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N’Zérékoré : des fiefs du RPG brandissent l’épouvantail d’un boycott sur les communales

Après plusieurs tentatives de négociations avec les autorités locales sans succès, les jeunes des quartiers Nyen Sokoura I et II comptent aller à la vitesse supérieure pour réclamer, dit-on, leur droit notamment l’électrification de leurs quartiers.

En effet, depuis le mois de décembre dernier, ces jeunes issus de ces quartiers populaires et considérés comme étant le fief du parti au pouvoir dénonce ce qu’il qualifie l’abandon total de notre quartier par les autorités.

Selon eux, ces deux quartiers où se trouvent l’essentiel des électeurs du parti au pouvoir n’ont bénéficié d’aucune faveur de la part du président de la République. «Personne n’ignore la lutte que les jeunes et les femmes de Nyen ont menée et continuent de mener pour le parti au pouvoir. Mais, tous ces efforts semblent être oubliés aujourd’hui et nous n’accepterons pas.  C’est à Nyen que le président Alpha Condé résidait quand il était opposant et lorsqu’il venait à N’Zérékoré. Si durant les sept (7) ans de son mandat, rien n’a été fait dans nos quartiers alors que vous voyez ce qui a été fait ailleurs, nous pensons que ce n’est pas reconnaissant. C’est pourquoi nous allons nous faire entendre », a confié à Guinéenews, Mamoudou Kourouma, un des leaders des jeunes.

Poursuivant, il dira qu’un mémorandum (dont copie a été remis à Guinéenews) a été adressé aux autorités locales et même au président de la République pour leur  faire part des préoccupations des jeunes notamment le manque d’emploi, d’eau et surtout d’électricité qui constitue le principal point de revendication. Selon donc ces jeunes, tous les quartiers de N’Zérékoré bénéficient aujourd’hui du courant électrique d’EDG sauf les leurs.

Après donc l’échec des négociations avec les autorités locales, ces jeunes comptent se faire entendre à travers un meeting prévu le 21 janvier prochain au terrain des réfugiés. Ils menacent également d’empêcher la tenue des campagnes et des élections communales au niveau de ces deux quartiers.

« Avec le soutien de toutes les familles, nous avons décidé que si nos revendications ne sont pas prises en compte, il n’y aura pas de campagne ni d’élections communales dans les quartiers Nyen I et II. Personne ne votera dans ces quartiers et aucun matériel électoral ne sera installé », a annoncé Pascal Delamou, un autre leader des jeunes.

Pour l’instant, aucune autorité ne souhaite communiquer autour de ce sujet. L’on se contente simplement de dire que l’information a été remontée à qui de droit.

Affaire à suivre…

Fête de l’indépendance à Kankan et à Conakry en 2018: l’opinion divisée à Fria

A Kankan, dans le Nabaya pour la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le samedi 13 janvier dernier, le président de la République, le Professeur Alpha Condé  dans son discours à laisser entendre que le 60ème anniversaire de l’indépendance  de notre pays se fêtera à Conakry.

Du coût  cette annonce à suscité des réactions dans la cité de l’alumine, constaté le correspondant de Guinéenews sur place.

Cette délocalisation de la célébration de la fête  de l’indépendance est une bonne  chose, mais le choix de Conakry n’est pas apprécié  par certains  citoyens.

« C’était  prévisible que Alpha Condé n’allait pas choisir le Fouta pour la prochaine fête… .Je suis persuadé que tant qu’il sera au pouvoir, le Fouta ne va jamais bénéficier de la modernisation dont il fait cas. C’est dommage pour notre pays. Tôt ou tard le Fouta connaîtra  cette fête, mais pas avec Alpha Condé « , a martelé Thierno Alimou Sow, assis devant son magasin.

Quant à Naby Laye Camara, il se  dit déçu du président de la République.  » Alpha Condé  nous déçoit et il pense que des Guinéens sont des bêtes… Au lieu de dire que c’est l’inauguration des édifices construits dans son fief, il parle d’indépendance.  Le 13 janvier n’est pas la date à laquelle la Guinée a eu son indépendance!  Mais plutôt  le 02 Octobre 1958. Boké, Mamou, et à N ‘Zérékoré, la fête a été célébrée le 02 octobre malgré le retard accusé par les entrepreneurs sur les chantiers… Qu’on n’arrête de nous distraire. On ne peut pas à cause de ses propres  sentiments, programmer une si importante fête à un jour de son choix. Que Alpha Condé nous respecte et respecte les lois du pays. C’est bien de développer le pays, mais le pays ne l’appartient pas pour en faire ce qu’il veut. C’est de la pure campagne électorale », a-t-il fustigé.

Pour sa part, Mamady Kourouma estime qu’Alpha Condé  est un bâtisseur et c’est tant pis, dit-il, pour ses détracteurs.

 » Les opposants continuent à  jaser, ils ne vont jamais diriger ce pays avec ce genre de mentalité rétrograde. Ils ne vont jamais reconnaître les efforts qu’il fournit. Quel est le problème si la prochaine fête revient dans la capitale? Est-ce que le président a une fois dit que la fête  ne se fera jamais au Fouta » s’indigne M. Mamady.

Aux dires des citoyens, si la délocalisation de la célébration  de la fête  de l’indépendance est une façon de développer les régions du pays, elle devra être équitable et sans considération et surtout respecter la date du 02 octobre.

 

 

Kouroussa: le président Alpha Condé promet d’y revenir en février

« …Je reviendrai…passer toute une journée avec vous et sillonner les Sous-préfectures…. »  C’est la promesse que le président de la République a tenue à Kouroussa le dimanche lors de sa visite en marge des festivités de l’an 59 de l’indépendance.

