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Exclusif : Des officiers de police arrêtés pour trafic de passeports guinéens, à Conakry

De sources proches du ministère de la sécurité, Guinéenews© a appris que des officiers de police (2), un soldat et une femme ont été arrêtés puis libérés provisoirement (?) pour vente illicite des passeports guinéens aux étrangers moyennant paiement d’un montant de cinq millions de francs guinéens (5.000.000 GNF).

Parmi les officiers de police impliqués dans ce trafic présumé de passeport, figurent Elga Traoré, un agent de l’immigration très connu dans le milieu, Martin Kpogomou, directeur central adjoint de la police de l’air et des frontières, une certaine Mme Nabé du service informatique et le brigadier-chef Condé, également du service informatique de la direction centrale de police de l’air et des frontières en charge du traitement des dossiers de passeport.

Aux dernières nouvelles, ces officiers de police impliqués dans cette affaire présumée de trafic de passeport et qui devraient être transférés seraient en liberté provisoire.

Joint au téléphone par Guinéenews©, le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, Moundjour Chérif dit « ne pas être au courant ». Toutefois, un de ses agents en l’occurrence le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mafanco, a confirmé la nouvelle au micro de votre quotidien électronique. « Les policiers devraient être déférés ce lundi 3 juillet 2017. Mais je ne sais pas si cela est fait… », a précisé Aly Touré.

 Comment le réseau a été démantelé ?

Selon nos informations, ce sont deux jeunes commissaires de police, Laye Keita et Larack Barry qui ont démantelé le réseau, il y a  à peu près un mois. En effet, un homme d’origine libanaise et connaissant très bien les rouages de l’administration publique guinéenne et conscient que certains agents de l’État sont facilement corruptibles, serait venu voir un policier afin de l’aider à se procurer d’un passeport biométrique guinéen même s’il n’y a pas droit. Ce dernier lui aurait exigé de payer un montant de vingt millions de francs (20.000.000 GNF). Mais le Libanais a trouvé ce montant trop élevé. C’est ainsi qu’il a approché un démarcheur du nom d’Ismaël Camara qui travaille pour le réseau d’Elga Traoré, un agent du service de l’immigration guinéenne, considéré, comme étant le présumé cerveau de ce réseau de trafiquants de passeports guinéens. Toujours selon nos informations, pour un montant de 5 millions de nos francs, ce réseau a pu confectionner le passeport pour le Libanais. Ils l’ont fait en by-passant la procédure normale comme cela est coutume en Guinée.

Normalement, apprend-on, une fois que les dossiers sont déposés pour l’acquisition d’un passeport, il y a deux contrôles à faire avant de finaliser la procédure : le pré-contrôle des documents et leur validation conformément à la loi avant signature. Cette tâche est effectuée par le directeur central de la police de l’air et des frontières ou de son adjoint. Mais seulement voilà, le passeport attribué au Libanais n’a suivi aucune procédure légale, car il n’y aurait aucun document de base relatif au passeport qu’on a fait pour le Libanais. Et cyniquement, après avoir obtenu le passeport guinéen, le même Libanais est revenu montrer ledit passeport qu’il a obtenu avec les gens qui ont refusé de l’aider et qui lui avaient exigé 20 millions pour pouvoir le faire.

Informés de la situation, Laye Keita et Larack Barry ont, à leur tour, mis au courant le directeur central de la police de l’air et des frontières, le commissaire Lamine Keita. Après vérification, il s’est avéré que Lamine Keita, habilité à approuver les demandes de passeport n’a ni donné son accord, ni signé le passeport qui a été confectionné pour ce Libanais dont l’identité ne nous a pas été révélée pour des fins d’enquêtes, dit-on. C’est son adjoint Martin Kpogomou qui l’aurait signé, ce qui justifie l’arrestation de ce dernier.

