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Élections locales : Des défaillances détectées sur le matériel reçu à Labé (CEPI) !

À quelques semaines de la trune des élections communales et communautaires en république de Guinée, la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) de Labé s’active dans les derniers réglages avant le jour du scrutin. Mais malgré cette détermination, des problèmes non négligeables sont détectés ça et là. Pour preuve, une partie du matériel reçu présente déjà des signes de défaillances selon le premier responsable de ce démembrement de la CENI.

Tout d’abord, El Hadj Lamine Sangaré confirme avoir reçu un lot important de matériel. « Effectivement, nous avons reçu des kits composés d’une imprimante, un stabilisateur, etc. Tout est venu et est fin prêt ; ça déjà été déployé dans les CESPI (commission électorale sous-préfectorale indépendante) », soutient-il.

Revenant à la charge, le président de la CEPI de Labé reconnaît qu’une partie du matériel présente déjà des signes de défaillances. « Nous avons constaté que la puissance des groupes est faible par rapport à la puissance du matériel reçu. Et c’est ce qui a fait qu’il y a eu panne par exemple à Garambé et à Popodara à partir des imprimantes », précise Elhadj Lamine Sangaré.

Selon lui également, une solution d’urgence est en passe d’être trouvée. « Heureusement que le commissaire Pathé Dieng était là, il nous a appuyés et nous sommes heureux d’avoir reçu depuis avant-hier des groupes plus puissants à l’état neuf dans les cartons », s’en félicite-t-il.

Pour ce qui est des candidatures, le président de la CEPI de Labé a été on ne peut plus clair. « On n’a reçu encore aucune liste de candidature. Donc nous nous attendons d’une minute à l’autre parce que la date butoir c’est le 20 décembre. Seulement, il faut préciser qu’il y a eu des partis qui sont venus déposer les dossiers se trouvant au niveau de la CEPI. C’est entre autres la fiche de candidature individuelle, la fiche de candidature collective, l’engagement du bureau fédéral par rapport au mandat des candidats », conclut-il.

Il faut noter que des listes de candidatures sont déjà connues. C’est notamment au niveau de la fédération locale de l’UFDG qui sera dirigé par Mamadou Aliou Laly Diallo (le responsable de la jeunesse) et au niveau du bureau fédéral du RPG-arc-en-ciel, la liste sera dirigée par Mamadou Dian Diallo le secrétaire fédéral du parti Afia.

Sortie ratée du ministre K² et 3ème mandat: la rage de Lansana Kouyaté

Un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé et la sortie ratée du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté devant les députés, ont été des sujets débattus par le président du PEDN, Lansana Kouyaté au téléphone de Guinéenews depuis Paris.

Selon l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, quand les ministres sont nommés n’importe comment pour servir une cause qui est n’importe quoi, c’est ce qui arrive. «Ce n’est même pas un cas particulier. Faites l’évaluation des ministres, ceux qui tiennent leur fonction dans la dignité, ne sont pas légion. C’est un système qui est mauvais, ça va de la sélection jusqu’au critère de sélection. Quand on prend des gens en fonction des critères d’hostilité et d’ardeur pour un chef, au lieu de se baser sur les compétences, voilà à quoi on arrive», a-t-il vivement déploré.

S’exprimant sur la question relative à un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, Lansana Kouyaté a déclaré qu’il n’a aucun sentiment que son allié lors de l’élection de 2010 respectera la Constitution.

«Je n’ai aucun sentiment qu’Alpha Condé respectera la Constitution. Aucun ! Restons dans notre naïveté, on verra ce qui va arriver. J’ai toujours dit ce qui arrivera parce que j’étudie la situation et je réfléchis. Ce dont on parle aujourd’hui, j’en ai dit depuis longtemps. Mais, c’est un tort d’avoir trop tôt raison. Quand la raison arrive, tout le monde verra. Soyez sûrs que les Guinéens s’étonneront d’être étonnés vers la fin».    

Kérouané : de violents heurts signalés entre deux groupes rivaux du RPG

C’est une véritable intifada qui a éclaté au siège du RPG Arc-en-ciel de Kérouané dans la matinée de ce mardi. Ces accrochages ont opposé deux groupes de jeunes rivaux du RPG Arc-en-ciel qui revendiquent leurs soutiens à la présidente déchue de la délégation spéciale Hadja Fanta Kourouma et au Secrétaire communal de la fédération RPG de Kérouané, Mamoudou Chérif.

Tous ces heurts sont partis du récent limogeage de la présidente de la délégation spéciale. Cette révocation qui intervient juste quelques mois avant la tenue des élections communales de février 2018, est très mal perçue par les jeunes soutiens de celle-ci et qui sont le-qui-vive depuis.                                                                                                                                 Et pour exprimer leur ras-le-bol, ces jeunes pro Hadja Fanta ont décidé de mettre à sac la nuit dernière un café  situé non loin du siège du RPG Arc-en-ciel et qui fait office  de point de rencontre pour les militants.

Ces jeunes frondeurs par la voix de leur leader Gnaman Solo Camara,  accusent le Secrétaire Communal Mamoudou Chérif d’avoir cherché à semer la zizanie dans le choix des personnes qui doivent porter les couleurs du RPG lors des prochaines élections communales.

« C’est Mamoudou Chérif qui nous mélange dans l’établissement de la liste des candidats. Il déjà fait une  liste qu’il entend présenter au nom de la ville et qui n’a rien à voir avec le libre choix des populations de Kérouané. C’est pourquoi le doyen de la ville, Petit Fodé Camara l’a invité sans succès et à plusieurs reprises à coordonner ce travail portant sur le choix du candidat avec tout le monde. C’est suite à ces refus répétés que le doyen a convoqué les 17 tribus en leur expliquant le comportement de Mamoudou Chérif. C’est pourquoi ce matin, nous avons  décidé de le loger. Car, il n’est pas de Kérouané. Chaque fois qu’il y a la paix, il crée le problème et nous souhaitons que la liste qui sera présentée reflètera la volonté des citoyens de Kérouané», a-t-il expliqué.

  Parlant du limogeage de Hadja Fanta Kourouma, Gnaman Souleymane Camara estime qu’il s’agit encore d’une manigance de la part de Mamoudou Chérif.

«Mamoudou Chérif veut faire les élections communales à sa tête… C’est pourquoi il est à la manœuvre depuis. Avant de remplacer quelqu’un parce qu’il est malade, il faut d’abord demander l’avis de son médecin. Ce qu’il n’a pas fait.  Dans ce cas, nous n’allons jamais  accepter leur décision. Chaque fois qu’il y a le calme, Mamoudou Chérif et Ansoumane Cissé viennent semer la pagaille. Cette fois-ci, nous allons les déloger quel que soit le prix», a-t-il menacé.

Concernant le pillage de ce café dont il est le promoteur, Mamoudou Chérif, le Secrétaire communal du RPG Arc-en-ciel de Kérouané explique : «le café a été vandalisé dans la nuit du mardi à mercredi lorsque nous étions tous rentrés. Tous les jours, nous arrivons le matin et nous y  restons jusqu’à 19 heures. C’est à 21 heures qu’on m’a appelé pour m’annoncer qu’ils ont  pillé mon café. J’ai demandé à savoir qui en était le ou les auteurs. On m’a dit que c’est Solo, Kalil Touré,  Gnaman Solo, Laye Touré, John Lobo, Moussa Traoré et  Salifou Camara… qui étaient les principaux meneurs.»

Aussitôt après cet acte de vandalisme, Mamoudou Chérif affirme avoir informé le préfet Damoun Kanté qui semblait déjà avoir été menacé par les mêmes personnes.

S’agissant  du limogeage de Hadja Fanta et son remplacement par Amara Tiso Camara, un natif de Kérouané, Mamoudou Chérif confie que certains au sein du parti ont du mal à avaler cette décision. Et c’est pour se venger de lui que ces jeunes frustrés et soutiens de Hadja Fanta se sont attaqués à son bar, a-t-il fait remarquer.

Poursuivant, le Secrétaire communal du RPG pointe un doigt accusateur  sur l’honorable Djènè Saran Camara d’être le commanditaire de ces violences et agitations. «Nous sommes légalistes, mais derrière tout cela, il y a la famille de l’honorable Hadja Djénè Saran Camara qui nous attaque », dénonce Mamoudou Chérif qui précise qu’il a déposé sa plainte à la gendarmerie avant de lancer un appel au calme à l’endroit des militants.

En absence des forces de sécurité, les jeunes frondeurs règnent en maîtres absolus au siège du parti  Il y a pour le moment deux blessés dans le rang des jeunes favorables au Secrétaire du parti RPG. Aux dernières nouvelles, deux autres personnes proches de Mamoudou Chérif et dont les identités ne sont pas encore révélées, seraient prises en otage.

Nous y reviendrons.

Alliance de partis avec le PEDN ? « Ce sont des histoires », réagit Lansana Kouyaté

Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté a balayé d’un revers de la main l’information selon laquelle, son parti aurait signé une alliance avec les partis UFR, PUP, BL, GECI, NGR, UPG  pour conquérir les élections communales et communautaires. « Ce sont des histoires », a-t-il rétorqué au téléphone de Guinéenews© depuis Paris dans une interview qu’il a nous accordés.  Lisez sa réaction !