Devant une foule en liesse, le Pr Alpha Condé, la main sur le cœur promet de revenir dans le Hamana en février prochain.

Après Kankan, le président a mis le cap sur Kouroussa le dimanche après-midi. Accompagné d’une forte délégation, il a été accueilli par le préfet, les sous-préfets et plusieurs associations de femmes ainsi que des jeunes. Personne n’a voulu rater l’occasion ni se faire conter l’évènement. Le président qui n’a pas tenu de discours, s’est adressé à la population en ces termes dans la langue du territoire: « Ce que j’avais dit à Kankan, je dois vous dire la même chose ici à Kouroussa. Vous avez été nobles. Avant hier  et aujourd’hui vous avez été nobles et vous resterez  toujours nobles. Beaucoup de choses se sont passées. El Hadj Balla a dit ce que vous aviez été pour moi et vous l’êtes pour toujours ! J’en suis reconnaissant. La population a prouvé par cette mobilisation… Mais mon mandat doit finir à l’Union Africaine en ce mois de janvier. J’ai promis que j’allais venir passer la journée avec vous et je le ferai… Monsieur  le Préfet laissez-moi aller inaugurer les infrastructures… Je reviendrai passer toute la journée avec vous et sillonner les sous préfectures… Je vous remercie… »

A retenir que le président Alpha Condé a visité la nouvelle Mosquée en construction et les chantiers réalisés à l’occasion de la célébration de l’an 59 de l’indépendance qui a eu lieu en Haute Guinée.

Guinée : Un autre scandale financier enregistré à la banque UBA

Alors que le sulfureux dossier du groupe des 7 employés de United Bank of Africa (UBA) peine à trouver son épilogue, un autre scandale financier est signalé dans la banque panafricaine UBA établie en Guinée. C’est du moins l’information reçue par Guinéenews© dans les couloirs de ladite structure bancaire.

Cette autre affaire incrimine le sieur Bangaly Camara alias BC, responsable du cash management, un service chargé de la collecte des fonds auprès des gros clients et ses collaborateurs Alhassane Moko Camara, Ibrahima Sory Diallo, Datomou Délamou et Alia Doumbouya, tous relevant du service cash management.

Ils sont poursuivis pour ‘‘détournement’’ d’une somme de 2 milliards GNF, et séjournent présentement dans les locaux disciplinaires de la direction centrale de la police judiciaire (DPJ), sise à Manquepas dans la commune de Kaloum, à Conakry, en attendant le transfèrement de leur dossier devant la justice.

Selon une source proche du dossier, le service cash management a charge de collecter des fonds chez les gros clients pour les déposer dans leurs comptes respectifs le même jour.

Sauf qu’à UBA, ils ont instauré un système à retard, c’est-à-dire, au lieu de créditer les comptes concernés, les travailleurs du service utilisent ces fonds à leurs propres besoins avec la complicité de certains responsables des opérations et du contrôle. « Ce système existe depuis belle lurette à UBA », confie notre interlocuteur qui a requis l’anonymat.

Un silence notoire a été opposé à Guinéenews© dans ses multiples tentatives de recouper l’information auprès des autorités de la banque. Chacun se disant préoccupé par d’autres chats à fouetter.

Toujours est-il que ce dossier vient trouver sur la table un autre qui concerne un groupe de 7 banquiers interpellés et incarcérés à la Maison centrale de Conakry depuis décembre 2016 où le G7, comme on le désigne, croupit en geôle. Il est reproché à ces prévenus des paiements hors-caisse effectués dans leurs services respectifs et qui sont évalués à plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens.

Quelques mois après, Franck E. Jonathan Gooré, directeur général même de UBA au moment des faits, est relevé de ses fonctions, de même que le responsable juridique Djémori Kouyaté tous deux sont emportés par le vent d’une faramineuse affaire de plus de 70 milliards de GNF au compte de Cashow Holding.

Le premier a placé en garde-à-vue avant de bénéficier d’une liberté ‘‘provisoire’’, alors que le second ne l’a jamais été. En outre, il est reproché à l’ancien directeur général de la banque UBA des malversations de l’ordre de 25 millions de dollars de Guicopres à travers Afrexim Bank et 60 milliards GNF de la société polygraphique Patrice Lumumba.

Décret : Alpha Condé rappelle l’ambassadeur de la Guinée à Alger

Le président Alpha Condé a rappelé lundi l’ambassadeur de Guinée auprès de la République démocratique et populaire d’Algérie. Le décret du président Alpha Condé, publié lundi nuit par la télévision nationale, n’a donné aucun détail sur ce rappel. Toujours est-il qu’Ousmane Diao Baldé occupe ce poste depuis 2013.

Auparavant directeur des Affaires juridiques et consulaires de l’ancien ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Ousmane Diao Baldé a été nommé ambassadeur de la Guinée en Algérie au même moment que Sinkoun  Sylla (pour le Japon), Frédérik Kolié (pour l’Espagne) et Kabinet Condé (pour le Mali). C’était en février 2013. Des quatre, Frédérik Kolié a été limogé en 2017.

Décret : deux officiers de police nommés Conseillers au ministère de la Sécurité

Deux officiers de police ont été nommés ce lundi nuit au cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile pour y servir comme conseillers du ministre. Il s’agit du Contrôleur général de police, Sékou Mara et du Commissaire divisionnaire Mohamed Lamine Nabé.

Le premier, précédemment directeur général adjoint de la police nationale, est nommé conseiller technique au cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Quant au  alors que le second, il va conseiller le ministre Abdoul Kabélé Camara dans le domaine des ressources humaines et de la formation. Il a été également le président du Comité de normalisation du Football guinéen, l’instance de transition qui a doté la fédération des nouveaux statuts et règlements avant  d’organiser avec brio le congrès électif remporté haut la main en février 2017 par le richissime homme d’Affaires et mécène, Mamadou Antonio Souaré face Salif Super V Camara.

