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Respect de l’Accord de Paris: Alpha Condé y voit un moyen pour lutter contre le terrorisme et l’immigration en Afrique

«L’Afrique n’est pas responsable du changement climatique dont elle est victime, qui entraine la pauvreté et le terrorisme. Il faut que l’Europe aide l’Afrique à se développer surtout qu’elle a contribué à appauvrir le continent »

C’était à l’occasion de la journée africaine en marge de la conférence des chefs d’États dont les travaux ont débuté mercredi à Bula Zone, le centre des négociations de la 23ème édition de la conférence des parties (COP) organisée par les Iles Fidji à Bonn, en Allemagne. Voici l’intégralité du discours prononcé par le président Alpha Condé par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine.

«Je voudrais commencer par vous souhaiter une excellente journée de l’Afrique à la COP23. J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’États et des gouvernements africains  sur les changements climatiques, CAOS, sous la direction  du président Ali Bongo Odimba pour les orientations et la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  de l’Accords de Paris sur le changement  climatique. Aussi rendre hommage au président égyptien Abdel Fatah Al Sissi et sa Majesté le Roi Mohamed VI pour la grande contribution qu’ils ont apportée  depuis la COP21 à Paris.

Il ne faut pas oublier que le président Sissi a été le premier président chargé de cette lutte contre le changement climatique. Je voudrais également saluer les efforts louables entrepris par la conférence des décideurs africains sur l’environnement, le groupe africains des négociateurs pour développer et promouvoir  des initiatives menées par l’Afrique en particulier, l’initiative africaine sur les énergies renouvelables et l’initiative pour l’adoption de l’agriculture en Afrique où la BAD a joué et continue à jouer un rôle important.

C’est le lieu de reconnaître le rôle central du groupe africain des négociateurs sur les changements climatiques, la défense des intérêts  de notre continent dans les négociations en cours et la manière constructive par laquelle il fait avancer le processus de négociation de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’esprit de solidarité et d’unité.

Je salue également les efforts des institutions panafricaines telles que la commission de l’Union Africaine, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de Développement, l’Agence du Nepad  pour l’organisation de cette journée de l’Afrique en collaboration avec le comité des États de l’Afrique Centrale Gabon, Congo et la République Démocratique du Congo. »

Urgence pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques

«En Afrique, les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcés que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel présent et futur pour les aspirations de développement du continent. Le cinquième rapport du groupe inter africain d’experts sur l’évolution du climat affirme que l’Afrique est la plus vulnérable aux changements climatiques menaçant gravement la géopolitique de notre région, ses moyens de subsistance et sa cohésion nationale. L’Union Africaine est consciente des effets néfastes,  à court et à long termes du changement climatique sur les moyens de subsistance de nos populations. La déclaration de l’Union Africaine sur le changement climatique et le développent du continent souligne que cela agit comme un multiplicateur de menaces faisant basculer des situations difficiles et réduisant les options  pour résoudre les problèmes. »

Nécessité d’obtenir un financement pour s’adapter aux changements climatiques

«Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et de système technique dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris en Afrique, demeure les piliers clés  pour un véritable développement neutre en carbone, résiliant et durable en faveur de nos communautés. Par conséquent, des dispositions et des modalités appropriées pour apporter des soutiens directs aux communautés de base ne peuvent être réalisées qu’à travers une approche à dimension multiple qui inclut un soutien technique et financier. En outre, l’importance de créer une dynamique régionale et continentale pour relever le défit du changement climatique et maximiser les opportunités qu’il représente ne peut être sous-estimée. Cela signifie que toutes les organisations partenaires doivent adapter leur modèle d’entreprise notamment leur mécanisme pour appuyer et soutenir le renforcement des capacités dans le continent. Tous ceux qui travaillent dans le développement, doivent se demander si sommes-nous capables de faire la différence surtout dans les zones fragiles et vulnérables. »

 Appel à un soutien en faveur des pays Africains:

« Enfin, je souhaite faire appel à nos partenaires pour nous soutenir techniquement et financièrement afin de conduire la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau nationale vers le succès. Les investissements dans le changement climatique en particulier dans les approches et technologies d’adaptation aux changements  climatiques en Afrique constituent à la fois un idéal et des opportunités d’affaires. Mais comme vient de le dire le président Sassou N’Guesso, la communauté internationale a pris des décisions très importantes lors de la COP21, malheureusement pour le moment, nous ne voyons pas d’application concrète. 100 milliards par an, je ne crois pas si on a reçu un seul dollar sur cet argent.