« Ce sont des histoires ! Nous n’avons  noué aucune alliance. Nous avons assisté aux deux réunions qui se sont passées. La première qui était une sorte de générale et quand à la deuxième, chaque parti devait amener ses conditions.

A la deuxième réunion, le PEDN a clairement indiqué qu’il ne s’associera à un groupe ou ne formera un bloc avec un groupe que quand il est sûr que le groupe ne marchera pas avec l’avec l’actuel pouvoir. C’est clair et net ! Un pied dedans, un pied dehors, c’est dehors.

Nous n’avons jamais biaisé avec notre position, si ces conditions ne sont pas respectées, il est hors de question de nouer avec le groupe dont vous parlez. Il y a des partis dans ce groupe qui sont très proches du pouvoir, qui vont tous avec le pouvoir. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », a-t-il réagi.

Lors de l’assemblée génerale de l’UFR samedi 9 décembre 2017, le député Ibrahima Bangoura, avait parler d,alliance en vue de gagner les élections communales et communautaires, répondant aux questions d’un journaliste.  « Comme ce sont des élections locales, les alliances se font localement. Mais déjà, je puis vous dire qu’il y a des alliances entre l’UFR et d’autres partis, notamment le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG », avait affirmé le parlementaire. Lire ou relire : Elections communales : L’UFR y prendra part en alliance avec le PUP, le PEDN, le BL, l’UPG

Les grandes gueules d’Espace TV du mardi 12 septembre 2017

Les grandes gueules dE'space TV du 12/12/2017

Les grandes gueules d’Espace TV du 12/12/2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, December 13, 2017

Fermeture des radios : Lansana Kouyaté fait de graves révélations

« Ça ne cache qu’une seule chose, c’est pour intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour ou de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios sont hors circuit. »

Depuis Paris où il est en long séjour, le leader du Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté suit de très près l’évolution de l’actualité sociopolitique et économique du pays.

Dans une interview qu’il a bien voulu accorder à votre quotidien électronique Guinéenews© dont nous vous livrons un extrait, l’ancien Premier ministre a déploré cette vague de fermeture des radios privées pour non paiement des redevances.

Pour Lansana Kouyaté, le pouvoir de Conakry cache quelque chose derrière de cette opération qui n’est autre que, selon ses propres termes, d’« intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour où de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios privées sont hors circuit ». Lisez !

« J’ai entendu que les radios n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009. Je sais qu’il y avait eu des coups de semonce mais, pourquoi on laisse tout cela s’accumuler pour arriver à un point où la suspension de ces radios est décidée ? Qu’est-ce que ça cache ? Ça ne cache qu’une seule chose, c’est pour intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour ou de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios sont hors circuit.

Deuxièmement, parfois en matière de tactique politique, ceux qui en sont experts, disent qu’on vise bat pour tirer haut. Vous comprenez ce que je dis, tous ceux qui doivent se sentir concernés par ce paiement de redevances ou pas, parce qu’il s’agit de la liberté presse ; si on voulait que Sabari fm, Djigui fm, Evasion fm et Gangan fm soient à jour, on aurait pas laissé les redevances accumulées depuis 2009.

Je crois que c’est le pourrissement des relations entre le chef de l’Etat et les radios. C’est ce pourrissement qui est en train encore de se jouer. Toutes radios, tous les journalistes doivent être solidaires parce que ce n’est pas par des habitudes de ce genre, qu’on va garantir la liberté de la presse, ni à amener les citoyens à respecter leurs devoirs vis-à-vis de l’Etat. Alors vous comprendrez que mon sentiment est regrettable par rapport à ce que se passe. »

Nous y reviendrons.

Session budgétaire : le budget national 2018 en hausse de 5 mille milliards de francs

Les députés guinéens ont clôturé mardi la session de la loi de finances initiale 2018 aussi appelée session budgétaire, par l’adoption du budget national. Pour l’année 2018, celui-ci se chiffre à plus de 21 mille milliards contre environ 15 mille milliards pour 2017. Soit une augmentation de plus 5 mille milliards. Ce nouveau budget est reparti en dépenses courantes  à hauteur de 13 mille milliards et en investissements à plus 7 mille milliards de GNF.

Comme d’habitude, après les discours des ministres du Budget, de l’Economie et celui du gouverneur de la Banque Centrale, il est revenu aux présidents des groupes parlementaires de réagir par rapport au budget.

C’est par le président du groupe parlementaire de l’alliance républicaine  que le bal a été ouvert.  Dr Deen Touré a souligné que  voter le budget et gérer le budget sont deux actes fondamentaux qui se tiennent(…) Il revient maintenant aux membres du gouvernement de jouer les leurs, a-t-il exhorté.

Quant au président du groupe parlementaire des libéraux démocrates, Dr Fodé Oussou Fofana a, après avoir émis quelques critiques tout en trébuchant sur les chiffres, appelé les membres de son groupe à voter en faveur de ce budget 2018.

Dans son discours de clôture, le président de l’Assemblée Nationale a déclaré que l’augmentation des recettes   provient des efforts déployés par les services financiers responsables de la mobilisation des recettes publiques ainsi que de la pression exercée par l’Assemblée Nationale qui ne cesse d’insister auprès du Gouvernement sur la nécessité d’accroître ses ressources internes afin de faire face à ses besoins financiers.

Claude Kory Kondiano a saisi cette occasion  pour regretter les effets pervers des derniers troubles provoqués par l’arrêt des cours dans les écoles et qui ont entrainé la mort de plusieurs personnes. Malheureusement, poursuit-il, il en est ainsi chaque fois parce que les manifestations de rue et les grèves sont toujours récupérées par des gens mal intentionnés.

Il faut noter que la cérémonie de clôture a connu, entre autres, la présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, Mamady Youla accompagné de certains membres de son gouvernement, des représentants d’institutions républicaines et du corps diplomates accrédités en Guinée.

Violences militaires à Mali Yembering : Le procès s’ouvrira le 15 janvier 2018 ?

Sauf changement de dernière minute, le procès des 24 militaires inculpés dans le dossier des violences enregistrées les 17 et 18 juin 2016 à Mali Yembering se tiendra le 15 janvier 2018 devant le tribunal militaire de Labé. L’information a été donnée par une source judiciaire proche du dossier.

Tous poursuivis pour des violences sans précédent commises les 17 et 18 juin 2016 sur les paisibles populations de Mali, ces militaires répondaient tous aux ordres du colonel Issa Camara alors commandant du camp d’infanterie de la région. Ils seraient poursuivis pour incendie d’édifices privés et insubordination.

Selon notre source, les convocations sont en train d’être émises afin d’inviter les accusés et la partie civile. Au total, quatre-vingt victimes prendront part à ce procès tant attendu

Il faut rappeler que 34 militaires ont été convoqués au tribunal de première instance de Labé pour être auditionné devant le pool de juge constitué pour la circonstance. Au sortir de cette séance de travail, 10 d’entre eux ont bénéficié d’un non lieu et les 24 autres ont été inculpés.

Il vous souviendra que les violences enregistrées dans la préfecture de Mali ont été estimées à un milliard cinq cent millions de francs guinéens (1 500 000 000 GNF).

Administration : Les retraités virent au numérique, à Labé

Annoncé depuis des années, c’est finalement en fin d’année 2017 que le recensement biométrique des retraités a été entamé en République de Guinée. Pour ce faire, une mission  séjourne à Labé depuis le lundi dernier. Après deux jours de travaux, la mission pose ses valises ce mercredi dans les préfectures de Mali Yembering et Lélouma.

L’équipe du ministère de la fonction publique est conduite par Aly Sylla de la direction nationale de la modernisation des systèmes d’informations et de gestion des ressources humaines. Il déroule ici les grandes lignes. « L’objectif principal de notre mission, c’est le recensement biométrique des pensionnaires, des fonctionnaires, des contractuelles de l’État. »

Selon lui, ce recensement biométrique sera un ouf de soulagement et pour l’État et pour les populations bénéficiaires. « Ce recensement biométrique va nous permettre de maîtriser l’effectif de la fonction publique, mais aussi maîtriser la masse salariale, ça va permettre au gouvernement d’améliorer les conditions de vie des fonctionnaires mais aussi faire en sorte que les étudiants diplômés sans emploi arrivent à avoir leur premier emploi. La réforme de l’administration c’est un train, c’est un processus », conclut le chef de mission.

Sans grand soucis, les pensionnaires qui ont massivement répondu à l’appel se faisaient enrôler en moins de cinq minutes par personne. Néanmoins, ce doyen qui a requis l’anonymat a laissé exploser sa colère. « Ce matin, je suis arrivé et je suis surpris puisqu’on ne m’a réclamé que le bulletin de paie. J’ai fourni le bulletin et j’attends alors que c’est la deuxième fois, ils ne demandent seulement pas les pièces. D’abord, le montant n’est pas substantiel. Et si nous avons cela assez tôt, ça nous permettra de subvenir à nos besoins au moins pour 10 jours », dénonce-t-il.

Après Labé, Mali et Lélouma, les agents recenseurs sont attendus à Koubia et Tougué toujours au compte de la région administrative de Labé.

Guinée : Les élections communales et communautaires auront-elles lieu à la date indiquée ?

