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Plan Marshall pour l’Afrique : Les espoirs et les déceptions en vue

Il n’y a pas de « plan Marshall » pour l’Afrique. George Marshall est mort depuis 1959. D’un certain avis, c’est le plus grand visionnaire, mais aussi et surtout le grand boutefeu, dans la mesure où il a contribué fortement à la scission du monde en deux blocs et la création de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Crédit photo : Page Facebook Alpha Condé, président.

Un plan Marshall pour l’Afrique, on a entendu ça bien des années auparavant de Nicolas Sarkozy. Voilà Angela Merkel qui le relance. Alassane Ouattara a bien raison de lui attribuer la paternité, du moins dans la mise en œuvre.

L’esprit du plan Marshall original. A peine un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, George Marshall, alors Secrétaire d’Etat américain, profitant d’une remise des diplômes à l’université de Harvard, le 5 juin 1945, prononça ce fameux discours pour dérouler son plan devant les étudiants. Mais parlant aux étudiants, il s’adressait principalement aux dirigeants européens, prêtez l’attention :

« Les besoins de l’Europe en produits alimentaires et autres produits essentiels( essentiellement de l’Aérique) au cours des trois ou quatre années à venir dépassent à ce point sa capacité à de paiements qu’elle a besoin d’une aide supplémentaire importante, si on veut lui éviter de graves troubles économiques, sociaux et politiques… Les conséquences sur l’économie américaines seront claires pour tous. Il est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser le retour du monde à une santé économique normale, sans laquelle il ne peut y avoir ni stabilité politique ni paix assurée. Notre politique n’est dirigée contre aucun pays ni doctrine, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos. Son but devrait être le rétablissement d’une économie mondiale saine, de façon à permettre le retour à des conditions politiques et sociales dans lesquelles peuvent exister des institutions libres. Une telle assistance, j’en suis convaincu, ne peut être établie sur une base fragmentaire au fur et à mesure qu’apparaît telle ou telle crise. Toute assistance de la part de notre gouvernement doit être non un palliatif, mais un remède…. Il est déjà évident que, avant que le gouvernement puisse progresser dans ses efforts pour améliorer la situation et aider les Européens sur la voie de la reprise, il doit exister un accord entre es pays européens sur les besoins de la situation et sur la part que ces pays prendront de façon à prolonger l’action de notre propre gouvernement. Il ne serait ni convenable ni efficace de notre part de mettre en application unilatéralement un programme destiné à remettre l’Europe sur ses pieds, économiquement. C’est l’affaire des Européens. L’initiative, à mon avis, doit en venir d’Europe. Le rôle de notre pays devrait consister à aider les Européens à élaborer un tel programme, et ensuite à appliquer, dans la mesure où nous pourront le faire. Le programme devrait être agréé par la majorité, sinon la totalité, des nations européennes. »

En effet, l’Europe était K.O débout sur un champ de ruine après la deuxième guerre mondiale. Les risques de conflits sociaux dus à la pauvreté ne manquaient pas pour faire basculer certains pays dans le communisme. Il fallait tout faire pour relever et stabiliser politiquement et socialement les pays d’Europe occidentale. Tout ce dont l’Europe pouvait avoir besoin pour se relever et marcher lui fut fourni par l’Uncle Sam. Les alliances se resserrèrent entre les 16 pays d’Europe bénéficiaires et les USA. La scission et le distancement se firent nets avec la Russie et les autres pays d’Europe de l’Est. Résultat, naissance de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Le plan Marshall avait atteint les résultats les plus optimistes, et le principal fut d’éviter l’expansion du communisme en Europe de l’ouest.

Le plan Marshall a été une aide qui a aidé l’Europe à se passer de l’aide. En sera-t-il de même de cette copie ?

On sait que l’Europe est en panne de partenaires commerciaux viables et fiables. L’Amérique lui a tourné le dos, économiquement ; elle a aussi tourné le dos à la Russie, un de ses principaux partenaires ; l’Asie est plutôt exportatrice qu’importatrice ; l’Afrique, la grande cigale (ayant chanté tout l’été) est un marché vierge, croit-on. Malgré toutes les milliers de petites aides au développement, elle est toujours là, sur place, en train de faire du sur-place et à accueillir de l’aide d’où qu’elle vienne. Le nouveau plan Marshall, ou Merkel, elle l’attend de pieds fermes, les yeux fermés.