 

Décrets : vaste remaniement dans les universités et instituts du pays

Dans un décret publié cette nuit par la télévision nationale, le président Alpha Condé a procédé à des nominations au sein de sept des universités et instituts publics du pays. Ci-dessous, les noms des cadres promus ou confirmés :

Université Général Lansana Conté de Sonfonia

1)- Recteur : Ahmadou Oury Khoré Bah, précédemment doyen de la faculté des Sciences économiques et  gestion à l’Université Générale Lansana Conté de Sonfonia ;

2)- Vice-recteur chargé des études :  Dr Kèfing Condé, précédemment Vice-doyen à la faculté des Sciences sociales à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia ;

3 ) – Vice-recteur chargé de la recherche : Professeur Manga Kéita, confirmé ;

4) – Secrétaire général : Dr Daniel Lamah, précédemment secrétaire général de la faculté des Sciences sociales de  l’université Général Lansana Conté  de Sonfonia ;

Université de Kindia

1)- Recteur : Dr Jacques Kourouma, confirmé ;

2)- Vice-recteur chargé des études :  Pr Mamadou Samba Barry, précédemment vice-recteur chargé de la recherche à l’université Julius Nyerere de Kankan ;

3)- Vice-recteur chargé de la recherche : Dr Youssouf Condé, enseignant-chercheur ;

4)- Secrétaire général : Dr Karim Camara, précédemment doyen de la faculté des Sciences économiques et de gestion ;

Université de N’Zérékoré

1) –Recteur :  Dr Ousmane Wora Diallo, confirmé ;

2) – Vice-recteur chargé des études : Dr Ibrahima Bakayoko, enseignant-chercheur à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry ;

3)- Vice-recteur chargé de la recherche : Dr Marcelin Haba, précédemment directeur du centre de recherche et de documentation environnementale de Labé ;

4)- Secrétaire général : Dr Aissata Camara, enseignant-chercheur au CERE de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry ;

Institut Supérieur des arts de Guinée (ISAG)

1)-Directeur général : Dr Sidafa Camara, précédemment doyen de la faculté des Sciences sociales à l’université de Sonfonia ;

2)- Directeur général adjoint chargé des études : Monsieur Amadou Bah, enseignant à l’ISAG ;

3)- Directeur général chargé de la recherche : Dr Faya Pascal Ifono, précédemment directeur général adjoint de l’Institut supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) ;

4)- Secrétaire général : Monsieur Amadou Kouyaté, enseignant à l’ISAG.

Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC)

1)-Directeur général : Monsieur Bangaly Camara, confirmé ;

2)- Directeur général adjoint chargé des études : Monsieur Mamadi Yaya Cissé, enseignant-chercheur à l’ISIC ;

3)- Directeur général adjoint chargé de la recherche : Dr Sâa Léno, précédemment secrétaire général de l’ISIC ;

4)- Secrétaire général : Monsieur Sory Sow, précédemment directeur de la scolarité à l’Institut de supérieur de formation à distance ;

Institut Supérieur de formation à distance (ISFAD)

1)- Directeur général : Pr Mamadou Saliou Diallo, confirmé ;

2)- Directeur général adjoint chargé des études : Dr Samba Dieng, précédemment enseignant-chercheur de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG);

3)- Directeur général adjoint chargé de la recherche : Dr Faya Doumou Kamano ; précédemment directeur régional de l’ISFAD à Kankan ;

4)- Secrétaire général : Madame Keita Fatoumata Sylla, enseignant-chercheur à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Institut supérieur d’architecture et d’urbanisme

1)- Directeur général : Dr Ciré Diakité, précédemment chef de département de Génie civil à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry ;

2)- Directeur général adjoint chargé des études : Dr Benoit Curtis, confirmé ;

3)- Directeur général adjoint chargé de la recherche : Dr Aboubacar Diallo, enseignant-chercheur à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry ;

4)- Secrétaire général : Dr Marie Rose Bangoura, précédemment secrétaire général de l’Institut supérieur de formation à distance (ISFAD).

Décret transcrit par Tokpanan Doré 

Lappé Bangoura sur une chaise éjectable ? Isto Keira brise le silence

Au lendemain de sa défaite contre le Soudan, le Syli local de Guinée a effectué sa séance d’entraînement, ce lundi à 16h, dans les installations du Wydad Athletic de Casablanca.

A cette occasion, le secrétaire général du ministère des sports, Isto Keira, a donné des détails de la réunion d’urgence, qui s’est faite entre Antonio Souaré et Lappé Bangoura.

La Guinée a fait une mauvaise entrée au CHAN.

Nous étions venus avec des grandes ambitions, suite à notre brillante qualification au CHAN. Malheureusement, nous avons raté cette première sortie, il faut avoir le courage de le dire. Notre équipe n’a pas donné entière satisfaction… Mais nous ne sommes pas découragés. On continue à mobiliser la communauté guinéenne, notamment les étudiants guinéens, plus les 250 personnes, qui sont venues de Conakry…

Après la défaite, vous avez tenu une réunion avec les joueurs. De quoi était-il question ?

Suite à cette défaite, nous avons tenu, hier, une réunion à l’hôtel des joueurs, le président Antonio Souaré et moi. Nous les avons mis devant leur responsabilité. Nous pensons que les leçons vont être tirées très rapidement avant le prochain match. Mais il ne faut pas rêver, ce ne sera pas un match facile. Nous jouons contre le pays organisateur. Nous aurons le public contre nous, et peut-être les arbitres contre nous. Donc, il y aura beaucoup d’aléas. Je pense que les joueurs ont la volonté de faire des performances, je crois que l’espoir est permis. En tout cas, moi, je ne suis pas dans un pessimisme coupable. Je suis serein. Je sais que nous avons un groupe qui a du potentiel. Il revient à l’entraîneur de savoir faire un bon coaching pour nous aligner une équipe capable de produire un résultat satisfaisant.

