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Afrique du Sud

Soudan : Que signifie ce nouveau pied de nez de El Béchir à la CPI ?

La Cour Pénale Internationale (CPI) a maintes fois demandé avec insistance aux Etats africains l’extradition de El Béchir sans succès. Alors qu’il était au Kenya, il y a eu tractations et tiraillements, mais par une astuce quelconque, El Béchir avait pu atteindre son avion. A peine à l’aéroport de son pays, il s’est mis à danser comme un balais sur la passerelle, content et soulagé d’avoir échappé. On avait cru qu’il ne se hasarderait plus hors du Soudan, c’est bien mal le connaître. Lors du sommet de l’UA (union africaine) en Afrique du sud, la CPI avait encore demandé son arrestation, c’était plus sérieux que la fois précédente, mais encore par une exfiltration en catimini. Tous les aéroports civiles étaient sous surveillance, disait-on, c’est par un aéroport militaire qu’il aurait été soustrait aux griffes de la justice. Encore une fois, on croyait que c’était la dernière sortie, c’est encore bien mal connaître son espiègle plaisir à rire continuellement au nez de la CPI, puisqu’il avait voulu se rendre en Arabie Saoudite mais il aurait été empêché par l’Uncle Trump. Ce n’était encore que partie remise, lors d’un autre sommet au Maroc, qui n’a pas de lien avec la CPI, il s’y était rendu et revenir chez lui sans encombre ; le revoilà au Rwanda pour l’investiture de Paul Kagame, le Rwanda n’a rien avec la CPI. Entre Anglophones et Francophones, il n’y a pas consensus. Certains verraient une forte pression des uns sur les autres en cas de l’extradition d’un des leurs dans les liens de la justice. Crédit photo : Liberation.fr.

Et si El Béchir se déplace librement alors qu’il a un mandat contre lui, c’est que la CPI est en perte visible de vitesse, surtout que les défenseurs des droits de l’homme de Libye viennent de se faire entendre au sujet de l’assassinat de Kadhafi, ils clabaudent au sujet d’une plainte déposée contre Nicolas Sarkozy et le Qatar bien avant certains cas déjà examinés alors que leur plainte n’a jusqu’à présent pas de suite, ce qui ne fait que conforter les détracteurs de la CPI.

Dans ces conditions donc, El Béchir aura-t-il envie de venir se dégourdir les jambes en Guinée ou au Sénégal ?

Mandela Day : MTN Guinée offre des vivres aux pensionnaires de la cité de la solidarité

Le 18 juillet 2017, l’humanité a célébré la Journée internationale Nelson Mandela, appelée encore Mandela Day. Proclamée par l’UNESCO le 10 novembre 2009, cette journée est célébrée chaque 18 juillet afin de commémorer la contribution de Nelson Mandela à la promotion d’une culture de paix.

Cette journée, chaque citoyen est invité à consacrer 67 minutes de son temps à une œuvre au service de la collectivité, en mémoire des 67 années que Mandela a vouées à sa lutte pour l’égalité, la réconciliation et la diversité culturelle.

Dans le cadre de la commémoration de cette journée, MTN-Guinée a offert des vivres aux démunis se trouvant à la Cité de la Solidarité de Taouyah, mais aussi à 10 étudiants qui ont montré leur prouesse dans les nouvelles technologies.

Mme Diallo Aminata Kaba, manager relations publiques à MTN-Guinée, explique le bien fondé de ces actions humanitaires : « Nous sommes là à la Cité de la Solidarité parce que nous allons participer à la commémoration de l’anniversaire de Nelson Mandela qui aurait eu ses 99 ans aujourd’hui. Donc c’est une occasion pour nous de marquer notre soutien à notre partenaire de longue date qui est l’ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée. Aujourd’hui, nous avons tenu à marquer cet événement en offrant des bourses d’études à 10 étudiants qui sont dans les nouvelles technologies en Guinée. Alors nous avons des prix de 3 millions à 10 millions GNF. Ce qui permettra aux étudiants de faire leur année universitaire prochaine dans des bonnes conditions, s’acheter du matériel, payer des loyers, etc. Nous avons aussi fait des dons en denrées alimentaires, dont des sacs de riz, des bidons d’huile, etc. Nous avons offert aussi des bonbons aux enfants pour qu’ils se sentent dans la communauté. Il est important de leur montrer qu’ils ne sont pas oubliés, malgré les situations difficiles qu’ils vivent. »

L’étudiant Moussa Cissé a gagné le premier prix de ce Mandela Day composé de 10 millions GNF grâce à sa plateforme Easy School.