Mais, est-ce vraiment pour la recherche d’un partenariat gagnant-gagnant, commercialement et économiquement, suffisamment pour garder ses migrants à la maison, parce que cette affaire de migrants commence à être de trop en Europe ?

Cette question doit se poser parce que depuis les indépendances, les trois-quarts de l’aide ont été soit détournés, soit engloutis dans l’exécution de l’aide, ça n’a rien rapporté. La lutte contre la corruption et les « biens mal acquis », qui sont presque partout, ne seront pas partout, tôt ou tard ?

La gestion clanique du pouvoir et des ressources des pays en est une cause principale. Sans une démocratie véritable, le plan Merkel ira à vau-l’eau, et cela, quels que soient les efforts de ce plan. Mais encore, dans l’application et dans l’exécution de ce plan Merkel, l’Europe s’est-elle entendue sur la contribution de chaque pays qui la compose ? Les pays d’Afrique ont des orientations politiques divergentes, comment définir une politique générale commune pour l’effectivité et l’efficacité de ce plan mirifique et mirobolant ?

Et cela n’est pas pour jouer au gâte-sauce ou au troube-fête.

Plan Marshall pour l’Afrique : Les espoirs et les déceptions en vue

Il n’y a pas de « plan Marshall » pour l’Afrique. George Marshall est mort depuis 1959. D’un certain avis, c’est le plus grand visionnaire, mais aussi et surtout le grand boutefeu, dans la mesure où il a contribué fortement à la scission du monde en deux blocs et la création de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Crédit photo : Page Facebook Alpha Condé, président.

Un plan Marshall pour l’Afrique, on a entendu ça bien des années auparavant de Nicolas Sarkozy. Voilà Angela Merkel qui le relance. Alassane Ouattara a bien raison de lui attribuer la paternité, du moins dans la mise en œuvre.

L’esprit du plan Marshall original. A peine un mois après la capitulation de l’Allemagne hitlérienne, George Marshall, alors Secrétaire d’Etat américain, profitant d’une remise des diplômes à l’université de Harvard, le 5 juin 1945, prononça ce fameux discours pour dérouler son plan devant les étudiants. Mais parlant aux étudiants, il s’adressait principalement aux dirigeants européens, prêtez l’attention :

« Les besoins de l’Europe en produits alimentaires et autres produits essentiels( essentiellement de l’Aérique) au cours des trois ou quatre années à venir dépassent à ce point sa capacité à de paiements qu’elle a besoin d’une aide supplémentaire importante, si on veut lui éviter de graves troubles économiques, sociaux et politiques… Les conséquences sur l’économie américaines seront claires pour tous. Il est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser le retour du monde à une santé économique normale, sans laquelle il ne peut y avoir ni stabilité politique ni paix assurée. Notre politique n’est dirigée contre aucun pays ni doctrine, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos. Son but devrait être le rétablissement d’une économie mondiale saine, de façon à permettre le retour à des conditions politiques et sociales dans lesquelles peuvent exister des institutions libres. Une telle assistance, j’en suis convaincu, ne peut être établie sur une base fragmentaire au fur et à mesure qu’apparaît telle ou telle crise. Toute assistance de la part de notre gouvernement doit être non un palliatif, mais un remède…. Il est déjà évident que, avant que le gouvernement puisse progresser dans ses efforts pour améliorer la situation et aider les Européens sur la voie de la reprise, il doit exister un accord entre es pays européens sur les besoins de la situation et sur la part que ces pays prendront de façon à prolonger l’action de notre propre gouvernement. Il ne serait ni convenable ni efficace de notre part de mettre en application unilatéralement un programme destiné à remettre l’Europe sur ses pieds, économiquement. C’est l’affaire des Européens. L’initiative, à mon avis, doit en venir d’Europe. Le rôle de notre pays devrait consister à aider les Européens à élaborer un tel programme, et ensuite à appliquer, dans la mesure où nous pourront le faire. Le programme devrait être agréé par la majorité, sinon la totalité, des nations européennes. »

