Archief

Categories

agriculture

Parlement : Le budget du ministère de l’Agriculture revu à la baisse en Guinée

Le passage des ministres devant les parlementaires se poursuit. Vendredi 8 décembre, Kiridi Bangoura, ministre à la présidence chargé de l’Agriculture a présenté le projet de budget 2018 de son département. Suivant la Loi de finances révisée de 2017, le budget alloué au département de l’Agriculture s’élevait à quatre cent soixante-un milliards quatre vingt sept millions neuf cent soixante quinze mille deux cent trois francs guinéens (461 087 975 203 GNF) contre trois cent vingt quatre milliards huit cent soixante dix neuf millions sept cent vingt six mille francs guinéens (324 879 726 000 GNF) pour l’année 2018.

L’examen de ce projet met ainsi en évidence la réduction drastique du budget 2018 de 29,54 % par rapport à celui de l’exercice 2017.

Selon le ministre, le taux d’exécution des crédits budgétaires exercice 2017 est de 99 % alors que le taux de décaissement est de 84 %.

Le ministre d’Etat a fait remarquer qu’en plus, « ce budget ne prévoit pas de couvrir l’appui-conseil aux producteurs, les aménagements hydro-agricoles, les infrastructures (pistes rurales, structures de conservation et de transformation) qui sont des domaines qui relèvent éminemment des fonctions régaliennes de l’Etat et qui dépassent largement les capacités des producteurs et de leurs organisations ».

Par ailleurs, Kiridi Bangoura estime que le niveau du budget de 2017 contraste largement avec les objectifs assignés à son département pour contribuer pleinement à l’atteinte de la sécurité alimentaire et aussi avec les engagements relatifs à la déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, à Maputo, en juillet 2003, auxquels notre pays a souscrit en matière d’allocation de 10% du budget national à l’Agriculture.

« C’est pourquoi, les défis qui interpellent le secteur de l’agriculture et le pays dans le contexte actuel, à savoir : l’impérieuse nécessité de poursuivre les efforts de soutien à la production pour atteindre l’objectif d’autosuffisance alimentaire en allouant à l’agriculture au moins les 10% du budget national, conformément aux engagements de Maputo, considéré aussi comme un minimum d’efforts pour requérir le soutien et l’accompagnement des partenaires internationaux. La nécessité d’entretenir et de consolider la dynamique du gouvernement pour le secteur agricole comme secteur prioritaire pour la transformation économique du pays », a-t-il rappelé.

En tout état de cause, le ministère de l’Agriculture sollicite que le budget 2018, soit rehaussé à la dimension de l’ambition que le gouvernement lui accorde dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).

« Nous ne devrons pas perdre de vue que la réduction du budget de la campagne agricole dans le contexte actuel risque de fragiliser le secteur productif », a indiqué le ministre d’Etat. Et de conclure : « En dépit des potentialités et des opportunités agro écologiques dont dispose le pays, des défis importants restent encore à relever quand on sait que le développement rural concerne plus de 70% de la population et subséquemment doit jouer un rôle stratégique dans la croissance de l’économie nationale ».

Kankan: quand le coût du Kou (Igname) devient un coup d’arrêt à la consommation locale

L’igname est un des nombreux tubercules produits dans onze des douze sous-préfectures de Kankan. Et depuis un peu plus d’un mois, sa commercialisation a commencé aussi bien avec les grossistes dans les magasins de stock au marché Dibida qu’avec les détaillants qui sillonnent la ville.

 

Mais le hic, c’est que l’igname est devenue de plus en plus inaccessible à la bourse des citoyens moyens en raison de la flambée vertigineuse, année après année, de son prix.  Tenez, à ce jour, 5 à 6 tubercules d’ignames sont revendus entre 20 000 et 40 000 Francs guinéens, selon leurs tailles.

D’après les opérateurs locaux de cette filière, plusieurs contraintes seraient à l’origine de cette cherté du prix de ce produit. Outre les difficultés d’accès aux zones de production, des vendeuses d’igname au marché Dibida à l’image de Missiraba Camara, Saranba Keïta et Nana Konaté,  accusent les producteurs  depuis les champs d’être à l’origine de cette hausse du prix de l’igname.