Coupe de la CAF : le onze entrant du Horoya AC contre Super Sports United

Dix ans après le Fello Stars de Labé, le Horoya AC est engagé, cette année, en coupe africaine inter-clubs. En match aller de la phase des poules de la Coupe de la Confédération, le HAC défie, ce vendredi en Afrique du Sud, le Super Sport United.
Fondé en 1985, le Matsatsanta (surnom des bleus), autrefois appelé « Prétoria City FC », a été racheté dix ans plus tard par la chaîne sud-africaine de télé, SuperSport.
Trois fois champions d’Afrique du Sud de 2008 à 2010 et quatre fois victoires de la Coupe (1999, 2005,2012 et 2016), le Horoya AC hérite d’un ténor du football sud-africain, qui concurrence Kaiser Chiefs, Mamelodie Sundowns et Orlando Pirates.
Au classement général de la Ligue 1 Sud-africaine de football pro, Super Sports United est quatrième avec 48 points pour douze victoires, douze nuls et quatre défaites et 42 buts marqués contre 25 buts encaissés. Il est derrière Bidvest, leader avec 57 points suivi de Mamelodie Sundowns, 55 points et Cape Town City, 52 points.
Au tour préliminaire, Super Sports a éliminé, successivement, les malgaches d’Elgeco Plus Afa (0-0, 2-1), puis les libériens des Barrack Young (0-0, 5-0) et les Soudanais d’El Ahly Shandy, en match des barrages (0-1, 4-0).
A quelques minutes du coup d’envoi du match, le Horoya AC a eu du mal à rallier le stade. Le bus sensé transporter les joueurs au stade n’étant toujours pas en place.

Gardien:
Germain BERTHE

Défenseurs:
Aboubacar CAMARA (cp), Ben Youssouf CAMARA, Alsény CAMARA, Alsény BANGOURA

Milieux:
Ibrahima Sory SOUMAH, Ibrahima Sory SANKHON, Baffour SEBE

Attaquants:
Francis DIPITA, Bassirou OUEDRAOGO, Ocansey MANDELA

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Paléoanthropologie : la découverte de Homo naledi délivre l’Afrique d’un fardeau

La découverte et la datation de Homo naledi faisant coïncider son existence à la même époque que l’homo sapiens, en l’occurrence l’homme moderne, remet en cause la théorie de l’évolutionnisme de Charles Darwin. Et si l’évolutionnisme est erroné chez l’homme, il est faux dans tous les autres domaines de la création.

Depuis la découverte des deux condyles à côté d’un ossement incomplet attribué à un hominidé baptisé « Lucy » en Ethiopie en 1974 et arrosé d’un torrent de bière au moment où la chanson Lucy des Beatles passait en fond sonore, c’était parti pour « l’homme descend du singe » et comme l’Afrique est l’habitacle des grands singes, c’est le « berceau de l’humanité ». 

Cette théorie faite de bric et de broc qui dit que « l’homme descend du singe » vient d’être battue par la découverte en Afrique du sud des ossements d’une quinzaine d’hominidés au complet, plus semblables à ceux de l’homme moderne que ceux de Lucy et baptisés Homo naledi.

Les paléoanthropologues américains qui ont mis ces ossements au jour depuis 2013 viennent de livrer leurs conclusions au public : Homo naledi a vécu entre 200 et 300 mille ans, c’est –à-dire à la même époque que l’apparition sur terre de l’homme.

Les spécificités de l’Homo naledi : Le chainon manquant  pour soutenir la position verticale chez les autres hominidés découverts avant Lucy sont indéniables chez l’Homo naledi. On dit que tous les os sont de l’homme : dents, tibia, fémur, phalanges des pieds sauf les mains avec des phalanges  identiques à ceux de l’orang-outan, c’est-à-dire légèrement recourbés et une plus petite capacité crânienne.