 Or le problème fondamental, c’est comment mettre en pratique ces décisions.  Nous avons rencontré le président Allemand ce matin, nous étions cinq chefs d’Etas et nous avons beaucoup insisté là-dessus. Vous savez tous que l’accès au fonds vert est plus qu’un parcours du combattant. Je crois que depuis que le fonds vert a été créé, je ne sais pas si un seul pays a pu bénéficier d’un dollars, à moins que je ne me trompe. Donc, ce qui est fondamental  à cette COP23, c’est de mettre les actions sur la nécessité de mettre en pratique les décisions prises à Paris. C’est-à-dire le financement. Parce que nous sommes obligés de lier le changement climatique à la pauvreté, au terrorisme  et à l’immigration. Il ne s’agit pas pour nous qu’on accepte que les pays européens se débarrassent de nos citoyens parfois en appelant des chefs d’Etats à accepter de négocier sinon ils vont limiter les visas etc.

C’est-à-dire qu’il s’agit de savoir  que le changement climatique dont l’Afrique n’est pas responsable, entraine la pauvreté et la pauvreté entraine l’immigration et le terrorisme. Donc, quels que soient les moyens que nous mettrons au G5 du Sahel, nous ne pourrons jamais vaincre le terrorisme si nous ne diminuons pas la pauvreté en Afrique. Donc, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour ne pas que les pays européens face à la montée de l’extrême droite se débarrassent de nos enfants oubliant que l’Europe à contribuer à appauvrir  l’Afrique.   Donc, il faut lancer un appel très sérieux et demander à nos amis de voir que les intérêts des continents africain et européen sont liés. On ne peut pas régler ces problèmes tant qu’on ne permettra pas   l’Afrique de se développer. »

Respect des engagements

«Nous avons pris des engagements en faveur des énergies renouvelables, nous avons adopté des projets et je ne suis pas sûr que la BAD ne me contredira pas ni notre cher commissaire, je ne ais pas si un seul de ses projets adoptés depuis mars 2017 à Conakry n’a été mis en pratique. Alors, nous demandons aux bailleurs de fonds d’être plus pratiques et de nous accompagner », a Conclu le chef de l’Etat, Alpha Condé.

 Fatoumata Dalanda Bah depuis Bonn pour Guinéenews.

COP 23 : Alpha Condé appelle au respect des engagements de Paris sur le climat

« L’Afrique n’est pas responsable du changement climatique dont elle est victime qui entraine la pauvreté et le terrorisme, il faut que l’Europe aide l’Afrique à se développer surtout qu’elle a contribué à appauvrir le continent…»

A l’occasion de la journée africaine en marge de la conférence des chefs d’État qui a débuté ce mercredi à Bula Zone, le centre des négociations de la 23ème édition de la conférence des parties organisée par les Iles Fidji à Bonn en Allemagne. Voici l’intégralité du discours d’alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, et chef de l’État guinéen.

« Je voudrais commencer par vous souhaiter une excellente journée de l’Afrique à la COP 23. J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’État et des gouvernements africains sur les changements climatiques (CAOS) sous la direction  du président Ali Bongo Odimba pour les orientations et la sagesse fournies dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  des accords de Paris sur le changement  climatique. Aussi rendre hommage au président égyptien Abdel Fatah Al Sissi, et sa majesté le roi Mohamed VI pour la grande contribution qu’ils ont apportée depuis la COP 21 à Paris. Il ne faut pas oublier que le président Sissi a été le premier président chargé de cette lutte contre le changement climatique. Je voudrais également saluer les efforts louables entrepris par la conférence des décideurs africains sur l’environnement, le groupe africain des négociateurs pour développer et promouvoir des initiatives menées par l’Afrique en particulier l’initiative africain sur les énergies renouvelables et l’initiative pour l’adoption de l’agriculture en Afrique où la BAD (banque africaine de développement) a joué et continue à jouer un rôle important.  C’est le lieu de reconnaitre le rôle central du groupe africain des négociateurs sur les changements climatiques, la défense des intérêts  de notre continent dans les négociations en cours et la manière constructive par laquelle il fait avancer le processus de négociation de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’esprit de solidarité et d’unité je salue également les efforts des institutions panafricaines telles que la commission de l’Union africaine, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de développement, l’agence du Nepad pour l’organisation de cette journée de l’Afrique en collaboration avec le comité des États de l’Afrique Centrale Gabon, Congo et la République Démocratique du Congo. » 