Si les députés ont eu des raisons superficielles d’approuver unanimement la loi de finances 2018, ont-ils tout englobé avant de voter cette adoption ? En tout cas, une inconnue de taille a surgi à la dernière minute et risque de freiner les ardeurs sur la tenue effective les élections de base le 4 février 2018. Cette date coïncide avec la fin du moratoire de la grève des enseignants, si leurs revendications ne sont pas satisfaites, il risquerait d’avoir rebondissement. Par-dessus le plancher, il se trouve que les conditions du marché ne font que flamber pour donner l’impression que les ménagères font danser l’anse du panier du jour au jour, sans que le gouvernement ne puisse rien faire pour freiner cette inflation. La populace crie famine.

C’est dans ces conditions de vaches maigres que les élections communales et communautaires, de procrastinations en reports et qui ne peuvent plus s’en permettre de nouveau, ont décidé de se tenir le 4 février. Promesse si solennelle que Alpha Condé a pris précipitamment un décret convoquant les électeurs. Les hommes de loi lui ont rappelé qu’avant l’heure n’est pas l’heure et la presse, qui guette le moindre faux pas de l’homme de Sèkhoutouréyah, jase sur la reprise du décret, c’est-à-dire le reprendre. Cette fois, Toto refuse d’obtempérer et le maître Kéléfa Sall ne pipe pas. Il y a déjà défaut de forme. Espérons que cela ne va pas constituer un sujet de discorde après. Encore une fois, les « nains politiques » pressés d’en découdre sur le terrain comme lors du coup KO de la dernière présidentielle, s’en donnent à cœur-joie.

Mais ce qui est flou dans ce jeu, il semble que l’UFDG et le RPG se sont entendus comme larrons en foire pour se répartir le gâteau, à moins qu’on ne se trompe, l’UFDG ne présentera pas de candidat à Matoto, c’est l’ERDIG de Jean-Marc Téliano qui présentera une candidate pas très connue sur l’échiquier, au nom de l’opposition républicaine. C’est laisser ainsi les coudées franches au RPG, qui, lui aussi, ne viendra probablement pas troubler ses eaux à Ratoma. Et l’on ne s’en tient qu’à ces deux exemples et si l’analyse est juste, il est à prévoir que toutes les grandes alliances vont connaître des chamboulements et des cris. On a entendu les jérémiades du GPT de Kassory Fofana, qui n’a pas envie d’être avalé par le RPG. Du suspense en vue.

Qu’à cela ne tienne, le vrai nœud du problème est le budget de l’élection, qui va s’avérer insuffisant. Pouvoir et opposition sont d’accord de dire qu’il ne faut pas que les bureaux de vote soient distants de plus de 5 kilomètres en rase campagne et de 2 kilomètres en milieux urbains. Les sacs vides ne se déplaceront pas loin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Dans un tel cas, la cartographie du fichier doit connaître une extension considérable, et cela n’est pas sans conséquence sur le budget déjà ficelé. Et s’il faut de nouveaux bureaux de vote, il faudrait former de nouveaux agents, se procurer les ordinateurs et autres accessoires indispensables. On ne sait pas combien de nouveaux bureaux seront à prévoir, mais une chose est claire : Il faudra du temps, cela se pourrait en moins de 3 mois, et le budget sera insuffisant, à moins de puiser dans les 41 milliards de dollars qui dorment dans les caisses, ou bien ?

On aimerait bien ne pas avoir raison, mais la date du 4 février reste une énigme. La CENI dira si elle est parée pour le lancement de ces élections.

Tibou Kamara : « Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays »

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, les associations guinéennes de presse ont tenu une réunion ce mardi à la maison de la presse avec le ministre conseiller à la présidence de la république Tibou Kamara. C’était pour discuter de la fermeture de plusieurs radios par l’autorité de régulation des postes et télécommunications depuis lundi 11 décembre à Conakry. Elle leur réclame à ces organes de presse le paiement des taxes redevables à l’Etat.

Au terme de la rencontre, il a estimé que « le climat tendu qui existe dernièrement entre le chef de l’Etat et les médias est un malentendu » avant d’appeler la presse au respect de la loi.

« Depuis quelques temp,  il y a une actualité qui défraye la chronique c’est un peu la situation interne dans notre presse. C’est vrai que ces derniers temps, beaucoup ont eu le sentiment qu’il y avait un conflit entre la presse et le plus haut sommet de l’Etat. C’est une fausse crise c’est peut être quelques incompréhensions comme il peut y arriver dans une relation de partenariat et dans la cohabitation entre les différents pouvoirs dans un pays. Donc c’est normal lorsqu’entre partenaires qu’il y a des incompréhensions des malentendus qu’on se rencontre et qu’on discute pour trouver la solution. La situation de la presse intéresse et interpelle chacun d’entre nous c’est une liberté essentielle et un acquis de notre démocratie que chacun de nous est appeler à défendre. Il faut que la presse continue à exister pour que la démocratie vive dans notre pays. Je peux donc vous assurer que malgré les incompréhensions du moment, la relation entre la presse et le chef de l’Etat n’a jamais été ébranlée dans ses fondements et les valeurs qu’il a eues à partager avec cette presse à une certaine époque de sa vie. Le message est un message de paix et d’ouverture et de dialogue », a lancé Tibou.

Plusieurs organes de presses qui sont installés en Guinée ne sont pas en règle reconnaissent les associations de presse. Concernant cette situation, Tibou Kamara appelle la presse guinéenne au respect de la loi.

« La liberté n’est pas inconciliable avec la responsabilité, elle n’est pas incompatible avec le devoir et je sais que les journalistes sont suffisamment responsables pour jouir de leurs droits et faire face avec dignité au devoir que leur imposent aussi bien leur métier que la république », a-t-il conclu.

Depuis un certain temps, le climat est tendu entre la presse et la plus haute autorité de l’Etat. La rencontre que les hommes de médias sollicite avec Alpha Condé pourrait peut être décrisper cette crise, estiment les observateurs.

Le JT Espace TV du mardi 12 décembre 2017

Le JT Espace TV du 12/12/2017

Le JT Espace TV du 12/12/2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, December 13, 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Le JT RTG du mardi 12 décembre 2017

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Tuesday, December 12, 2017

Justice: les audiences reprennent dans les cours et tribunaux après une sidérante panne de véhicule

Mardi 12 décembre, les activités ont repris dans les cours et tribunaux de Conakry après une journée de lundi sans audience. Si les audiences n’ont pas eu lieu lundi, c’est parce que une ahurissante panne avait immobilisé la fourgonnette qui transporte les détenus de la Maison centrale vers les juridictions.

D’ailleurs, la situation perdurait depuis la semaine dernière. Ce lundi 11 décembre, tous les dossiers criminels ont dû être reportés. Des dossiers qui souffrent déjà de plusieurs autres reports dus à la lenteur de l’administration judiciaire et des troubles sociaux.  Parmi eux, les deux dossiers sur l’assassinat en 2012 de madame Aïssatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor public. Le veuf Boiro était pourtant venu ce lundi avec toute sa famille en vue d’assister au procès sur l’assassinat de sa défunte femme. Après plusieurs heures d’attente, il sera finalement dit que l’audience ne pourrait se tenir à cause de la fourgonnette en panne.

Interrogées sur cette panne par Guineenews, plusieurs autorités judiciaires ont esquivés la question. « On a réglé le problème à l’interne », a brièvement indiqué le directeur national de l’Administration pénitentiaire, Charles Victor Macka,  sans  rien ajouter.

Il faut signaler que cette fourgonnette est un don de l’Union Européenne dans le cadre du Programme d’appui à la réforme de la justice (PARJU). Mais les bénéficiaires du don ont du mal à assurer l’entretien du véhicule. Derrière cette difficulté à assurer l’entretien du véhicule, c’est des libertés qui sont en jeu.

Médias: après avoir fermé les radios, le DG de l’ARPT se justifie (Interview)

Après la fermeture de certaines radios privées, votre quotidien Guinéenews  a approché le Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT), Antigou Chérif,  pour avoir sa motivation.

Dans cette interview exclusive à bâtons rompus, M. Chérif a expliqué que cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Plus loin, il a déclaré que cette opération qui consiste à fermer les radios qui doivent à l’Etat, n’a rien à voir avec le président de la République Alpha Condé.Lisez l’interview !

Guinéenews: aujourd’hui, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications est en train de fermer certaines radios privées. Quelles en sont les raisons?

Antigou Chérif : c’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Comme je l’ai dit tantôt, il faut qu’on commence quelque part. La motivation est que nous voulons régulariser le secteur des radios et télécommunications d’ici le début de l’année 2018. Si nous regardons la situation actuelle des radios privées, la majorité ont leurs licences expirées et il y a parmi elles, qui n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009.

Guinéenews : toutes ces radios réunies vous doivent combien ?

 Antigou Chérif : au départ, c’était six milliards et plus comme vous l’avez suivi avec le chef de l’Etat à la télévision. Le président de l’URTELGUI, lui-même, reconnaît le montant. Dès le début de l’opération, certaines radios ont commencé à payer leurs redevances et nous allons rentrer dans la phase de régulation de leurs licences.