Ainsi, le schéma de l’évolution de l’homme quittant le singe à quatre pattes qui se lève petit à petit pour épier et guetter le danger de loin jusqu’à adopter la position verticale définitive à travers les temps grâce aux condyles des genoux…, tout ce tralala est tombé à l’eau. On a encore envie d’interroger les séquenceurs pour savoir  à quoi servent les 95% de génomes que l’homme et le singe ont en commun, puisqu’aucune transplantation d’organe ou de transfusion sanguine n’est possible ? 

 Mais pour autant, toute l’énigme n’est pas résolue, bien au contraire. Si toutes les races humaines proviennent d’Adam et d’Eve, les 200 à 300 mille ans ont-il suffi à les différencier à ce point, si on comparaissait un nordiste à un équatorien ? La mutation et la ressemblance entre Asiatiques et Indiens de l’Amazonie, entre les Européens du nord et du sud, entre les Arabes d’Asie et du Moyen-Orient, entre les Africains des savanes et des grandes forêts équatoriales peuvent se concevoir facilement, mais pas entre toutes les races de la terre. Ils y a trop de différences marquantes que les 200 ou 300 mille ans n’ont pas pu suffire pour changer et différencier si radicalement les différentes races humaines.

« L’homme descend du singe », y avait-il une fierté quelconque à en tirer par les intellectuels et devanciers africains en leur temps de cette assertion hasardeuse, hâtive et flatteuse, qu’on ne le sait, mais ils avaient réclamé et revendiqué haut, à cor et à cri, que l’Afrique est le berceau de l’homme. Les footballeurs africains de notre époque reçoivent le boomerang en pleine poire. Des cris de singe leur font péter tous les plombs. On pense à ce Ghanéen Muntari, dont les supporters du Syli National garderont en mémoire cette frappe des 22 mètres. Ce Muntari n’est pas fier d’être descendant du singe, et pas que lui. Actuellement, quand un Blanc dans les rue d’Europe épluche une banane de façon expressive et ostentatoire, les Noirs se renfrognent et sont dans des petits souliers. La ministre de la Justice de France, Christiane Tobira, n’a pas échappé à cette galéjade de l’histoire, quand elle avait pris la décision de légaliser le mariage pour tous. 

Dire que l’Afrique est le berceau de l’homme était une grande galéjade de l’histoire dont les premiers intellectuels africains se sont couverts, exactement comme ils ont revendiqué la négritude qui leur est retournée à la figure. Quel Africain peut-il revendiquer actuellement d’être nègre ? Pourtant d’autres l’avaient soutenu. Comment se défendre d’être les premiers sur terre et d’être à la traine, technologiquement parlant ? Même si homo naledi a été découvert e Afrique du sud, sur le continent africain, il ne faut plus faire des conclusions hâtives

 Cette galéjade vient de tomber, pas l’ironie qu’elle a suscitée. Et parce que les parents ont mangé des raisins verts, les enfants ont eu des dents cariées pour l’éternité. Ils ne veulent plus l’assumer mais comment laver cette flétrissure de l’histoire que les devanciers leur ont collée sur le front ? 

La question reste posée !

Moïse Sidibé

 

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Coupe de la CAF : le Horoya AC effectue sa première sortie à Johannesburg

Engagé en coupe de la Confédération, le Horoya AC de Conakry s’est envolé pour Johannesburg où il fera sa première sortie, le 14 mai prochain en Afrique du Sud, contre son homologue de Super Sports United.

Selon les responsables du club, la délégation officielle du club de Matam comprend 48 membres, dont 24 joueurs, dix du staff techniques et quatorze du bureau. Côté joueurs, le groupe est au complet. Aucun blessé.
Si le gardien sénégalais, Khadim N’diaye n’est pas de la partie, le technicien français, Victor Zvunka, pourrait compter, au front de son attaque, sur le retour virevoltant de Sékou Amadou Camara « Trezeguet », auteur d’un doublé ce week-end pour sa première apparition depuis son retour de l’aventure.
Les 24 joueurs retenus
Gardiens :
Germain BERTHE, Moussa CAMARA, Almamy Amadou BANGOURA
Défenseurs :
Ben Youssouf CAMARA, Aboubacar Gal CAMARA, Alseny CAMARA, Alseny BANGOURA, Thierno CAMARA, Abou Mangue CAMARA, Ibrahima Sory BANGOURA
Milieux de terrain :
Ibrahima Sory SANKHON, Ibrahima Sory SOUMAH, Baffour SEBE, Yacouba MANDO, Brefo MENSAH, Abdoulaye CAMARA, Daouda CAMARA,
Attaquants:
Ocansey MANDELA, Bassirou OUEDRAOGO, Sekou Ahmed CAMARA, Aboubacar Kilé BANGOURA, Francis DIPITA
Dans l’autre match, le FC Mounana se mesurera au Tout Puissant Mazembé, me champion en titre

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Engagé en coupe de la Confédération, le Horoya AC de Conakry s’est envolé pour Johannesburg où il fera sa première sortie, le 14 mai prochain en Afrique du Sud, contre son homologue de Super Sports United.

