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Albert Damantang Camara

Marche du 20 septembre : Damantang appelle à l’esprit de responsabilité des politiques

Au cours de l’entretien qu’il a accordé à l’équipe de Guinéenews le lundi 11 septembre, le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara et par ailleurs ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, est revenu sur la menace de l’opposition guinéenne d’organiser une marche le 20 septembre.

« De peur de me répéter, je ne pourrais dire ce que j’ai déjà dit mais à la différence près que peut-être cette fois-ci, nous avons l’avantage de bénéficier d’une plus grande responsabilité de tous les acteurs politiques, cette responsabilité qui a fait qu’à la dernière manifestation s’est passée d’une manière apaisée », a-t-il répondu à la question des reporters de Guinéenews.

Ensuite, le porte-parole du gouvernement a souhaité le maintien de cet esprit patriotique et de sensibilisation des partisans des partis politiques opposés au régime d’Alpha Condé. « Le message est passé et il n’y a pas eu de violence, nous espérons que ce sera la même chose cette fois-ci”.

Et pour clore les échanges sur l’annonce des prochaines manifestations de l’opposition, Damantang Albert Camara a fait le vœu de voir un apaisement du climat politique. « Le comité de concertation qui va se tenir aujourd’hui (lundi 11 septembre) va permettre d’aboutir à des solutions qui nous permettront d’avancer dans ce processus électoral et donc de satisfaire l’opposition pour qu’elle n’ait plus besoin de manifester dans la rue », a-t-il conclu.

Pour rappel, les partis politiques de l’opposition avaient annoncé le mercredi 6 septembre dernier, la reprise d’une série de manifestations pour réclamer l’application de l’accord politique du 12 octobre 2016.

Entretien réalisé par Alpha Le Sérum, Fatoumata Dalanda et Abdoulaye Bah

(A suivre bientôt, la première partie de l’entretien avec le porte-parole du gouvernement)

Guinée : le pêché d’orgueil des « génocidaires intellectuels »

Les résultats de tous les examens sont connus. Ils sont encore mitigés. Les échos recueillis auprès des candidats à différents niveaux contrastent avec les pourcentages publiés officiellement. Il faut attendre l’ouverture des classes pour être rassuré de la réalité sur les échecs et les admissions au Pré-Universitaire. Les résultats qui laissent pantois est dans la Formation Professionnelle : sur 9823 candidats, 7600 admis dont 4137 filles, soit 77,27% d’admission. Voilà un pavé d’ours dans la marre.

Dans un domaine laissé pour compte depuis le départ des Allemands, des Italiens, des Canadiens de 1985 à 2000, tout est à l’arrêt par manque de tout. Pas d’eau, pas d’électricité, pas de matières d’œuvre pour les exercices, pas de stage et d’application dans des sociétés et entreprises de la place, la formation professionnelle n’a fait que tourner le pouce à vase clos.

L’on s’est contenté de donner des cours théoriques sans travaux pratiques et malgré cela, on a eu ces résultats si flatteurs, par-dessus le plancher chez les filles. Même en Hôtellerie et tourisme, le seul secteur un peu reluisant à cause des Hôtels qui prolifèrent et qui se bousculent de façon anarchique dans ce petit carré de Conakry, on n’est pas sûr que la formation soit à la hauteur des attentes. Dans les autres domaines de la construction, on n’y pense pas. Parmi les 77,27% d’admis, combien seront absorbés et combien seront des chômeurs diplômés ?

Après une tournée, Damantang Albert Camara avait fait un constat alarmant de la situation des CFP. Sans aucune amélioration dans aucun domaine, les résultats d’admission de cette année sont aussi élogieux et flatteurs, miracle ou méthode Coué ?

Par ailleurs, sur les antennes d’une radio de la place, on a entendu un «superviseur d’examen » défendre le nouveau  calendrier scolaire avec un aplomb qui met à défaut la poule et le bon sens humain, surtout en cette période des réformes.

Tout le monde sait que la poule ne sait pas compter jusqu’à deux, elle a peur de pondre  dix œufs, prenez neuf, elle viendra y pondre de nouveau, mais si vous prenez tous les dix, elle n’y pondra plus. Cela démontre que la poule n’a pas la mémoire du nombre, elle souffre génétiquement d’acalculie. On pense qu’il en est de même de ceux qui soutiennent que du 15 septembre au 31 mai, il y a 9 mois d’emblée de cours, du 15 septembre au 31 mais et pas jusqu’au 20 juin, puisque le mois de juin est entièrement consacré aux examens.

 Ainsi, par A+B, comme chez les pioupious de la première année, comptons ensemble : inclusivement du 15 septembre au 15 octobre, il y a un mois plein et du 15 novembre au 15 décembre au 15 janvier- 15 février- 15 mars-15 avril au 15 mai, il y a 8 mois et du 15 mai au 31 mai, il n’y a que 15 jours, cela fait 8 mois et 15 jours. Si on retranche les deux congés de Noël et Pâques, en plus des fêtes musulmanes et les fêtes internationales, il reste à tout cassé moins de 8 mois. Comment peut-on continuer à soutenir le contraire ?