Urgence pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques

« En Afrique, les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcés que dans toute autre partie du monde présentant un danger réel présent et futur pour les aspirations de développement du continent. Le cinquième rapport du groupe interafricain d’experts sur l’évolution du climat affirme que l’Afrique est la plus vulnérable aux changements climatiques menaçant gravement la géopolitique de notre région, ses moyens de subsistances et sa cohésion nationale. L’Union africaine est consciente des effets néfastes  à court et à long termes du changement climatique sur les moyens de subsistance de nos populations. La déclaration de l’Union africaine sur le changement climatique et le développent du continent souligne que cela agit comme un multiplicateur de menaces faisant basculer des situations difficiles et réduisant les options pour résoudre les problèmes. » 

La nécessité d’obtenir un financement pour s’adapter aux changements climatiques 

« Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et de système technique dans la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique demeure les piliers clés pour un véritable développement neutre en carbone, résiliant et durable en faveur de nos communautés. Par conséquent, des dispositions des modalités appropriées pour apporter de soutients directs aux communautés de base ne peuvent être réalisées qu’à travers une approche à dimension multiple qui inclue un soutien technique et financier. En outre, l’importance de créer une dynamique régionale et continentale pour relever le défi du changement climatique et maximiser les opportunités qu’il représente ne peut être sous-estimé. Cela signifie que toutes les organisations partenaires doivent adapter leur modèle d’entreprise notamment leur mécanisme d’appuis et soutenir le renforcement des capacités dans le continent. Tous ceux qui travaillent dans le développement doivent se demander sommes-nous capable de faire la différence surtout dans les zones fragiles et vulnérables ? »

 Appel à soutient des pays africains

Enfin, je souhaite faire appel à nos partenaires pour nous soutenir techniquement et financièrement afin de conduire la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau nationale vers le succès. Les investissements dans le changement climatique en particulier dans les approches et technologies prévues d’adaptations aux changements climatiques en Afrique constituent à la fois un idéal et des opportunités d’affaires. Mais comme vient de le dire le président Sassou N’Guesso, la communauté internationale a pris des décisions très importantes lors de la COP21. Malheureusement, pour le moment, nous ne voyons pas d’applications concrètes. 100 milliards par an je crois que je ne suis pas surpris si la BAD on a reçu un seul dollar sur cet argent. Or le problème fondamental c’est comment mettre en pratique ces décisions. Nous avons rencontré le président Allemand ce matin nous étions cinq chefs d’Etat ;  nous avons beaucoup insisté. Vous savez tous l’accès aux fonds mers est plus qu’un parcours de combattant, je crois que depuis que le fonds vert a été créé, je ne sais pas si un seul pays a pu bénéficier d’un dollars ou je me trompe. Donc ce qui est fondamentale  à cette COP23, c’est de mettre les actions sur la nécessité de mettre en pratique les décisions prises à Paris, c’est-à-dire le financement, parce que nous sommes obligés de lier le changement climatique à la pauvreté et au terrorisme et à l’immigration. Il ne s’agit pas pour nous qu’on accepte que les pays européens se débarrassent de nos citoyens parfois en appelant des chefs d’Etat à accepter de négocier sinon ils vont limiter les visas, etc. C’est-à-dire, il s’agit de savoir que le changement climatique dont l’Afrique n’est pas responsable entraine la pauvreté et la pauvreté entraine l’immigration et le terrorisme. Donc quelques soient les moyens que nous mettrons au G5 du Sahel, nous ne pourrons jamais vaincre le terrorisme si nous ne diminuons pas la pauvreté en Afrique. Donc, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour ne pas que les pays européens, face à la montée de l’extrême droite, se débarrassent de nos enfants sans voir que l’Europe a contribué à appauvrir  l’Afrique.  Donc, il faut lancer un appel très sérieux et demander à nos amis de voir que les intérêts des continents africains et européens sont liés. On ne peut pas régler ces problèmes tant qu’on ne permettra pas à l’Afrique de se développer. 

Le respect des engagements 

« Nous avons pris des engagements en faveur des énergies renouvelables, nous avons adopté des projets et je ne suis pas sûr, la BAD ne peut pas me contredire ni nôtre cher commissaire, je ne sais pas si un seul de ces projets adoptés depuis mars 2017 à Conakry n’a été mis en pratique. Alors, nous demandons aux bailleurs de fonds d’être plus pratiques et de nous accompagner. »

Discours transcrit par Fatoumata Dalanda Bah depuis Bonn, envoyée spéciale de Guinéenews©. 