«C’est à partir des marchés hebdomadaires que nous nous approvisionnons. Mais là, nous achetons un tubercule entre 8 000 et 8 500 Francs. C’est sur ces prix que nous ajoutons les frais de transports et la manutention pour revendre ici à Kankan, 5 à 6 ignames entre 20 000 et 40 000 Francs en fonction de leurs grosseurs », explique dame Nana Konaté.

Ceci étant, la grande consommation de l’igname par les Kankanais s’est drastiquement résorbée. Désormais, ces tubercules seraient en grande partie transportés vers Conakry et certains pays voisins de la Guinée (Mali, Sénégal, Guinée-Bissau etc.)

Mais à ce niveau aussi, la concurrence des producteurs de la région forestière (Macenta) et le relèvement du niveau de la production en République du Mali aurait notamment contribué à détourner la clientèle Malienne et de Conakry, apprend-on.

D’où la nécessité pour le gouvernement guinéen d’apporter incessamment un soutien concret à la filière locale d’igname afin d’éviter son extinction tôt ou tard, a plaidé Sébory Konaté, un des opérateurs de ce produit à Kankan.

En attendant cette improbable assistance de la part de l’Etat, l’igname, jadis très prisée dans les foyers de Kankan comme petit déjeuner, est en passe d’être supplantée par le haricot, le pain et ou le Lafidi.

En tout cas, l’igname ancrée depuis des lustres dans les habitudes alimentaires  des kankanais ainsi que toutes ses périodes fastes  telles que ‘’Kankan kougbè’’, c’est-à-dire l’igname bouillie, fade, sans assaisonnement très prisée à Kankan ou ‘’IPKou’’, allusion faite à la très grande consommation, dans le temps, de l’igname par les services de restauration de l’université de Kankan, autrefois appelée IPK (Institut Polytechnique de Kankan), est bien partie pour s’inscrire, si rien n’est fait pour sauver le secteur, sur la liste des produits agricoles vivriers menacés d’extinction surtout en raison des effets conjugués du marasme économique, de la pauvreté et du chômage de masse qui frappe de plein fouet la population

Ministère de l’Agriculture : Jacqueline Sultan passe le témoin à Kiridi Bangoura

Nommée le 14 septembre par décret présidentiel en remplacement de Jacqueline Marthe Sultan à la tête du ministre de l’Agriculture, pour assurer l’intérim, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, a été installé dans ses nouvelles fonctions ce mardi 19 septembre par Sékou Kissi Camara, Secrétaire général du gouvernement.

Après un long discours-rappel de la ministre sortante sur les activités réalisées et les acquis pendant son passage à la tête du département, Naby Youssouf Bangoura, qui a charge d’assurer, cumulativement à ses fonctions de Secrétaire général à la présidence l’intérim, a d’abord salué les efforts fournis par celle qui l’a précéde.

Kiridi Bangoura reconnaît que la ministre sortante a contribué avec dévouement à la mise en œuvre de la politique de développement agricole du pays.  » A la tête de cet important département, elle a fait preuve de leadership et elle a su mobiliser l’ensemble de ses collaborateurs. Elle a notamment fourni beaucoup d’efforts dans la révision du Programme national de développement agricole (PNDA), du Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) et du Programme accéléré de sécurité alimentaire et nutritionnel et de développement agricole durable (PASANDAD), une initiative du président de la République en faveur des projets prioritaires « , a indiqué Kiridi Bangoura.

Pour le désormais ministre par intérim de l’Agriculture, le choix stratégique du président de la République de faire de l’agriculture la priorité de la stratégie d’émergence économique de la Guinée est fondé sur des constats dont entre autres, le fait que : 70% de la population vit de l’agriculture ; le potentiel en terre et en eau du pays lui donne les moyens d’assurer des revenus à la presque totalité de la population ; les produits agricoles sont des sources de revenus aussi importantes et plus pérennes que les gisements miniers.

Il a rappelé la vision de développement agricole du président de la République qui, à son avis, doit constituer la colonne vertébrale tout en restant ouverte aux programmes et initiatives qui peuvent soutenir harmonieusement l’ambition du pays de passer d’une agriculture prospère et durable basée sur la maîtrise des filières de cultures vivrières et des cultures de rente.

