariser leur situation.

Lire vidéo:

Entretien réalisé par Sékou Sanoh

Tête-à-tête Tibou-Associations de Presse : voici ce qu’ils se sont dit

Suite à la fermeture de certaines radios privées, les associations de presse ont tenu ce mardi 12 décembre une rencontre avec Tibou Kamara, le ministre d’Etat Conseil spécial du président Alpha Condé. Après plusieurs heures de discussions houleuses, les deux parties sont parvenues à trouver un consensus. Voici l’intégralité de la déclaration des associations de presse faite à la Maison de la presse de Guinée.

Déclaration

« ‘Une réunion d’échanges et de concertation a eu lieu ce jour mardi 12 décembre 2017 à la Maison de la presse entre les Présidents des associations de presse, des responsables des radios privées et le Ministre d’État, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Tibou Kamara. Au cours de la rencontre, il a été évoqué les difficultés que rencontrent les médias et les relations tendues de ces dernières semaines entre les pouvoirs publics et les journalistes. Tous les intervenants ont déploré cette situation et ont souhaité un dialogue avec les Autorités, dans le but de trouver une solution qui préserve les intérêts de toutes les parties. Parmi les difficultés que rencontrent les médias privés, on peut citer :

1-   L’attribution des agréments

2-   Le paiement des redevances

3-   Le renouvellement ou l’obtention des licences

4-    L’immatriculation du personnel des médias à la CNSS et les contrats de travail

5-   Le paiement des impôts Les associations de presse, si elles reconnaissent exercer dans des conditions qui ne respectent pas toujours la règlementation en la matière, elles invoquent les tracasseries rencontrées souvent quand elles entament les démarches pour régulariser leur situation.

A ce propos, elles demandent aux Autorités concernées de : Faciliter les formalités nécessaires à leurs activités dans les relations avec l’Etat. Les associations de presse ont déclaré être les premières à vouloir exercer en toute légalité pour pouvoir jouir pleinement de leurs droits et leurs libertés. Elles lancent un appel à tous leurs membres et adhérents à prendre toutes les dispositions afin de se conformer aux textes de lois régissant la presse en Guinée. En attendant, il a été recommandé que: – les radios et organes d’informations qui ne disposent pas d’un agrément, soient interdits – les radios et organes d’information, qui ne disposent pas de licence soient interdits – les radios et organes d’information qui disposent d’un agrément, n’ayant pas bénéficié de licence, puissent disposer de leur licence.

Les associations de presse ont demandé l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour la réouverture des radios fermées et aussi pour mettre fin à la campagne de fermeture des stations de radios privées. L’assemblée a demandé pour le paiement des redevances : En tenant compte des difficultés que rencontrent les journalistes et de la précarité des entreprises de presse, d’accorder du temps pour le paiement des redevances ainsi que pour les autres obligations. Les associations de presse ont pris acte des regrets exprimés par la gendarmerie nationale pour les violences subies par les journalistes et la destruction de leur matériel de travail.

Les associations de presse ont pris acte de la condamnation par le chef de l’Etat des violences subies par les journalistes. Les responsables des associations se sont réjouis de l’ouverture de l’enquête annoncée par le Chef de l’Etat pour situer les responsabilités et faire toute la lumière dans cette affaire. Les associations de presse se sont félicitées du communiqué de mise au point de la Haute Autorité de la Communication à propos des conditions de fermeture des radios et organes de presse en Guinée. Les associations de presse ont recommandé :

-une rencontre avec le Chef de l’Etat autour de la situation de la presse et de l’état de la liberté d’expression dans le pays.

-l’arrêt des poursuites contre les journalistes Pour assainir la profession de journaliste et le climat au sein de la presse nationale, l’assemblée a suggéré la réactivation de l’OGUIDEM pour que les journalistes et les patrons de presse puissent faire leur critique et autocritique pour la crédibilité de la profession de journaliste et afin de redorer l’image de la presse guinéenne.

Enfin, la date du mercredi 16 janvier 2018 a été proposée pour l’organisation de la journée nationale de la presse. Un comité d’organisation va être mis en place pour préparer cette journée.

Avant de lever la séance, la réunion a recommandé une assemblée générale le mercredi 13 décembre 2017 à 13 heures à la maison de la presse avec les journalistes, afin de partager les recommandations issues de la réunion de concertation du mardi 12 décembre 2017. »

 

Lire vidéo:

Fait à Conakry le 12 décembre 2017 URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, UPLG, SPPG, UPF

Fermeture des radios: Dr Faya écartelé entre condamnation et légalité

« On ne peut s’inquiéter du fait que des menaces soient en train d’être mises en exécution… Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains.»

Suite à la fermeture de certaines radios privées pour, dit-on,  non-paiement des redevances, le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Lansana Millimono, se référant des menaces qui pèsent sur la presse,  se dit très inquiet de la situation. Il vient d’exprimer ses inquiétudes à Guinéenews à la faveur d’un entretien  téléphonique. Lisez plutôt sa réaction!

«Lorsqu’on parle de la fermeture des médias, cela fait très mal parce que la fermeture d’un médium fait penser à une limitation de la liberté de la presse. Si nous mettons cela en parallèle avec toutes les menaces qu’on a entendues ces derniers temps, on ne peut que s’inquiéter du fait que ces menaces soient en train d’être mises en exécution.

Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains et tant que tel, l’Etat se nourrit des taxes qu’il prélève. Alors dans ce cas précis, on nous dit que ce sont des redevances impayées depuis des années bien avant même l’arrivée au pouvoir le Pr Alpha Condé.

Là, il y a un laxisme parce que l’Etat doit être efficace dans la collecte des taxes et impôts pour administrer ses services dont la population a besoin.

Si l’Etat ferme les yeux pendant longtemps et il se réveille soudainement pour dire que si vous ne payez pas ces redevances accumulées qui s’élèvent à une centaine de millions, qu’il fermera les radios… Nous déplorons que des menaces qui planaient sur la presse soient mises en exécution

Conakry : Le ministre Bantama Sow décline ses perspectives pour 2018

Au cours de la présentation des acquis de 90 jours à la tête du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique, Bantama Sow a projeté les chantiers à réaliser avec son équipe durant l’année 2018. Tel est le constat fait par Guinéenews© ce lundi 11 décembre à Conakry.

Au titre des perspectives, il entend vulgariser la politique nationale de la culture, des textes de loi sur la valorisation des richesses des minorités culturelles mais aussi, la réalisation d’une exposition photos des sites touristiques.

Ensuite, il a rassuré que son département organisera le concours littéraire doté du « Prix du Président Alpha Condé » et qu’il fera la promotion des téléfilms ainsi que du cinéma guinéen.

Quant à la prochaine édition du festival national des arts et de la culture (FENAC 2018), le ministre Sow a indiqué que des majorations seront effectuées au niveau des primes. « Pour l’édition de 2018, l’enveloppe réservée à la première place sera de 400 millions GNF au lieu de 200 millions GNF », laissera-t-il entendre.

Sagissant du football au niveau local, les acteurs peuvent dorimir sur leurs oreillers car aux dires de Bantama, « des subventions seront octroyées à toutes les fédérations de football ».

2018 sera une année de soulagement pour la caisse du ministère en charge des sports et de la culture car selon Bantama Sow, un espace a été trouvé au quartier Koloma et Conakry enregistrera le lancement du siège du département ministériel qui changera de statut de locataire pour devenir propriétaire des lieux.

