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Alhassane Ouattara

Traite des noirs en Libye : « Une pratique inacceptable », estime Alhassane Ouattara

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le cinquième sommet Union Africaine (UE) – Union Européenne (UA) a officiellement été lancé dans l’après-midi de ce mercredi 29 novembre 2017 à Abidjan, la capitale ivoirienne en présence d’une dizaine de chefs d’État africains et européens, a constaté sur place Guinéenews©.

Ouvrant la valse des discours, le président du pays hôte, Alhassane Outtara a mis un accent particulier sur le traitement inhumain infligé aux jeunes africains à la quête d’une vie meilleure sur le territoire Libyen.

« Notre sécurité dépendra également de notre capacité de mettre fin par tous les moyens au traitement inhumain infligé aux migrants. L’actualité nous offre un triste exemple en Libye et nous interpelle sur une situation qui est devenue totalement inacceptable », soutient le président ivoirien.

Face à ce drame ignoble qui selon lui rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité, Alhassane Ouattara a demandé le sens de responsabilité collective des Africains. « J’en appelle à notre sens de la responsabilité collective pour prendre des mesures vigoureuses et urgentes pour mettre fin à ces pratiques indignes d’un autre âge », plaide-t-il.

En plus, le président ivoirien a réclamé une intensification des efforts pour démanteler les réseaux de passeurs et de trafiquants d’êtres humains.

Alaidhy Sow, envoyé spécial de Guinéenews© à Abidjan.

Congrès du RDR : Dalein, Sidya et Soumaila aux côtés de Ouattara

Le troisième Congrès ordinaire du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Alhassane Ouattara s’est ouvert, ce samedi, au Parc des Sports de Treichville situé au sud d’Abidjan, neuf ans après le dernier congrès qui s’était tenu au mois de février 2008.

Grand présent, le président Alassane Ouattara lui-même et son épouse, Dominique Ouattara.

Il y avait des invités comme les anciens premiers ministres Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Soumaila Cissé du Mali, tous membres du mouvement international des libéraux.

L’un est chef de file de l’opposition guinéenne et leader de l’UFDG. Le deuxième, haut représentant du chef de l’Etat et leader de l’UFR. Le troisième, chef de l’opposition malienne et leader de l’URD.

Le thème retenu, cette année, est intitulé : « un RDR nouveau pour une Côte d’Ivoire rassemblée ».

Ce congrès permettrait de voir si le président Ouattara réintégrerait le poste de président ou pas.

Grand absent, Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale, qui affirme avoir été ignoré.

 

Plan Marshall pour l’Afrique : Les espoirs et les déceptions en vue

Il n’y a pas de « plan Marshall » pour l’Afrique. George Marshall est mort depuis 1959. D’un certain avis, c’est le plus grand visionnaire, mais aussi et surtout le grand boutefeu, dans la mesure où il a contribué fortement à la scission du monde en deux blocs et la création de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Crédit photo : Page Facebook Alpha Condé, président.

Un plan Marshall pour l’Afrique, on a entendu ça bien des années auparavant de Nicolas Sarkozy. Voilà Angela Merkel qui le relance. Alassane Ouattara a bien raison de lui attribuer la paternité, du moins dans la mise en œuvre.

L’esprit du plan Marshall original. A peine un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, George Marshall, alors Secrétaire d’Etat américain, profitant d’une remise des diplômes à l’université de Harvard, le 5 juin 1945, prononça ce fameux discours pour dérouler son plan devant les étudiants. Mais parlant aux étudiants, il s’adressait principalement aux dirigeants européens, prêtez l’attention :