COP23 : L’appel d’Alpha Condé en faveur du financement de l’Accord de Paris

La journée africaine pour la lutte contre le changement climatique a été célébrée ce mercredi à l’occasion de la COP23 qui se tient à Bonn, en Allemagne.

 

 

Deux chefs d’Etats africains étaient présents à cette conférence notamment Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et le président guinéen, Alpha Condé qui est également le président en exercice de l’Union Africaine.

 

A cette occasion, le président guinéen a d’abord félicité  le travail abattu par les chefs d’Etats africains dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et celui du groupe  africain des investisseurs et des partenaires africains avant de préciser  l’urgence pour le continent de s’adapter aux changements climatiques qui est une menace réelle sur la stabilité politique des pays. C’est pourquoi il a appelé à un soutien technique et financier des partenaires pour relever de défi. Guinéenews vous propose  un extrait de son discours:

«J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’Etat et des gouvernements africains  sur les changements climatiques pour la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  des accords de Paris sur le changement  climatique. Celui du groupe africain des négociateurs dans la défense de nos intérêts. En Afrique les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcé que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel sur les aspirations de développement présent et futur du continent. L’union Africaine est consciente des effets néfastes à court et à long terme du changement climatique sur les moyens de subsistances de notre population.  Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et le soutien technique dans la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique demeurent les piliers clés pour un véritable développement neutre en carbone résiliant et durable en faveurs de notre communauté.»

Nous reviendrons sur l’intégralité du discours d’Alpha Condé dans nos prochaines dépêches.

En direct de la journée africaine à Bonn

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, November 15, 2017

Fatouamata Dalanda Bah envoyée spéciale de Guinéenews  à Bonn

Comment Lamine Diallo, allié de Bah Oury, a réintégré l’UFDG ?

C’était une question d’heure mais c’est finalement fait. Au cours de la réunion du conseil politique de l’UFDG, ce vendredi, le parti du parti de Cellou Dalein Diallo, a annoncé la réintégration dans ses rangs de l’un de ses éléments clés, très proche autrefois de Bah Oury.

Il s’agit de Lamine Diallo, membre du bureau exécutif et secrétaire fédéral de l’UFDG d’Allemagne. Très virulent vis-à-vis de Cellou Dalein Diallo, il avait été exclu le 30 août 2016.

Lors de son dernier séjour à Paris, Cellou Dalein Diallo aurait eu deux jours d’échanges avec M. Diallo. A l’issue de cette rencontre, les deux personnalités ont lavé le linge sale en famille. Ils se sont réconciliés. Et Bah Oury vient de perdre un de ses derniers lieutenants.

Pour rappel, M. Diallo, avait été condamné au même titre que Bah Oury dans le procès de l’attaque de la résidence présidentielle en juillet 2011. Malheureusement, Bah Oury a été gracié. Mais lui, non.

 

Classement FIFA : la Guinée chute d’un rang en octobre 2017

La FIFA a dévoilé son classement mensuel des nations pour le mois d’octobre 2017.

En effet, ce classement dominé par l’Allemagne au monde et la Tunisie en Afrique, servira à la répartition des 32 pays qualifiés pour la Coupe du monde 2018, lors de la cérémonie du tirage au sort, qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.

Éliminée au mondial 2018, vainqueur de la Libye à Conakry mais battue au match retour par la Libye à Monastir et humiliée à Conakry par la Tunisie, la Guinée dégringole dans ce nouveau classement.

En conséquence, le Syli A, qui caracolait dans le Top 10 Africain en 2017, est 12e en Afrique, alors qu’il chute d’un rang au plan mondial, allant de la 65e à la 66e place.

Top 15 en Afrique :

  1. Tunisie (28)
  2. Égypte (30)
  3. Sénégal (32)
  4. RD Congo (35)
  5. Nigeria (41)
  6. Cameroun (42)
  7. Maroc (48)
  8. Ghana (52)
  9. Burkina Faso (55)
  10. Côte d’Ivoire (61)
  11. Cap Vert (64)
  12. Guinée (66)
  13. Algérie
  14. Ouganda
  15. Mali

 

Littérature : Thierno Monènembo, parmi les 10 finalistes du “Prix des 5 continents de la Francophonie”

Deux mois à peine (le 22 juin 2017) de son sacre par l’Académie française au prestigieux “Grand prix de la Francophonie”, l’écrivain guinéen Thierno Monènembo, est à nouveau en lice pour le “Prix des 5 continents de la Francophonie” avec son roman “Bled”.