« La ville de Kankan bénéficiera de la construction d’un centre culturel multimédias pour l’étude de la « Mamaya » et à ce titre, un monument de la Mamaya sera érigé à Chériflah (Kankan) et la pose de la première pierre du village de la Mamaya aura lieu en 2018 », ajoutera-t-il.

Dans le même sillage, Bantama a annoncé la rénovation du palais du peuple avec le partenariat sino-guinéen, la construction du palais de la culture et de la jeunesse, la construction du stade Kabinet Kouyaté de Matoto, le palais des sports à Nongo, la construction du stade préfectoral de Mamou et une gestion commune des maisons de jeunesse.

Et pour finir, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a rassuré de son engagement à instituer le trophée du Président, une compétition sportive que son département va gérer. Et aussi, la réalisation de sa promesse de mettre en place des sous bassements en nommant des inspecteurs régionaux, des directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

De bonnes intentions qui selon bon nombre d’observateurs, peuvent redonner un second souffle aux secteurs sportifs et culturels qui souffrent du manque d’infrastructures si les actes suivent le discours bien entendu.

Gouvernance : Bantama Sow présente son bilan des 100 jours

Sanoussy Bantama Sow ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, était devant la presse ce lundi 11 décembre. Objectif, présenter les résultats de son département après cent (100) jours de gestion, a constaté sur place Guinéenews©.

A l’entame, il a d’abord dressé le bilan du secteur de la culture. Et sur ce, Bantama Sow n’a pas manqué de se féliciter d’avoir été à la base de deux décrets dont l’un porte sur la création du fonds d’aide à la culture et le second pour le sport.

Ensuite, il a signifié qu’avec ses efforts, le budget du département est passé de 168 milliards GNF à 202 milliards lords de son récent passage à l’assemblée nationale. Et qu’un autre décret pour soutenir les vieux jours de certaines gloires qui ont marqué la Guinée, serait sur le point d’être signé par le Président.

« Un ministère sans politique nationale, est un bateau qui navigue sans boussole », s’est exprimé Bantama pour rappeler l’importance de la validation de la nouvelle politique nationale.

Poursuivant, l’homme fort du département en charge de la culture a notifié la poursuite de l’opération d’inventaire général des sites historiques et celui des chants ainsi que des rythmes de Guinée. A ce titre, le ministre Sow a annoncé l’érection de la résidence actuelle du préfet de Kérouané en musée, la construction d’un abris pour le « Sosso balla » et une maison pour son gardien et aussi d’un site « Samory » à Bissandougou dans Kérouané.

Parlant des actes posés pour ramener le livre dans la vie du Guinéen, Bantama Sow a fait savoir sa volonté d’équiper complètement la bibliothèque nationale et celle du Pr Djibril Tamsir Niane.

La tenue de la quinzaine artistique et du festival national des arts et de la culture, sont des acquis de son département et il a rendu hommage à l’équipe de son département. Dans cette même lancée, Bantama a projeté la nomination prochaine des inspecteurs régionaux de la culture et du sport ainsi que les directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

Le second volet de la communication du premier responsable du département des sports a porté sur les réformes dans le secteur du sport. Et à ce titre, il s’est félicité de la réussite des jeux du Fouta et du lancement prochain des terrains de proximité dans Conakry et un autre à Kankan.

Parlant de l’équipe nationale de football, Bantama Sow s’est montré prudent quant au sort du sélectionneur Lappé Bangoura. Tout de même, il a souligné qu’une réunion est prévue pour décider de la continuité ou de la résiliation du contrat du sélectionneur de l’équipe de football.

Au cours de cette rencontre, il a tenté de faire comprendre qu’il y a une différence entre l’homme politique du bureau national du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) et le ministre qu’il est. Tout de même, la première personnalité n’a pas cédé la place au second car parfois, des pics à l’endroit de l’opposition guinéenne se faisaient entendre.

Pour clore, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a signalé les difficultés rencontrées et qui en ses propres termes, apparaissaient à chaque fois pour le manque de moyen de réaliser certaines priorités.

Nous y reviendrons.

Cellou à Alpha : « Il a peur de la presse pour ne pas qu’elle dévoile ses intentions cachées »

La presse guinéenne est train de vivre des moments difficiles depuis fin octobre. Le chef de file de l’opposition dont les activités ne sont couvertes que par la presse privée, a tenu à apporter son soutien aux journalistes. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi 9 décembre.

Pour Cellou Dalein, cette tentative de museler de la presse par le pouvoir ne vise qu’à empêcher les journalistes de « dévoiler les intentions cachées » du président Alpha Condé. «Soyons solidaires aux autres forces qui sont victimes actuellement de la violence d’Etat, la presse. M. Alpha Condé a peur de la presse. Il a des intentions que la presse ne manquera pas de dénoncer. Il faut intimider la presse en fermant des radios, en suspendant des journalistes, en les brutalisant. C’est l’intimidation. Je voudrais réitérer la solidarité de l’UFDG avec nos amis journalistes, avec les médias. »

Pour le président de l’UFDG, sans presse libre et indépendante, point de démocratie : « Il n’y a pas de démocratie véritable sans une presse libre et indépendante. Nous serons à leurs côtés chaque fois que leurs droits seront menacés. »

Cellou Dalein apporte également son soutien aux forces vives, notamment les organisations de la société civile et les syndicats : «je voudrais dire aux organisations de la société civile, aux syndicats que l’UFDG sera là chaque fois que leurs droits seront violés, parce que nous nous battons pour des valeurs. Nous ne nous battons pas simplement pour le pouvoir. Nous nous battons pour la défense des valeurs, la liberté, la justice, l’Etat de droit, la protection des droits humains. Chaque fois que ces valeurs seront menacées, l’UFDG sera là.»

 

 

Cellou à Alpha : « Il a peur de la presse pour ne pas qu’elle dévoile ses intentions cachées »

La presse guinéenne est train de vivre des moments difficiles depuis fin octobre. Le chef de file de l’opposition dont les activités ne sont couvertes que par la presse privée, a tenu à apporter son soutien aux journalistes. C’était à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi 9 décembre.

Pour Cellou Dalein, cette tentative de museler de la presse par le pouvoir ne vise qu’à empêcher les journalistes de « dévoiler les intentions cachées » du président Alpha Condé. «Soyons solidaires aux autres forces qui sont victimes actuellement de la violence d’Etat, la presse. M. Alpha Condé a peur de la presse. Il a des intentions que la presse ne manquera pas de dénoncer. Il faut intimider la presse en fermant des radios, en suspendant des journalistes, en les brutalisant. C’est l’intimidation. Je voudrais réitérer la solidarité de l’UFDG avec nos amis journalistes, avec les médias. »

Pour le président de l’UFDG, sans presse libre et indépendante, point de démocratie : « Il n’y a pas de démocratie véritable sans une presse libre et indépendante. Nous serons à leurs côtés chaque fois que leurs droits seront menacés. »

Cellou Dalein apporte également son soutien aux forces vives, notamment les organisations de la société civile et les syndicats : «je voudrais dire aux organisations de la société civile, aux syndicats que l’UFDG sera là chaque fois que leurs droits seront violés, parce que nous nous battons pour des valeurs. Nous ne nous battons pas simplement pour le pouvoir. Nous nous battons pour la défense des valeurs, la liberté, la justice, l’Etat de droit, la protection des droits humains. Chaque fois que ces valeurs seront menacées, l’UFDG sera là.»

 

 

N’Zérékoré: démarrage des travaux de reprofilage des voiries urbaines

Dans le but de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens, les autorités de N’Zérékoré ont procédé ce vendredi 8 décembre au lancement des travaux de reprofilage des routes secondaires, a constaté Guinéenews à travers sa rédaction locale.