La période intérimaire, a souligné le ministre entrant, consistera à raffermir la prise en compte des orientations présidentielles dans la politique sectorielle, à améliorer la coordination stratégique entre les services centraux ; à renforcer la présence des services déconcentrés dans la mise en œuvre concrète des programmes et projets en cours.

A trois mois de l’année budgétaire, Kiridi Bangoura estime que l’effort doit être concentré sur la clôture de la campagne agricole, la préparation des récoltes et l’organisation de la journée agricole programmée à N’Zérékoré par le président de la République, ainsi que des initiatives présidentielles en cours, café arabica pour la Moyenne Guinée, café et cacao en Guinée Forestière et la deuxième campagne du programme anacarde.

Divagation des animaux à Tougué : Le préfet lance un avertissement aux communes réticentes

La divagation des animaux est devenue récurrente dans la préfecture de Tougué. Pour endiguer ce fléau, le préfet El Hadj Abdourahmane Baldé avait tenu une réunion avec les maires des communes et sous-préfets au cours de laquelle des  consignes fermes leur avaient été données pour  mettre fin à ce phénomène.

A ce jour, force est de constater que cette décision d’interdiction de la divagation des animaux domestiques (chèvres, moutons, vaches) n’est pas totalement appliquée par les administrateurs territoriaux notamment dans la commune urbaine et dans les communes rurales de Konah et Koin.

C’est pourquoi, dans un communiqué rendu public par la radio rurale de Tougué signé du général de l’administration par ordre du préfet, le premier magistrat de Tougué,  lance un avertissement aux autorités concernées. Le communiqué précise que toute défaillance observée dans une localité, sera sanctionnée par la suppression pure et simple du conseil communal de la localité concernée et la dissolution du conseil du district.

« La campagne agricole en cours, suffisamment dotée par le président de la République en engrais et  en intrants agricoles ne doit pas échouer par le fait de la divagation des animaux », soutient le communiqué.

Cet avertissement est rentré en vigueur depuis 31 juillet 2017. Toutefois, il ne semble pas faire tache d’huile car  la plupart des  éleveurs continuent de mal gérer leur bétail qui  dévaste des cultures la nuit.

Il faut  noter qu’il avait été instruit aux éleveurs de gérer leur bétail la nuit et aux agriculteurs de faire des clôtures et surveiller leurs cultures la journée.

Divagation des animaux à Tougué : Le préfet lance un avertissement aux communes réticentes

La divagation des animaux est devenue récurrente dans la préfecture de Tougué. Pour endiguer ce fléau, le préfet El Hadj Abdourahmane Baldé avait tenu une réunion avec les maires des communes et sous-préfets au cours de laquelle des  consignes fermes leur avaient été données pour  mettre fin à ce phénomène.

A ce jour, force est de constater que cette décision d’interdiction de la divagation des animaux domestiques (chèvres, moutons, vaches) n’est pas totalement appliquée par les administrateurs territoriaux notamment dans la commune urbaine et dans les communes rurales de Konah et Koin.

C’est pourquoi, dans un communiqué rendu public par la radio rurale de Tougué signé du général de l’administration par ordre du préfet, le premier magistrat de Tougué,  lance un avertissement aux autorités concernées. Le communiqué précise que toute défaillance observée dans une localité, sera sanctionnée par la suppression pure et simple du conseil communal de la localité concernée et la dissolution du conseil du district.

« La campagne agricole en cours, suffisamment dotée par le président de la République en engrais et  en intrants agricoles ne doit pas échouer par le fait de la divagation des animaux », soutient le communiqué.

Cet avertissement est rentré en vigueur depuis 31 juillet 2017. Toutefois, il ne semble pas faire tache d’huile car  la plupart des  éleveurs continuent de mal gérer leur bétail qui  dévaste des cultures la nuit.

Il faut  noter qu’il avait été instruit aux éleveurs de gérer leur bétail la nuit et aux agriculteurs de faire des clôtures et surveiller leurs cultures la journée.