Si ce n’est pas de la mauvaise foi, on voit où les « poulets » se sont gourés : ils ont compté les 15 en perdant de vue que c’est du 15 au 15 qui font un mois. Conséquence et conclusion, ceux-ci n’ont jamais enseigné, ils n’ont jamais su comment établir un timing ou faire la répartition d’un programme d’enseignement dans le temps impartis. Peuvent-ils prétendre conduire et superviser les reformes ? Traiter d’autres de profanes par orgueil de leur ignorance montre leurs capacités et aptitudes intellectuelles ? On voit bien le niveau des cadres qui entourent K².

Si ce sont des « platanes » de cet acabit qui sont appelés à redresser le niveau de l’Education, les Guinéens peuvent continuer de fumer, mais il ne faut pas laisser faire ça, ce serait laisser un génocide intellectuel se perpétrer devant la postérité.

 Ce qui est bizarre, c’est que la commission de réflexion sur les questions de l’Education ne dit rien, à moins que ce soit elle qui s’est plantée pour faire  planter K² et ses cadres, mais si c’est une erreur qui est inhérente à l’homme, pourquoi continuer à garder le silence pour laisser aux opportunistes de les défendre mal à propos ? Ce silence coupable montre qu’ils préfèrent laisser couler les choses advienne que pourra, mais mea culpa, il n’en est pas question. C’est le propre des génocidaires intellectuels.

Moïse Sidibé

 

Enseignement supérieur : Yéro Baldé dépeint les réalités cachées du système de santé et promet

« ….nos hôpitaux sont devenus des mouroirs, les Guinéens ne font pas confiance en leurs structures sanitaires, et ceux qui ont les moyens se font traiter à l’étranger », déclare le ministre de l’enseignement supérieur.

Organisée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique avec l’appui de l’OMS, une réunion de validation de l’état des lieux et du schéma de reforme de l’enseignement supérieur et de la recherche en santé s’est tenue lundi 10 juillet à Conakry sous la présidence du chef dudit département et son homologue de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Damantang Camara.

Il s’agissait pour les responsables de l’Enseignement supérieur et de la santé de faire l’état des lieux présenté par les consultants, valider la stratégie et le schéma de reformes proposés en vue des recommandations visant à contribuer au renforcement des capacités du système éducatif en santé par l’amélioration des compétences structurelles, programmatiques et organisationnelles des établissements en santé.

Dans son discours d’ouverture, Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est revenu sur le Programme National de Développement en Santé (PNDS), qui met l’accent sur les faibles capacités humaines, aussi bien dans le système éducatif que dans le système de santé. « Nous avons officiellement 1,3 médecins pour 10 habitants en Guinée contre 2,6 habitants en moyenne en Afrique. Un chiffre qui ne prend pas en compte les effectifs fonctionnalisés et certains effectifs du privé. Cependant, ces chiffres masquent une réalité, qui, elle-même masque une autre réalité. Exemple, en 2012-2017, nous avons formé 5 403 diplômés en médecine-pharmacie- odonto, hors universités privées, soit environ 901 diplômés par an qui ne sont postés nulle part. Ce qui justifie la prolifération des cliniques privées et clandestines dans le pays. Et actuellement, près de 3 000 étudiants en cours. Telles sont les réalités qui sont cachées », a-t-il révélé.

En associant ces chiffres combinés aux chiffres officiels, a poursuivi le ministre, le ratio des médecins par habitant en Guinée est l’un des meilleurs au monde. Il reconnait cependant que la qualité de la formation est mauvaise et celle-ci est accentuée par le fait que les structures sanitaires, n’ont ni les moyens, ni les capacités d’accueillir des milliers d’étudiants en stage sans compter que la faculté de médecine n’a pas les infrastructures et équipements adéquats pour assurer une formation correcte.

Autre réalité abordée par Yéro Baldé, selon le PNDS (plan national de développement de la santé) de 2015-2024, le système de recrutement des étudiants dans le système éducatif est aveugle par rapport aux besoins du système de santé, faute de partenariat intersectoriel efficace pour faciliter les procédures de sélection des candidats aux études médicales et paramédicales.

En 2004, le nombre des orientés ne dépassait pas 165, mais à la fin de l’année, le nombre d’étudiants de cette première année, a atteint 400. « Comment les autres ont pu accéder à ces formations en médecine sans passer par les procédures normales », s’est interrogé le ministre Baldé.

« Encore une autre réalité qui met en exergue la mauvaise gouvernance du secteur, nous avons des informations que des étudiants sautent une classe. C’est très grave en médecine. N’oubliez pas qu’il s’agit de la vie des personnes. D’autres sont inscrits à l’université sans le BAC. Ils viennent d’autres départements pour s’inscrire en médecine et il y a aussi la non-prise en compte suffisante des besoins en paramédicaux. Aujourd’hui, nous avons un manque criard de paramédicaux, des médecins, d’infirmiers et d’infirmières dans nos structures sanitaires. Sans oublier le danger qui nous guette, la croissance démographique », a-t-il souligné.