Après cette réunion, il y a eu cette réunion de crise avec le coach Lappé Bangoura.

Pour la réunion de ce matin, c’était juste pour situer les responsabilités… Il était de notre devoir de tirer les premières leçons à chaud, de mettre les joueurs devant leur responsabilité, de leur demander de faire les deux victoires lors des deux matches qui nous restent. Parce qu’on ne doit pas passer par quatre chemins. Aujourd’hui, la seule façon pour nous qualifier, c’est de gagner contre le Maroc et la Mauritanie. Il n’y a pas d’autres calculs à faire. Les joueurs en sont conscients… Donc, il fallait que l’entraîneur puisse donner le rapport détaillé du match, ce qui était normal et logique. Il faut que notre football sorte de son dilettantisme et son amateurisme.

Avant le CHAN, vous avez menacé le staff technique

Nous n’avons pas menacé. Mais nous avons dit la vérité. On ne peut pas comprendre qu’il y ait des cascades de défaites et que le peuple continue à rêver, que le gouvernement, à travers le président de la république, le professeur Alpha Condé, mette des moyens à la disposition de l’équipe. Imaginez un peu, si aujourd’hui cette équipe se retrouve en finale, chaque joueur aura 45 000 dollars, plus les 15 000 dollars qui ont déjà été payés… Donc, ce n’est pas une menace. S’il n’y a pas de résultats, nous serons dans l’obligation de prendre nos responsabilités. Et nous sommes assez responsables pour prendre ces dispositions, qui feront le bonheur du peuple de Guinée. Nous irons désormais vers la performance. Quand on vient dans de tels tournois, ce n’est pas pour faire de la figuration, ni du tourisme. Au contraire, c’est pour donner des résultats pour le pays.

Le président de l’Union des Comores attendu à Conakry ce mardi: les dessous d’une visite

Le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani est attendu ce mardi 16 janvier à Conakry pour une visite de travail et d’amitié, rapporte un communiqué de presse lu cette nuit sur la télévision nationale.

C’est la première visite du président Comorien en Guinée depuis qu’il a été à la tête du pays entre 1999 et 2006 et sa réélection en 2016. Cette première visite fait suite à des échanges entre Azali Assoumani et Alpha Condé, en marge des travaux de la 72è session de l’ONU à New York. Les deux présidents avaient parlé du renforcement des liens de coopération entre leurs deux pays. Mais Assoumani viendrait surtout chercher le soutien de l’Union africaine pour l’organisation des Assises nationales en Union des Comores.

Demain mardi, Azali Assoumani sera accueilli par quelques ressortissants de son pays vivant en Guinée. La Guinée a longtemps accueilli de nombreux étudiants comoriens qui ont étudié dans les différentes universités du pays. Le nombre de ses étudiants a progressivement régressé avec la baisse du niveau de l’enseignement en Guinée.

Enquête sur le meurtre d’un commerçant à Coyah: la police livre son premier constat

Quatre jours après la découverte du corps d’Ali Badra Diaby, ce commerçant assassiné et dont le corps a été abandonné dans son véhicule à Coyah, la police vient enfin de s’exprimer sur cette sordide affaire. Pour l’heure, les causes de la mort de l’ancien Vice-président du GOHA, section Matoto, ne sont pas connues. Toutefois, une enquête est en cours pour que la lumière soit faite sur cette affaire, rassure le Contrôleur général de police et porte-parole du ministère de la Sécurité, Boubacar Kassé.

« Il y a eu beaucoup de spéculations, mais de sources policières, aucune trace n’a été trouvée sur le corps et le siège là où il était assis était rabattu, la clé de contact était en place, les documents de la voiture ont été trouvés intacts. Mais compte tenu de la situation du corps, le Procureur de la République en rapport avec les élus locaux, les autorités, la gendarmerie et après l’autopsie du médecin, a décidé de l’enterrer. Il est encore tôt de tirer des conclusions sur cette mort, mais les enquêtes sont lancées pour élucider les circonstances de la mort d’Ali Badra Diaby  »,  déclare le Contrôleur général de police, Boubacar.

«Les enquêtes sont ouvertes au niveau de la gendarmerie et de la police, mais on ne va pas s’empresser de tirer n’importe quelle conclusion. Nous allons donner le temps au temps pour permettre aux enquêteurs de nous élucider ce crime. Ce qui reste clair, sa voiture a été trouvée, stationnée, les vitres montées, le siège rabattu. Donc, c’est comme s’il s’était couché. Est-ce qu’il a fait un malaise? Mais de sources policières, aucune trace de blessure n’a été trouvée sur lui, rien n’a été pris dans le véhicule mais nous sommes sur les enquêtes pour dire avec exactitude les causes de sa mort », a-t-il promis.

Sur la recrudescence de la criminalité dont son victimes les opérateurs économiques, Boubacar Kassé rassure que des dispositions sont en train d’être prises pour assurer la sécurité de tout un chacun.

Centre Kouchner: plusieurs patientes de la « faiseuse de grossesse» convoquées pour des tests

Avoir un enfant reste la préoccupation de nombreuses femmes. Après avoir passé dans plusieurs structures sanitaires sans succès, nombreuses sont des femmes ruent désormais dans les bras d’une guérisseuse traditionnelle très réputée à Dabompa, un quartier de la commune de Matoto, en haute banlieue de Conakry. De bouche à oreille, il se raconte un peu partout  à Conakry que cette « faiseuse de miracle » permet aux femmes de tomber enceinte.