Selon les responsables du club, la délégation officielle du club de Matam comprend 48 membres, dont 24 joueurs, dix du staff techniques et quatorze du bureau. Côté joueurs, le groupe est au complet. Aucun blessé.
Si le gardien sénégalais, Khadim N’diaye n’est pas de la partie, le technicien français, Victor Zvunka, pourrait compter, au front de son attaque, sur le retour virevoltant de Sékou Amadou Camara « Trezeguet », auteur d’un doublé ce week-end pour sa première apparition depuis son retour de l’aventure.
Les 24 joueurs retenus
Gardiens :
Germain BERTHE, Moussa CAMARA, Almamy Amadou BANGOURA
Défenseurs :
Ben Youssouf CAMARA, Aboubacar Gal CAMARA, Alseny CAMARA, Alseny BANGOURA, Thierno CAMARA, Abou Mangue CAMARA, Ibrahima Sory BANGOURA
Milieux de terrain :
Ibrahima Sory SANKHON, Ibrahima Sory SOUMAH, Baffour SEBE, Yacouba MANDO, Brefo MENSAH, Abdoulaye CAMARA, Daouda CAMARA,
Attaquants:
Ocansey MANDELA, Bassirou OUEDRAOGO, Sekou Ahmed CAMARA, Aboubacar Kilé BANGOURA, Francis DIPITA
Dans l’autre match, le FC Mounana se mesurera au Tout Puissant Mazembé, me champion en titre

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Qualifications Coupe du Monde de Basketball 2019: la Guinée dans une poule relevée

Le tirage au sort des éliminatoires de la coupe du monde de basket-ball FIBA 2019 s’est déroulé, dimanche à Guangzhou, en Chine, en présence de l’ancienne star des Chicago Bulls, Scottie Pippen, deux fois champion olympique (1992 et 1996).

Parmi les invités, l’on notait également la présence effective de Sakoba Keita, patron du Basketball guinéen.
Au total, 80 pays prendront part à ces qualifications dans quatre continents entre novembre 2017 et février 2019.
En Afrique, seize pays ont été repartis dans un groupe de quatre équipes chacun.
Groupe A : Guinée, Afrique du Sud, Cameroun et Tunisie
Groupe B : Ouganda, Rwanda, Mali, Nigéria
Groupe C : Côte d’ivoire, Angola, Maroc, Egypte
Groupe D : Sénégal, Mozambique, Côte d’ivoire
Au terme des éliminatoires, trente-deux équipes participeront à la Coupe du Monde 2019.
Seule la Chine est qualifiée d’office en tant que pays organisateur

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Le tirage au sort des éliminatoires de la coupe du monde de basket-ball FIBA 2019 s’est déroulé, dimanche à Guangzhou, en Chine, en présence de l’ancienne star des Chicago Bulls, Scottie Pippen, deux fois champion olympique (1992 et 1996).

Parmi les invités, l’on notait également la présence effective de Sakoba Keita, patron du Basketball guinéen.
Au total, 80 pays prendront part à ces qualifications dans quatre continents entre novembre 2017 et février 2019.
En Afrique, seize pays ont été repartis dans un groupe de quatre équipes chacun.
Groupe A : Guinée, Afrique du Sud, Cameroun et Tunisie
Groupe B : Ouganda, Rwanda, Mali, Nigéria
Groupe C : Côte d’ivoire, Angola, Maroc, Egypte
Groupe D : Sénégal, Mozambique, Côte d’ivoire
Au terme des éliminatoires, trente-deux équipes participeront à la Coupe du Monde 2019.
Seule la Chine est qualifiée d’office en tant que pays organisateur

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Guinée : Trois missions attendues de la Chine, de la banque mondiale et de la SFI, pour quoi faire ?