En effet, après la saison pluvieuse, l’accès à certains quartiers de la commune urbaine de N’Zérékoré est devenu un véritable parcours de combattant. C’est pour répondre donc aux cris du cœur des usagers et surtout des jeunes de ces quartiers que cette opération de reprofilage a été lancée ce vendredi au quartier Nyen Soukoura sur instruction, dit-on, du président Alpha Condé.

« Comme vous le savez, l’accès à certains quartiers de notre ville est devenu très difficile en ce moment. Alors, monsieur le président de la République qui a été saisi de cela nous a donnés des instructions pour réparer ces routes afin de permettre à la population de circuler librement et surtout de limiter les accidents de la circulation comme c’est le cas maintenant. Parce que lorsque la route n’est pas bonne, tout le monde cherche la bonne partie et cela créée souvent des problèmes », nous a confié Fassou Goumou, responsable de l’entreprise de Construction Immobilière et ouvrage d’art (CIO), en charge des travaux.

Poursuivant, il dira que plusieurs quartiers seront concernés sans pour autant dire le montant débloqué pour ces travaux. Fassou Goumou a aussi tenu à préciser que c’est grâce à la coordination régionale du parti au pouvoir que les choses ont été rendues possibles. Ce qui expliquerait la présence sur les lieux, de certains responsables du RPG Arc-en-ciel.

A la question de savoir s’il n’y a pas une visée politique derrière cette action surtout à l’orée des élections locales, Alphonse Touama Guémou, un des secrétaires généraux du RPG à N’Zérékoré répond : « il n’y a rien de politique dans ces actions en cours. Car dans ces quartiers, il y a des gens qui ne sont pas forcément du parti au pouvoir. Donc, c’est pour le bien-être des citoyens.»

Il faut rappeler qu’il y a huit mois, les mêmes opérations ont été lancées avant d’être arrêtées à cause de la pluie.

Chronique-fiction : professeur Alpha et ses élèves ministres en oral au Bac

Votre quotidien électronique Guinéenews© continue à plonger ses lecteurs dans le thriller de la politique- fiction. Dans ce numéro, le président Alpha Condé dirige une session toute particulière du conseil des ministres. Au lieu d’aborder les questions de l’heure, il soumet ses ministres à un oral de rattrapage au BAC.

 Il est 13h, l’heure du conseil des ministres. Le président de la république, Alpha Condé, fait son entrée dans la salle de réunion. Le chef de classe, Mamadi Youla, se lève comme un bon soldat, croise les bras, rafraîchit sa voix et salue, très respectueusement, le professeur, visiblement en forme.

Mamadi Youla : bonjour monsieur le président de la république, professeur Alpha Condé, président de l’Union Africaine, commandant en chef des forces armées, premier président démocratiquement élu.

Alpha Condé : bonjour tout le monde, asseyez-vous s’il vous plaît !

Mamadi Youla : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : débout tout le monde !

Gouvernement Youla (en chœur) : je me lève

Alpha Condé : assis !

Gouvernement Youla (en chœur) : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : débout !

Gouvernement Youla (en chœur) : je me lève

Alpha Condé : assis !

Gouvernement Youla (en chœur) : je m’assieds sur le banc

Alpha Condé : croisez les bras !

Gouvernement Youla (en chœur) : je croise les bras et je regarde le tableau noir

Alpha Condé : bien, fermez vos cahiers et rappelez-moi la dernière leçon ?

Ibrahima Kalil Konaté : notre dernière leçon portait sur la grève du syndicat

Alpha Condé : très bien ! Qui peut résumer pour nous notre dernière leçon ?

Kabélé Camara : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui, Kabélé, là-bas au fond

Kabélé Camara : nous avions dit : quand la Guinée récolte 20 milliards de dollars en Chine, 21 milliards de dollars à Paris, nous ne permettrons pas les jaloux de semer la pagaille, de chasser les investisseurs.

Alpha Condé : très bien Kabélé, je vois que la leçon est bien assimilée. Alors, aujourd’hui, je vous demande de ranger vos cahiers. Je vous propose un cours particulier. Il est axé sur des questions- réponses comme au Bac. Ceux qui auront la moyenne seront reconduits. Compris ?

Gouvernement Youla (en chœur) : c’est compris, monsieur le président de la république.

Alpha Condé : alors, première question notée sur dix. Qui peut me donner le nom d’un terroriste ?

Bantama Sow : moi monsieur ! Moi monsieur ! Moi monsieur !

Alpha Condé : rectificatif Petit Sow ! On dit moi professeur !

Mamadi Youla : tout le monde, ensemble : Moi professeur ! Moi professeur ! Moi Professeur !

Gouvernement Youla (en chœur) : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Mamadi Youla : merci les gars !

Alpha Condé : alors je répète, qui peut me donner le nom d’un terroriste.

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, tu es bien coiffé ce matin !

Bantama Sow : Oussama Ben Laden, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bravo petit Sow, mais un terroriste vivant ? Oui là-bas Marc !

Jean Marc Yombouno : l’État Islamique, monsieur le président de la république

Alpha Condé : d’accord Marc, mais un Terroriste Noir

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, toujours le seul ?

Bantama Sow : Thierno Monenembo, qui a écrit le « Terroriste Noir »

Alpha Condé : non petit Sow, pas un roman mais un terroriste africain

Bantama Sow : Boko Haram, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bien Petit Sow, tu es fort en cultures générales mais je veux un terroriste africain, pas trop loin.

Boureima Condé : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Boureima Condé mais élève ta voix !

Boureima Condé : les chasseurs guinéens qui sont allés tuer cinq gendarmes maliens au Mali

Alpha Condé : non Boureima, prends tes effets et sors. Voilà un ministre incapable de gérer un incident à la frontière malienne et qui veut créer un incident diplomatique avec mon ami IBK.

Maladho Kaba : l’AZAWAD, monsieur le président de la république

Alpha Condé : bravo Maladho, qui encore ? Oui, Touré là-bas

Mamadi Touré : les libyens qui vendent les africains aux enchères

Alpha Condé : pas mal les libyens, mais des terroristes tout près de nous !

Me Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : Aboubacar Soumah, monsieur le président de la république

Alpha Condé : voilà ce que je voulais entendre.

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble, Aboubacar Soumah est un terroriste.

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un terroriste.

Mamadi Youla : répétez encore. Tous, ensemble, Aboubacar Soumah est un rebelle.

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un rebelle.

Mamadi Youla : merci les gars !

Alpha Condé : sortez vos cahiers et notez en gras : Aboubacar Soumah est un terroriste, un rebelle.

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à recopier la phrase)

Alpha Condé : fermez vos cahiers et dites-moi, qui finance Aboubacar Soumah ?

Me Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : Soriya Bangoura, le fédéral de l’UFDG de Matam !

Alpha Condé : est-ce que tu as les preuves de ce que je dis ?

Cheick Sako : je n’en ai pas mais si Kabélé me l’envoie, j’en trouverai

Alpha Condé : voilà un faux ministre de la justice

Cheick Sako : je retire mon mot et présente mes excuses, monsieur le président

Alpha Condé : je repose ma question : qui finance Aboubacar Soumah ?

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Petit Sow, tu dois avoir la bonne réponse

Bantama Sow : c’est Cellou Dalein Diallo et sa femme, Hadja Halimatou Dalein Diallo

Alpha Condé : voilà la bonne réponse ! Bravo Petit Sow !