Guinéenews : beaucoup pensent qu’en fermant ces radios, vous mettez à exécution les menaces du chef de l’Etat Alpha Condé. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : cela n’a rien à voir avec le chef de l’Etat. Au niveau de l’ARPT, nous regardons deux aspects. Il y a l’aspect technique. Les propriétaires des radios savent qu’au cours de l’année, nous avons mené des audits techniques sur le terrain. Il a été question de voir est-ce que ces radios sont en conformité avec les normes internationales. Est-ce que les fréquences qui ont été assignées, sont des fréquences utilisées par ces radios. Est-ce que les émetteurs qu’ils utilisent sont des émetteurs en onde. Cet audit a été fait au cours de l’année et nous avons le rapport.

Le deuxième aspect a été de voir est-ce que les licences sont en règle.  Nous avons remarqué que 95% des radios ont leurs licences expirées. Beaucoup d’entre elles nous diront qu’elles ont fait une demande qui n’a pas été répondue. Ils n’ont pas eu de réponse parce que tout simplement, le renouvellement de licence est gratuit. Pour qu’une licence soit renouvelée, il faut que vous respectiez vos obligations techniques et financières alors que la majorité des radios ne sont pas à jour.

Les ressources qui sont mises à la disposition des radios sont rares, ces ressources sont une contrepartie qui doit être payée. Et l’ARPT a l’obligation d’aller recouvrer ces recettes et que si nous n’arrivons pas, nous mettons créance irrécouvrable. C’est en ce moment que nous l’envoyons à l’agent judicaire de l’Etat. Ce que je demande à ces radios, c’est de se rapprocher de l’ARPT pour pouvoir régulariser leur situation.

Guinéenews : la radio Sabari FM étant concernée a été fermée. Mais il se trouve que la radio Love Fm  qui est à jour, dépendait de cette radio. Du coup, cette radio aussi a été fermée alors qu’elle est à jour. Quand dites-vous ?

Antigou Chérif : lorsque nous sommes partis à la radio Sabari fm, nous avons bien demandé au patron de nous dire la situation. Il nous a dit que la radio Sabari fm et Love fm sont sur le même émetteur. C’est ce qu’on appelle dommage collatéral donc, si vous coupez Sabari fm, vous avez touché Love fm  alors qu’on ne peut pas laisser Sabari émettre. Pour l’instant, si Sabari fm se met à jour, nous allons libérer Love fm. Depuis que nous avons envoyé des lettres, beaucoup de radios privées sont venues régulariser leur situation.

Lire vidéo:

Entretien réalisé par Sékou Sanoh

Coopération sanitaire: la Guinée aura bientôt son institut Pasteur

Les députés guinéens ont voté ce mardi à l’unanimité un projet de loi portant création et fonctionnement de l’institut Pasteur de Guinée. Il sera le 33e institut du réseau des instituts Pasteur à travers le monde.

La création de l’institut répondra à deux besoins fondamentaux, a expliqué aux députés le président de la commission Education, Santé et Jeunesse. « Il disposera de laboratoires équipés conformes aux standards internationaux permettant de réaliser les diagnostiques. Il disposera également des ressources humaines et opérationnelles formées pour venir en appui aux autres acteurs locaux et internationaux engagés dans la lutte contre les pathogènes émergeants dans ce pays et dans les régions.»

Prenant la parole devant les députés, le ministre de l’Enseignement Supérieur a expliqué l’importance de cet institut qui, selon lui, permettra à coup sûr de diagnostiquer sur place des maladies.

Dans son argumentaire, le ministre a rappelé les difficultés auxquelles la Guinée a été confrontée lors de la survenue de l’épidémie Ebola. Outre donc le diagnostique, poursuit-il, ce futur institut « permettra également à la fabrication des vaccins mais aussi la recherche et la formation des enseignants et chercheurs.»

Il affirme par ailleurs que cet institut sera dépendant de l’université Gamal de Conakry. Déjà, annonce le ministre Yéro Baldé, il y’a un laboratoire intermédiaire qui est en construction très avancée à la faculté de médecine dans cette même université. « L’institut Pasteur qui sera ainsi créé, complétera donc cette gamme de champs de recherches », a  déclaré Yéro Baldé.

Financé à hauteur de dix millions d’euro par l’AFD, l’institut sera composé d’un directeur, d’un conseiller d’administration et d’un comité scientifique de Pasteur de Guinée.

Pour rappel, l’institut Pasteur existait pendant le temps colonial sous le nom de Pastoria à Kindia.

Kankan: deux cas de suicide enregistrés en une journée dans la commune urbaine

Le Margis-chef, M’Bemba Youla de la gendarmerie territoriale de Kankan a mis fin à ses jours. C’était hier lundi dans l’après-midi. En l’absence de son chef, il se serait saisi d’une arme pour se loger une balle dans la tête. Cette mort tragique a provoqué un choc dans la ville de Kankan où l’on s’interroge encore sur ce qui est arrivé au jeune gendarme pour se donner la mort.

L’horreur s’est produite dans le bureau du commandant Frigui Samoura dans les environs de 14 heures. Le commandant Samoura qui se rendait à une réunion avec le colonel Etienne Tounkara, a laissé seul le Margis-chef M’bemba Youla dans son bureau. A aucun moment, il n’a imaginé un tel acte de la part du jeune gendarme à son absence. Le pauvre margis-chef a été inhumé dans la soirée de lundi après l’exposition de son corps au camp Soundiata Keita.

Rappelons que déjà dans la matinée du même lundi, le corps du jeune Sékou Doukouré, avec la gorge tranchée, a été retrouvé dans sa case, au quartier Sogbè. Âgé de la trentaine, la victime, selon son père, Yayi Doukouré, souffrait d’une dépression mentale. Après la découverte, le corps du défunt a été transporté à l’hôpital régional pour une autopsie avant qu’il ne soit enterré dans les environs de 16 heures.

Pourquoi ces morts en cascade dans la ville de Kankan en une seule journée? Jusqu’ici aucune information n’a filtré du côté de la gendarmerie ni du côté des autorités judiciaires.

Tête-à-tête Tibou-Associations de Presse : voici ce qu’ils se sont dit

Suite à la fermeture de certaines radios privées, les associations de presse ont tenu ce mardi 12 décembre une rencontre avec Tibou Kamara, le ministre d’Etat Conseil spécial du président Alpha Condé. Après plusieurs heures de discussions houleuses, les deux parties sont parvenues à trouver un consensus. Voici l’intégralité de la déclaration des associations de presse faite à la Maison de la presse de Guinée.

Déclaration

« ‘Une réunion d’échanges et de concertation a eu lieu ce jour mardi 12 décembre 2017 à la Maison de la presse entre les Présidents des associations de presse, des responsables des radios privées et le Ministre d’État, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Tibou Kamara. Au cours de la rencontre, il a été évoqué les difficultés que rencontrent les médias et les relations tendues de ces dernières semaines entre les pouvoirs publics et les journalistes. Tous les intervenants ont déploré cette situation et ont souhaité un dialogue avec les Autorités, dans le but de trouver une solution qui préserve les intérêts de toutes les parties. Parmi les difficultés que rencontrent les médias privés, on peut citer :

1-   L’attribution des agréments

2-   Le paiement des redevances

3-   Le renouvellement ou l’obtention des licences

4-    L’immatriculation du personnel des médias à la CNSS et les contrats de travail

5-   Le paiement des impôts Les associations de presse, si elles reconnaissent exercer dans des conditions qui ne respectent pas toujours la règlementation en la matière, elles invoquent les tracasseries rencontrées souvent quand elles entament les démarches pour régulariser leur situation.

A ce propos, elles demandent aux Autorités concernées de : Faciliter les formalités nécessaires à leurs activités dans les relations avec l’Etat. Les associations de presse ont déclaré être les premières à vouloir exercer en toute légalité pour pouvoir jouir pleinement de leurs droits et leurs libertés. Elles lancent un appel à tous leurs membres et adhérents à prendre toutes les dispositions afin de se conformer aux textes de lois régissant la presse en Guinée. En attendant, il a été recommandé que: – les radios et organes d’informations qui ne disposent pas d’un agrément, soient interdits – les radios et organes d’information, qui ne disposent pas de licence soient interdits – les radios et organes d’information qui disposent d’un agrément, n’ayant pas bénéficié de licence, puissent disposer de leur licence.

Les associations de presse ont demandé l’implication personnelle du Chef de l’Etat pour la réouverture des radios fermées et aussi pour mettre fin à la campagne de fermeture des stations de radios privées. L’assemblée a demandé pour le paiement des redevances : En tenant compte des difficultés que rencontrent les journalistes et de la précarité des entreprises de presse, d’accorder du temps pour le paiement des redevances ainsi que pour les autres obligations. Les associations de presse ont pris acte des regrets exprimés par la gendarmerie nationale pour les violences subies par les journalistes et la destruction de leur matériel de travail.

Les associations de presse ont pris acte de la condamnation par le chef de l’Etat des violences subies par les journalistes. Les responsables des associations se sont réjouis de l’ouverture de l’enquête annoncée par le Chef de l’Etat pour situer les responsabilités et faire toute la lumière dans cette affaire. Les associations de presse se sont félicitées du communiqué de mise au point de la Haute Autorité de la Communication à propos des conditions de fermeture des radios et organes de presse en Guinée. Les associations de presse ont recommandé :

-une rencontre avec le Chef de l’Etat autour de la situation de la presse et de l’état de la liberté d’expression dans le pays.

