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Pisciculture : Présentation des résultats de l’étude diagnostic du potentiel piscicole guinéen

Les résultats de l’étude diagnostic du potentiel piscicole guinéen et du plan stratégique pour son développement ont été présentés jeudi 21 juin à Conakry, à l’occasion d’un atelier organisé par la direction nationale de la pisciculture,  en vue du développement de la pisciculture dans le pays.
Présidée par le ministre des Pêches, de  l’Aquaculture et de l’économie maritime, la rencontre a regroupé des partenaires techniques et financiers, des représentants de projets et programmes, des sociétés mixtes et des directeurs techniques des départements ministériels impliqués dans les activités de la pisciculture. Elle a pour but de partager avec les partenaires : les résultats de deux études afin de recueillir les avis et contributions ; inviter les différents partenaires et acteurs de développement de s’aligner sur la stratégie du ministère des Pêches.
                   
Dans son allocution, le ministre André Loua a rappelé que ce travail est le résultat de la mobilisation d’un assistant technique de la direction nationale de la pisciculture à travers le financement de l’Agence française de développement et de l’Union Européenne dans le cadre du développement de la  riz-pisciculture en Guinée Forestière.
La journée a connu une annonce relative au démarrage de l’étude de faisabilité pour la réalisation d’un projet national de développement de la pisciculture, qui résulte du diagnostic et des axes stratégiques définis à cet effet.
André Loua a d’ailleurs félicité, à cet effet, l’IRAM qui a été sélectionné pour la réalisation de cette étude qui est en cours.
« Notre pays recèle d’un potentiel diversifié en pisciculture, aussi bien en eaux salées que saumâtres ; son exploitation rationnelle conduirait à une autosuffisance alimentaire et comblerait le déficit de consommation en protéines halieutiques, déficit qui est notoire parmi nos populations rurales des zones éloignées », a souligné le ministre des Pêches.
Il a ajouté que l’objectif poursuivi par son département est de créer et soutenir les conditions favorables pour permettre de tirer le maximum de profits socio-économiques de ce potentiel de façon durable pour le bien-être des populations.
Avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a souligné le ministre, il est amorcé, essentiellement en Guinée Forestière, le développement d’une pisciculture familiale intégrée aux exploitations agricoles paysannes sur près de 2000 sites. « Les résultats sont très satisfaisants, l’engouement et la demande y restent encore forts et l’action d’appui mérite d’être poursuivie et étendue », a-t-il indiqué. A ces résultats, s’ajoutent ceux qui sont issus des PTF en Haute Guinée, Moyenne Guinée et dans cette même région forestière.
Au regard de la situation des captures de pêches maritime et fluviale d’une part et des données sur la croissance démographique des décennies prochaines. D’autre part, André Loua a rappelé qu’il est important de se pencher sur le développement de la pisciculture, si nous voulons effectivement contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
« C’est pour dire que la détermination et l’engagement politique du président de la République à inscrire cette thématique parmi ses priorités constituent un atout pour soutenir ce développement pour le bien-être des populations, surtout en zones rurales », a soutenu André Loua.
Selon Ly Mohamed Moustapha, secrétaire exécutif du comité pour une pêche durable, le projet de développement de la rizi-pisciculture en Guinée Forestière (2012-2017), financé par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne, a permis de mobiliser une assistance technique pour appuyer la DNP (direction nationale de la pêche) dans la réalisation de l’étude diagnostique du potentiel piscicole guinéen et formuler un plan stratégique de développement.