Mamadi Youla : tous ensemble, répétez : Cellou Dalein Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo financent Aboubacar Soumah pour déstabiliser le gouvernement.

Alpha Condé : notez ça dans vos cahiers !

Gouvernement Youla (en chœur) : Cellou Dalein Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo financent Aboubacar Soumah pour déstabiliser le gouvernement.

Alpha Condé : malheureusement, ce sont des nains politiques, ils perdent leur….

Gouvernement Youla (en chœur) : ….temps (ovations dans la salle).

Alpha Condé : ouvrez vos cahiers et notez cette phrase encore

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à noter la phrase)

Alpha Condé : combien Cellou et Halimatou ont donné à Soumah ?

Ibrahima Kalil Konaté : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Konaté !

Ibrahima Kalil Konaté : ils ont donné un camion de sacs de riz, deux bidons d’huile et une voiture

Alpha Condé : où Cellou Dalein Diallo a enlevé cet argent ?

Mohamed Doumbouya : c’est dans le budget du chef de file de l’opposition que je lui ai donné.

Alpha Condé : est-ce que Cellou Dalein Diallo est un patriote ?

Gouvernement Youla : non monsieur le président de la république

Alpha Condé : est-ce que quelqu’un qui dit aux enfants des gens : êtes-vous prêts à mourir est un patriote

Gouvernement Youla : non, monsieur le président de la république.

Alpha Condé : comment appelle-t-on celui qui fait cet appel ?

Gouvernement Youla (en choeur) : c’est un kamikaze.

Alpha Condé : écrivez encore dans vos cahiers : Cellou Dalein Diallo est un kamikaze !

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble : Cellou Dalein Diallo est un kamikaze !

Alpha Condé : dites-moi, que fait un kamikaze ?

Aly Jamal Bangoura : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Bangoura, le secrétaire général des affaires religieuses

Aly Jamal Bangoura : un kamikaze envoie ses enfants étudier à l’étranger et fait tuer les enfants des autres au pays

Alpha Condé : pas mal, mais qui dit mieux ?

Cheick Sako : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Sako !

Me Cheick Sako : un kamikaze organise des grèves sauvages.

Alpha Condé : voilà ce que je voulais entendre, très bien !

Mamadi Youla : tous ensemble, tous ensemble : un kamikaze organise des grèves sauvages

Gouvernement Youla (en chœur) : un kamikaze organise des grèves sauvages

Mamadi Youla : répétez encore, Aboubacar Soumah est un Kamikaze

Gouvernement Youla (en chœur) : Aboubacar Soumah est un Kamikaze

Alpha Condé : sortez vos cahiers et notez en gras : Aboubacar Soumah est un Kamikaze.

Gouvernement Youla : (tout le monde se met à noter la phrase)

Alpha Condé : est-ce qu’un média doit donner la parole à un Kamikaze ?

Gouvernement Youma : jamais de la vie, monsieur le président

Alpha Condé : que fait-on à un média qui donne la parole à un Kamikaze ?

Rachid N’diaye : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Rachid !

Rachid N’diaye : tout média qui donne la parole à un kamikaze est à fermer et ses ondes à brouiller

Alpha Condé : très bien, je veux que vous notiez ça dans vos cahiers.

Gouvernement Youla : (tout le monde note la phrase dans les cahiers)

Alpha Condé : Dites-moi, que fait-on d’un terroriste si on le capture vivant ?

Bantama Sow : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : non Petit Sow, tu n’es pas le seul dans la salle. Oui, Me Sacko !

Me Cheick Sako : il fait cent ans de prison ferme et paie une forte amende.

Alpha Condé : très bien ! A combien s’élève cette amende ? Écris- le montant au tableau !

Me Cheick Sako : (il passe au tableau et écris : 1 133 900 545 000 GNF)

Alpha Condé : qui peut lire ce montant ?

Ibrahima Kalil Konaté (il crie plus fort que tout le monde) : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Konaté !

Ibrahima Kalil Konaté : c’est un million 133 milliards 900 mille 545 mille. Même Fodé Oussou ne dira pas le contraire.

Gouvernement Youla : (rire aux éclats dans la salle)

Mamadi Youla : (il prend sa tête)

Alpha Condé : (il pique une colère noire)

Ibrahima Kalil Konaté : moi, je ne connais pas lire ces chiffres

Alpha Condé : Konaté est une honte nationale. Qui peut lire ce montant ?

Damantang Albert Camara : moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Damantang, le porte-parole du gouvernement !

Damantang Albert Camara : 1 133 milliards 900 millions 545 mille GNF

Alpha Condé : bravo Damantang ! Konaté, tu recopies mille fois, 1 133 milliards 900 millions 545 mille, tu viens avec au prochain conseil des ministres. Tu peux disposer, c’est ton devoir.

Ibrahima Kalil Konaté : merci monsieur le président de la république, le professeur Alpha Condé !

Alpha Condé : très bien, qui encore peut me citer un terroriste de chez nous !

Rachid N’diaye : moi professeur ! Moi professeur ! Moi Professeur !

Alpha Condé : oui Rachid !

Rachid N’diaye : les Grandes Gueules d’Espace FM

Alpha Condé : très bien dit, mais je dis un terroriste !

Mohamed Diané : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur

Alpha Condé : oui Diané, le ministre de la défense nationale

Mohamed Diané : Lamine Guirassy est un terroriste

Mamadi Youla : répétez tous ensemble : Lamine Guirassy est un terroriste

Gouvernement Youla : (tout le monde répète en chœur et note la phrase dans le cahier)

Alpha Condé : mais est-ce le seul ?

Gouvernement Youla : non, monsieur le président de la république !

Alpha Condé : qui encore ?

Thierno Ousmane Diallo : moi professeur ! Moi professeur ! Moi professeur !

Alpha Condé : oui Thierno Ousmane !

Thierno Ousmane Diallo : Moussa Moise Sylla

Mamadi Youla : répétez tous ensemble : Moussa Moise Sylla est un Cheytane

Gouvernement Youla : (tout le monde répète en chœur et note la phrase dans le cahier)

Aly Jamal Bangoura : ne vous approchez pas de Cheytane. Si vous le voyez, il faut le lapider

Bantama Sow : mille mercis pour ce verset du coran

Alpha Condé : aujourd’hui, notre cours s’arrête là. Les autres se préparent la semaine prochaine.

Note de l’auteur : Seuls les personnages sont vrais (Photos crédit). L’entretien est pure fiction et les propos n’engagent nullement leur auteur. Nous osons croire que les lecteurs comprendront le sens de notre inspiration et les autorités nous épargnerons des poursuites judiciaires.

Menaces contre la presse: «Il y a une volonté de restreindre nos libertés», dixit Yacine Diallo

En réponse au président Alpha Condé qui menace de fermer toute radio qui diffuserait un communiqué du syndicaliste frondeur Aboubacar Soumah, meneur de la grève des enseignants, qui paralyse le secteur de l’éducation depuis plusieurs jours, les patrons des radios privées ont organisé une émission synchronisée sur la liberté de la presse dans la matinée du mardi 28 novembre et une journée sans radio mercredi 29 novembre.

L’ancien président du Conseil National de la Communication (CNC), ancien ministre de la Communication et actuel patron de presse, le journaliste écrivain Boubacar Yacine Diallo a, dans une interview dont nous proposons ici un extrait, fait le point des deux journées observées par les patrons des médias pour attirer l’opinion nationale et internationale sur la volonté du premier régime démocratiquement élu, dit-on, depuis l’indépendance du pays en 1958, de restreindre la liberté de la presse.