Pour sa seizième édition, le “Prix des 5 continents de la francophonie” dont la remise sera effectuée le 11 octobre entre 9h30 et 10h30 à Francfort (Allemagne) lors de la Foire Internationale du Livre, est un concours qui était ouvert aux oeuvres de fiction narrative.

Sélectionné sur 122 oeuvres proposées le 11 juillet dernier par les représentants des cinq comités de lecture du Prix des 5 continents, le roman “Bled” de l’auteur guinéen, retrace la vie du personnage Zoubida traitée de “pécheresse”. Banie de sa tribue et pourchassé même par son père Hassan pour avoir conçu un enfant illégitime avec un français qui l’a abandonné, l’héroïne du livre sera contrainte de survivre avec son enfant en main, dans une Algérie des années 1980.

Avec ce nouveau concours, l’auteur des “Écailles du ciel” et lauréat du “Prix Renaudot 2008”, s’aventure dans la conquête d’un autre trophée pour le rayonnement de la littérature guinéenne.

Mort de Liu Xiaobo : Qui est responsable de ce qui est arrivé à l’activiste des droits de l’homme chinois ?

Dommage que les Occidentaux continuent de croire dur comme pierre que la raison qui est la leur est toujours la meilleure pour faire accroire à ceux qui vivent sous d’autres cieux de ruer dans les brancards, à leur détriment. Malgré la mondialisation, le monde reste plus que jamais divisé entre l’Orient et l’Occident sur la démocratie et les droits de l’homme. Et sur la question, il y a deux poids deux mesures, puisque la pression mise sur la Russie, sur la Chine et sur leurs satellites n’est pas la même que celle mise sur les monarchies du Golfe. La raison est simple, le pétrole et le pétrodollars sont des muselières efficaces, mais avec la transition énergétique et la domination économique en cours, les tendances vont essayer de s’inverser ou de s’équilibrer. Crédit photo : Le Monde.

Les Orientaux ont toujours considéré les prix Nobel comme subversifs. En 1958, le Russe Boris Pasternak fut obligé de renoncer au Prix Nobel de littératures pour son livre « Le docteur Givago », grand bien lui en fut de vivre jusqu’en 1960. Que se serait-il passé s’il avait accepté ?

Le Dalaï-Lama a pris le Prix Nobel de la Paix, mais cela avait servi à quoi, puisqu’il n’avait pas pu infléchir la politique intérieure chinoise, et même qu’il avait été « lâché » par les Occidentaux, qui s’étaient rendu massivement aux Jeux Olynpiques de Pékin, en 2008.

Depuis que la Chine, sur une accélération économique, est venue tutoyer les Etats-Unis et laissant sur place le Japon et la L’Allemagne, elle s’est vue pousser des libertés de ne plus recevoir les leçons des autres pays occidentaux sur les questions de droits de l’homme et des libertés démocratiques. Depuis la révolte de Tien Amen, Liu Xiaobo était dans le collimateur de Pékin, lui attribuer un prix Nobel, c’est le pousser dans la gueule du loup en toute connaissance de cause.

Une chose doit être claire : Les Chinois ont su résister à la poussée extraordinairement impétueuse du vent qui avait fait tomber le Mur de Berlin. L’URSS, dans les difficultés économiques du moment et la débandade militaire en Afghanistan, n’a pas pu résister et s’est émiettée. Après un moment d’étourdissement, elle s’est ressaisie et a regretté amèrement ce moment de faiblesse. Les pays qui ont voulu élever la voix, se sont rendu l’évidence, à leurs dépens. On pense à la Géorgie, à la Tchétchénie, à l’Ukraine, qui vient d’ailleurs de perdre la Crimée. On ne voit pas comment la Russie va revenir sur cette prise, en dépit des accords de Minsk ?

Le même problème se pose avec plus d’acuité pour la Chine, qui voit Hong-Kong ruer dans les brancards pour propager le mauvais exemple alors qu’elle a un autre objectif, celui de ramener Taiwan dans son giron tôt ou tard. Plier sous la pression du comité des Nobel est inacceptable, d’autant que les réactions des pays occidentaux est atone et aphone, peut-être qu’ls vont se faire plus audible comme le médecin après la mort. Plus il y aura clabaudage à ce sujet, plus il en cuira à la famille de Liu Xiaobo, qui va subir un lavage de cerveau et personne ne les entendra plus, comme le Dalaï-Lama.