« Les besoins de l’Europe en produits alimentaires et autres produits essentiels( essentiellement de l’Aérique) au cours des trois ou quatre années à venir dépassent à ce point sa capacité à de paiements qu’elle a besoin d’une aide supplémentaire importante, si on veut lui éviter de graves troubles économiques, sociaux et politiques… Les conséquences sur l’économie américaines seront claires pour tous. Il est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser le retour du monde à une santé économique normale, sans laquelle il ne peut y avoir ni stabilité politique ni paix assurée. Notre politique n’est dirigée contre aucun pays ni doctrine, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos. Son but devrait être le rétablissement d’une économie mondiale saine, de façon à permettre le retour à des conditions politiques et sociales dans lesquelles peuvent exister des institutions libres. Une telle assistance, j’en suis convaincu, ne peut être établie sur une base fragmentaire au fur et à mesure qu’apparaît telle ou telle crise. Toute assistance de la part de notre gouvernement doit être non un palliatif, mais un remède…. Il est déjà évident que, avant que le gouvernement puisse progresser dans ses efforts pour améliorer la situation et aider les Européens sur la voie de la reprise, il doit exister un accord entre es pays européens sur les besoins de la situation et sur la part que ces pays prendront de façon à prolonger l’action de notre propre gouvernement. Il ne serait ni convenable ni efficace de notre part de mettre en application unilatéralement un programme destiné à remettre l’Europe sur ses pieds, économiquement. C’est l’affaire des Européens. L’initiative, à mon avis, doit en venir d’Europe. Le rôle de notre pays devrait consister à aider les Européens à élaborer un tel programme, et ensuite à appliquer, dans la mesure où nous pourront le faire. Le programme devrait être agréé par la majorité, sinon la totalité, des nations européennes. »

En effet, l’Europe était K.O débout sur un champ de ruine après la deuxième guerre mondiale. Les risques de conflits sociaux dus à la pauvreté ne manquaient pas pour faire basculer certains pays dans le communisme. Il fallait tout faire pour relever et stabiliser politiquement et socialement les pays d’Europe occidentale. Tout ce dont l’Europe pouvait avoir besoin pour se relever et marcher lui fut fourni par l’Uncle Sam. Les alliances se resserrèrent entre les 16 pays d’Europe bénéficiaires et les USA. La scission et le distancement se firent nets avec la Russie et les autres pays d’Europe de l’Est. Résultat, naissance de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Le plan Marshall avait atteint les résultats les plus optimistes, et le principal fut d’éviter l’expansion du communisme en Europe de l’ouest.

Le plan Marshall a été une aide qui a aidé l’Europe à se passer de l’aide. En sera-t-il de même de cette copie ?

On sait que l’Europe est en panne de partenaires commerciaux viables et fiables. L’Amérique lui a tourné le dos, économiquement ; elle a aussi tourné le dos à la Russie, un de ses principaux partenaires ; l’Asie est plutôt exportatrice qu’importatrice ; l’Afrique, la grande cigale (ayant chanté tout l’été) est un marché vierge, croit-on. Malgré toutes les milliers de petites aides au développement, elle est toujours là, sur place, en train de faire du sur-place et à accueillir de l’aide d’où qu’elle vienne. Le nouveau plan Marshall, ou Merkel, elle l’attend de pieds fermes, les yeux fermés.

Mais, est-ce vraiment pour la recherche d’un partenariat gagnant-gagnant, commercialement et économiquement, suffisamment pour garder ses migrants à la maison, parce que cette affaire de migrants commence à être de trop en Europe ?

Cette question doit se poser parce que depuis les indépendances, les trois-quarts de l’aide ont été soit détournés, soit engloutis dans l’exécution de l’aide, ça n’a rien rapporté. La lutte contre la corruption et les « biens mal acquis », qui sont presque partout, ne seront pas partout, tôt ou tard ?

La gestion clanique du pouvoir et des ressources des pays en est une cause principale. Sans une démocratie véritable, le plan Merkel ira à vau-l’eau, et cela, quels que soient les efforts de ce plan. Mais encore, dans l’application et dans l’exécution de ce plan Merkel, l’Europe s’est-elle entendue sur la contribution de chaque pays qui la compose ? Les pays d’Afrique ont des orientations politiques divergentes, comment définir une politique générale commune pour l’effectivité et l’efficacité de ce plan mirifique et mirobolant ?

Et cela n’est pas pour jouer au gâte-sauce ou au troube-fête.

Plan Marshall pour l’Afrique : Les espoirs et les déceptions en vue

Il n’y a pas de « plan Marshall » pour l’Afrique. George Marshall est mort depuis 1959. D’un certain avis, c’est le plus grand visionnaire, mais aussi et surtout le grand boutefeu, dans la mesure où il a contribué fortement à la scission du monde en deux blocs et la création de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Crédit photo : Page Facebook Alpha Condé, président.

Un plan Marshall pour l’Afrique, on a entendu ça bien des années auparavant de Nicolas Sarkozy. Voilà Angela Merkel qui le relance. Alassane Ouattara a bien raison de lui attribuer la paternité, du moins dans la mise en œuvre.