« Comme vous le savez, c’était une initiative de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI), à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire. Il a été décidé au cours de cette assemblée de faire une synergie pour rappeler les dispositions de la Constitution et des lois consacrant la liberté de la presse, et ensuite, faire un silence radio de 24 heures, pour marquer la désapprobation par rapport à tout ce qui s’apparente au musellement de la presse. Donc, la synergie a bien eu lieu. Et des professionnels plus des juristes sont venus pour rappeler les articles qui donnent droit aux citoyens de s’exprimer librement, et ensuite la loi sur la liberté de la presse qui reconnait les libertés naturelles, qui fixe aussi les limites de l’exercice de la profession et qui indique même la procédure. Par la suite, il y a eu le silence radio pour attirer l’opinion publique nationale et internationale sur ce qui s’apparente à une volonté de faire taire les médias », a expliqué Boubacar Yacine Diallo.

Se refusant de commenter les propos de certains acteurs politiques qui estiment que les manœuvres actuelles du pouvoir en place visent à faire taire les médias en vue de l’accomplissement d’un troisième mandat, M. Diallo s’est contenté d’affirmer qu’il y a une volonté du régime actuel de restreindre les libertés de la presse.

« Je suis journaliste et je reste plutôt dans les limites de la profession. Et comme je suis un défenseur des droits de la presse et de la liberté de la presse, permettez que je ne commente pas le commentaire des hommes politiques. Je constate simplement qu’il y a une volonté de restreindre les libertés de la presse. Comme vous le savez, ceux qui sont au pouvoir et ceux qui aspirent au pouvoir disent des arguments, chacun de leur côté. Et moi, je constate qu’il y a un recul qui est en train de se produire et je m’oppose à ce recul là. Quelle que soit maintenant l’origine des menaces et les auteurs des menaces », a conclu l’ancien président du CNC.

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UA – UE : « Nous ne sommes pas intéressé par les discours » (Jeunesse africaine)

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) ce mercredi 29 novembre 2017, Francine Furaha Muyumba la représentante de la jeunesse Africaine et à la fois présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse a fait un discours assez intéressant, selon les observateurs.

Quelques heures après son intervention, la rédaction de Guinéenews© à Abidjan a pris langue avec elle autour d’un certain nombre de points. Tout d’abord, la présidente de l’agence spécialisée de l’Union Africaine en matière de jeunesse a voulu rappeler les grandes lignes de sa communication devant les chefs d’État et de gouvernement.

« Notre génération aujourd’hui est en train de traverser un moment très difficile et nous sommes censés dire des vérités devant nos dirigeants et c’est pour cela qu’il a été question de mettre l’accent sur le problème des migrants qui sont vendus aux enchères en Libye. Il est question à travers ce partenariat renouvelle entre l’Afrique et l’Europe que nos dirigeants puissent se focaliser sur l’entreprenariat des jeunes, la disponibilité des moyens pour appuyer les projets des jeunes dans le cadre de l’entreprenariat et aussi favoriser des initiatives africaines et européennes qui se focalisent sur la création des emplois parce que aujourd’hui nous avons 60% de chômeurs africains qui sont jeunes. Donc, il est important de solliciter à nos dirigeants, ceux de l’Afrique tout comme de l’Europe de se focaliser sur la promotion de l’entreprenariat jeune et la création d’emplois », a rappelé Francine Furaha Muyumba.

Revenant à la charge, la représentante de la jeunesse Africaine persiste et signe : « Nous ne sommes pas intéressés par les discours, nous voulons des actions à la fin de ce cinquième sommet des chefs d’État et de gouvernement sur la jeunesse. Que les chefs d’État africains et européens puissent décider sur des actions concrètes pour assurer le développement de la jeunesse dans nos deux continents surtout dans le cadre de l’entreprenariat afin de mettre à disposition des jeunes des moyens qu’il faut pour son développement…»

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan

Sommet UE-UA: de nouveaux incidents entre Alpha Condé et la presse à Abidjan

Décidément le chef de l’État guinéen ne porte pas par ces temps qui courent les journalistes dans son cœur. Il l’a une fois exprimé ce mercredi 29 novembre à Abidjan lors du lancement officiel du cinquième sommet Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE). Choqué par l’insistance des journalistes qui continuait à filmer et à prendre des images quoiqu’on leur ait intimé l’ordre de se retirer, Alpha Condé a laissé exploser sa colère devant tout ce beau monde.

«Il faut dégager les journalistes, mais ils sont têtus ces photographes-là. S’il vous plaît les journalistes quittez! », à insister Alpha Condé, le président de l’Union Africaine à quelques minutes du lancement officiel du sommet Europe – Afrique.

Des propos qui ont aussitôt provoqué une vive réaction au niveau de la salle spécialement réservée aux journalistes. Un confrère ivoirien a dit à haute et intelligible voix ‘’ça c’est Alpha Condé ; il est comme ça, ce monsieur là.’’

Par ailleurs, il faut rappeler que plus rien ne va entre le président Alpha Condé et la presse privée guinéenne. Le week-end dernier Alpha Condé a interdit aux médias de donner la parole au syndicaliste dissident, Aboubacar Soumah qu’il qualifie de ‘’rebelle’’.

Alaidhy Sow envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan.

 

Sommet UA – UE 2017 à Abidjan : L’intégralité du discours d’Alpha Condé

En douze minutes de communication, Alpha Condé le président en exercice de l’Union Africaine a en général touché du doigt tous les aspects du partenariat entre l’Union Européenne et l’Union Africaine. Le chef de l’État guinéen n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’actualité du continent africain qui reste dominé par la traite des Noirs en Libye, les menaces terroristes, le développement durable, l’indépendance de l’Afrique pour ne citer que ceux-ci. Lisez !

« En ma qualité de président en exercice de l’Union Africaine, je voudrais dire toute mon appréciation par rapport aux dispositions idoines prises par les autorités ivoiriennes pour créer le cadre idéal nous permettant de faire face au devoir qui nous interpelle, celui d’assurer le renouveau du partenariat Union Africaine – Union Européenne.

Majesté, Mesdames et monsieurs,

Lors de notre quatrième sommet qui s’est tenu à Bruxelles en avril 2014, nous avons pris des engagements dans le cadre d’une déclaration politique assortie d’une feuille de route pour la période 2014 – 2017. En dépit des progrès indéniables réalisés dans le cadre de notre coopération, l’atteinte de nos objectifs compromis par des défis sécuritaires et humanitaires, la persistance des conflits et la recrudescence des activistes terroristes sans occulter le changement climatique, ensemble l’Union Africaine et l’Union Européenne se sont investies pour apporter des réponses appropriées à ces préoccupations majeures dans le cadre du G5-Sahel. Et là, nous saluons le rôle joué par la France et le président Macron et nous invitons tous les autres pays européens à se joindre à la France pour permettre au G5-Sahel d’être opérationnel. Du sommet d’Allemagne sur la migration, des COP 21, 22, 23, de la conférence des Nations Unies sur les ODD (objectif de développement durable), de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement ; voilà pourquoi nous abordons avec un optimise fondé ce cinquième sommet Union Africaine – Union Européenne qui a pour thème « investir dans la jeunesse pour une croissance inclusive, accélérée et un développement durable ».