Il faudrait apprendre à vivre comme ça et se mettre en tête que ce qui est bien et bon par ici ne l’est pas forcément de même par ailleurs. Dans un pays de plus d’un milliards d’âme, les libertés démocratiques comme en Occident, une seule grève ferait une marée humaine qui ferait tomber n’importe quel gouvernement pour une anarchie sans nom. Liu Xiaobo a voulu se mesurer à la montagne et ça n’a servi à rien.

On ne peut pas ne pas avoir un souhait : Miséricorde pour sa famille.

Le G20 de Hambourg : l’économie mondiale observée à la loupe

 People’s Daily, partenaire de Guinéenews

Le sommet des dirigeants du groupe des 20 (G20), qui se tiendra les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne, sera sous le feu des projecteurs, notamment en ce qui concerne l’articulation et la mise en œuvre des résultats conclus en 2016 lors du sommet de Hangzhou.

L’année dernière, l’attention était portée tout particulièrement dans les domaines de l’innovation, de la réforme structurale, du développement, du commerce et des investissements. Bientôt, les regards seront tournés à Hambourg dans l’espoir que le sommet contribuera à une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive de l’économie mondiale.

A l’heure actuelle, l’économie mondiale se consolide, alors que les pays développés et émergents maintiennent une croissance plutôt saine. La situation actuelle pourrait être la plus propice suite à la crise financière mondiale. Toutefois, la croissance reste encore fragile et déstabilisée par des incertitudes liées à la montée des pensées anti-mondialisation et protectionniste. Le G20 fait face à une rude épreuve : les pays membres se divisent au niveau de la politique, ce qui augmente la difficulté de la coordination. Les engagements collectifs progressant de manière incohérente, remet en question la crédibilité du Groupe. Son mécanisme du groupe doit être amélioré te son développement futur nécessite une vision déterminée.

Néanmoins, le G20 est toujours la meilleure plateforme de coopération concernant la gouvernance de l’économie mondiale. Afin de mener l’économie mondiale sur une voie de développement plus sure, il devra rester fidèle à ses dévouements originaux, renforcer l’esprit de partenariat et travailler ensemble pour relever les défis.

La mondialisation économique est un produit de l’histoire. Il a promu efficacement la croissance économique, le progrès social et les échanges entre les peuples. Les défis et difficultés actuels ne constituent en rien les prétextes pour mettre à bas la mondialisation économique. Dans le contexte du ralentissement commercial et de la montée de l’anti-mondialisation, le G20 doit continuer à promouvoir l’ouverture, à lutter contre le protectionnisme, à faciliter les investissements commerciaux, ainsi qu’à jouer pleinement le rôle de moteur dans la croissance économique.

Les pays les plus puissants du monde doivent continuer à mener un développement innovant et une gouvernance à long terme. La croissance mondiale actuelle n’ont pas  été acquise facilement. Les pays membres devraient exploiter leur potentiel de croissance par l’innovation, la révolution des nouvelles industries et le développement en profondeur du numérique, ce qui pourrait permettre une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive de l’économie mondiale.

En tant que mécanisme permettant aux économies développées et émergentes de discuter de manière équitable des affaires économiques mondiales, le G20 ont contribué réellement à l’économie mondiale dès son premier sommet. Les résultats fructueux du sommet de Hangzhou en 2016, en particulier par les offres publiques de la Chine ont redonné la confiance à toute partie et à l’économie mondiale. Aujourd’hui, c’est au tour de Hambourg de se présenter devant le monde. On va voir ce qu’il a pour nous.

(Par Zhang Jun, directeur de la division Economie internationale du ministère chinois des Affaires étrangères)

 

Allemagne: Helmut Kohl entre l’impétuosité de la réunification et la facile construction de l’Europe

Tout a été facile et favorable à Helmut Kohl dans sa carrière politique exceptionnelle de longévité. Alors que rien ne semblait discréditer Helmut Schmidt que sa seule petite faiblesse ou son laxisme vis-à-vis de Leonid Brejnev et  l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) au summum de la guerre froide en 2002, Helmut Kohl lui ravit la chancellerie.