Agriculture: vers la relance de l’exportation de l’ananas frais de la Guinée sur les marchés internationaux

A la demande de la Primature, le ministère de l’Agriculture en collaboration avec le Bureau d’exécution stratégique de la Primature et les principaux acteurs du secteur, a pris l’initiative de relancer l’exportation de l’ananas frais de la Guinée vers les marchés internationaux, a affirmé Jacqueline Sultan à Guinéenews.

En effet, exportatrice de premier rang jusque dans les années ‘’70’’ et reconnue pour la qualité de ses variétés  d’ananas, dit-on, la Guinée a été absente des principaux marchés de consommation d’ananas frais ces dernières années.

L’initiative du ministère de l’Agriculture pourrait permettre à plusieurs  producteurs de Forécariah et de Kindia de bénéficier de l’encadrement technique de la Coopérative Burquiah, dit-on, une coopérative qui aurait une expérience importante dans l’exportation d’ananas vers l’Union Européenne, ainsi que de celui de la Fédération des Planteurs Fruitiers de Basse-Guinée, qui se serait engagée à fournir un suivi rapproché de l’ensemble des producteurs concernés.

Le Bureau d’Exécution Stratégique de la Primature (BES) a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives phares du gouvernement par le développement et l’incubation d’approches de mise en œuvre et de gouvernance efficaces, durables et axées sur les résultats. Les projets pilotes du BES sont axés sur l’agriculture, les mines et le développement.

«Pour  nous, l’objectif c’est d’augmenter la productivité à l’hectare pour passer  de 30 tonnes à 50 Tonnes à l’hectare. Ça suppose qu’on ait du matériel végétal. Et l’autre aspect c’est d’augmenter les superficies. A date, sur les deux bassins de production concernés par cette relance, le bassin Forécariah et le bassin Kindia, nous comptabilisons à peu près 250 hectares de superficie emblaver pour l’ananas. L’objectif, c’est qu’en 2020 on arrive à 1000 hectares. Donc, multiplier par quatre ces superficies et augmenter les rendements de 30 à 40 Tonnes à l’hectare », a annoncé la ministre de l’Agriculture.

Cette année, a-t-elle indiqué, le département en charge de l’Agriculture entend avoir suffisamment du matériel végétal pour passer de 200 hectares à 400 hectares en 2018. « Nous avons des champs de rejets que nous sommes en train d’accompagner pour qu’il y ait suffisamment de matériel végétal pour emblaver et passer de 200 à 400 hectares en 2018. Nous doublons pratiquement les superficies. Et si nous arrivons à augmenter la productivité, nous pensons pouvoir exporter environ 400 Tonnes d’ananas fruit sur des marchés étrangers. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes à 400 Tonnes de production. Nous sommes à quelques milliers de production d’ananas, mais l’ambition, c’est quand même d’enclencher la dynamique d’exportation de l’ananas », a expliqué Jacqueline Sultan.

 

Agriculture : 972 hectares de champ de maïs dévastés par des chenilles, à Kindia

C’est un sentiment de déception qui anime aujourd’hui l’ensemble des producteurs de maïs de la préfecture de Kindia. De nombreux champs de culture ont été carrément dévastés par des chenilles cette année. A en croire le directeur préfectoral de l’agriculture de Kindia, 972 hectares de maïs ont été dévorés par ces insectes nuisibles qui attaquent les feuilles des maïs et progressivement détruisent aussi les bourgeons. Les producteurs de cette culture qui croyaient avoir un rendement meilleur cette année, ont finalement vu leur espoir s’écroulé comme un château de carte.

« Les services techniques ont été déployés au niveau de toutes les sous-préfectures principalement, ce sont des conseillers agricoles qui agissent. C’est un service rapproché par rapport à cela. Donc la démarche c’était de partir de district en district pour estimer les superficies atteintes et ce sont ces données que nous sommes en train de recueillir au jour d’aujourd’hui. Sur les 10 sous-préfectures de Kindia, nous avons reçu les données de 6 ce qui fait les 972 hectares dévastés par ces chenilles », affirme Aboubacar 2 Camara, directeur préfectoral de l’agriculture.

« Nous ne connaissons pas ce genre d’insectes qui nous crée d’énormes difficultés en détruisant nos champs. Nous sommes très inquiets, par rapport à l’invasion de ces chenilles », s’inquiète Mamadouba Soumah, cultivateur.