L’esprit du plan Marshall original. A peine un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, George Marshall, alors Secrétaire d’Etat américain, profitant d’une remise des diplômes à l’université de Harvard, le 5 juin 1945, prononça ce fameux discours pour dérouler son plan devant les étudiants. Mais parlant aux étudiants, il s’adressait principalement aux dirigeants européens, prêtez l’attention :

« Les besoins de l’Europe en produits alimentaires et autres produits essentiels( essentiellement de l’Aérique) au cours des trois ou quatre années à venir dépassent à ce point sa capacité à de paiements qu’elle a besoin d’une aide supplémentaire importante, si on veut lui éviter de graves troubles économiques, sociaux et politiques… Les conséquences sur l’économie américaines seront claires pour tous. Il est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser le retour du monde à une santé économique normale, sans laquelle il ne peut y avoir ni stabilité politique ni paix assurée. Notre politique n’est dirigée contre aucun pays ni doctrine, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos. Son but devrait être le rétablissement d’une économie mondiale saine, de façon à permettre le retour à des conditions politiques et sociales dans lesquelles peuvent exister des institutions libres. Une telle assistance, j’en suis convaincu, ne peut être établie sur une base fragmentaire au fur et à mesure qu’apparaît telle ou telle crise. Toute assistance de la part de notre gouvernement doit être non un palliatif, mais un remède…. Il est déjà évident que, avant que le gouvernement puisse progresser dans ses efforts pour améliorer la situation et aider les Européens sur la voie de la reprise, il doit exister un accord entre es pays européens sur les besoins de la situation et sur la part que ces pays prendront de façon à prolonger l’action de notre propre gouvernement. Il ne serait ni convenable ni efficace de notre part de mettre en application unilatéralement un programme destiné à remettre l’Europe sur ses pieds, économiquement. C’est l’affaire des Européens. L’initiative, à mon avis, doit en venir d’Europe. Le rôle de notre pays devrait consister à aider les Européens à élaborer un tel programme, et ensuite à appliquer, dans la mesure où nous pourront le faire. Le programme devrait être agréé par la majorité, sinon la totalité, des nations européennes. »

En effet, l’Europe était K.O débout sur un champ de ruine après la deuxième guerre mondiale. Les risques de conflits sociaux dus à la pauvreté ne manquaient pas pour faire basculer certains pays dans le communisme. Il fallait tout faire pour relever et stabiliser politiquement et socialement les pays d’Europe occidentale. Tout ce dont l’Europe pouvait avoir besoin pour se relever et marcher lui fut fourni par l’Uncle Sam. Les alliances se resserrèrent entre les 16 pays d’Europe bénéficiaires et les USA. La scission et le distancement se firent nets avec la Russie et les autres pays d’Europe de l’Est. Résultat, naissance de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Le plan Marshall avait atteint les résultats les plus optimistes, et le principal fut d’éviter l’expansion du communisme en Europe de l’ouest.

Le plan Marshall a été une aide qui a aidé l’Europe à se passer de l’aide. En sera-t-il de même de cette copie ?

On sait que l’Europe est en panne de partenaires commerciaux viables et fiables. L’Amérique lui a tourné le dos, économiquement ; elle a aussi tourné le dos à la Russie, un de ses principaux partenaires ; l’Asie est plutôt exportatrice qu’importatrice ; l’Afrique, la grande cigale (ayant chanté tout l’été) est un marché vierge, croit-on. Malgré toutes les milliers de petites aides au développement, elle est toujours là, sur place, en train de faire du sur-place et à accueillir de l’aide d’où qu’elle vienne. Le nouveau plan Marshall, ou Merkel, elle l’attend de pieds fermes, les yeux fermés.

Mais, est-ce vraiment pour la recherche d’un partenariat gagnant-gagnant, commercialement et économiquement, suffisamment pour garder ses migrants à la maison, parce que cette affaire de migrants commence à être de trop en Europe ?

Cette question doit se poser parce que depuis les indépendances, les trois-quarts de l’aide ont été soit détournés, soit engloutis dans l’exécution de l’aide, ça n’a rien rapporté. La lutte contre la corruption et les « biens mal acquis », qui sont presque partout, ne seront pas partout, tôt ou tard ?

La gestion clanique du pouvoir et des ressources des pays en est une cause principale. Sans une démocratie véritable, le plan Merkel ira à vau-l’eau, et cela, quels que soient les efforts de ce plan. Mais encore, dans l’application et dans l’exécution de ce plan Merkel, l’Europe s’est-elle entendue sur la contribution de chaque pays qui la compose ? Les pays d’Afrique ont des orientations politiques divergentes, comment définir une politique générale commune pour l’effectivité et l’efficacité de ce plan mirifique et mirobolant ?