Mais le malheur pour cette guérisseuse du nom de N’Na Fanta est le fait que des femmes qu’elle déclare enceintes, peuvent faire plus de neuf mois de grossesse. Certaines peuvent faire jusqu’à 18 mois avant d’accoucher. Pire, les grossesses ne sont souvent pas détectables par les hôpitaux. C’est ce qui a conduit à son arrestation par les hommes du colonel Moussa Tiégboro Camara.

Ce lundi 15 janvier, des femmes déclarées enceintes  grâce à N’Na Fanta ont été reçues au centre « Mère et enfant » Bernard Kouchner de Coronthie pour des examens d’usage. Elles doivent, à cet effet, faire l’écographie afin de savoir si réellement elles sont enceintes. Les médecins les appellent à tour de rôle.

La directrice dudit centre dit ne pas pouvoir se prononcer sur cette situation qui est déjà en instruction judiciaire.

Si certaines patientes de N’Na Fanta lui en veulent à mort, d’autres reconnaissent les vertus de son médicament. «Moi qui je suis là, je suis enceinte de 5 mois. J’avais dépensé plusieurs millions dans les hôpitaux afin de tomber enceinte, mais en vain. Chez N’Na Fanta, j’ai vu des femmes accoucher. Actuellement, pendant qu’elle est arrêtée, il y a des femmes en travail chez elle. Quand vous allez elle, elle vous donne de la feuille sèche que vous préparez avec du riz puis vous mangez », a expliqué une autre patiente qui croit à la guérisseuse traditionnelle.

Polémique: le génie de Donald Trump et «… ces pays de merde »

Beaucoup se sont offusqués des patatras verbaux du président américain, mais aussi, pas beaucoup se sont frustrés de ces propos. Dans le fond des choses, dans la réalité crue du contexte mondial actuel, que pourrait-on en dire plus ?

Que la « Radio Mondiale », qui est RFI, en fasse un relais on ne peut plus opportun de la situation, cela donne des inspirations, objectives ou subjectives, l’intellectuel africain, le vrai, pas le succédané et le prude, saura  en faire la part des choses.

Ce qui est indéniable, c’est que Donald Trump est instable par moment, par intermittence. Il nous est déjà donnés de voir deux autres champions dans la discipline : Idi Amin Dada et Jean-Bedel Bokassa, des zigs au QI (quotient intellectuel) critiquable et qui sont venus par effraction au pouvoir.

Quand Idi Amin avait donné 25 heures aux ambassadeurs occidentaux de quitter l’Ouganda, ses conseillers l’avaient vivement exhorté de revenir sur sa décision. Pourquoi ? Parce qu’ils pourront nous bombarder à tout instant. Idi Amin s’était rendu à l’aéroport de Kampala avec une guitare et fit l’étonné en voyant tous ces ambassadeurs et leurs familles qui attendaient. S’adressant à l’ambassadeur d’Angleterre : que faites-vous ici, Sir ?

-Nous avons 24 heures pour quitter l’Ouganda.

-Qui a donné cet ordre ?

– Vous, excellence.

-Ne tenez pas compte de tout ce que je dis !

Et Idi Amin s’était mis à jouer à la guitare pour annuler l’ordre d’expulsion.  On a longtemps fait la comparaison avec un dit de Sékou Touré. Dans un discours, dont on avait loupé le début, Sékou disait que sa parole n’est pas une montagne à déplacer. Plus tard, il dira : « Jugez l’homme par ce qu’il dit et par ce qu’il fait. Si ce qu’il dit est en contradiction avec ce qu’il fait, jugez-le par ce qu’il fait.» En ces temps, qui pouvait faire allusion à une instabilité de l’homme ?

Donald Trump n’en finit plus d’être un génie dans les gaffes, c’est vrai.  Son caractère de poule atteinte de l’obsessionnelle compulsive, a toujours tendance à remettre de l’ordre dans le « désordre » qu’il a trouvé dans le monde. Il faut savoir que la poule pense trouver quelque chose à picoter dans les tas d’ordures assemblés par les humains, Trump est allergique à tout ce que Obama a assemblé ou a réussi de beau et de vrai et il a transmis ce sentiment d’adversité à « ces pays de merde ».

Dans ce contexte, il a touché à l’orgueil et à la dignité des Africains. On doit se demander si les neufs pays africains qui l’ont suivi aveuglement à Jérusalem font partie de ces « pays de merde ». Si nos souvenirs sont fidèles, il y avait le Bénin, le Togo, le Cameroun, le Soudan du sud, le Rwanda, le Lesotho, le Malawi, l’Ouganda et un autre… n’est-ce pas la Guinée-équatoriale ? Qu’à cela ne tienne, pour Trump, tous les pays qui sont nécessiteux sont des « pays de merde », à commencer par la première République des Noirs, Haïti.

Dans un autre contexte et c’est celui du mécanicien sénégalais, qui n’est pas tombé dans ce que Léopold Sedar Senghor avait décrit : « L’émotion est nègre, la raison est Hellène ». Pour ce Sénégalais, qui a gardé sa tête sur ses épaule, et nous sommes de son avis à plus de 100%, l’insulte de Trump devrait servir aux pays africains de se remettre en question.

Au lieu de cela, les réactions épidermiques ont fait plus de bruit que de raison. Pourquoi, au moment où tous les investisseurs du monde cherchent à converger vers le « continent de demain », ses fils le fuient à mort comme du feu ? Ne vient-on pas d’annoncer que plus de 48 Maliens ont été repêchés en Méditerranée ?  Peut-on connaître les motivations des autres qui s’apprêtent à aller à la noyade, au suicide en toute connaissance de cause?