« Quand le directeur central a eu ces infos, il a trouvé le flou qui a entouré ce dossier et l’a confié directement à la gendarmerie nationale. Effectivement, la gendarmerie a fait ses investigations qui ont abouti à l’arrestation de ces quatre individus cités plus haut dans cette présumée affaire de trafic de passeport », précisent nos sources..

Selon une autre source policière, le Libanais aurait contacté tout d’abord Almamy Conté, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kaloum afin de l’aider à avoir non seulement un extrait de naissance mais aussi lui faire faire un passeport biométrique guinéen. Ce dernier aurait décliné l’offre avant d’informer les services de sécurité qui auraient procédé à l’arrestation des présumés auteurs de cet acte de corruption. Cependant, nous n’avons pu joindre le procureur pour confirmer ces informations malgré nos multiples tentatives et surtout la persistance de cette source policière.

Pourquoi les prévenus ont-ils été libérés provisoirement ?

Après les investigations faites par la gendarmerie, il y a eu un vice de forme, a-t-on appris de source policière. « Les gens se sont posés la question de savoir pourquoi c’est à la gendarmerie qu’on a confié les enquêtes en lieu et place de la direction de la police judiciaire (DPJ). Ce sont les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont compétentes de faire un tel travail car sa ressort de leur domaine d’intervention. C’est pourquoi l’enquête a été confiée à la DPJ au lieu de la gendarmerie », affirme un OPJ qui n’a pas voulu être cité.

Pour ce qui est la libération des prévenus, il a confirmé, mais, a-t-il insisté, c’est une libération provisoire car ils (les présumés prévenus) viennent de présenter tous les jours à la DPJ pour les besoins d’enquête. Cette information vient corroborer les propos du procureur de la république près le tribunal de première instance de Kaloum. « C’est à partir de la DPJ (direction de la police judiciaire) que leur libération ou leur déferrement à la justice est décidé(e)…», a renchéri M. Touré le procureur de la république près le tribunal de première instance de Mafanco.

Des milliers de Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur souffrent de l’obtention des passeports biométriques guinéens. Pourtant, plusieurs étrangers notamment Nigérians, Libériens, Libanais, Léonais s’en procurent au travers des cadres et autres agents corrompus de l’État guinéen moyennant paiement de dizaine de nos francs. Dans un passé récent, des hauts cadres du ministère des Affaires étrangères avaient été jugés et condamnés pour une affaire similaire de vente illicite de passeports guinéens aux étrangers, qui souvent sont impliqués dans de sombres affaires. C’est pourquoi, depuis un bon bout de temps, c’est le président Alpha Condé lui-même qui signe les passeports diplomatiques, apprend-on.

Une enquête réalisée par Youssouf Boundou Sylla avec la collaboration Tokpanan Doré et Sekou Sanoh pour Guinéenews©

Absentéismes au service: 54 agents de santé dans la ligne de mire des autorités sanitaires de Labé

Les nouvelles recrues de la fonction publique au compte du département de la Santé ont du mal à se rendre ou à se maintenir à leurs lieux de mutation respectifs. Ce qui constitue aujourd’hui une épine dans le pied des responsables de la Santé de Labé. Quelques mois seulement après leur déploiement, des agents de santé n’auraient toujours pas rejoint leur poste d’affectation. C’est le cas de la région administrative de Labé où sur un total de 516 agents affectés, la direction régionale de la Santé (DRS) enregistre déjà un total de 54 absents.

Une situation qui préoccupe Dr El Hadj Mamadou Oudy Bah, le directeur régional de la Santé de Labé qui rappelle d’abord les dispositions prises par son département pour gérer ce genre de situation. « Le ministère de la Santé nous avait donné des instructions. La première instruction était de suivre les agents tous les mois parce que comme on a l’habitude de voir les choses, quand les agents sont mutés, généralement ils viennent prendre service et retournent aussitôt après avoir bancarisé leur salaire. Finalement, tu ne les verras plus. Alors, c’est ainsi que le ministère nous a demandé de faire la situation à la fin de chaque mois. Et c’est ce que nous avons fait pour ce mois d’avril et nous avons remonté l’information », soutient-il.