Ce thème est d’autant plus d’actualité que l’Union Africaine considère que la dividende démographique est un facteur du développement. En 2014 à Bruxelles, l’atmosphère était clairement à l’optimisme. Les deux dernières années ont hélas beaucoup changé les perspectives concernant l’Afrique. On ne pouvait pas en effet imaginer à Bruxelles, que les prix des matières premières et la demande internationale concernant ces ressources allaient diminuer de manière significative ; on ne pouvait pas aussi imaginer que le modèle de développement chinois allait secouer l’ensemble des indicateurs économiques globaux. On pouvait tout au plus prévoir que le système financier provoquerait des taux d’intérêt négatifs ou encore la volatilité des taux de change et une diminution de la consommation globale. On n’avait pas à l’esprit que l’émission du populisme pouvait déboucher sur des violences à l’égard des migrants ; on n’imaginait pas que l’accélération des changements technologique irait de paire avec une accélération accentuée des inégalités.

Majesté, madames et monsieurs,

L’Afrique a connu en 2015 et en 2016 tous comme d’autres régions du monde, les pires années depuis le début du siècle. Qu’il s’agit du recul des progrès dans le domaine socio-politique, de l’apparition du terrorisme dans le Sahel et les zones arides ; à cette violence est venue s’ajouter la détérioration des indicateurs macroéconomique au cours des deux dernières décennies. Le contexte mondial ne nous a pas aidés non plus.

La conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement de notre continent au profit de la COP 21 s’est présentée plus préparer que jamais. Au niveau continental, nous avons bien avancé sur des dossiers comme la mise sur pied de notre fonds de paix, l’établissement d’une zone de libre-échange pour la réforme de notre organisation continentale. Ce que je vais dire, c’est que nous avons progressé dans des domaines où il est possible d’avancer. Des difficultés ne nous ont pas épargnés mais aujourd’hui, on peut se féliciter de n’avoir pas baissé les bras.

Comme vous le savez, l’Afrique comptera en 2050 près de 2,4 milliards d’habitants. Des stratégies et mécanismes destinés à promouvoir l’épanouissement des jeunes, l’autonomisation des femmes et la protection des jeunes filles sont plus que jamais nécessaires en vue de faire de l’explosion démographique une opportunité économique assurant une croissance soutenue et durable. Il va s’en dire que la prospérité que nous ambitionnons passera nécessairement d’abord par le développement du secteur rurale principale source de revenue et gage de sécurité alimentaire dans nos populations. Il nous appartient de mobiliser les financements nécessaires pour l’aménagement des terres et la maitrise de la gestion de l’eau.

La prospérité de l’Afrique passera aussi par le développement des infrastructures notamment l’énergie source de valeur ajoutée et de création de milliers d’emplois pour les jeunes.

Je voudrais ici saluer la coopération entre l’Union Africaine et l’Union Européenne pour la mise en œuvre de l’initiative africaine pour les énergies renouvelables conçues par des Africains, pour des Africains. Et nous saluons le rôle joué par notre banque sous la direction de notre frère.

Enfin, je ne saurais parler de véritable prospérité si on ne donnait à nos jeunes de véritables compétences pour accéder aux marchés du travail. C’est pourquoi, je tiens à mettre un accent particulier sur le soutien à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle.

Majesté, madames et monsieurs,

Comme je l’ai toujours dit, l’Afrique a décidé de parler d’une même voix et de prendre en main son destin. Notre intégration politique, économique et financière ne peut que renforcer notre crédibilité. Le partenariat Union Européenne – Union Africaine se fond sur un nouveau paradigme gagnant – gagnant dans la perspective de la mise en œuvre d’un agenda 20/30 des ODD (objectif de développement durable) qui rime avec la vision 2033 de l’Afrique dont mon cher frère est le champion.

Des progrès indéniables enregistrés par l’Afrique dans le cadre de la bonne gouvernance et de la croissance montrent à suffisance la capacité de notre contient à entretenir des partenariats équilibrés et viables.

En ce qui concerne la bonne gestion, notre région a encore battu tous les records de progrès de l’indicatrice du climat de la banque mondiale. Notre dette a certes augmenté mais elle est toujours en dessous de 50% par rapport au PIB (produit intérieur brut), c’est-à-dire un des taux les plus bas du monde. Par ailleurs, notre inflation en général est maitrisée. La forte croissance de la demande d’électricité en Afrique durant les prochaines décennies consécutives à la progression de sa population demande davantage d’investissement dans ce secteur stratégique d’où la priorité qu’il convient d’accorder à ce secteur.

J’ai la ferme conviction qu’ensemble, nous pouvons juguler la pauvreté en luttant contre ses causes profondes. L’interdépendance entre l’Europe et l’Afrique nous commande à œuvrer pour la mise en place d’un espace de coopération solidaire capable de sceller davantage des relations qui ont uni nos peuples tout au long de l’histoire. La paix et la sécurité du développement durable demeurent le fondement de notre partenariat. Nous serons ensemble pour relever les défis sécuritaires et humanitaires notamment dans le Sahel.

Donnons-nous la main pour apporter des solutions plus humaines à cette crise migratoire qui impacte les relations entre le nord et le sud. Nous condamnons énergiquement les actes abominables commis dans certains pays de la corne de l’Afrique notamment en Libye. Ces faits sont intolérables et inacceptables. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces crimes d’un autre âge.

Majesté, madames et monsieurs,

Au moment où nous nous engageons vers la mise en place d’un nouveau partenariat, je voudrais vous féliciter de l’appui constant de l’Union Européenne qui démure l’un des partenaires privilégier de notre continent. Je tiens à mettre en exergue le fonds fiduciaire d’urgence pour la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière comprenant un volet pour le financement de l’emploi jeune en Afrique. Le plan d’investissement extérieur mis en place pour le développement durable en Afrique ainsi que des investissements de l’UE pour faire face au changement climatique sur le contient.

Majesté, madames et monsieurs,

Je reste confiant à l’avenir radieux de la coopération Union Européenne – Union Africaine car les priorités du nouveau partenariat ont été choisies par l’Afrique et traduisent les attentes de nos populations notamment en matière de paix, de sécurité, de développement économique et social ainsi que la bonne gouvernance. L’atteinte de ces objectifs profitera avant tout bien naturellement à la jeunesse qui trouvera en Afrique la clé de son bien-être et de son épanouissement dans des Etats désormais plus résilients.

Vive la coopération entre l’Union Européenne et l’Union Africaine,

Vive la coopération internationale,

Je vous remercie. »

Propos recueillis par Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan.

Aboubacar Soumah : « La grève ne sera pas suspendue tant que la base ne l’autorise pas »

Après l’échec des premières négociations entre les syndicalistes « dissidents » et le gouvernement, les religieux s’impliquent dans la résolution de la crise.

Le mardi, le grand imam de la mosquée Fayçal a réuni autour de lui des syndicalistes de l’éducation, notamment Aboubacar Soumah et certains de ses collègues. Et ce mercredi 28 novembre, la même rencontre a eu lieu de 9h à 14h au centre islamique de Donka. Mais cette fois, avec la participation de l’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly. La médiation des religieux ne va pas permettre aussitôt la suspension de la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) le 13 novembre dernier. Néanmoins, des propositions ont été faites.

Au sortir de cette rencontre, seul Aboubacar Soumah, a accepté de parler. Il  persiste et signe que les la satisfaction de leurs points de revendication est la condition de la suspension du mouvement de grève. « Nous leur avons dit que nous sommes disposés à suspendre le mot d’ordre de grève mais à condition que les points que nous avons évoqués dans notre plateforme revendicative soit satisfaits. Si ces points là sont satisfaits, nous sommes prêts à suspendre la grève », a-t-il sinsisté.

Pour trouver une solution à la crise, les syndicalistes ont fait des propositions qu’El hadj Mamadou Saliou Camara et Mgr Vincent Coulibaly devront transmettre au président Alpha Condé.