-l’arrêt des poursuites contre les journalistes Pour assainir la profession de journaliste et le climat au sein de la presse nationale, l’assemblée a suggéré la réactivation de l’OGUIDEM pour que les journalistes et les patrons de presse puissent faire leur critique et autocritique pour la crédibilité de la profession de journaliste et afin de redorer l’image de la presse guinéenne.

Enfin, la date du mercredi 16 janvier 2018 a été proposée pour l’organisation de la journée nationale de la presse. Un comité d’organisation va être mis en place pour préparer cette journée.

Avant de lever la séance, la réunion a recommandé une assemblée générale le mercredi 13 décembre 2017 à 13 heures à la maison de la presse avec les journalistes, afin de partager les recommandations issues de la réunion de concertation du mardi 12 décembre 2017. »

 

Lire vidéo:

Fait à Conakry le 12 décembre 2017 URTELGUI, AGEPI, AGUIPEL, UPLG, SPPG, UPF

Parlement: l’UPG tient enfin sa nouvelle député après la mort de Cécé Balamou

Conformément à l’article 132 du code électoral et à la suite d’une assemblée générale de l’UPG (Union pour le Progrès de la Guinée) tenue le vendredi 1er décembre dernier, le bureau national du parti a décidé de remplacer le député, feu Cécé Balamou par Thérèse Téwa Yaradouno. L’annonce a été faite ce mardi à l’Assemblée Nationale lors de la plénière consacrée à l’examen et à l’adoption du volet dépense du projet de loi de finances initiale 2018.

Feu Cécé Balamou qui était le remplaçant du fondateur du parti, feu Jean-Marie Doré, est décédé le mercredi 15 novembre dernier des suites de maladie.

La remplaçante de ce dernier, Thérèse Téwa Yaradouno était inscrite en troisième position sur la liste nationale de l’UPG à la proportionnelle aux élections législatives de 2013.

Suspension de la grève des enseignants: la corde au cou de toutes les parties

Enfin Aboubacar Soumah sur tous les toits pour se faire entendre librement. Le bras de fer, qui n’en valait aucunement toutes ces menaces et tractations inutiles, ont atterri sur la table des religieux. Ceux-ci ont pris l’assurance de porter et de faire accepter toutes les revendications des syndicalistes au président de la République qui, à son tour, les charge de faire ramener Aboubacar Soumah à s’entendre avec les autres syndicalistes restés « loyaux ».

On verra les religieux faire la navette et la noria incessante dans ce triangle, surtout en février, pendant les empoignades électorales qui s’annoncent déjà turbulentes.

Certains voient les difficultés dans tous les camps, tous les protagonistes se sont mis la corde au cou. D’abord, les syndicalistes qui étaient complètement en déphasage avec la base, c’est-à-dire avec la majorité des travailleurs et qui avaient juré d’avoir la peau de Soumah en le jetant aux gémonies, vont ronger leur frein en acceptant d’avaler la couleuvre de palabrer avec le « rebelle » qui a, pour l’intérêt collectif, renoncé à des privilèges sordides et égoïstes qu’aucun autre n’aurait refusés.

Une atmosphère de suspicion lourde va régner au sein des syndicats de Guinée. Et comme ils sont les plus nombreux, lors des prochaines adoptions des résolutions syndicales, le groupe des Soumah minoritaire, risque d’être évincé de la structure par un vote télécommandé. Si tel est le calcul machiavélique des « nains politiques » du gouvernement, c’est un très mauvais calcul, on se garde d’être alarmiste, mais les enseignants, à entendre certains, restent vigilants. «K au carré » ou « Cas au carré », que l’on a élevé au cube, il n’y a pas longtemps, doit faire gaffe à ses vieux os. Rien de stable ne peut être construit sur du sable mouvant.

Au vu de ce qui se passe de louche dans cette affaire autour de l’argent, de beaucoup d’argent jeté par les fenêtres, puisque ceux qui l’ont ramassé n’ont été d’aucune utilité pratique à ceux qui l’ont balancé généreusement. Ils devraient exiger le remboursement pour manque de résultat et pour la perte de la face que ce bras de fer à la noix a causé. L’image du président de l’UA a pris un coup de vieux, parce qu’il a avalé la plus gluante des couleuvres. L’imam aurait dit « haram », l’homme d’Eglise dirait : « les parents ne doivent pas manger les raisins verts pour éviter que leurs enfants aient des dents cariées.»  Ils ont coltiné toutes les revendications des syndicalistes à cœur joie chez Alpha, mais si ce dernier ne les accepte pas tous dans les deux mois qui ont commencé de courir et si l’entente entre les syndicalistes était impossible ? Les religieux se sont mis ces deux cordes au cou, il y en a une pour chacun.

Alpha Condé aussi s’est mis la corde au cou de prendre deux paris au même moment. Dans deux mois, il y a élections de base, il faut de l’argent supplémentaire à la CENI pour faire des extensions et multiplications des bureaux de vote pour éviter que des électeurs en zones rurales aient plus de combien de kilomètres à parcourir pour voter. Voilà en sus les revendications syndicales qui vont peser tant soit peu sur les prévisions budgétaires élaborées bien avant  ces remous, donc pas forcément pris en compte, au moment de leur mise au propre. Où va-t-on piocher pour combler ces deux gaps, sans compter les impondérables ?

Gouverner, c’est prévoir, mais avec des marins d’eau douce derrière un capitaine qui navigue à vue, il faut attendre de voir comment le film va se terminer.

Guinée : Le FMI approuve un programme de 650 millions de dollars US

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi 11 décembre 2017 un nouveau programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). C’est la ministre de l’Economie et des Finances qui l’a annoncé ce mardi 12 décembre. C’était à la faveur d’une conférence de presse tenue à son département.

Selon Malado Kaba, ce programme, qui est ancré sur le Plan national de développement économique et social (PNDES), traduit la vision du président Alpha Condé de faire de la Guinée un pays attractif aux yeux des investisseurs, avec un cadre macroéconomique solide.

Pour la ministre Malado Kaba, ce programme est à la fois solide et historique. En ce sens qu’il « inclut une enveloppe de prêts non-concessionnels de 650 millions de dollars US en complément d’autres financements identifiés sur la période 2018-2020 ».

A en croire la conférencière, la Guinée est l’un des rares pays à bénéficier de cette facilité. Et que cette enveloppe de prêts non-concessionnels constitue une capacité supplémentaire de financement.

« Il s’agit d’une capacité dont la Guinée a besoin pour continuer à combler le déficit en infrastructures notamment routières et énergétiques, et donc de promouvoir la croissance ambitionnée dans notre PNDES à l’horizon 2020 ».

« Ce programme est également historique parce qu’il consacre les progrès accomplis par la Guinée depuis 7 ans dans le domaine de la gestion macroéconomique. Et, confirme les efforts considérables consentis par nos populations et la volonté du gouvernement, sous l’égide du Premier ministre, de poursuivre les efforts entamés depuis 2010 par les précédentes équipes dans la conduite des réformes, mais également nécessaires », évalue la patronne des Finances.

Fruit d’une collaboration rapprochée entre les équipes des différents ministères et la Banque centrale, mais aussi entre le gouvernement et la nouvelle équipe du FMI, ce nouveau programme lance un signal positif à l’adresse des investisseurs.

Egalement, il traduit la confiance des partenaires dans l’engagement de la Guinée à poursuivre les réformes entamées, signal qui s’est concrétisé lors du Groupe consultatif les 16 et 17 novembre 2017.

A travers celui-ci, le gouvernement entend entre autres renforcer la stabilité macroéconomique pour une croissance forte, inclusive et durable, renforcer la résilience macroéconomique de la Guinée et préserver les gains de stabilité durement acquis, accroître les investissements publics dans les infrastructures pour soutenir la croissance, diversifier l’économie et en promouvoir la transformation tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à moyen terme.

Fermeture des radios: Dr Faya écartelé entre condamnation et légalité

« On ne peut s’inquiéter du fait que des menaces soient en train d’être mises en exécution… Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains.»

Suite à la fermeture de certaines radios privées pour, dit-on,  non-paiement des redevances, le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Lansana Millimono, se référant des menaces qui pèsent sur la presse,  se dit très inquiet de la situation. Il vient d’exprimer ses inquiétudes à Guinéenews à la faveur d’un entretien  téléphonique. Lisez plutôt sa réaction!

«Lorsqu’on parle de la fermeture des médias, cela fait très mal parce que la fermeture d’un médium fait penser à une limitation de la liberté de la presse. Si nous mettons cela en parallèle avec toutes les menaces qu’on a entendues ces derniers temps, on ne peut que s’inquiéter du fait que ces menaces soient en train d’être mises en exécution.

Mais de l’autre côté, nous sommes aussi républicains et tant que tel, l’Etat se nourrit des taxes qu’il prélève. Alors dans ce cas précis, on nous dit que ce sont des redevances impayées depuis des années bien avant même l’arrivée au pouvoir le Pr Alpha Condé.

Là, il y a un laxisme parce que l’Etat doit être efficace dans la collecte des taxes et impôts pour administrer ses services dont la population a besoin.