L’orgueil et la dignité des noyés sont certainement dix fois plus grands que ceux qui s’indignent et qui soutiennent les gouvernances actuelles, alors qu’ils écument les rues chaque semaine pour des revendications de ceci ou de cela. Dans un pays où tous les fils sont sur le même pied d’égalité et de chance, chacun a le plaisir de s’y épanouir. Pourquoi tous ces migrants viennent comme des cloportes, s’amasser aux frontières des autres pays ?

Donald Trump n’a-t-il pas simplement dit tout haut ce que beaucoup pensent tous bas ? Ce qui est sûr et certain, les parents des victimes de la Méditerranée, ceux qui quittent leur pays avec résolution de « ça passe ou ça casse », seront du même avis.

Dans les excès de colères et de fulminations d’un aliboron politique, cela peut être considéré insultant, mais dans le tréfonds des choses, Donald Trump n’a dit que la vérité. Il y a des injures qui sont des motivations, prenons celles-là comme telles. Comme toute vérité n’est pas bonne à dire, les jugements sont contradictoires. Les politiques africains devraient s’en servir pour faire introspection. Pourquoi tous ces départs ?

SLECG-USTG: Soumah & Cie rejettent leur exclusion et menacent de frapper fort si..

«Nous ne reconnaissons pas notre exclusion du SLECG, c’est une décision nulle et de nul effet.»

Dans une déclaration rendue publique hier mercredi, les bureaux exécutifs nationaux de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) et du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG ont annoncé l’exclusion définitive d’Aboubacar Soumah et ses alliés de toute activité du SLECG.

Et depuis, rien ne va plus entre les bureaux exécutifs nationaux de l’USTG leur centrale-mère, du SLECG et Aboubacar Soumah et Cie.  Ces derniers ne reconnaissent pas leur exclusion,  qu’ils considèrent comme nulle et non avenue.  Dans une déclaration faite ce jeudi,  le meneur de la dernière grève des enseignants accuse les hauts responsables du SLECG d’être à la solde du gouvernement et d’agir à l’encontre de la volonté de la base. Une attitude face à laquelle il ne compte pas baisser les bras. Des décisions vont être prises après une réunion de concertation avec les enseignants ce jeudi au siège du SLECG à Donka.

« C’est une décision nulle et non avenue. C’est la base qui commande et c’est le congrès qui nous a élus et c’est lui seul qui peut nous exclure. Ce n’est pas des gens qui n’ont aucune importance, des petites personnes qui vont prendre des décisions fallacieuses pour nous exclure. Ils sont au service du pouvoir. Ils ont reçu 45 millions et pour justifier cet argent,  il faut prendre une décision. Mais encore une fois, on ne reconnaît pas cette décision », s’insurge Aboubacar Soumah.

«Pour l’heure aucune décision n’a été prise après cette annonce de suspension. Mais pas question de se laisser faire. D’ailleurs une réunion d’urgence est prévue » poursuit Aboubacar Soumah.

« Il n’y a pas eu concertation, mais les enseignants sont irrités par cette décision. Aujourd’hui, il y en a même parmi les enseignants qui ne voulaient pas enseigner. Ils n’attendent que le mot d’ordre et ne veulent pas rentrer en classe. Mais comme nous on ne considère pas cette exclusion, c’est des gens qui ne représentent rien, ils ne sont pas avec la base, ils parlent en leur propre nom et au nom du gouvernement. C’est pour qu’ils ont pris cette décision de venir cadenasser nos locaux, mais l’assemblée va leur répondre. Cette maison  appartient aux travailleurs », précise le Secrétaire adjoint exclu du SLECG.

Quant aux possibles menaces contre sa personne physique, Aboubacar Soumah se dit déterminer à poursuivre le combat quoiqu’il arrive.

« Moi, je ne crains rien. Je suis syndicaliste et quand on est syndicaliste, on doit s’attendre à tout. S’ils veulent qu’ils m’arrêtent, mais moi, je n’ai pas peur. J’ai un idéal, défendre les intérêts des enseignants et je le ferais. Je mènerais ce combat là jusqu’au bout », promet Aboubacar Soumah.

Le mot d’ordre de grève lancé par Aboubacar Soumah au mois de novembre dernier a été suspendu à la demande des religieux.  Aucun mouvement de protestation ne sera lancé avant la fin du moratoire le 31 janvier prochain. Après cette date,  si les revendications ne sont pas satisfaites, la grève sera relancée  prévient Aboubacar Soumah. Toujours, selon le syndicaliste, les religieux se disent soucieux de ce nouveau bras de fer qui risque d’envenimer la situation.

Conakry : Des lance-pierres importés saisis par les Services du colonel Tiégboro

Une importante quantité de lance-pierres importés a été présentée à la presse mercredi 10 janvier à Conakry. La saisie de ces armes blanches et silencieuses s’est opérée au grand marché de Madina. Cette opération a été menée par des agents des Services spéciaux, de la lutte contre la drogue, les crimes organisés et de l’Office de répression des délits économiques et financiers.

Sur les circonstances de cette saisie, le commissaire de police Kaba Kourouma, chargé des enquêtes auxdits Services, confie qu’il a été instruit à un agent habillé en civil d’aller faire une commande de 60 lance-pierres. Sans chercher à connaitre le profil de son ‘‘client’’, Elhadj Boubacar Sow a sorti les marchandises. C’est lors de la livraison qu’il lui a été signifié qu’il est mis aux arrêts, a-t-il indiqué.

Au micro de Guineenews, Elhadj Sow, a reconnu les faits retenus à lui reprochés. Opérant dans la vente de ces armes depuis 2010, le mis en cause a indiqué que ses potentiels clients restent les agronomes qui viennent s’en approvisionner pour la chasse d’oiseaux dans leurs champs respectifs. Tout en déclarant se remettre à la volonté des autorités, Elhadj Sow en appelle à ses collègues vendeurs de s’éloigner du trafic des lance-pierres.