Localement, ces producteurs ne disposent aucun moyen pour freiner l’élan de ces insectes dévoreurs, mais ils mènent tout de même quelques démarches techniques pour mettre des données de bases fiables à la disposition de la direction nationale des végétaux et des denrées stockées. « A notre niveau, nous n’avons pas les moyens pour agir directement. Quand on a une catégorie d’ennemies de ce genre, il faut utiliser une technique appropriée afin de tuer ces insectes sans détruire la plante elle-même », affirme le directeur préfectoral de l’agriculture.

Vu les dégâts causés par ces insectes dévoreurs, ces agriculteurs demandent l’appui technique aux autorités compétentes afin de leur aider à déterminer la nature de l’insecte.

C’est un véritable coup dur pour les producteurs de maïs de la préfecture. Car ces insectes dévastateurs donnent du fil à retorde à ces agriculteurs. La situation quant à elle va de mal en pire, pour l’heure, on ignore le type de chenille qui dévorent les champs.

 

Agriculture : Alpha Condé sur les traces de Conté – La haute hiérarchie militaire dotée de tracteurs neufs

Lors de l’inauguration du pont de Kaka, situé à Coyah, le président Alpha Condé a fait beaucoup d’annonces, notamment la réalisation d’une autoroute Coyah-Kindia et plus tard sur l’axe Kindia-Mamou au bénéfice des populations.

Dans son speech, le chef de l’Etat guinéen, à l’image de feu Lansana Conté, a estimé que pour sortir de l’autosuffisance alimentaire, les Guinéens doivent produire du riz en quantité. Car, affirmait-il, l’achat du riz importé coûte beaucoup cher au trésor public, d’où la nécessité de renverser une telle tendance. C’est pourquoi, il a lui-même affirmé vouloir produire 400 hectares de riz à Dubreka et la même superficie à Kouroussa.

C’est dans le même ordre d’idée qu’Alpha Condé a distribué des tracteurs à la haute hiérarchie militaire pour encourager celle-ci a s’impliquer (?). C’est du moins ce qu’a affirmé une source bien informée à Guinéenews©.  » Le président a compris que le secteur minier, contrairement à ce qu’il avait pensé au départ ne peut développer la Guinée. C’est pourquoi, il s’est rabattu sur l’agriculture et les énergies pour sortir la Guinée de l’autosuffisance alimentaire. Il en fait désormais un point d’honneur en vue d’inciter les Guinéens à se lancer dans la production du riz, qui est essentiel pour l’alimentation dans notre pays…Pour cette raison qu’il a distribué des tracateurs à la haute hiéarchie militaire ce mois-ci pour leur encourager à se lancer dans l’agriculture », a esquissé notre source d’information.

La Guinée possède un potentiel énorme en matière agricole. Mais la non maîtrise de l’eau, la mauvaise répartition des entrants et semences, les contraintes liées à la conservation, au transport des produits agricoles vers les marchés causent d’énormes difficultés aux producteurs dans leur zone de production. Que dire du manque de transformation sur place ?

Agriculture : 15 motos et un véhicule pour 624 groupements du Fouta

C’est un geste de l’Union Européenne (UE) qui s’inscrit dans le cadre de l’appui aux producteurs de la République de Guinée, en général et ceux des régions de Labé et Mamou, en particulier. Il s’agit principalement de 624 groupements évoluant dans les préfectures de Mali-Yembering, Gaoual et Koundara, a appris Guinéenews.org.

La remise officielle de ces engins roulants s’est tenue samedi 3 mai à Timbi-Madina en présence des heureux bénéficiaires et des autorités locales. Cela a été possible grâce à la Fédération des paysans du Foutah Djallon (FPFD), de laquelle relèvent ces 624 groupements. Fiancés à 100 % par l’union Européenne en collaboration avec le CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement), ces 15 motos et le véhicule sont destinés non seulement aux techniciens de la zone concernés mais aussi aux formateurs et aux superviseurs.

Onze motos ont directement été remises à 11 techniciens évoluant dans le cadre de la sécurité alimentaire, résilience et agro-écologie (SARA).