C’est en fonction de cette situation que le ministère de la Santé va payer les nouvelles recrues, poursuit Dr Oudy tout en livrant le nombre d’absents recensés dans la région de Labé. «Ils vont envoyer les salaires. Ceux qui sont présents seront payés. Ainsi, nous avons envoyé la liste. Par exemple à Labé, ici, sur l’ensemble des agents déployés sur le territoire de la préfecture, il y a 37 absents. A Koubia, nous avons enregistré deux absences. A Lélouma, nous avons enregistré une absence. A Mali, c’est un total de 10 agents qui ont été cochés absents. Et à Tougué, il y a 4 absences. Ce qui fait un total de 54 absents dans la région », précise le DRS.

« Maintenant, nous avons reçu une autre liste d’agents qui étaient en formation pour une longue durée, que le département a redéployés vers le ministère de la Santé. Pour le moment, ceux-ci ont des congés de formation. Je ne sais pas si les 54 absents sont tous en formation ou s’ils ne sont pas en formation. Dans tous les cas, le salaire de ces 54 absents n’arrivera pas à Labé. Ne seront payés que ceux qui sont sur place », insiste Dr Oudy Bah.

Pour ce qui est des causes éventuelles de ces multiples absences, le directeur régional de la Santé de Labé est on ne peut plus clair : « ce sont les DPS (directions préfectorales de la Santé) qui pourront bien nous situer. Mais quand ils nous donnent un nom souvent, c’est une absence non justifiée. On a envoyé toute la situation au niveau du ministère de la Santé qui promet de nous faire revenir après examen, en nous déposant les salaires. Et les gens vont être payés par billetage. Ce sont ceux qui sont sur place et qui travaillent qui seront payés ; mais ceux dont les noms ne seront pas remontés, leur salaire restera à Conakry », conclut le DRS de Labé.

Pour rappel, malgré le déploiement de ces 516 agents dans la région administrative de Labé, nombreux sont les postes de santé et centres de santé situés en rase campagne qui souffrent toujours du manque de personnel.

Alaidhy Sow à Labé pour Guinéenews.org

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Guinée : Six blessés par balles entre manifestants et forces de l’ordre, à Boké

Le bilan des manifestations des populations de Boké pour reclamer l’eau et le courant élecrique ne fait que s’alourdir, a-t-on constaté sur place.

Six (6) blessés par balle dont un cas grave, c’est le nouveau bilan enregistré ce mercredi matin à Boké dans ces émeutes entre forces de l’ordre et manifestants. Les blessés se trouvent actuellement à l’hôpital régional de Boké. Un agent de la Croix Rouge que nous avons joint au téléphone, n’a pas fait trop de commentaires sur ce sujet.  » Je m’occupe des blessés monsieur le journaliste. Veuillez me rappeler après. « , affirmé Jeacque Andrea, cet agent de la Croix Rouge à Guinéenews©.

Ce bilan vient s’ajouter à la longue liste des dégâts matériels importants enregistrés ( cas de la mairie, du siège d’EDG et dautres édifices publics) qui ont été vandalisės depuis le début de cette manifestation.

Les altercations entre force de l’ordre venues de Conakry et les manifestants  a commencé dans la nuit du mardi à mercredi et se sont intensifiées tôt ce mercredi matin. Dans la ville, des tirs se font entendre et les fumées de gaz lacrymogène se font sentir partout et même dans les concessions familiales.

Au moment où nous publions cette (12h 50 mn), une équipe d’EDG arrivée la nuit d’hier à Boké, vient de lancer les travaux de réparations du réseau électrique dans la ville.

Depuis lundi 24 avril, les populations de Boké manifestent pour protester contre le manque d’eau et de courant électrique. Le même type de manifestaion a eu lieu dans d’autres régions de la Guinée.

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