Et cela n’est pas pour jouer au gâte-sauce ou au troube-fête.

Côte d’Ivoire : pourquoi et par qui Laurent Gbagbo a été renversé ?

L’ancien président ivoirien n’a pas été renversé par la France comme il l’a dit depuis la Haye, mais par le gouvernement français de l’époque. Il faut faire la part des choses. Mais sait-il les raisons de son renversement qu’on pourrait en douter. Les choses étaient flagrantes pour beaucoup, pas pour lui. A l’époque, il n’écoutait rien, n’entendait rien, ne voyait rien, aveuglé par son pouvoir et aussi par son arrogance, il faut bien le dire.

Les mots ne doivent pas choquer, même s’ils peuvent heurter pour faire comprendre à d’autres d’éviter de faire de même et ils sont nombreux sur le continent. Pourquoi mettre la vérité historique sous le boisseau ?

Si l’on se permet de dégager le boisseau de dessus la vérité, voici ce qu’on peut voir clairement : dans le pré-carré français, les politiques africaines ont toujours fonctionné au gré des changements de pas entre la Gauche et la Droite. Par exemple, les relations entre la France gaulliste et celle de Giscard d’Estaing avec la Guinée ont été différentes. Laurent Gbagbo n’avait pas vu ou considéré la Realpolitik, cela l’a perdu.

Explications : on se rappelle qu’en 2008, pendant le deuxième septennat de François Mitterrand, l’Afrique fut mise à feu et à sang par les exigences d’alternance démocratiques. A l’époque, la France était le seul bailleur de fonds du continent, tous les dictateurs devaient jouer le jeu, sous peine d’être privés de l’aide au développement. Avec la chute du Mur de Berlin, on voyait alors des opposants de tous poils venir taquiner et tenter de mettre en cause les gouvernements mis en place par la Droite gaulliste depuis les indépendances ou plus récemment. Le soutien du PS français était à peine dissimulé en Guinée, les mousquetaires venus de Paname se sont heurtés à un roc, « D’Artagnan » pourrait en parler, puisqu’il est le seul qui reste des quatre, tout comme au Togo et un peu partout. Le seul qui avait lâché l’os était Mathieu Kérékou. En Côte d’Ivoire, lui, Laurent Gbagbo avait failli  laisser des plumes face au « Vieux Bélier de Yamoussokoro », il pourrait aussi en parler dans ses mémoires pour nous éclairer la lanterne. Au Rwanda, ça avait tourné au vinaigre…

Soit que Mitterrand eût compris ses erreurs monumentales, soit qu’il eût vu et compris que son successeur au PS, Lionel Jospin, ferait pire et causerait la perte du PS, l’histoire nous apprend qu’il avait souhaité que Jacques Chirac le succédât. Chirac le succéda et la cohabitation politique avec Premier-ministre Lionel Jospin fut un désastre jusqu’à l’élection de 2002. Jospin n’arriva qu’en troisième position, derrière Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Le PS s’effaça totalement de la scène politique française. Les alliances devaient changer.

En Côte d’Ivoire, le général-balayeur Robert Guéï avaient fait fuir Konan Bédié mais Laurent Gbagbo avait balayé celui qui voulait balayer et quand Alassane Ouattara avait voulu prendre le même balai contre Gbagbo, s’il n’avait pas grimpé le mur de l’ambassade d’Allemagne… Les Guinéens sourient à une histoire de « condéboy » semblable.

Bref, c’est là que les malheurs de Laurent Gbagbo ont commencé. Les Socialistes avaient perdu la main. Les amis de Alassane Ouattara sont aux commandes. Si Jacques Chirac a été  d’une longanimité admirable pour accepter tous ses caprices de faire « le boulanger », se croyant indéracinable avec les mercenaires importés d’Afrique du sud et des Soukoys d’Ukraine, il en rajoutait abusivement.

La goutte qui avait fait déborder la coupe est cette élection qu’il avait de toute évidence perdue mais, il avait fait interrompre la proclamation avec une arrogance digne du National Socialisme. Les observateurs internationaux et même l’ONU étaient d’accord que rien d’anormal n’avait entaché cette élection, la même antienne. Le recomptage exigé par Gbagbo lui fut refusé, à tort, il faut le dire.  Gbagbo refusait de quitter et se cramponnait au pouvoir. Des Français disparaissaient. La guerre civile interminable avait fait des milliers de morts, cela avait décidé l’ONU, sur instigation de la France de Sarkozy d’intervenir pour le déloger.