Lors d’une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant la Guinée au Ghana, suite à un délestage du courant électrique, des jeunes surexcités ont investi les rues. Dans la foulée, un colonel en charge des pensions militaires a été atteint à la tête au niveau de Bonfi, à bord de son véhicule alors qu’il ralliait son domicile. L’officier a succombé à ses blessures peu après. Son présumé assassin n’a pas été identifié, encore moins l’arme qui a tiré.

Le commandant Lancinet Kourouma était témoin de la malheureuse scène qui a coûté la vie à son ami. C’est pourquoi il s’est réjoui de ce coup de filet réussi par les agents des Services spéciaux. Pendant les manifestations politiques, ces dernières années, les lance-pierres ont fait beaucoup de victimes dans les rangs des agents des forces de l’ordre. Ils restent une arme très redoutable en ce sens qu’elle est silencieuse, donc, peut être utilisée dans la plus grande discrétion sans que l’utilisateur ne soit identifié. Et récemment à Boké, un policier a perdu un œil sans que son agresseur ne soit identifié. L’homme porte une infirmité permanente désormais.

Affaire colonel Issa Camara: le Gouverneur de Labé appelé à comparaître

Saidou Kéïta, le Gouverneur de la région administrative de Labé est attendu au Tribunal de Première Instance de Labé. Ce sera le 15 janvier prochain. Il comparaîtra comme témoin dans l’affaire « Des violences militaires perpétrés par le colonel Issa Camara et Cie sur la population de la Préfecture de Mali les 18 et 19 juin 2016 ». Des violences dont les dégâts matériels sont évalués à près d’un milliard et demi de francs guinéens. Ce procès longtemps attendu, s’ouvrira enfin pour rendre justice aux victimes.

 Le gouverneur comparaitra comme témoin pour livrer sa part de vérité dans ce dossier qui a longtemps alimenté les débats en République de Guinée. Une information confirmée par le gouverneur Sadou Kéita qui dit être prêt à faciliter ce procès.

« J’ai été saisi par le tribunal militaire. Pour bien motiver d’ailleurs cette décision, le procureur en personne m’en a parlé… Je suis prêt à faire ce témoignage. Car, j’ai cogéré l’événement jusqu’à tenir l’accalmie. Ce jour, c’était un vendredi, j’étais en réunion de sécurité, Mr. le préfet m’a saisi… Il y a la population qui exprime son mécontentement par rapport aux agissements du colonel. Il souhaiterait mon intervention d’urgence. A 17 heures déjà, j’étais à Mali et cela a porté fruit quand même. Car, on a réussi à ramener le calme dans la ville », a confié Sadou Kéita, le gouverneur de Labé.

Sauf changement de dernière minute, ce procès s’ouvrira le 15 janvier prochain au Tribunal de Première Instance de Labé. Plusieurs sources judiciaires ont une fois de plus confirmé ce programme.

CHAN 2018 Maroc: le Syli local est arrivé à Casablanca après El-Jadida

Le Syli local est arrivé à Casablanca dans la matinée de ce jeudi 11 janvier 2017 en provenance de la ville d’El Jadida où ils étaient en stage depuis 11 jours.

Après trois matches amicaux, le Coach Kanfory Lappé Bangoura et ses poulains vont finalement prendre leur quartier général à Casablanca notamment à l’hôtel Novotel en attendant leur première sortie face au Soudan le dimanche 14 janvier.

Faut-il rappeler qu’une forte délégation d’une cinquantaine de personnes, composée de supporteurs, de journalistes, y compris des membres de la Ligue Guinéenne de football professionnel et du ministère des Sports, a déjà rallié le Royaume chérifien afin de pousser le Onze national local à cette 5ème édition du championnat Africain des Nations Total 2018.

A retenir que sur les trois matches amicaux, le Syli local a marqué 5 buts et encaissé 2 buts.

Guerre au sein des syndicats : Le coup bas de Louis M’bemba à Aboubacar Soumah

L’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) de Louis M’bemba Soumah ne ressemble plus à celle qu’elle était sous feu Dr Ibrahima Fofana. La CNTG de Amadou Diallo n’est plus ce qu’elle était au temps de hadja Rabiatou Sérah Diallo bien cooptée et encadrée par le secrétaire général de l’USTG.

Le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) est une filiale de l’USTG. Avant le changement, Louis Mbemba dirigeait le SLECG, maintenant il dirige la centrale-mère, l’USTG. Une seule question à lui posée suffit de résoudre le problème : Est-ce que la lutte menée par Aboubacar Soumah dans ces revendications n’est pas légitime ?

On sait que qui veut tuer son chien l’accuse de rage, ce que semblent faire toutes les centrales alimentaires dont parle Aboubacar Soumah. Mais 100 millions suffisent-ils pour corrompre tous les enseignants de Guinée, quand ils savent que le mot d’ordre réel ne viendra que de Aboubacar Soumah ?

On craint que Louis Mbemba n’ait tiré les marrons du feu, parce que les promesses faites par les religieux ne sont pas prises en compte par le gouvernement et si par-dessus le plancher le bannissement de Aboubacar Soumah est prononcé sur les ondes des médias d’Etat pour l’accuser et le charger de toutes les fautes les plus élémentaires, c’est tout juste si Louis Mbemba n’a pas accusé Aboubacar de dément.