Dans son Compte rendu du Conseil des Ministres du 4 Mai 2017, à lire ou à relire sur Guinéenews©, le gouvernement vient de décliner un certain nombre de mesures et de décisions, parallèlement à l’arrivée attendue de 3 missions venant de la Chine, de la Banque Mondiale, et de la SFI.

Ce Communiqué appelle de tout observateur objectif, une lecture très différente de celle qui vient d’être présentée au public pour au moins trois raisons:

(1) L’incapacité notoire de la Guinée de ne pas pouvoir tirer profit, des conclusions du Sommet Chine – Afrique de décembre 2015 à Johannesburg est illustrative du manque d’anticipation incroyable du Gouvernement Guinéen sur le double plan de l’Aide publique au développement et de l’accès aux systèmes de financements alternatifs des investissements sur les marchés de capitaux.

(2) Alors que les besoins de financement sont incompressibles et immenses dans tous les grands secteurs du développement économique et social, le pays reste incapable de tirer profit aussi bien sur le premier plan (ADP), que sur le deuxième plan, qu’il s’agisse de la coopération avec les Chinois, ou de celle avec les autres pays émergents et les économies développées du monde occidental. La coopération avec la Banque Mondiale et avec son bras armé pour le secteur privé, la SFI, n’y changent rien du tout.

(3) Tout le problème est de savoir quelle est la stratégie réelle du Gouvernement pour inverser la tendance structurelle et conjoncturelle actuelle qui n’apporte aucun progrès économique pour le pays, en dehors de la propagande classique sur les perspectives de création d’une croissance économique à deux chiffres en Guinée.

Qu’est-ce qui justifie aujourd’hui, la probabilité d’une croissance économique à deux chiffres en Guinée et dont le Compte rendu officiel du Gouvernement parle ici ? Absolument rien du tout en dehors de la propagande habituelle.

En dépit de la disponibilité du PNDS, où sont en termes clairs, les budgets et les sources de financement des vrais pôles de développement du pays, et qui devraient servir de locomotives pour tirer rapidement la croissance économique en Guinée ? Que disent les conclusions de Doing Business en Guinée ?

Quid de l’environnement général des affaires, de la sécurité des personnes et des biens, du management de la gouvernance publique, de la transformation en profondeur des bases fondamentales de l’économie guinéenne : agriculture, pèche, élevage, et industrialisation progressive.

C’est bien à Johannesburg, que la Chine a publié sa deuxième feuille de route pour l’Afrique. Un document qui reprend en cinq parties et dix programmes les principales orientations de sa politique africaine pour les dix prochaines années. De quoi s’agit-il et quels défis à relever par les pays Africains ?

Pourquoi la Guinée ne tire-t-elle aucun bénéfice de l’immense potentiel financier et technique offert par la porte ouverte par le président chinois en faveur du continent africain ?

(1) En matière d’aides financières

L’enveloppe de 60 milliards de Dollars US, annoncée par le président Xi Jinping dès l’ouverture du forum a marqué les esprits. La somme est trois fois supérieure aux aides promises lors du précédent sommet en 2012. « La Chine a décidé d’octroyer un total de 60 milliards de Dollars d’aide financière incluant 5 milliards de prêts à taux zéro et 35 milliards de prêts à taux préférentiels », a détaillé le Président chinois, cité par la presse.

Les chercheurs du Brookings Institute notent que « la Chine double à chaque forum son aide à l’Afrique. On est ainsi passé de 5 milliards de dollars promis en 2006, à 10 milliards en 2009 et à 20 milliards en 2012 ».

Cette fois, et malgré la crise, le régime chinois a donc triplé ses engagements et va annoncer, à Johannesburg, le lancement d’un projet de grands travaux avec des objectifs ambitieux, des moyens illimités. Il s’agit des « Trois réseaux d’infrastructures et industrialisation ».

La Guinée s’est-elle donnée l’expertise de Consultants Nationaux Indépendants ou privés et de Think Tanks, pour comprendre et suivre la définition de cet ambitieux programme, chinois, sans précédent en Afrique ? Rien n’est moins sûr, contrairement à beaucoup d’autres pays Africains y compris dans la sous région Afrique de l’Ouest. Et c’est très dommage pour le pays.

En quoi consiste le programme ? C’est un gigantesque projet qui mêle réseau ferroviaire à grande vitesse, réseau autoroutier et réseau d’aviation régional.