Si on résume tout cela dans un bouquet, Laurent Gbagbo avait voulu continuer à danser à contre temps, à faire l’arrogance avec tout le monde alors que ses maîtres socialistes n’avaient plus un seul morceau de pouvoir en France. Le tempo et le timing ont été fatals pour son pouvoir, mais sa vie a été préservée. Kadhafi n’a pas eu cette baraka.

 Il ne fallait pas rire socialisme quand ce sont d’autres qui trônent. L’Afrique a toujours marché au rythme du pas que marque la France. Laurent Gbagbo l’a ignoré éperdument, cela l’a perdu. Mais sa perte ne doit pas incomber à la France, mais au gouvernement français de l‘époque. Demain, le gouvernement de La République En Marche ne doit pas être pris pour la France.

Comme on le voit, toute vérité n’est pas bonne à dire, dit-on, mais si une vérité n’est pas bonne à dire, c’est un mensonge qui le serait ?

Moïse Sidibé

 

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Alpha Condé au lancement des travaux de construction du projet régional d’énergie électrique à Monrovia

Selon la presse ivoirienne de ce dimanche soir, les travaux du projet régional d’énergie électrique regroupant la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée ont été lancés, ce dimanche 4 juin, à Monrovia par les chefs d’Etat de ces quatre pays. Crédit photo : APA.

Ces travaux ont été lancés par les présidents Alpha Condé, Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), et Ernest Bai Koroma (Sierra Leone) en marge du 51ème Sommet de la CEDEAO.

Ce projet d’interconnexion des réseaux électriques de la Côte d’Ivoire, du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée (CLSG) vise la construction d’une ligne haute tension de 225 KV à double terne et longue de 1.357 km, de 12 postes de transformation et deux centres de contrôle pour relier les quatre réseaux électriques nationaux.

La construction de cette ligne fait partie de la dorsale des pays de l’Union du fleuve Mano et des projets prioritaires du plan directeur du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA).

Le projet, d’un coût global hors taxes estimé à 331,51 Millions d’unités de comptes UC, devrait à l’origine être exécuté sur la période 2014-2017.

La contribution du Groupe de la BAD (FAD, FEF et FSN) s’élève à 128,15 Millions d’unités de comptes (UC), soit 38,66 % du coût total du projet.

Les autres bailleurs de fonds sont les suivants :

La Banque Mondiale: 88,57 millions UC (26,70 %)

La Banque Européenne d’Investissements, (BEI): 61,98 millions UC (18,70 %)

La KFW Allemande: 26,27 millions UC (7,90 %)
L’UE/Afrique 8,55 millions UC (2,6 %)
Les 4 Gouvernements: 17,99 millions UC (5,4 %)

Les bénéficiaires directs du projet sont les populations de sa zone d’influence (24 millions d’habitants) qui disposeront d’une électricité fiable et à un coût compétitif. Le projet contribuera à l’accroissement du taux moyen d’accès à l’électricité dans les quatre pays de 28 % en 2012 à 33 % initialement à l’horizon 2017.

Selon la BAD, le Projet créera 5.000 emplois directs et 2.000 emplois indirects durant la phase de mise en œuvre, et 450 emplois permanents à la fin du projet

Cet accès plus étendu à l’électricité contribuera de manière générale à un meilleur bien-être des bénéficiaires et induira le développement d’activités sociales et génératrices de revenus. Plus particulièrement, le projet permettra d’électrifier environ 115 localités situées le long de la ligne et de fournir l’électricité à 70 écoles, 30 centres de santé et près de 1.500 petites entreprises artisanales, commerciales et industrielles dont 25 % sont tenues par des femmes.

Ces réalisations contribueront à l’amélioration des résultats scolaires et des services de santé ainsi qu’à l’augmentation du revenu des populations. Le projet aura des retombées directes sur les sociétés nationales d’électricité dont la situation financière s’améliorera grâce aux économies sur les coûts de production et à l’accroissement des revenus pour les pays exportateurs.

Bref, le projet permettra d’établir un marché d’électricité dynamique dans la sous-région Ouest-Africaine et de sécuriser l’approvisionnement en électricité des pays participants qui ont un avantage comparatif à importer plutôt que de produire à un coût onéreux à partir des systèmes nationaux.

