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Alfred Mathos

L’UPG au bord de l’implosion: un cadre du parti exige un nouveau congrès pour changer la direction actuelle

L’ancien Secrétaire à l’organisation de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), sous la présidence de feu Jean marie Doré, qui était absent au dernier congrès du parti à cause des problèmes liés à son ONG, est sorti de son silence pour fustiger la gestion de Jean Alfred Mathos, actuel président dudit parti. Dans un entretien qu’il a accordé à Guinéenews, Richard Guilavogui dont il s’agit,  demande un congrès anticipé.

« Je regrette d’abord  la mort de mon leader, Jean-Marie Doré qui a incarné des valeurs républicaines en Guinée. Cela faisait de lui une personnalité incontournable dans la résolution des problèmes d’intérêt national. Jean-Marie Doré a joué un grand rôle dans l’instauration de la démocratie pendant le règne de feu général Lansana Conté. Il y a un ex-ministre qui en avait témoigné sur les écrans de la télévision, en disant qu’au temps de Sékou Touré, Jean-Marie a joué un grand rôle dans le cadre de la bonne gestion de ce pays. Et je crois qu’on doit rester reconnaissant à cet homme même après sa disparition. Pour moi, Jean-Marie est physiquement absent, mais moralement présent. Ses proches, comme moi et bien d’autres, nous devons rester sur sa ligne en essayant de corriger ce qui n’était pas bon dans sa gestion et continuer à préserver ses bonnes œuvres pour l’intérêt de la nation guinéenne », a fait savoir Richard Guilavogui.

Parlant de l’héritage laissé par Jean-Marie Doré, notamment le parti, M. Guilavogui dénonce la gestion actuelle dont celui fait l’objet : «l’héritage que Jean-Marie nous a laissé, je suis mal à l’aise en voyant la manière dont ce bijou est en train d’être géré ».

L’ancien Secrétaire à l’organisation de l’UPG estime que des anciens membres du parti ont été marginalisés au profit de nouveaux responsables qui se sont écartés de la ligne politique. « Je crois qu’on ne peut pas changer une équipe qui gagne. Si nous disons aujourd’hui que ce que Jean-Marie Doré a mis en place est bon, c’est avec bien sûr l’apport des gens avec qui il a travaillé et qui étaient toujours à ses côtés pour le conseiller dans toutes ses missions », a précisé M. Guilavogui.

« Est-ce qu’aujourd’hui il était opportun de changer ces gens-là ? », s’est-il interrogé avant de répondre : « je dis non et je crois que ce n’était pas bon de marginaliser ceux qui étaient-là depuis les premières heures du combat politique. Il faut que les anciens se reconnaissent dans la nouvelle structure et que les nouveaux qui viendront puissent faire la relève. C’est en tout cas mon point de vue ».

Pour Richard Guilavogui, l’allure actuelle de la gestion du parti ne peut pas l’amener loin. « Parce que pour la base, les nouveaux qui sont venus au sommet ne sont pas connus et ça provoque une certaine dispersion des efforts», a-t-il ajouté.  Et de poursuivre : « le congrès qui a été organisé l’année dernière pendant que j’étais absent, à mon avis, a été un congrès bâclé parce que je n’ai jamais entendu dans un parti politique, en tout cas les partis politiques en République de Guinée, dire que pour un congrès au sein du parti, les candidats doivent déposer des cautions. A partir du thème caution, ça vraiment dérapé et ce congrès n’avait plus sa raison d’être, ce n’est pas un congrès. C’est le gouvernement qui, en organisant les élections, conformément à la loi électorale, demande aux candidats de payer des cautions, mais pas au sein des partis politiques. A mon avis, dès qu’ils ont imposé une caution, le congrès dès lors était complètement dévoyé. Il doit être annulé et on doit reprendre à zéro », a souligné M. Guilavogui.

Le congrès a été organisé, selon lui, sur des bases d’une tension qui était perceptible entre ceux qui voulaient un parti fondé sur des valeurs réelles et ceux dont la mission n’était que de récupérer le parti et de l’utiliser à des fins inavouées.

Richard Guilavogui estime qu’il faut aller sur de nouvelles bases pour une bonne marche de la formation politique de feu Jean-Marie Doré : « le président actuel du parti ne connaît même pas la ligne du parti pour le diriger. Parce que la ligne du parti, c’est de connaître d’où est venu le parti, quels sont ceux qui l’ont conduit là. Il est nouveau et au temps de Jean-Marie, il n’a jamais été du parti. Comment il peut gérer le parti ? Ça ne peut pas aller comme ça », a indiqué l’ancien Secrétaire à l’organisation de l’UPG.

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