Il s’agit des trois techniciens de Gaoual, des quatre techniciens de Mali Yembering et des quatre autres techniciens de Kounkara.

Il faut signaler que les dernières motos sont revenues aux quatre formateurs basés au siège de la Fédération des paysans du Fouta Djallon (FPFD). Pour ce qui est de la voiture, elle servira selon nos informations, aux missions de supervision des activités des groupements de la Moyenne Guinée.

«Ces motos, sont avant tout des moyens de locomotion destinés aux techniciens basés dans ces trois préfectures et qui encadrent les groupements. Donc, ils ont des tâches immenses dans l’encadrement des producteurs tant sur le plan technique que sur le plan organisationnel.

Sur l’ensemble de la zone concernée par le projet, il y a 624 groupements. Donc, ces groupements vont être appuyés sur le plan technique dans la production et ils vont également être appuyés sur le plan organisationnel. Les techniciens vont utiliser ces motos pour se déplacer entre les différents groupements », a précisé Mamadou Sylla, le Responsable des opérations du projet Sara au niveau de la fédération des paysans du Foutah Djallon.

Par ailleurs, les groupements concernés par ce geste de l’Union Européenne produiront en plein temps. C’est-à-dire en plus de la saison hivernale, ils vont élargir leurs activités à la saison sèche. Voilà pourquoi des techniciens, formateurs et des superviseurs ont été équipées afin de bien assuré le suivi des différents groupements a appris Guinéenews de sources concordantes.

Alaidhy Sow Labé, pour Guinéenews.org

 

Cet article Agriculture : 15 motos et un véhicule pour 624 groupements du Fouta est apparu en premier sur Guinéenews.

Agriculture: le parlement autorise un accord de financement de 23 millions USD

Depuis le 13 mars dernier, la Guinée et l’Association internationale pour le développement (IDA) ont signé un accord de financement d’une valeur de 23 millions de dollars en vue son programme agricole.

Ce mardi 16 mai, les députés ont adopté à l’unanimité cet accord de financement dont la date de clôture de remboursement est fixée au 15 septembre 2054.

Par ce crédit, le gouvernement entend consolider la filière riz ainsi que d’autres segments clés de la sécurité alimentaire dont le maïs, le manioc, les cultures horticoles/légumes, le soja, l’élevage  à cycle court et la pisciculture.

Cet argent va permettre de renforcer le transfert de technologies aux producteurs et assurer la mise à l’échelle de la diffusion de variétés améliorées et d’autres technologies, tant nationales que régionales avec notamment les TIC.

Ce programme vise également à améliorer davantage l’intégration des femmes et des jeunes dans les secteurs de l’agriculture, les services de production et d’appui à la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, mais aussi à assurer un suivi régulier de la sauvegarde environnementale.

Ce prêt est fixé à un taux maximum d’engagement de 0,5% par an, alors que le taux d’intérêt est de 1,5625% avec une date moratoire de six ans.

Quant à la durée de remboursement, elle est de 31 ans à partir du 15 mars 2023 et la date clôture de décaissement est fixée  au 31 décembre 2019.

Selon l’honorable Alfa Mohamed Diallo, la mise en œuvre de cet accord de financement va permettre à la Guinée d’améliorer la production céréalière, d’atteindre un niveau de production suffisant pour la sécurité alimentaire et de s’inscrire dans la perspective d’une agriculture moderne et durable, productive et compétitive sur les marchés inter communautaires, voire internationaux.

 

Cet article Agriculture: le parlement autorise un accord de financement de 23 millions USD est apparu en premier sur Guinéenews.

Evénements de Boké : Les propositions de l’UFR de Sidya Touré pour sortir de la crise

Les événements de Boké ont fait la une de l’actualité ce weekend au niveau des états-majors des partis politiques. A l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) tenue samedi 29 avril 2017 à Conakry, les responsables du parti ont, tour à tour, abordé le sujet en ne se limitant pas seulement aux constats ou aux dénonciations, mais par des propositions de solutions de sortie de crise.

Parlant en introduction des activités du président du parti, le député Goyo Zoumanigui a annoncé que ce dernier a reçu le jeudi dernier une importante délégation de la Guinée Forestière venue lui demander d’honorer de sa présence pour une manifestation pour la consolidation de la paix en région forestière où des conflits intercommunautaires sont récurrents. Cette manifestation est prévue du 4 au 6 mai sous la présidence du président de la République.