L’embargo contre les pays du Bloc de Varsovie et le déploiement des Pershing mettaient la pression dans l’intensification de la guerre en Afghanistan. Les têtes du PCUS (Parti Communiste de l’Union Soviétique) tombaient de maladie et de vieillesse comme des fruits secs, les unes après les autres, à la suite de Brejnev. Mikael Gorbatchev perdra la guerre d’Afghanistan. C’était le début de la déconfiture du Pacte de Varsovie.

En Allemagne, de l’Est comme de l’Ouest, le ver était déjà longtemps dans le fruit mais il y avait deux courants : la jeunesse impétueuse des deux côtés du Mur voulait coûte que coûte la réunification immédiate, contrairement aux personnes du deuxième âge qui voulaient aller par étape à cause des difficultés nombreuses d’intégration socio-économiques et d’idéologies contraires, puisqu’il fallait mettre des milliers de fonctionnaires de l’est sur la touche, alors que le nombre de chômeurs en République fédérale était entre 1 million 800 et 2 millions, si la mémoire y est encore. De quel côté était alors Helmut Kohl ? De quel côté était Angela Merkel, elle surtout, qui a été formée dans le système socialiste pur et dur d’Erich Honecker et d’Egon Krenz, puisqu’on dit qu’elle jouait dans l’équipe Lokomotiv Leipzig ?

Pendant un cours d’endoctrinement destiné aux étudiants étrangers en septembre 2002, Porträt der DDR, les idéologues est-allemands vantaient les mérites de leur politique et idéologie, on avait eu l’audace de d’objecter qu’on souhaitait vivement la réunification pour que l’Allemagne soit plus forte. Les professeurs bien préparés à cette éventualité, avaient mis un tas d’inconvénients de la réunification. La discussion était dangereuse. Des collègues avaient été inquiets et avaient tenté de nous dissuader d’accabler les professeurs dans ce domaine, mais on savait personnellement que la Guinée avait braqué à droite. Sékou Touré dans son « Offensive diplomatique » avait dit explicitement qu’il n’a jamais été communiste. Peut-être pour cela il avait eu pendant ses 2 ou 3 jours de visité à Bonn à vanter le « scandale géologique de la Guinée », Helmut Schmidt lui avait accordé une aide de 19,2 millions de Deutsch mark, alors que dans le même temps, le contrat de Diégo Maradona avec Naples était de 20 millions pour 2 ans. Pour nous punir de cette audace, les Socialistes avaient programmé une séance de projection diapositive sur la Guinée à Neubrandenburg pour nous humilier et lors de la grande réunion à Berlin, on avait pris la parole pour le leur signifier vertement. Cela a valu ce que cela devait valoir : « Monsieur Sidibé, votre diplôme s’est égaré entre le Ministère de la Formation et les Affaires Etrangères…. 

A partir de là, on peut dire que Kohl a été transporté par le train de la réunification poussé par la jeunesse allemande et Angla l’a pris à la gare suivante. C’est certain que Helmut Kohl a rectifié et donné la trajectoire plus tard à la réunification, mais dire qu’il a été le père de la réunification sans ajouter l’attribut « putatif » est un raccourci flagrant pour rendre un hommage un peu gonflé à celui qui a passé 16 ans à la tête de l’Allemagne.

Pour lui rendre un véritable hommage, il ne s’agit pas de surfaire ses réussites. On se demande ce qui allait se passer politiquement pour Helmut Kohl si l’URSS n’avait pas flambé en 1989 et plus tard, pendant son troisième et quatrième mandat, lors de la finalisation et consolidation de l’Europe, qui était une absolue nécessité après le démantèlement du Mur de Berlin. Les Européens avaient une peur bleue des Russes. Dans ces conditions, son rôle et son expérience dans ce genre de problèmes d’unification avaient plaidé en sa faveur. Mais une fois l’Allemagne et l’Europe sur les rails et la Russie ne constituait plus une menace directe, il avait tenté un autre mandat de trop, ça n’a plus fait rigoler les Allemands …   

Les circonstances ont particulièrement favorisé la longévité politique de Helmut Kohl, c’est le moins qu’on puisse dire. Mérite-t-il d’être au Panthéon des hommes politiques allemands ?

Moïse Sidibé

 

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Partenariat – Afrique – G20 : Alpha Condé à Berlin

« Investir dans nos États pour lutter contre la pauvreté et l’immigration… »

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L’UE : du dilemme et du double langage sur les politiques économiques et d’immigration des Etats

Entre les europhiles et les eurosceptiques, la bataille des arguments fait débat. Entre la monnaie unique et la frontière commune, il y a bien à dire dans une Europe qui va en rang dispersé.