Un maillage serré financé par Pékin et qui doit contribuer au développement économique de l’Afrique. Mais aussi, plus prosaïquement, à faciliter le transport et les exportations des matières premières Africaines vers la Chine.

(2) En matière de création de valeur ajoutée des produits africains

« Ce programme est la clef pour améliorer la compétitivité de l’Afrique et, pour cela, le continent a besoin de renforcer sa coopération avec la Chine, écrivait, à la veille du sommet, le très officiel Quotidien du Peuple qui y voit un plan Marshall pour l’Afrique.

Mais l’objectif principal de Pékin consiste surtout à relier le continent et ses futurs « trois réseaux » à la route de la soie tissée par le Président Chinois. Une route terrestre allant de Yiwu, au sud de Shanghai, à Madrid, en Espagne. Et une route maritime qui traverse l’Asie du Sud-est en direction des côtes Africaines via le Sri Lanka.

« La route de la soie doit connecter trois continents et le Président Chinois a associé une soixantaine de pays à son projet », selon le Consultant international Djiboutien Charmarke Abdoulkader.

Le ralentissement de son économie rend la Chine moins dépendante des matières premières africaines, mais elle a besoin de débouchés pour ses entreprises. L’Afrique, pour sa part, « doit développer son secteur manufacturier, selon lui.

Créer des emplois et renforcer la valeur ajoutée de ses produits ». C’est sans doute la raison pour laquelle une importante délégation d’entreprises chinoises a fait le déplacement à Johannesburg. Outre les grands pétroliers et les sociétés d’État habitués des sommets internationaux, des entreprises privées de nouvelles technologies et de télécommunications, telles ZTE et Huawei, sont présentes.

(3) En matière d’allègement des dettes

Xi Jinping s’est engagé à effacer les « dettes gouvernementales sans intérêt déchues fin 2015 ». Cette annonce concerne les pays africains les moins avancés et l’on pense d’abord au Zimbabwe, première étape de sa tournée africaine.

Comment expliquer que la Guinée, n’en tire aucun profit visible à ce jour ?

La Chine a déjà accordé plus d’un milliard de dollars de prêts à Harare tandis que l’aide publique chinoise au développement a atteint 100 millions de dollars ces trois dernières années, même si le Zimbabwe peine à rembourser ses dettes. L’économie du pays est très affaiblie par la chute des cours des matières premières, et notamment le platine dont il possède les deuxièmes plus grandes réserves au monde.

Bien entendu, « ce n’est pas l’annulation de toutes les dettes des pays pauvres, réagit Deborah Brautigam. Il s’agit seulement d’une catégorie particulière de prêts à taux zéro. Depuis 2000, la Chine annule régulièrement ce type de prêts que les pays sont incapables, ou tout simplement ne veulent pas payer. »

(4) En matière de financement et de construction des infrastructures

La Chine a mis en avant son projet des « trois réseaux d’infrastructures et industrialisation. Un gigantesque projet qui mêle réseau ferroviaire à grande vitesse, réseau autoroutier et réseau d’aviation régional ».

Les exemples récents sont légion : 12 milliards de Dollars pour la construction par CRCC d’une voie ferrée au Nigeria ; 10 milliards de Dollars financés par l’Eximbank pour relier le port de Mombasa à Nairobi, sur une distance de 485 km. Le coût du fret pourrait ainsi être divisé par trois au Kenya. Et au Nigeria, 200.000 emplois pourraient être créés.

Mais les infrastructures ne sont pas les seuls piliers de la Chinafrique : dix programmes de coopération sur trois ans ont été annoncés à Johannesburg dans les domaines de l’agriculture, de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature ou encore du développement vert.

La partie chinoise dit vouloir aider les pays africains à construire les ouvrages hydrauliques pour l’agriculture, mettra en œuvre le projet d’enrichissement par l’agriculture dans 100 villages en Afrique, et fournir aux pays africains l’aide alimentaire d’urgence.

Les deux parties ont dit vouloir œuvrer activement à développer la coopération en matière de planification, de financement et de gestion de projets dans le cadre du CAADP, en se référant aux pratiques de l’UA et le NEPAD, et soutenir les études de faisabilité sur la construction d’infrastructures agricoles.