« Pour une solution de sortie de crise, dit-il, on leur a fait des propositions. Ils n’ont qu’à daigner transmettre ça à l’autorité. Si cela est prêt, nous sommes prêts à suspendre la grève même aujourd’hui. […] Je ne peux pas vous livrer ces propositions. C’est entre nous. Le grand imam nous a rassurés que lorsque le président de la République sera là, il va lui transmettre nos propositions. »

Aboubacar Soumah annonce une réunion du SLECG dès vendredi pour décider de la suite à donner au mouvement. « Nous avons demandé une assemblée générale le vendredi à 9h au siège du SLECG pour qu’on puisse échanger avec la base sur les propositions. […] La grève est maintenue. Tant que l’assemblée ne nous autorise pas à la suspendre, elle ne sera pas suspendue. »

Le samedi dernier, le président Alpha Condé a menacé de fermer toute radio qui diffuserait les propos du syndicaliste Aboubacar Soumah. Pour ce dernier, c’est le constat du recul de la démocratie guinéenne : « Je constate, d’une manière très regrettable, que la démocratie est reculons dans notre pays. Ce n’est pas notre souhait que ce soit un  chef d’Etat qui prenne une telle décision confisquant ainsi les droits des citoyens, surtout le droit à l’expression. Tous ces droits qui sont violés par le chef de l’Etat ne sont pas de nature à faire avancer la démocratie dans notre pays. »

Alpha Condé à Abidjan : « L’Afrique a décidé de parler d’une voix et de prendre son destin »

En treize minutes, le président de la Guinée, Alpha Condé, et aussi président de l’Union africaine a tenu un discours phare à Abidjan, en marge de l’ouverture du cinquième sommet UA-UE.

Tout d’abord, il a demandé une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats terroristes perpétrés en Égypte et dans le monde entier.

Ensuite, il s’est dit « heureux de revenir à Abidjan et de retrouver son frère et ami, Alassane Ouattara. »

En sa qualité de président de l’Union africaine, il a apprécié les conditions réunies par les autorités ivoiriennes pour organiser ce présent sommet.

De passage, il a salué le rôle joué par la France et le président Macron dans le Sahel. Il a demandé à l’Europe de se joindre à la France dans le combat.

Parlant du thème du jour : « Investir dans la jeunesse pour un développement durable », Alpha Condé a indiqué qu’il est d’actualité. Le dividende démographique étant un facteur de développement.

Par ailleurs, Condé a insisté sur la santé, l’éducation et la formation professionnelle. « L’Afrique a décidé de parler d’une même voix et de prendre son destin », a-t-il indiqué.

Enfin, il a condamné les crimes d’un autre âge commis sur la route de la migration et demandé des sanctions.

Mieux, il plaidera pour la mise en place rapide du fonds judiciaire d’urgence.

Nous y reviendrons.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews©, à Abidjan, Côte d’Ivoire.

 

Sommet UA-UE : La Guinée d’Alpha Condé honorée à Abidjan

Comme annoncé, les travaux du 5e sommet Union Africaine (UA)- Union Européenne (UE) ont débuté ce mercredi à Abidjan, devant un parterre de personnalités africaines et européennes.

C’est comme le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guteress, le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le roi du Maroc, Mohamed VI….

La bonne nouvelle, c’est que la cérémonie d’ouverture est présidée par le président Alpha Condé, en sa qualité du président de l’UA. C’est à lui que l’honneur est revenu de distribuer la parole.

Après le discours d’ouverture du président Alassane Ouattara, le président de la commission de l’Union africaine, le tchadien Moussa Faki et le secrétaire de l’ONU, Antonio Guteress tiennent leur discours.

Tout à l’heure, le président Alpha Condé tiendra son discours.

Au total, plus de 5 000 invités sont annoncés dont, au bas mot, une quarantaine de chefs d’État.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews©, à Abidjan, Côte d’Ivoire.

Sommet UA – UE : Alpha Condé lève le verre à la santé de Merkel et de Buhari

Le président guinéen, Alpha Condé, et également président en exercice de l’Union africaine (UA), marque sa présence, ce mercredi, au cinquième sommet Union Africaine- Union Européenne, qui se tient au Sofitel Ivoire Hôtel d’Abidjan, qui domine la Lagune Ebrié et le Plateau.

Dans la salle, réservée par les autorités ivoiriennes aux hôtes pour le déjeuner, le numéro un guinéen est assis avec la chancelière allemande, Angela Merkel et Mohammad Buhari du Nigéria.

Outre ses personnalités, y sont également arrivés, le Roi du Maroc, Mohamed VI, le rwandais Paul Kagamé, le Sénégalais Macky Sall, le Tchadien Idriss Deby, le Gabonais Ali Bongo, l’Angolais Lourenço, le nigérien Mahammadou Issoufou, le malien IBK, le Sud-africain Zuma, le camerounais Biya, l’équato-guinéen Obiang Nguema, le Congolais Kabila, le Béninois Talon…

Selon le comité d’organisation, la cérémonie officielle s’ouvre par un déjeuner offert aux hôtes avant le bal des discours. Le premier sera tenu par Alassane Ouattara et le second par Alpha Condé.

A l’instant même où nous mettions cette dépêche en ligne, le président Macron est arrivé à l’aéroport international d’Abidjan. Il a été accueilli par le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan.

 Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews à Abidjan

Sommet UE- UA : Alpha Condé accueilli par le couple Ouattara à Abidjan

Depuis ce mercredi matin, les délégations commencent à rallier l’hôtel Ivoire où doit se tenir la cérémonie d’ouverture du cinquième sommet Union Européenne (UE)- Union Africaine (UA).

En attendant l’arrivée des Chefs d’État, toutes les dispositions sont prises pour éviter des ratés. Les drapeaux des pays participants flottent déjà en l’air et la sécurité y est déployée en nombre.

Cependant, pour franchir tous les périmètres de sécurité, il faut montrer patte blanche.

Comme annoncé, le président guinéen, Alpha Condé, et président de l’Union africaine (UA), prendra part au sommet. Il est arrivé à Abidjan, mardi dans la soirée, en provenance de Conakry.

A sa descente d’avion, il a été accueilli par le couple de son homologue Ouattara.

Ensuite, les deux ont eu un tête-à-tête en présence du premier ministre ivoirien et de la première dame de Côte d’ivoire d’une part, et du ministre des AE de Guinée, Mamadi Touré d’autre part.

Selon le comité d’organisation, le sommet s’ouvre ce mercredi dans l’après-midi par un déjeuner offert aux hôtes. Ensuite, le président Alassane Ouattara  tiendra un discours. Il sera suivi par le président Alpha Condé, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA).

Pour boucler la journée, le président Paul Kagamé du Rwanda, mandaté par ses pairs africains, de mener les réflexions pour une véritable refonte de l’Union africaine, fera son compte- rendu.

 

Alpha Condé : «L’opposition guinéenne est une opposition particulière»

Invité hier dimanche 27 novembre 2017, dans une émission chez nos confrères de la chaine de télévision Africa24, le président guinéen Alpha Condé a abordé toutes les questions liées à la vie sociopolitique et économique de son pays.

En abordant la question sur la situation du dialogue politique en Guinée, Alpha Condé a d’abord précisé que le rôle de tout chef d’Etat est de maintenir un climat de paix dans le pays. Mais à l’en croire, l’opposition guinéenne est composée d’anciens Premiers ministres, est une opposition toute particulière.