On profite pour dire que les argumentaires de Marine Le Pen sur la sortie de l’euro et de l’Europe comportent autant de faiblesses que ceux d’Emmanuel Macron sur le renforcement de cette monnaie unique et des frontières communes.

Mais entre les deux argumentaires, la peur utilisée comme arme, a produit l’effet de faire s’agglutiner les peuples d’Europe. L’union fait la force, même si dans l’union l’unité fait jaser en silence.

Sur la politique économique : on a entendu Florian Philippot, le numéro 2 du FN, dire qu’il y a eu incompréhensions sur la sortie de la zone euro prônée par Marine Le Pen pour protéger l’économie française. Les difficultés de cette démarche relatées par Emmanuel Macron lors du face-à-face n’avaient pas été combattues.

Il y avait sujet à polémique: si l’euro était supprimé en France, les producteurs français, qui achètent et qui vendent tout ou presque à l’Europe en euro, pourraient engranger des sommes considérables en euro et se retrouver en fin du compte sans le franc pour produire, pour faire face à la fiscalité et pour payer les travailleurs sur place.

Si on a bien compris, c’était l’argumentaire de Macron. Marine, prise au dépourvu, était restée muette comme une carpe sur le sujet. Mais comment font les pays hors zone euro, comme la Suisse, la Grande Bretagne et les 17 autres, puisque 19 pays ne sont pas dans l’euro ?

L’argument de Macron était-il si imbattable ? Est-ce que Marine Le Pen connaissait le mécanisme de fonctionnement des pays hors euro, allez savoir, mais elle avait abdiqué sur le sujet. Quant aux « travailleurs détachés », ceux qui suivront les délocalisations, que va-t-il se passer avec leurs fiscalisations, quand on dit qu’un ouvrier qui est payé 1200 euros en France est payé 700 euros en Pologne et 300 en Roumanie, Hongrie et peut-être moins encore en Asie ? Comment retrouver la croissance dans les délocalisations ? Voilà des thèmes qui pouvaient  faire poids.

Sur la politique d’immigration : un autre os blanc. Si personne n’est pour la mutualisation de la dette, on parle de la faillite de la Grèce, il n’en n’est pas de même de la mutualisation des migrants. L’envahissement de l’Italie et de la Grèce a fait changer la donne, même avec un pays qui ne fera peut-être jamais partie de l’Europe, la Turquie. Mais qu’en est-il de cette mutualisation des migrants au sein des 22 pays de Schengen, qui n’ont pas de frontière entre elles, et dont certains refusent le quota de réception de ces migrants, et on ne parle pas uniquement de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ? La quote-part de la France des 30 mille migrants est-elle respectée ?

La parade de Frontex (frontière extérieure) est insuffisante, la politique de stopper les flux d’immigration dans les pays de départ est confrontée à d’innombrables problèmes. Démocratie et droit de l’homme suscités ou dictés différemment par-ci et par-là dans des contextes économiques particuliers ont ouvert la boite de Pandore. L’Irak, la Libye et la Syrie, l’Afghanistan, l’Erythrée d’un côté, les pays du sud du Sahara de l’autre en seront d’inépuisables fournisseurs.

De là, une idée pourrait surgir de la gamberge : la première visite de Emmanuel Macron, en tant que président, en Allemagne et au Mali ne dit rien à personne, mais il n’est pas interdit de soupçonner une autre mutualisation ou une répartition de la lutte contre l’immigration entre l’Allemagne et la France dont la zone d’influence est l’Afrique.

Peut-on s’attendre à une nouveauté dans la gestion de la crise au Mali ? En tout cas, la visite de Macron à Gao sans passer par Bamako veut dire ce que ça veut dire et pour tout dire, Emmanuel Macron veut en finir une fois pour toutes les mille autres. Et s’il dit que les forces françaises resteront autant que nécessaire, cela ne signifie pas éternellement. La restriction du déficit budgétaire de la France ne devra pas dépasser les 3% du PIB pour donner l’exemple du mauvais élève dans la rigueur. Sur la question, on s’était demandé comment faire la leçon à la Grèce quand d’autre sont permis certains dépassements.

Pour relancer l’Europe bien mal en point, il en faudrait beaucoup d’autres rectifications.

Moïse Sidibé

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