(5) Quels sont les chiffres en matière de financement de l’éducation et de la recherche et développement ?

La Chine se propose de créer des centres de formation : 200.000 techniciens Africains y seront formés et 40.000 d’entre eux iront en stage en Chine. La Chine va également offrir 30.000 bourses à des Étudiants Africains et 200 Chercheurs seront invités chaque année à poursuivre leurs travaux en Chine. La Chine est devenue une destination privilégiée des étudiants africains avec une augmentation en moyenne de 35 % par an ces dix dernières années du nombre d’étudiants. Selon les chiffres du Ministère Chinois de l’Éducation, 41.677 Étudiants Africains étaient Chine en 2014.

Un pays Ouest Africain comme le Ghana, aurait actuellement en formation 5.000 Étudiants Ghanéens sur place en Chine, dont 500 pris en charge au titre des bourses gouvernementales Chinoises.

(6) En matière de lutte contre la pauvreté en Afrique

Pour l’Afrique, la Chine est un modèle dans la lutte contre la pauvreté. Le Gouvernement Chinois va lancer deux cents projets de « vie heureuse » (« happy life projects ») qui s’adresseront en priorité aux enfants et aux femmes.

Des projets surtout symboliques car aucun montant n’est venu appuyer cette annonce. En septembre 2015, le Président Chinois avait annoncé à l’ONU la création d’un fonds d’aide au développement de 2 milliards de dollars destiné aux pays les plus pauvres de la planète, notamment en Afrique. La répartition de ces fonds n’a pas été précisée à Johannesburg.

(7) En matière de sécurité et d’opérations de maintien de la paix

La Chine a annoncé une aide « sans contrepartie » à l’Union Africaine de 60 millions de dollars pour financer ses opérations de maintien de la paix, dont le budget représente 750 millions de Dollars par an. Cette somme va-t-elle s’ajouter aux 100 millions de dollars sur cinq ans promis par Xi Jinping à la tribune de l’ONU en Septembre dernier pour soutenir une force de réaction rapide de l’Union Africaine ? L’on attend la réponse des Chinois sur ce point précis, après les discussions avec l’Union Africaine.

Conclusion et moralité

Pourquoi depuis le Sommet de Johannesburg, tenu en Décembre 2015, c’est maintenant seulement qu’une Mission Chinoise est annoncée en Guinée dans le cadre du suivi du Plan Quinquennal de coopération et d’investissement (2016-2020), proposé à l’Afrique par le Président Chinois, Mr. Xi Jinping ?

Une telle approche de la part de la Guinée, est-elle économiquement et diplomatiquement vraiment dynamique et efficace en termes de perspective de coopération, d’aide publique au développement et de partenariat Public-Privé entre la Chine et la Guinée ?

Absolument pas du tout, pour une question de bon sens.

Sans un changement en profondeur des bases de la gouvernance publique, à commencer par le climat et la sécurité des affaires et la planification stratégique du développement, la Guinée ne bougera pas d’un iota ni en termes d’Aide publique au développement (ADP), ni en termes d’accès aux sources de financements par les marchés internationaux des capitaux. C’est tout simplement dommage pour le pays.

Une contribution spéciale de Condé Abou, chroniqueur de Guinée, à Washington DC, USA pour Guinéenews©

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Afrique du sud : un exemple de recul démocratique et d’émergence utopique

Sans une vraie démocratie, sans une transparence dans la gestion des affaires de l’Etat, il ne peut y avoir émergence sous aucun ciel.

A regarder le recul démocratique et le marasme économique en Afrique du sud et au Brésil, les deux pays  de l’hémisphère sud qui sont bien accrochés à la barre de cette émergence, le Brésil un peu plus solidement amarré que l’Afrique du sud par la diversité et l’immensité de son économie, tiendra plus longtemps, mais ces deux pays sont sur la même pente en train de lâcher prise devant tout le monde de la même façon.

La confiscation politique des clans qui engendre le népotisme et la corruption sont les facteurs d’accélération de la faillite. Dans lequel des deux pays cela est plus délétère ? La question ne se pose pas, puisqu’au Brésil, les parlementaires avaient réussi à démettre la présidente pour « maquillage des comptes ». En Afrique du sud, l’entêtement et l’obstination du président risque d’entraîner dans sa chute son parti historique et le plus puissant syndicat qui lui donne toute sa légitimité.  

