Archief

Categories

agriculteurs

Agriculture : 972 hectares de champ de maïs dévastés par des chenilles, à Kindia

C’est un sentiment de déception qui anime aujourd’hui l’ensemble des producteurs de maïs de la préfecture de Kindia. De nombreux champs de culture ont été carrément dévastés par des chenilles cette année. A en croire le directeur préfectoral de l’agriculture de Kindia, 972 hectares de maïs ont été dévorés par ces insectes nuisibles qui attaquent les feuilles des maïs et progressivement détruisent aussi les bourgeons. Les producteurs de cette culture qui croyaient avoir un rendement meilleur cette année, ont finalement vu leur espoir s’écroulé comme un château de carte.

« Les services techniques ont été déployés au niveau de toutes les sous-préfectures principalement, ce sont des conseillers agricoles qui agissent. C’est un service rapproché par rapport à cela. Donc la démarche c’était de partir de district en district pour estimer les superficies atteintes et ce sont ces données que nous sommes en train de recueillir au jour d’aujourd’hui. Sur les 10 sous-préfectures de Kindia, nous avons reçu les données de 6 ce qui fait les 972 hectares dévastés par ces chenilles », affirme Aboubacar 2 Camara, directeur préfectoral de l’agriculture.

« Nous ne connaissons pas ce genre d’insectes qui nous crée d’énormes difficultés en détruisant nos champs. Nous sommes très inquiets, par rapport à l’invasion de ces chenilles », s’inquiète Mamadouba Soumah, cultivateur.

Localement, ces producteurs ne disposent aucun moyen pour freiner l’élan de ces insectes dévoreurs, mais ils mènent tout de même quelques démarches techniques pour mettre des données de bases fiables à la disposition de la direction nationale des végétaux et des denrées stockées. « A notre niveau, nous n’avons pas les moyens pour agir directement. Quand on a une catégorie d’ennemies de ce genre, il faut utiliser une technique appropriée afin de tuer ces insectes sans détruire la plante elle-même », affirme le directeur préfectoral de l’agriculture.

Vu les dégâts causés par ces insectes dévoreurs, ces agriculteurs demandent l’appui technique aux autorités compétentes afin de leur aider à déterminer la nature de l’insecte.

C’est un véritable coup dur pour les producteurs de maïs de la préfecture. Car ces insectes dévastateurs donnent du fil à retorde à ces agriculteurs. La situation quant à elle va de mal en pire, pour l’heure, on ignore le type de chenille qui dévorent les champs.

 

Agriculture : Alpha Condé sur les traces de Conté – La haute hiérarchie militaire dotée de tracteurs neufs

Lors de l’inauguration du pont de Kaka, situé à Coyah, le président Alpha Condé a fait beaucoup d’annonces, notamment la réalisation d’une autoroute Coyah-Kindia et plus tard sur l’axe Kindia-Mamou au bénéfice des populations.

Dans son speech, le chef de l’Etat guinéen, à l’image de feu Lansana Conté, a estimé que pour sortir de l’autosuffisance alimentaire, les Guinéens doivent produire du riz en quantité. Car, affirmait-il, l’achat du riz importé coûte beaucoup cher au trésor public, d’où la nécessité de renverser une telle tendance. C’est pourquoi, il a lui-même affirmé vouloir produire 400 hectares de riz à Dubreka et la même superficie à Kouroussa.

C’est dans le même ordre d’idée qu’Alpha Condé a distribué des tracteurs à la haute hiérarchie militaire pour encourager celle-ci a s’impliquer (?). C’est du moins ce qu’a affirmé une source bien informée à Guinéenews©.  » Le président a compris que le secteur minier, contrairement à ce qu’il avait pensé au départ ne peut développer la Guinée. C’est pourquoi, il s’est rabattu sur l’agriculture et les énergies pour sortir la Guinée de l’autosuffisance alimentaire. Il en fait désormais un point d’honneur en vue d’inciter les Guinéens à se lancer dans la production du riz, qui est essentiel pour l’alimentation dans notre pays…Pour cette raison qu’il a distribué des tracateurs à la haute hiéarchie militaire ce mois-ci pour leur encourager à se lancer dans l’agriculture », a esquissé notre source d’information.

La Guinée possède un potentiel énorme en matière agricole. Mais la non maîtrise de l’eau, la mauvaise répartition des entrants et semences, les contraintes liées à la conservation, au transport des produits agricoles vers les marchés causent d’énormes difficultés aux producteurs dans leur zone de production. Que dire du manque de transformation sur place ?