« Résultats, nos hôpitaux sont devenus des mouroirs, les Guinéens ne font pas confiance en leurs structures sanitaires, et ceux qui ont les moyens se font traiter à l’étranger », a ajouté le ministre avant d’annoncer que le besoin de reforme du secteur est nécessaire. « Aujourd’hui, nous formons le plus grand contingent de malades au Sénégal. Et cela nous interpelle. En termes économiques, c’est la sortie des devises importantes qui a un impact considérable sur le développement socio-économique. Par ailleurs, avec Ebola, cela a mis à nue la faiblesse de nos systèmes de santé, de formation et de recherche. En tant que responsables de ce pays, nous sommes interpelés. Et je crois que le président de la République a été le premier à dire que notre système de formation est malade et il faut le traiter. Et cette mission, il nous l’a confié et nous irons jusqu’au bout », a promis Yéro Baldé.

Et de conclure : « En Guinée, la formation du personnel de santé ne répond plus, ni aux besoins nationaux, ni aux standards normaux. Il est donc très urgent de reformer en profondeur notre système de formation et de recherche en science de la santé. C’est pourquoi, avec l’appui de l’OMS (organisation mondiale de la santé), nous allons engager un consultant international et deux consultants nationaux pour une étude sur la reforme de l’enseignement et de la recherche en santé en Guinée, car notre objectif dans dix ans, est que notre système de formation en médecine soit l’un des meilleurs en Afrique ».

Le forum de l’étudiant clos à Conakry : Réactions des officiels et participants

Il est 14 h ce samedi 3 juin 2017. Nous sommes au palais du peuple de Conakry, les derniers conférenciers s’attellent à convaincre les étudiants sur les thématiques spécifiques.

À l’aile gauche du dit palais, le conseiller du président Alpha Condé, Tibou Kamara et le directeur général des impôts Makhissa Camara ébranlent leur parcours de vie devant un autre groupe d’étudiants.

Les questions des élèves démontrent leur intérêt à ce forum.

Sur une question d’élève, Tibou Kamara évoque une période de sa vie au sein du journal indépendant.  » Chaque parution du journal était une douleur.  Mais cela ne nous a pas empêchés de continuer le travail de journaliste que nous faisions à l’époque « , témoigne-t-il.

Des mots justes pour convaincre les élèves et étudiants de la difficulté qu’ils ont rencontré au cours de leur jeune carrière.

 » Vivre le quotidien, c’est apprendre à souffrir « , conclut Tibou Kamara.

Des mots accueillis par un tonnerre d’applaudissements dans la salle.

Il est 16h 30, les hôtesses abordent les uns et les autres dans les stands et couloirs afin de rejoindre la grande salle des spectacles pour la cérémonie de clôture.

Malgré la grande chaleur, on se bouscule pour occuper les rares fauteuils libres.

Damantang Camara, le porte-parole du gouvernement, toujours en observateur est assis à côté du mnistre du Budget.

Le Premier ministre Mamadi Youla est annoncé pour clôturer le forum.

Dans l’improvisation, le ministre Yero Balde fait une autopsie du forum.

En vrai maître de conférence, il termine son message en demandant aux uns et aux autres de juger l’impact du forum.

Tout en restant modeste devant le premier ministre, il s’en félicite néanmoins des 15 000 élèves et étudiants qui, durant les 3 jours, prirent l’assaut du forum.

Les 90 stands ont été inondés par les visiteurs comme en témoignent l’un des exposants qu’on a entendu dire lors du discours du ministre Yero Baldé.

Il appartiendra au prmier ministre Mamadi Youla de prononcer le discours de clôture écrit par le soin de ses conseillers de ce 1er forum de l’étudiant guinéen.

Il est 17 heures, l’heure du bilan.

Bangaly Camara, recteur de l’institut de Kountiya ne cache pas son enthousiasme et sa satisfaction devant ses élèves.  » Ce forum a permis à chaque université et institut de formation d’étaler son savoir faire. Je crois vraiment que les absents doivent actuellement regretter leur décision. En tout, chez les 20 000 000 GNF que nous avons déboursés pour obtenir le droit de participation n’ont pas été vains « , affirme-t-il.

De l’autre côté, Zenab Camara cheffe de cabinet du ministere de l’enseignement supérieur donne ses premières impressions avec quelques journalistes avant de se livrer à des séances de photos avec son ministre.

 » Nous avons testé le mécanisme dit innovant (partenariat privé-public) ; je pense que cela nous a réussis. Je vous annonce que les 1 milliard 300 mille francs ont été financés sans un centime du budget national. Nous enverrons dans les jours à venir des fiches d’évaluation à nos différents partenaires pour recueillir leurs avis et suggestions sur le forum.

Pour l’instant, nous avons le sentiment que les 8 conférences et les différents échanges directs entre étudiants et les exposants ont été bénéfiques pour tous « , affirmé Zenab Camara, visiblement satisfaite.

Les rideaux de ce 1er forum de l’étudiant se ferment avec les analyses de cette étudiante de l’université Barak Obama de Conakry :  » Je pense que ce forum a contribué à notre formation et surtout à l’orientation des élèves et étudiants… »

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Suivez le JT RTG du lundi 1er mai 2017

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