Le scénario est le même dans ces deux pays: faire la passe du pouvoir en bonne et due forme aux femmes sensées être au-dessus de tout soupçon pour effacer les traces des prévarications et concussions. Le pot aux roses a été découvert au Brésil, cela a mis les Sud-Africains en garde pour contrer et mettre les bâtons dans les roues de Jacob Zuma. L’ANC et la COSATU, le parti et le syndicat qui ont fait abdiquer l’apartheid, ne sont plus ce qu’ils ont été au temps de Nelson Mandela. Les festivités de la fête du 1er mai ont été éloquentes. Comment faire taire les contestataires pour éviter la faillite?

Les protestations et manifestations de rue, des grèves interminables créent des déficits, qui sont des coups de frein brutaux à l’émergence des pays, où les budgets de fonctionnement, d’entretien de l’administration et les salaires sont en fonction des impôts et taxes dignes des pays émergents. La paralysie des activités économiques dans ces pays pour 24 ou 48 heures est un grand trou pour les caisses publiques. Avec la chute des prix des différentes matières premières, agricoles et minières, on ne parlera plus de marasme mais de récession économique. 

L’exemple vivant vient du Venezuela qui n’a pas su diversifier son économie basée uniquement sur le pétrole. La longue confiscation politique d’une seule classe au pouvoir qui a tout montré comme prévarication et incapacité n’a rien arrangé. On parle actuellement d’une inflation de plus de 700% et le gouvernement en place s’obstine à croire qu’il est seul à avoir la solution. Ses partisans inconditionnels font la fuite en avant pour faire croire que tout va bien en dépit du manque de ticket de rationnement alimentaire et de médicaments. 

Comment ce pays pourrait se sortir de ce bras de fer déterminé des populations qui réclament le départ de Maduro, qui ne peut pas s’accrocher indéfiniment au pouvoir dans ce blocage ? Toute autre option que pacifique risque d’entrainer le pays dans une sorte de guerre civile. Mais après, comment le Venezuela pourrait-il se relever de ce chaos et en combien de temps ? Pourtant, ce pays avait tout pour sortir de l’ornière dans les années 60-2000, s’il les dirigeants avaient eu du nez pour utiliser le pétrole pour diversifier l’économie nationale. Le rêve s’est définitivement envolé, puisque le pétrole n’est plus une matière de référence.

A regarder ce qui se passe en Turquie, la purge pour une confiscation politique qu’elle est en train d’effectuer est un facteur de blocage économique. D’abord, comment remplacer les milliers de fonctionnaires, les militaires, opérateurs économiques dans toutes les structures touchées par la purge ? Quelle est exactement la situation économique de la Turquie actuellement par rapport à la situation avant le putsch manqué ? Même si la Turquie tient l’Europe par le bout du nez sur un certain nombre de problèmes avec la bénédiction de Vladimir Poutine et de Donald Trump, l’avenir n’est pas certain pour elle.

Les deux mastodontes du monde ne le soutiendront pas éternellement et inconditionnellement. Dès que les Occidentaux trouveront une solution de se débarrasser de ses caprices, dès qu’ils se remettront de leur querelle, la Turquie va s’en cuire de leur volte-face par des sanctions économiques qui la mettront à genoux. Pour le moment, elle peut tout en faire à sa tête, mais pas pour longtemps. Angela Merkel veut déjà renouer avec Vladimir Poutine, à peine la rentrée de François Hollande dans les oubliettes. Cela doit dire quelque chose à Erdogan. 

Les pays émergents ou qui sont en passe de le devenir sont plus fragiles que les pays qui se cherchent, qui ont peu d’exigences avec leurs économies rudimentaires. Le manque à gagner des 3 jours d’émeutes à Boké, en Guinée, ne peuvent  se comparer à aucun des pays cités, s’il leur arrivait d’avoir les mêmes émeutes chez eux, l’ampleur des économies n’étant pas identiquement les mêmes contraintes et exigences.

Aucune émergence ne peut tenir la route si les revendications sociopolitiques la perturbent et aucune chape de plomb ne pourrait plus contenir les opprimés aussi longtemps que dans le passé. La Syrie est un autre exemple.

Tous les yeux sont tournés vers l’Afrique du sud. Si elle passe dans l’impasse, tout le monde la suivra.

Moïse Sidibé 

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