Si l’Etat ferme les yeux pendant longtemps et il se réveille soudainement pour dire que si vous ne payez pas ces redevances accumulées qui s’élèvent à une centaine de millions, qu’il fermera les radios… Nous déplorons que des menaces qui planaient sur la presse soient mises en exécution

Mamou: Amadou Diallo «Thalès » conduira la liste UFDG pour les communales

Après plusieurs jours de tractations à Mamou pour le choix de celui qui va conduire la liste de l’UFDG, une solution vient d’être trouvée à l’issue d’une élection primaire, organisée pour la circonstance pour départager les deux candidats.

A Mamou,  Mamadou Alpha Barry « Barry Maths » actuel président de la délégation spéciale et Amadou Tidiane Diallo «Thalès », actuel Secrétaire fédéral de l’UFDG se disputaient le contrôle de la liste que l’UFDG va présenter pour ces prochaines communales. Depuis quelques jours et en dépit des médiations, aucun d’eux n’a voulu céder pour l’autre. Pour départager ces deux ténors, le parti a décidé d’organiser une élection primaire.

Ainsi, ce mardi 12 décembre, au quartier Horé fello, dans un domicile privé, loin des militants et hommes de médias, quelques personnes dont les membres du bureau fédéral et membres de la liste du parti, se sont retrouvées sous la supervision des sages pour élire la personne devant être la tête de l’UFDG.

Selon une source bien informée, sur les 33 ayant voté, seuls 31 ont pu accomplir leur droit de vote. Après le vote, les résultats suivants ont été obtenus: Mamadou Alpha Barry « Barry Maths » a récolté 15 voix, Amadou Tidjane Diallo « Thalès » a eu 16 voix. Un scrutin qui a ainsi mis fin au suspens que le bureau fédéral UFDG de Mamou ne cessait de ruminer.

Conakry : Le ministre Bantama Sow décline ses perspectives pour 2018

Au cours de la présentation des acquis de 90 jours à la tête du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique, Bantama Sow a projeté les chantiers à réaliser avec son équipe durant l’année 2018. Tel est le constat fait par Guinéenews© ce lundi 11 décembre à Conakry.

Au titre des perspectives, il entend vulgariser la politique nationale de la culture, des textes de loi sur la valorisation des richesses des minorités culturelles mais aussi, la réalisation d’une exposition photos des sites touristiques.

Ensuite, il a rassuré que son département organisera le concours littéraire doté du « Prix du Président Alpha Condé » et qu’il fera la promotion des téléfilms ainsi que du cinéma guinéen.

Quant à la prochaine édition du festival national des arts et de la culture (FENAC 2018), le ministre Sow a indiqué que des majorations seront effectuées au niveau des primes. « Pour l’édition de 2018, l’enveloppe réservée à la première place sera de 400 millions GNF au lieu de 200 millions GNF », laissera-t-il entendre.

Sagissant du football au niveau local, les acteurs peuvent dorimir sur leurs oreillers car aux dires de Bantama, « des subventions seront octroyées à toutes les fédérations de football ».

2018 sera une année de soulagement pour la caisse du ministère en charge des sports et de la culture car selon Bantama Sow, un espace a été trouvé au quartier Koloma et Conakry enregistrera le lancement du siège du département ministériel qui changera de statut de locataire pour devenir propriétaire des lieux.

« La ville de Kankan bénéficiera de la construction d’un centre culturel multimédias pour l’étude de la « Mamaya » et à ce titre, un monument de la Mamaya sera érigé à Chériflah (Kankan) et la pose de la première pierre du village de la Mamaya aura lieu en 2018 », ajoutera-t-il.

Dans le même sillage, Bantama a annoncé la rénovation du palais du peuple avec le partenariat sino-guinéen, la construction du palais de la culture et de la jeunesse, la construction du stade Kabinet Kouyaté de Matoto, le palais des sports à Nongo, la construction du stade préfectoral de Mamou et une gestion commune des maisons de jeunesse.

Et pour finir, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a rassuré de son engagement à instituer le trophée du Président, une compétition sportive que son département va gérer. Et aussi, la réalisation de sa promesse de mettre en place des sous bassements en nommant des inspecteurs régionaux, des directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

De bonnes intentions qui selon bon nombre d’observateurs, peuvent redonner un second souffle aux secteurs sportifs et culturels qui souffrent du manque d’infrastructures si les actes suivent le discours bien entendu.

Fermeture des radios privées par l’ARPT : là où le bât blesse

Contre toute attente, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a procédé, hier lundi, à la fermeture de certaines radios privées pour non seulement non-paiement de la redevance annuelle mais aussi renouvellement de la licence.

Joint au téléphone, un des responsables des radios privées a expliqué le fonds du problème.

D’abord, c’est une vieille histoire, qui remonte avant 2009.

Cependant, les radios reconnaissent qu’elles doivent, effectivement, à l’État.

Le montant total des arriérés s’élèverait à plus de six milliards GNF

Certaines radios devraient, par exemple, 300 millions, d’autres 200 millions, d’autres encore 180 millions…

Pourtant, dès le début de ce bras de fer, les patrons de presse avaient une séance avec le président Alpha Condé. Ce dernier a tenu à ce que les radios paient leur dû. Et il l’a dit de façon claire.

Toutefois, les radios et télés disent qu’elles ne refusent pas de payer leurs arriérés

Cependant, elles invoquent des « raisons objectives » qui les empêcheraient de ne pas payer pour le moment.

Première raison.

A un moment, les redevances étaient fixées à 2 millions pour les radios communautaires contre 5 millions pour les radios commerciales. Mais en 2009, Mathurin Bangoura et Mamadou Sandé, respectivement, ministre d’alors des télécom et des finances, sans celui de la communication, auraient porté à la hausse ces redevances à 10 millions et à 20 millions. Des prix jugés fantaisistes.

Deuxième raison

En décembre 2014, le CNC, actuelle HAC aujourd’hui, s’était porté garant en obtenant une compensation. Il était question de se rapprocher du gouvernement pour une communication institutionnelle, qui serait tirée des arriérés, de façon progressive. Mais aucune suite.

Depuis, le problème est dans les tiroirs. Aujourd’hui, les nouvelles autorités demandent de payer les redevances depuis 2009. D’où les factures salées des uns et des autres. Sauf que Dadis Camara, en son temps, avait dédouané les radios. Mais le hic, c’est que sa promesse était verbale, pas écrite.

Le 18 novembre, lors d’une sortie médiatique, le président Alpha Condé a réitéré sa menace de fermer toutes les radios non en règle vis-à-vis de l’ARPT.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Dans un courrier, le 5 décembre 2017, l’ARPT a demandé aux radios privées cumulant des arriérés de se rapprocher d’elle, au plus tard le 11 décembre 2017.

Pour les patrons des radios privées, la poire est à couper à deux. Donc  la responsabilité est partagée.

Ils reconnaissent qu’ils doivent à l’Etat mais ils pensent que la solution n’est pas la fermeture des médias.

Certains se demandent enfin pourquoi tout ça maintenant ?

Commentaire d’un ministre de la république : « vous savez qu’on vous cherche, qu’on vous attend au tournant. Vous nous donnez le fouet pour vous faire battre », dit-il.

Aux dernières nouvelles, le président Alpha Condé a mandaté son conseiller personnel, Tibou Kamara, depuis qu’il était à Lomé, de normaliser la relation avec la presse.

Sauf changement de dernière minute, Tibou Kamara rencontrera aujourd’hui, à la maison de la presse, les patrons d’associations de presse.

 

 

Thianguel Bori: les contractuels communautaires coûtent plus de 80 millions par an à la localité

80 millions de francs guinéens. C’est la somme que les habitants de la sous-préfecture de Thianguel Bori, situé à 75Km de la commune urbaine de Lélouma déboursent pour payer les enseignants communautaires du collège de la localité. Ces enseignants contractuels sont pris en charge par les villageois pour permettre à l’école de fonctionner. Et surtout donner l’occasion aux enfants du village de bénéficier des cours à l’instar de leurs amis des autres sous-préfectures.

A Thianguel Bori, les 26.342 habitants cotisent chaque année pour faire face à cette situation en attendant l’intervention de l’Etat. Mais pour combien de temps? Quand on sait que ce montant de 80 millions est en dessous de la réalité. La population s’accroît et le nombre d’élèves et de salles de classe augmentent au fur et à mesure que la sous-préfecture s’agrandit.

Pour le sous-préfet, Bakary Touré, la situation est loin d’être améliorée puisque l’Etat tarde à soulager les populations de la localité malgré des démarches effectuées auprès des responsables de l »Éducation.

  « A Thianguel Bori, nous avons un seul collège pour un effectif de 200 élèves dont 113 filles. Ils sont encadrés par six professeurs. Mais ce nombre est insuffisant parce qu’il ne couvre pas toutes les matières », explique le sous-préfet avant d’évoquer le cas des écoles primaires où il y a aussi un manque d’enseignants:  » nous avons vingt trois écoles  réparties entre les 11 districts pour un personnel titulaire de 33 enseignants et 22 contractuels communautaires avec un effectif de 2 887 élèves », nous dévoile Bakary Touré.