En effet, l’Europe était K.O débout sur un champ de ruine après la deuxième guerre mondiale. Les risques de conflits sociaux dus à la pauvreté ne manquaient pas pour faire basculer certains pays dans le communisme. Il fallait tout faire pour relever et stabiliser politiquement et socialement les pays d’Europe occidentale. Tout ce dont l’Europe pouvait avoir besoin pour se relever et marcher lui fut fourni par l’Uncle Sam. Les alliances se resserrèrent entre les 16 pays d’Europe bénéficiaires et les USA. La scission et le distancement se firent nets avec la Russie et les autres pays d’Europe de l’Est. Résultat, naissance de l’OTAN et du Pacte de Varsovie. Le plan Marshall avait atteint les résultats les plus optimistes, et le principal fut d’éviter l’expansion du communisme en Europe de l’ouest.

Le plan Marshall a été une aide qui a aidé l’Europe à se passer de l’aide. En sera-t-il de même de cette copie ?

On sait que l’Europe est en panne de partenaires commerciaux viables et fiables. L’Amérique lui a tourné le dos, économiquement ; elle a aussi tourné le dos à la Russie, un de ses principaux partenaires ; l’Asie est plutôt exportatrice qu’importatrice ; l’Afrique, la grande cigale (ayant chanté tout l’été) est un marché vierge, croit-on. Malgré toutes les milliers de petites aides au développement, elle est toujours là, sur place, en train de faire du sur-place et à accueillir de l’aide d’où qu’elle vienne. Le nouveau plan Marshall, ou Merkel, elle l’attend de pieds fermes, les yeux fermés.

Mais, est-ce vraiment pour la recherche d’un partenariat gagnant-gagnant, commercialement et économiquement, suffisamment pour garder ses migrants à la maison, parce que cette affaire de migrants commence à être de trop en Europe ?

Cette question doit se poser parce que depuis les indépendances, les trois-quarts de l’aide ont été soit détournés, soit engloutis dans l’exécution de l’aide, ça n’a rien rapporté. La lutte contre la corruption et les « biens mal acquis », qui sont presque partout, ne seront pas partout, tôt ou tard ?

La gestion clanique du pouvoir et des ressources des pays en est une cause principale. Sans une démocratie véritable, le plan Merkel ira à vau-l’eau, et cela, quels que soient les efforts de ce plan. Mais encore, dans l’application et dans l’exécution de ce plan Merkel, l’Europe s’est-elle entendue sur la contribution de chaque pays qui la compose ? Les pays d’Afrique ont des orientations politiques divergentes, comment définir une politique générale commune pour l’effectivité et l’efficacité de ce plan mirifique et mirobolant ?

Et cela n’est pas pour jouer au gâte-sauce ou au troube-fête.

Conakry : le Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 2018-2022 validé

Le Plan Cadre des Nations-Unies pour l’Aide au Développement (PNUAD/UNDAF) 2018-2022 a été validé ce mercredi 24 mai à Conakry, a-t-on constaté sur place.

 S’exprimant au nom des agences du Système des Nations-Unies, le Co-président du Groupe pour l’Harmonisation des Programmes (GHP), M. Cheick Fall, a indiqué que cette rencontre de validation technique du Plan Cadre des Nations-Unies pour l’Aide au Développement a pour objectif de passer en revue le contenu du document en montrant son alignement avec les priorités nationales telles qu’inscrites dans le PNDS 2016-2022. Ainsi, a-t-il ajouté, montrer la cohérence et la synergie des interventions pour accroitre l’impact de la contribution du système des Nations Unies.

Le gouvernement guinéen, représenté par le Secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération Internationale, Péma Guilavogui a rappelé que le Plan Cadre des Nations Unies pour l’aide au Développement a été élaboré suite à une analyse approfondie du contexte socioéconomique qui a permis l’ensemble des entités onusiennes de renforcer la cohérence et la pertinence de leur accompagnement à la relance socioéconomique et post-Ebola et à la contribution des acquis démocratiques, en appui à la formulation  du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020.

 Poursuivant, Péma Guilavogui a fait comprendre que pour mieux répondre aux défis actuels de développement de notre pays, le gouvernement et les agences du système des Nations Unies en Guinée s’efforcent de renforcer l’alignement de leurs deux cycles de programmation.

 

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