«Il est de l’obligation et du devoir d’un président de faire en sorte que son pays soit en paix et tranquille. Parce que l’on ne peut pas développer un pays s’il n’y a pas la tranquillité et le calme. Mais ce qu’il faut savoir est que l’opposition guinéenne, contrairement aux autres pays, est une opposition particulière. L’essentiel de l’opposition guinéenne est formé par des anciens Premiers ministres. Donc, des gens qui n’ont jamais milité. Ils ont été nommés à ces fonctions par Conté et après, ils ont créé leurs partis », dira le locataire de Sekouthouréya qui a par la suite promis de publier le bilan de ses opposants. « Ce sont eux qui ont géré le pays, nous allons présenter bientôt leurs bilans parce que je m’étais opposé à cela », menace-t-il.

Poursuivant, le président Condé accusera, en outre, ses opposants de mettre les enfants dans la rue pour empêcher que le pays avance.

« Comme ils ont su que la Guinée avance sous ma direction, ils ont commencé par mettre les enfants dans la rue pour empêcher qu’on avance. Parce que dès qu’on dit sur les médias étrangers qu’il y a des manifestations, les bailleurs de fonds seront inquiétés. Moi, j’ai été opposant pendant 50 ans et j’ai manifesté sans casser même un vélo. Aujourd’hui, lors des manifestations de l’opposition, on casse des voitures, des vélos des maisons… tout cela pour qu’il y ait des morts. Mais malgré tout cela et l’apparition d’Ebola, nous avons pu quand même atteindre les objectifs économiques», a-t-il rappelé.

Et d’ajouter : «aussi, il est du devoir du président de la République, quel que soit le comportement de l’opposition, responsable ou irresponsable, de faire en sorte qu’il y ait un minimum d’accord pour maintenir le pays en paix. Donc, je dis clairement que tout ce qu’il y a comme accord entre l’opposition et le gouvernement, je m’en fais le garant. Mais cela ne veut pas dire que si l’opposition demande quelque chose et que la majorité n’est pas d’accord, que cela sera appliqué. Je leur ai dit, je suis le garant de tous les accords mais s’il y a des points de divergence, les discussions vont continuer. Le cadre du dialogue sera donc maintenu mais la réalité est que l’opposition voit que la Guinée avance et ils (les opposants NDLR) savent que si le gouvernement continue de travailler, ils seront complètement déclassés parce que les gens diront qu’ils ont géré ce pays et ils n’ont rien fait. »

Alpha Condé, la presse et le syndicat : Le clash ! La démocratie est-elle en péril en Guinée ? 

Une double crise secoue en ce moment la société guinéenne dans son ensemble. Il s’agit de la grève des enseignants et du musèlement des médias e n République de Guinée. D’origines différentes, ces deux crises convergent aujourd’hui sur un point unique qui est l’interdiction  faite par le président Alpha Condé aux médias, sous peine de leur fermeture, de donner la parole à  une certaine  voie syndicale, celle d’Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants libres et chercheurs de Guinée (SLECG), jugée subversive. La menace présidentielle est sérieuse et connait un début d’exécution avec la « suspension » à Labé, en Moyenne Guinée, de la radio BTA FM qui a donné la parole à M. Soumah, devenu ces jours-ci la bête noire du chef de l’État. Aussi, la radio et télévision Gangan, a été suspendue pour les mêmes raisons. Cette mesure extrême répand un grand malaise dans le milieu journalistique et porte frontalement atteinte non seulement à la liberté de la presse mais aussi au droit d’un représentant syndical d’exprimer librement ses opinions.

En effet, la fermeté du président Condé surprend lorsqu’on sait qu’il a, dans le passé bénéficié d’un traitement de faveur de la presse lors de son arrestation et de son emprisonnement par le régime de feu général Lansana Conté, homme fort de la Guinée dans les temps. Cette fermeté s’accommode mal aussi avec la légalité qui exige que toute mesure contre la presse soit prise soit par la Haute Autorité de la Communication (HAC) soit par la justice. D’ailleurs, la HAC, pour une fois, à travers un communiqué, a recadré le régime de Conakry en disant « qu’elle est la seule institution habilitée à suspendre ou à fermer un media ».

Dans l’histoire récente de la Guinée, une telle prise de position radicale par le chef de l’exécutif  contre la presse et le syndicat est rarement connue. Le contentieux que le président vient de nouer avec la presse aura inévitablement des conséquences durables sur sa relation avec celle-ci. Pourtant, il n’en avait pas besoin étant donné qu’il s’était auparavant qualifié de « Mandela » et « d’Obama » de la Guinée, deux figures emblématiques connues pour leur sens élevé  du respect des valeurs de démocratie et de tolérance en toutes circonstances. L’ex président Lansana Conté, en son temps, avait survécu à une longue et exténuante crise avec les syndicats. Jamais il n’avait intimé aux médias l’ordre de refuser le passage sur leurs antennes des syndicalistes autrefois plus radicalisés. Peut-être était-il conscient que la Guinée a dépassé ce stade ? Bien entendu, à son temps, des gens zélés de son pouvoir agissaient parfois à son nom sans qu’il ne soit au courant.

La décision que vient de prendre son successeur élu est inquiétante pour ceux qui tiennent à cœur la démocratisation de la société et qui voient dans le dialogue une vertu pour résoudre les crises sociales de fond. Au lieu d’être un signe d’apaisement, le musèlement de la presse et la menace proférée à l’endroit de certains représentants syndicaux portent en eux les germes d’une radicalisation du pouvoir dans le règlement des conflits sociaux.

Au demeurant, faut-il le souligner avec amertume que cette double crise fait plusieurs victimes. Il s’agit tout d’abord de ces milliers d’écoliers, obligés de rester à la maison avec le risque de  perdre l’année scolaire. Il y a aussi la liberté syndicale qui prend un coup avec la diabolisation de leurs leaders non conformistes. Sans compter enfin la peur que chacun peut ressentir aujourd’hui dans l’expression de ses opinions et convictions les plus intimes.

Avec cette radicalisation des positions du premier magistrat du pays contre la presse et une franche du syndicat à moins de trois ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, peut-on dire que les acquis démocratiques sont-ils en péril en Guinée ?

La question mérite d’être posée avec acuité !

Alpha Condé en route pour Abidjan au sommet Afrique- Europe

Le président de la république, Alpha Condé et président de l’Union Africaine, s’apprête à s’embarquer à l’aéroport international de Conakry, destination Abidjan où il prendra part au cinquième sommet Union Africaine- Union européenne qui s’y tient du 29 au 30 novembre 2017.

A Gbessia, tout le dispositif sécuritaire est mis en place, avant l’arrivée du chef de l’Etat. Pour l’heure, l’on ignore la composition exacte de sa délégation mais l’on sait quand même que des ministres comme celui de la jeunesse, Moustapha Naite, sont déjà à Abidjan depuis 48h.

Au total, plus de 5000 participants issus de 55 pays africains et 28 pays européens et 80 chefs d’état ou de gouvernements. Outre le président français, Emmanuel Macron, le Roi du Maroc, Mohamed VI y sera aussi de la partie.

Au menu, les dirigeants africains et européens évoqueront, deux jours durant, l’avenir des relations entre l’UE et l’Afrique en vue de mettre un accent particulier sur l’investissement dans la jeunesse. Ce n’est pas pour rien que le thème du sommet porte sur l’investissement dans la jeunesse.

D’autres priorités seront également examinées au cours du sommet : la paix et la sécurité, la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité, l’investissement et le commerce, la création d’emplois.