Et selon toujours le sous-préfet, pour remédier à cette difficulté, les acteurs de l’éducation ont trouvé une solution. Ils ont constitué des classes multigrades et font des cours à mi-temps. Mais cela ne suffit pas. Les parents d’élèves sont obligés de mettre la main à la poche.

« Pour combler ce vide, les communautés recrutent des contractuels. Et pour la seule année scolaire 2016-2017,  La somme de 80 025.000 GNF a été déboursée », nous informe le sous-préfet.

Revenant sur la question de vétusté de certains établissements scolaires, Bakary Touré déplore cette situation et demande de l’aide auprès des autorités et des personnes de bonne volonté pour restaurer ces écoles et faire  au besoin incompressible et impérieux du personnel enseignant qui manque de façon criarde.

Abdourahamane Barry, de retour de Thianguel Bori, Lélouma pour Guineenews

Protection du climat : La Guinée au même diapason que les USA de Trump

D’abord, il faut faire remarquer que le budget adopté à l’unanimité des députés n’a pas tenu compte d’un certain nombre de détails importants. Le ministre du budget a annoncé la baisse de la TVA sur le gaz pour permettre de réduire l’utilisation du bois de chauffage et du charbon, cause de la désertification, du changement ou du dérèglement climatique. Lésiner sur un point aussi important signifie que le manque à gagner est colossal et si l’on se rappelle que la baisse du prix du carburant promise pour la fin de la revue du FMI, en décembre 2016, et qui ne viendra jamais, puisqu’on est en décembre 2017, on voit les difficultés financières se superposer, les anciennes sur les nouvelles. Dans une telle situation, la protection de l’environnement ne peut être menée dans le concert et dans l’esprit de la COP-21 ; or, l’évidence de la dégradation du climat saute à l’œil

A Conakry, les premières pluies ont commencé très tôt, l’an dernier, dès la mi-février, la dernière est tombée le 4 décembre dernier à Conakry : chose inédite. Les conséquences de ce dérèglement climatique sont inconnues, il faut attendre la saison des pluies prochaines pour se fixer. Déjà, on parle d’une mauvaise saison agricole dans certaines localités comme Koundara et ses voisinages jusqu’à Mamou. Il faudrait que les experts disent audiblement si les forages faits sur tous les points de tout le territoire n’assèchent pas le sol et n’accélèrent pas la désertification. Quant aux feux de brousse, personne ne semble s’en préoccuper. En Amérique de Donald Trump, les incendies de forêt sont inextinguibles. Le sol asséché par les exploitations des énergies fossiles rendent la végétation si inflammable qu’elle prend feu comme une torche. Les dégâts se chiffrent déjà, aux dernières infos, à près ou plus de 28 milliards de dollars, et les feux sont encore invincibles.

Comparaison n’est pas raison, dit-on, mais Donald Trump s’est retiré de cette COP, pas Alpha Condé. Or, dans la pratique et dans la gestion de l’environnement, il n’y a pas beaucoup de différence. La preuve est matérielle : ne se contenter simplement de réduire la TVA sur le gaz n’est pas une mesure qui inciterait les femmes des hameaux et coins reculés à ne pas couper le bois pout faire du charbon. Sans une subvention sur le gaz, on ne peut pas dire que la Guinée est plus engagée que les USA dans la protection du climat.

Pauvreté n’est pas vice, mais elle conduit à tous les vices. Qu’est-ce qu’est devenu Démoudoula, le site agressé qui avait fait couler encre et salive pendant la saison des pluies dernières ? Les mesures prises pour la forêt de Kakimbo ont-elles connu un semblant d’exécution ?

Plus d’intentions que d’actions concrètes. Dans de telles conditions, les bailleurs du fonds vert se retiendront encore plus longtemps de mettre la main à la bourse…

Siguiri : Quand les enfants et leurs parents sacrifient l’école sur l’autel des mines d’or (Reportage)

Située à plus de 700 kilomètres de la capitale Conakry, Siguiri est de nos jours l’une des préfectures de la Guinée où le taux de déscolarisation des enfants est parmi les élevés. Très souvent et fort malheureusement, les jeunes élèves abandonnent les écoles au profit des travaux champêtres, de l’exploitation artisanale, des mines ou du petit commerce. Et ce sont les parents qui sont à la base de la déscolarisation de ces enfants dans la zone minière de Siguiri. Dans ce reportage, Guinéenews s’est intéressé aux causes, leurs conséquences ainsi que les solutions envisagées par les ONG par rapport à cette situation.

Si l’éducation est une priorité dans plusieurs contrées, dans la zone minière de Siguiri, les enfants sont attirés par les mines et d’autres activités génératrices de revenus.

Les enfants abandonnent les salles de classe pour aller travailler dans les mines de Bouré, Sèkè et Manden à la recherche de l’or.

« J’ai vu que mes amis partaient à chaque fois dans les mines et gagnaient de l’argent, j’ai aussi été attiré par ça. J’ai arrêté les études en 8ème  année et je me suis lancé dedans. », nous confie S. Camara, ancien élève du lycée Kankou Moussa de Siguiri.

« Aujourd’hui, j’ai réussi dans l’orpaillage mais je regrette d’avoir abandonné les études. Je me rappelle, en 2011, quand il y a eu la floraison de machines détectrices d’or, j’étais en 10ème  année et j’ai arrêté pour aller à la recherche de l’or. Et Dieu merci, j’ai réussi à avoir un fonds de commerce. Je mène bien mes activités. Vraiment, je regrette », a affirmé I. Sidibé, ex-élève du lycée roi Hassan 2, devenu commerçant d’or à Sèkè Silabada.

Si certains abandonnent les études de leur gré, d’autres accusent leurs parents qui les obligeraient à se lancer dans les affaires. Quant aux  jeunes filles, elles sont victimes de mariage précoce ou forcé.

« Quand mon père voyage, il me demande de rester au magasin pour la vente. Et des fois, je peux faire des semaines sans aller à l’école », témoigne M. Maty, élève au lycée Nelson Mandela de Siguiri.

 « J’étais en terminale lorsque mes parents m’ont donnée en mariage à un orpailleur. Ce dernier n’avait pas étudié et moi j’avais commencé à avoir des enfants. Je ne pouvais plus aller à l’école avec cette situation. Alors qu’au début mon mari avait promis de me laisser étudier », explique N. Cissé.

« Mes parents m’ont envoyé chez ma tante pour étudier. Mais depuis ma venue, je fais le commerce ambulant », fait savoir MC.

Selon un directeur sous-préfectoral de l’éducation, la déscolarisation est une triste réalité dans la préfecture de Siguiri.

« Tu peux venir dans une classe de première année, tu y trouves 70 élèves. L’année prochaine, tu viens en deuxième année, tu peux retrouver 40 ; tous les autres ayant été déscolarisés », regrette-t-il.

Un enseignant du nom de Kader Foromo, en service dans un district de Sèkè, a déclaré ceci : « Un parent peut venir dans ta salle demander à ce que son enfant l’accompagne au champ. Et c’est comme ça, ils le font à tout moment. »

Interrogé sur ladite situation, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation s’est dit déçu de ce qui se passe à Siguiri.

« Le taux de scolarisation est de 10% à Siguiri. Les enfants sont tentés par les mines et les filles subissent le mariage précoce. Ce phénomène gangrène l’éducation de Siguiri. Nous allons veiller à ce que ce fléau puisse prendre fin », annonce  Ibrahima Kalil Konaté.

« La déscolarisation est un fait réel ici à  Siguiri. Pour pallier ce fléau, nous avons en idée une série de sensibilisation dans les contrées minières.  Ensuite, conscientiser les enseignants sur la correction des enfants avec le fouet », indique  Mamadi Camara.

Sur la même lancée, des organisations non gouvernementales françaises œuvrant dans le cadre de la lutte contre la déscolarisation des enfants ont initié un projet dénommé « Un concert, une école’’, avec le reggae-man ivoirien Tiken Jah Fakoly.

« Nous construisons ces écoles pour lutter contre la déscolarisation des enfants, surtout des jeunes filles. Mais à des endroits où l’État n’a pas pu faire des écoles »,  dit Tiken Jah Fakoly.

Ces écoles ont été construites à travers des fonds collectés pendant des concerts. Et tous les jeunes qui œuvrent dans le projet sont des bénévoles, révèle Jean Marc Nicolle de l’ONG Secours catholiques de France.

Insalubrité du parc de bétail de Thianguel Bori : Les autorités tirent la sonnette d’alarme

La sous-préfecture de Thianguel Bori est située à environ 75 kilomètres de la commune urbaine de Lélouma sur la nationale Labé-Koundara. Cette localité est voisine des préfectures de Mali et de Gaoual, deux zones d’élevage par excellence. Ce parc de bétail est sans doute l’un des plus fournis en cheptel de la région administrative de Labé.

Construit vers les années 1991, il se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. Quelques retouches seulement ont été effectuées depuis par les autorités locales.

Les grillages qui servent de clôture sont à terre, les bureaux du service d’élevage délabré. Sans oublier le manque d’hygiène et d’espace dans l’unique hangar où sont attachés les animaux. Dans la cour, c’est le désordre total. Des vendeurs de chèvres, de moutons et de bœufs, en petits groupes, attendent çà et là, sous un soleil de plomb, des clients. Tel est le constat fait par la rédaction locale de Guineenews.

