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Ali Saadi, nouveau DG de SONIT : « « C’est un honneur et une grande responsabilité »

A peine nommé, le nouveau ministre de la Pêche, Frédéric Loua, veut amorcer des réformes pour espérer atteindre les résultats de son prédécesseur, André Loua. Selon ce dernier, la contribution de la pêche au Trésor Public est passée de 34 milliards GNF en 2016 à 43 milliards en juin 2017, soit environ 120 % des prévisions de recettes de 2017 contre une moyenne annuelle de 20 milliards GNF jusqu’en 2015.

Pour y arriver, le nouveau promu et les professionnels de la pêche regroupant les mareyeuses, les pêcheurs artisanaux et la pêche industrielle doivent jouer leur partition.

Du côté des autorités, l’équipe du promu doit pouvoir s’attaquer aux problèmes. Puisque, malgré tous les efforts, des choses restent encore à redresser : l’aide à la pêche artisanale, l’aide aux mareyeuses, les corrections dans le code de la pêche, l’amélioration des textes du plan d’aménagement de la pêche pour l’adapter aux normes.

En d’autres termes, il s’agira de voir comment l’Etat pourrait importer des moteurs et des filets pour les livrer à crédit et comment revoir le pourcentage des accessoires concernant la pêche pélagique et les coûts du transbordement fixé à 50 Euros par tonne.

Du côté des professionnels, il s’agira de répondre aux exigences de la nouvelle donne. C’est l’avis du nouveau directeur général de la Société de Négoce International (SONIT), Ali Saadi, dans un entretien accordé à un groupe de médias. Au terme de ses études post- universitaires à Beyrouth, le fils a remplacé le père, Hassan.

« C’est un honneur et une grande responsabilité », a-t-il réagi. Dans son nouveau manteau, il mise sur «l’aide, les orientations et la grande expérience» de son père. Sa priorité, dit-il, c’est de moderniser sa société pour la rendre plus adaptée à la donne mondiale.

A ce jour, sa flotte comprend six bateaux, dont quatre en pélagique et deux en Demersale pour environ 250 matelots Guinéens. Mais fin 2017, elle recevra un septième venant de la Chine. Ils sont tous immatriculés en Guinée et ayant des pavillons Guinéens, a-t-il précisé.

Première action, Ali a fait des retouches au niveau de l’organigramme et du service marketing. Il a également réorganisé les relations entre le siège et les 18 succursales implantées à l’intérieur du pays, ainsi que le mode d’exploitation de ses bateaux de pêche.

Pour agrandir ses activités en Guinée, l’homme veut tenter la diversification. A ce jour, ils ont des branches en Sierra Leone, en Guinée Bissau, au Liberia, au Ghana, au Nigeria et en Angola. A la demande du président Alpha Condé, il promet de s’intéresser à l’industrie. « Nous étudions actuellement deux projets et nous allons choisir très bientôt », a-t-il annoncé.

« Je suis à l’aise en Guinée, que j’ai connu à bas âge. Ma famille a des relations solides ici. Mon grand-père y est arrivé depuis 1908, mon père est né ici et a grandi ici », a-t-il conclu.