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N’Zérékoré:des agents des forces de défense et de sécurité sur le front anti violences basées sur le genre

Plusieurs agents des forces de défense et de sécurité ainsi que des représentants des organisations de la société civile de la région de N’Zérékoré suivent actuellement une session de formation sur les violences basées sur le genre.

La cérémonie de lancement qui a eu lieu ce lundi 3 juillet dans la salle de conférence de la Maison du paysan de N’Zérékoré, a regroupé les autorités locales, responsables de sécurité et représentants des partenaires techniques et financiers. La formation s’inscrit dans le cadre du projet CEDEAO – Union Européenne sur les armes légères et de petits calibres.

Dans son intervention, le Coordinateur national du projet a expliqué que cette session vise, en d’autres termes, à améliorer non seulement l’environnement sécuritaire dans la région mais aussi à renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité (FDS) et organisations de la société civile dans le domaine de la violence armée basée sur le genre.

« Financée par l’Union Européenne à travers le 10e FED, cette initiative de la CEDEAO est de lutter contre la circulation illicite des armes légères et de petits calibres à travers la collecte volontaire des armes illicites en échange des microprojets de développement communautaire », a indiqué Saïkou Sow, Coordinateur national du projet.

Et d’ajouter : «en Guinée, l’esprit de ce programme recommande la formation des FDS et des organisations de la société civile sur la violence basée sur le genre. C’est dans ce cadre que le PNUD, en collaboration avec la Commission Nationale de lutte contre les Armes Légères et de Petits Calibres (ComNat-ALPC, organise cette formation. »

Pour sa part, le gouverneur de région Lancei Condé est revenu sur les mérites de ce projet qui, selon lui, vise à instaurer une paix durable dans la région. Il a aussi insisté sur l’implication des jeunes, des leaders religieux et politiques pour, dit-il, aboutir à un bon résultat.

« Il faut faire en sorte que tous les acteurs de notre société soient imprégnés du contenu du projet pour pouvoir sensibiliser les citoyens afin de rendre les armes. On ne peut pas parler aussi de ce processus sans parler de genre parce que ce sont les femmes qui savent où sont cachées les armes de leurs maris », dira-t-il.

Facely Konaté