«Regardez par vous-même l’état des lieux. Ce ne sont ni les bureaux, ni le hangar, tout est critique. Le hangar devant abriter les chèvres et les moutons est à l’étape du soubassement. Il y a vraiment beaucoup à faire. Le hangar où sont actuellement les bœufs est franchement vétuste et insalubre», déplore Dr Mohamed Diakité, chef de poste de l’élevage.

A l’en croire, les autorités préfectorales sont saisies de la situation. Mais il ne pense pas que la commune rurale, à elle seule, puisse faire tout le travail dont a besoin ce parc actuellement.

« Le travail à faire ici est énorme. Et sans soutien des partenaires au développement, je ne pense pas que la commune seule sera en mesure de l’effectuer », explique-t-il.

Poursuivant, Dr Diakité dénonce l’inefficacité et la non-implication du comité de gestion du parc pour la bonne marche des activités. «  Il y a un comité de gestion, mais qui, franchement,  ne fait pas pleinement son boulot. Il est inactif ».

Aujourd’hui, Mohamed Diakité reste sceptique sur l’avenir de ce parc, si toutefois les autorités ne font rien pour redorer son image car les rivalités entre les préfectures sont rudes pour garder un tel bijou chez soi.

« Une chose reste claire, si rien n’est fait pour restaurer et réorganiser ce parc, j’ai peur pour son avenir. Actuellement, des localités sont en train de se battre pour avoir un parc chez elles. C’est le cas de Kounsitel, dans Gaoual. Et cette localité est mieux placée pour ceux-là qui viennent de Mali, de Koundara et même de Télimelé. Et n’oubliez pas que ce sont ces derniers qui nous approvisionnent ici », explique-t-il.

Interrogé sur cette question de restauration et de gestion de ce parc, vitrine incontournable et source de recettes de ladite collectivité, le secrétaire général nous rapporte que la commune avait effectué quelques travaux de réfection. « On a investi quelque chose de 12 millions pour la restauration des bureaux du chef de poste. Nous avons payé des tôles et des chevrons pour tout refaire ».

Une réfection qui reste encore à désirer une fois à l’intérieur de ce bureau, car presque rien n’a changé. Le bureau reste complètement délabré et ressemble à tout sauf à un lieu de travail idéal.

Néanmoins, Alpha Mamoudou pense que la restauration de ce parc sera la priorité des priorités dans leur plan d’action, exercice 2018.

Malgré l’étendue et l’importance du parc de bétail de Thianguel Bori, il n’y a pas d’abattoir ici. Les bouchers font recours aux particuliers pour dépiécer leurs animaux.

« Nous n’avons pas d’abattoir. Et si vous vous rendez là où sont égorgés ces animaux, franchement, vous verrez que ce n’est pas la peine. C’est inapproprié. Aucune mesure d’hygiène. Tout se passe à même le sol », dénonce Dr Diakité.

Toujours, selon lui, à chaque bœuf tué, 25 000GNF sont  payés par le boucher comme taxe d’abattage. Une somme qui reviendrait à la commune.

A noter que la taxe de stationnement est de 3 000GNF par bœuf et 1500 GNF par chèvre et par mouton.

Abdourahamane Barry, de retour de Thianguel Bori, Lélouma pour Guinéenews©   

Gouvernance : Bantama Sow présente son bilan des 100 jours

Sanoussy Bantama Sow ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, était devant la presse ce lundi 11 décembre. Objectif, présenter les résultats de son département après cent (100) jours de gestion, a constaté sur place Guinéenews©.

A l’entame, il a d’abord dressé le bilan du secteur de la culture. Et sur ce, Bantama Sow n’a pas manqué de se féliciter d’avoir été à la base de deux décrets dont l’un porte sur la création du fonds d’aide à la culture et le second pour le sport.

Ensuite, il a signifié qu’avec ses efforts, le budget du département est passé de 168 milliards GNF à 202 milliards lords de son récent passage à l’assemblée nationale. Et qu’un autre décret pour soutenir les vieux jours de certaines gloires qui ont marqué la Guinée, serait sur le point d’être signé par le Président.

« Un ministère sans politique nationale, est un bateau qui navigue sans boussole », s’est exprimé Bantama pour rappeler l’importance de la validation de la nouvelle politique nationale.

Poursuivant, l’homme fort du département en charge de la culture a notifié la poursuite de l’opération d’inventaire général des sites historiques et celui des chants ainsi que des rythmes de Guinée. A ce titre, le ministre Sow a annoncé l’érection de la résidence actuelle du préfet de Kérouané en musée, la construction d’un abris pour le « Sosso balla » et une maison pour son gardien et aussi d’un site « Samory » à Bissandougou dans Kérouané.

Parlant des actes posés pour ramener le livre dans la vie du Guinéen, Bantama Sow a fait savoir sa volonté d’équiper complètement la bibliothèque nationale et celle du Pr Djibril Tamsir Niane.

La tenue de la quinzaine artistique et du festival national des arts et de la culture, sont des acquis de son département et il a rendu hommage à l’équipe de son département. Dans cette même lancée, Bantama a projeté la nomination prochaine des inspecteurs régionaux de la culture et du sport ainsi que les directeurs préfectoraux et sous-préfectoraux.

Le second volet de la communication du premier responsable du département des sports a porté sur les réformes dans le secteur du sport. Et à ce titre, il s’est félicité de la réussite des jeux du Fouta et du lancement prochain des terrains de proximité dans Conakry et un autre à Kankan.

Parlant de l’équipe nationale de football, Bantama Sow s’est montré prudent quant au sort du sélectionneur Lappé Bangoura. Tout de même, il a souligné qu’une réunion est prévue pour décider de la continuité ou de la résiliation du contrat du sélectionneur de l’équipe de football.

Au cours de cette rencontre, il a tenté de faire comprendre qu’il y a une différence entre l’homme politique du bureau national du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) et le ministre qu’il est. Tout de même, la première personnalité n’a pas cédé la place au second car parfois, des pics à l’endroit de l’opposition guinéenne se faisaient entendre.

Pour clore, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique a signalé les difficultés rencontrées et qui en ses propres termes, apparaissaient à chaque fois pour le manque de moyen de réaliser certaines priorités.

Nous y reviendrons.

Guinée: des ONG interpellent le régime sur de nombreux cas de violations des droits de l’homme

Habituellement prévue le 10 décembre, c’est ce lundi 11 décembre que le Haut Commissariat des Droits de l’Homme en Guinée a célébré la journée internationale des droits de l’homme. L’événement qui a été célébré en Guinée, a été placé sous la présidence du ministre d’Etat, ministre chargé de la Justice Cheick Sako qui avait à ses côtés ses homologues de  l’Action Sociale, de la Communication et  des représentants des agences onusiennes et du corps diplomatique en Guinée.

Les organisations guinéennes de défense des droits humains ont saisi cette occasion pour exprimer leurs préoccupations par rapport à certaines situations dans le pays dont, entre autres, la lenteur qui caractérise le processus de réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité ; les conditions de détention des prisonniers dans les maisons carcérales; les violences commises au cours des manifestations par les forces de l’ordre et les violations graves à la liberté d’expression et d’opinion se traduisant par des menaces, intimidations, violences physiques à l’endroit de la presse. A Travers leur porte parole, Guilavogui Gbolou, ces ONG ont interpellé le président Alpha Condé pour la résolution de tous ces manquements.

Pour sa part, la ministre des Affaires Sociales, a dénoncé les violences que subit la gent féminine. Pour elle, les violences perpétrées à l’encontre des femmes et des filles constituent l’une des formes les plus récurrentes de privation des droits humains dans notre société. Des violences qui, pour la plupart, entretenues par nos habitudes et à nos traditions et la culture, dénoncera-t-elle avant d’inviter les femmes à se lever pour lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a par ailleurs exhorté  les hommes à soutenir la gent féminine dans leur combat.

S’exprimant au nom du Haut commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme,  Mme Zenabou Hamza Diaby a déclaré que les principes des droits humains sont menacés.

«Dans de nombreux pays, nous constatons un recul en matière des droits des femmes et des minorités. Certains gouvernements violent ouvertement les droits de leurs peuples et sapent le droit international. Nous devons et nous pouvons résister », a-t-elle martelé.

Le ministre d’Etat en charge de la Justice est revenu, de son côté, sur les reformes entreprises au sein de son département dans le cadre du respect des droits de l’homme en Guinée. Il a cité, entre autres, la révision du nouveau code pénal et la compétence accordée aux tribunaux de première instance de juger des audiences criminelles.  Plus loin, sous un tout autre angle et avec un ton menaçant, Cheick Sako a affirmé : « quiconque viole la loi dans ce pays, va rendre compte devant les tribunaux. Ce, quelque soit son statut social.»

La journée internationale des droits de l’homme a été célébrée en 2017 sous le thème «Tous égaux en dignité et en droit ». Elle correspond cette année à la célébration du 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits  de l’homme. Pour marquer cette date, des  bougies ont été soufflées dans la salle du 28 septembre qui a abrité les festivités.

Justice: le ministre Cheick Sako sonne le glas de l’impunité.

S’exprimant ce lundi à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des Droits de l’Homme le ministre la Justice, Me. Cheick Sako a lancé une mise en garde aux gens qui violent la loi dans le pays.

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