L’espoir est dorénavant totalement permis pour l’électrification d’une bonne partie de la Guinée dans un avenir proche, ainsi que l’interconnexion du réseau d’ Électricité de Guinée (EDG) sur le puissant système énergétique de Côte D’Ivoire.

Plus qu’un rève pour la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia qui sortent de la foudroyante épidémie Ebola et qui a durement frappé les ressorts de l’Économie nationale dans ces 3 pays de Décembre 2013 à 2015.

Ce n’était pas gagné d’avance pour les 4 Chefs d’Etat de la Mano River Union (MRU), devant cet énorme défi énergétique qui est en train d’être relevé, nous l’espérons très vite.

Une dépêche de Condé Abou, depuis Washington DC. USA pour Guineenews©

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Côte d’Ivoire : le caillou dans la botte

La découverte d’une cache d’armes chez un proche de Guillaume Soro est une réalité tangible ou un scénario monté pour « accuser le chien de rage» ? Quoi qu’il en soit, le calme et la paix sont tout proches pour ce pays. Explications :

L’ascension politique de l’ancien président des étudiants de Côte d’ivoire, devenu le chef des Forces nouvelles puis président de l’Assemblée nationale a été fulgurante en moins de temps qu’un parcours classique. Cela n’est pas sans dénoter une certaine notoriété de l’homme et cela peut lui donner le tournis de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Sans la collusion avec les rebelles des Forces nouvelle de Guillaume Soro, on se demande si Alassane Ouattara aurait pu avoir raison du FPI de Laurent Gbagbo, surtout dans la période trouble de 2003-2004, quand il avait escaladé le mur d’enceinte de l’ambassade d’Allemagne pour avoir la vie sauve.

La présence prédominante de Guillaume Soro sur le terrain avait forcé Laurent Gbagbo de le coopter comme Premier ministre pour avoir le calme, mais la confiscation politique à outrance du FPI dans une cohabitation bancale avait fini par lui faire changer de camp du côté du RDR et du PDCI pour gagner contre le FPI dans la crise postélectorale de 2011.

Quelle a été le degré de participation et le rendement évaluables des Forces nouvelles par rapport à ceux du PDCI ?

S’estimant heureux dans le partage du pouvoir dans le premier gouvernement du premier mandat de Alassane Ouattara et se voyant toujours consigné dans le carcan de l’éloignement de ce pouvoir dans ce deuxième mandat, pour ne pas dire écarté pour longtemps ou définitivement par la nomination d’un Vice-président venant du PDCI, l’ex-turbulent rebelle ne se contente plus du perchoir, même quand il a félicité et remercié Alassane Ouattara avec des mots couvert de sa facile réélection à la tête de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Après l’embrouillamini dans cette affaire d’écoute téléphonique avec ceux qui voulaient reprendre le pouvoir au Burkina, Guillaume Soro voyait déjà l’étau se refermer petit à petit sur lui et c’est là que les mauvaises choses ont commencé avec les revendications de tous ordres, non sans raison, d’ailleurs. Les circonstances économiques le couvraient à merveille. Seulement, on vient de découvrir le pot aux roses avec cette cache d’armes, dont on dit chez un de ses proches. Le caillou est dans la botte de Guillaume Soro, qui est, lui-même, un caillou dans la botte d’Alassane Ouattara.

Comment sortir de cet imbroglio ? Mettre Guillaume Soro hors d’état de nuire, personne n’y pense et l’idée n’effleure personne en Côte d’Ivoire, dans la situation actuelle des choses. Rebattre les cartes et changer la donne dans la succession, difficile pour la crédibilité et l’orgueil d’un pouvoir qui abdiquerait à toutes sortes de revendications sociopolitiques. 

Comme on le voit, Guillaume Soro est un caillou anguleux dans la botte de la Côte d’Ivoire. Seuls son libre arbitre, son degré patriotique et son abnégation pourraient sortir son pays de l’ornière. Dans la situation qui prédomine, est-il, lui-même, dans la sérénité ? L’ambition politique n’est pas une sinécure.

Si l’impasse ivoirienne pouvait inspirer d’autres en Afrique et Alassane Ouattara n’est qu’à son deuxième mandat ingouvernable… Les souvenirs de l’humiliation du fier Mobutu et de Blaise Compaoré sont encore vivaces dans les mémoires et esprits. 

Moïse Sidibé

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