Qu’en dit Rabiatou Sérah ? En tant que présidente du CES, elle a bel et bien son mot à dire dans cet imbroglio qui, au sortir d’un autre bras de fer, ne sera pas à l’honneur à la gouvernance Alpha Condé. Mais aussi et surtout c’est un sacré coup à l’image des syndicalistes en dégénérescence.  Ce qui peut facilement se comprendre dans toute cette affaire, c’est que Alpha Condé l’a tellement caressée à lisse-poils qu’elle n’est plus capable de s’horripiler. On ne l’entendra pas encore cette fois comme on ne l’a pas entendue auparavant quand elle a menacé que pour arrêter un syndicaliste en Guinée, il faudrait que l’on lui marche sur le cadavre.

Quant au pouvoir, un pays sans répondant au point de vue syndical, est un pays qui va à vau-l’eau. Parce que les marins d’eau douce ne tiendront pas en mer démontée. Dans les prochaines compétitions dans la mondialisation, à la moindre adversité extérieure, ce sera le naufrage. Le gouvernement doit s’exercer à l’endurance des exigences syndicales et non simplement les bannir par des moyens détournés, par l’argent. Un sondage serait édifiant sur la popularité des syndicalistes proches du gouvernement et de ceux qui sont proscrits par ceux-là.

La paix et la quiétude ne s’obtiennent pas par l’accumulation des mécontentements et des frustrations. Où sont les religieux qui se sont mis la corde au cou ?

Kérouané : La ville vibre au rythme des festivités de l’an 59 de l’indépendance

Kérouané, à l’instar des autres villes de la Haute Guinée, s’apprête pour la fête. À quelques heures de cette cérémonie commémorative, hommes, femmes, jeunes, enfants sont mobilisés et s’activent pour parer leur ville de ses beaux habits et donner à la fête un cachet particulier.

Tous les fils ressortissants ont, pour la circonstance, rallié la ville depuis la semaine dernière pour prêter main forte aux parents et aux autorités locales. La population de Sanankoro  veut donner le meilleur  d’elle-même pour réserver un accueil chaleureux  au Président Alpha Condé  et lui témoigner son hospitalité.

 À cet effet, la commission d’organisation préfectorale accélère les activités d’assainissement des édifices publics, plus particulièrement ceux qui viennent d’être réalisés par le gouvernement. Rappelons que pour  cette fête de l’indépendance, Kérouané a bénéficié 21 infrastructures dont, entre autres, le bloc administratif, la gare routière, la cité des fonctionnaires, le palais de justice, la Gendarmerie, la Police, la Radio locale et le CFPP  (Centre de Formation Poste Primaire), deux marchés modernes.

 La commission d’organisation mise en place est appuyée par  les présidents de quartiers pour  mobiliser les habitants de Kérouané pour nettoyer  les lieux publics. C’est aujourd’hui une ville de Kérouané très propre qui vibre au rythme des festivités de l’an 59 de l’indépendance.

À noter que toutes les infrastructures prévues pour la commune urbaine et rurale sont achevées, excepté le lycée Sekouba Sacko.

Enfin, pour rendre la fête belle, les différents Sèrès de la ville historique de l’empereur du Wassoulou  ont reçu  des lots des pagnes « l’épi » une production locale. C’est désormais dans la sérénité que les fils de Kérouané attendent le Président de la République.

Littérature : la bande dessinée de la caricaturiste Aïssata Baldé bientôt éditée

Juriste de formation, Mme Millimono Aïssatou Baldé est une dessinatrice professionnelle qui prête ses services au journal satirique Bingo depuis 4 ans maintenant. Elle a été détectée lors de la première édition du festival Bulle d’encre organisé tous les ans par le célèbre caricaturiste Oscar Barry, et où la jeune dame est sortie lauréate. L’agence l’a alors recrutée et lui a donné des cours pour son perfectionnement.

Passionnée du dessin depuis toute-petite, Aïssatou Baldé soutient que le Droit qu’elle a fait à l’université l’a trouvée dans le dessin. Quoique n’étant pas passée par une école d’art, la dessinatrice éprouve une passion éblouie pour ce qu’elle a décidé de mener l’activité au profit des robes noires dans les salles d’audience ou encore de somptueux bureaux, ça et là.

« Pour dire vrai, j’ai découvert un monde que j’aimais, là où je pouvais mieux m’exprimer », confie-t-elle avec fierté.

Actuellement, présidente de la Commission d’organisation Bulle d’encre pour la détection de nouveaux talents, Aïssatou Baldé se bat pour l’édition de sa bande dessinée que l’auteure a intitulée Belidara, tirée d’un conte guinéen définissant le comportement de la jeune fille dans la société. Sauf changement de dernière minute, cet ouvrage sera édité en février prochain par la maison d’édition L’Harmattan Guinée.

Belidara est le nom d’un village autour duquel se trouve un fleuve interdit aux Hommes. Dans ce village vivait une dame qui maltraitait la fille à sa défunte coépouse. Et l’orpheline se verra un jour envoyée vers le fleuve interdit d’où aucun visiteur n’est revenu. Comme protégée par la Providence, et surtout grâce à son éducation et sa générosité, la pauvre demoiselle ira. Elle sera ainsi la première personne à se rendre au fleuve et revenir de là saine et sauve.

A son retour, une farouche jalousie naîtra entre elle et sa demi-sœur. Sa marâtre, voulant que sa fille réalise le même exploit, dira à celle-ci d’aller puiser de l’eau dans le même fleuve. Or, cette dernière était tout à fait le contraire de l’orpheline. Elle disparaitra, ainsi que sa méchante mère.

Ce chef-d’œuvre de l’épouse du journaliste Djiba Millimono du groupe Hadafo, est une narration qui incite enfants, jeunes, adultes et vieillards à la culture de la bonne vertu. Et Aïssatou Baldé, qui a déjà plusieurs autres bandes dessinées dans sa gibecière, ne compte pas s’arrêter à ce premier essai