Abordant les événements de Boké, Goyo Zoumanigui a déploré le comportement des administrateurs ainsi que des citoyens. « Boké, c’est notre fief. Et tout ce qui touche Boké, nous va droit au cœur. Dans l’ensemble, ce qui s’est passé là-bas est regrettable. Aussi bien dans le comportement de l’administration locale que dans le comportement des citoyens. Chacun doit faire son travail. Et c’est quand chacun fait son travail que la République peut fonctionner normalement. Si chacun faisait son travail, il y a beaucoup de choses qui auraient trouvé facilement solution », a-t-il déclaré.

Pour le député Saîkou Yaya Barry, gérer c’est prévoir. « Il est important que quand les populations revendiquent quelque chose, que ceux qui sont censés les gouverner réfléchissent et fassent de cela un problème sérieux pour trouver des solutions qui s’imposent. Aujourd’hui, nous savons tous que la bauxite, les populations ne peuvent pas en bénéficier rapidement parce que c’est quelque chose qu’on envoie à l’étranger, c’est l’Etat qui doit récupérer les devises et qui doit faire une répartition. Mais ce qui est clair, l’agriculture est le domaine de prédilection des populations de Boké. Si l’environnement est entamé, elle ne pourra pas travailler dans de bonnes conditions. C’est une des régions qui produisent l’anacarde, c’est une des régions où on trouve des agrumes et nos pauvres femmes travaillent pour trouver cela. Mais si l’environnement est entamé, ça ne pas les aider à nourrir leur famille. Parce qu’il faut avoir un minimum pour envoyer les enfants à l’école, mais c’est aussi un problème de santé publique », a expliqué le député avant d’inviter l’exécutif à prendre des mesures qui s’imposent.

« Il faudrait bien que l’exécutif réfléchisse rapidement et trouve une solution pour permettre à cette population de vivre aisément dans cette région. Nous interpelons l’exécutif pour cela parce que c’est un problème sérieux qui concerne des Guinéens. Nous interpelons l’exécutif de prendre rapidement des mesures pour permettre aux populations de Boké de vivre dans la paix et la quiétude », a indiqué Saikou Yaya Barry.

Pour sa part, Boubacar Barry a fait des propositions de solutions que le parti pourrait faire pour une sortie de crise, Boké étant, dit-il, sur le plan politique un fief de l’UFR. La preuve, a-t-il ajouté, c’est que le parti a un député uninominal et des délégations spéciales au niveau des communes rurales.

« Le gouvernement a manqué d’anticipation. On espère, qu’avec la prise du décret qui crée ce qu’on appelle zone économique spéciale, que ce cadre va permettre de trouver des solutions idoines aux problèmes des « Bokekas ». Il s’agit, en réalité pour les personnes ressources, les cadres et tous ceux qui peuvent influencer d’une manière décisive la mise en œuvre de cette zone économique spéciale, de réfléchir le plus rapidement possible sur les programmes d’urgence », propose Boubacar Barry.

Et d’ajouter : « Nous, nous ferons notre travail, en tant que conseil, au niveau du haut représentant du chef de l’Etat, probablement, il y aura des propositions concrètes. Mais au niveau aussi des cadres de Boké, il faudrait maintenir un lobbying en identifiant l’ensemble des problèmes prioritaires, à commencer par l’environnement en poursuivant par le développement dans des secteurs à forte dominance de pauvreté. Toutes ces actions concrètes vont permettre de rattraper le retard. Parce que le nombre de sociétés minières qui évoluent à Boké, si l’on revoit à la hausse le prélèvement sur leurs chiffres d’affaires, je pense, on peut très rapidement constituer un fonds. Je dirais que la zone spéciale doit commencer par la mise en place d’un fonds spécial et réfléchir dans le cadre de l’exécution de ce fonds sur les projets prioritaires qui ont un impact direct sur l’évolution et l’environnement de la société de Boké ».

Cet article Evénements de Boké : Les propositions de l’UFR de Sidya Touré pour sortir de la crise est apparu en premier sur Guinéenews.