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Mandiana: calme précaire à la frontière guinéo-malienne après le déploiement de l’armée

Après les violents affrontements ayant coûté la vie à 17 personnes à la frontière Guineo-malienne; le préfet de Mandiana s’est rendu hier après-midi dans le district de Kantedoubalandougou et y a déployé 23 militaires, a-t-on appris de sources locales le mardi 28 novembre.

Au cours de sa visite; le préfet Cheick Diallo à mis l’occasion à profit pour présenter ses condoléances aux familles éplorées avant de déployer les forces de défense pour sécuriser la zone. Ce qui évidemment a soulagé les populations qui attendaient le soutien des autorités: « Les autorités de Mandiana sont venues et après les condoléances, elles ont laissé 23 militaires pour sécuriser la zone de Kantedoubalandougou », a indiqué un membre de la délégation préfectorale, l’air soulagé.

Malgré cette visite, certains villageois restent dubitatifs. Ils ont toujours peur. « Nous vivons dans une situation critique avec la peur. Car, ce litige existe depuis 2012 et les autorités qui viennent éteindre le feu et trouver une solution, n’ont jamais réussi à tracer les limites territoriales », s’est confié Seydou Kanté, président de district de Kantedoubalandougou

A retenir que sur les 17 morts, il y en a 12 qui sont maliens et dont la plupart sont issus des rangs des forces de défense malienne. Pour l’heure, le calme est revenu, mais ce conflit frontalier inquiète tout de même les villageois en ce qui concerne désormais les relations entre eux et leurs frères maliens.

 

Frontière guinéo-malienne: des affrontements entre deux villages autour d’une mine font 17 morts

Dix sept morts et plusieurs blessés au cours d’un affrontement dans une zone minière à la frontière guineo-malienne. Des habitants de Gnaouleni et de Kantedougoubalandou, deux villages frontaliers se sont affrontés ce mardi matin suite à un conflit autour d’une zone aurifère. (Photo d’archives)

Ce conflit entre les habitants de Kantedougoubalandou, dans la préfecture de Mandiana et ceux de Gnaouleni dans Kangaba, date de plusieurs années. Mais pour cette fois-ci, il s’est soldé par des morts et des blessés graves.

Joint par une radio locale de Siguiri, le président du district de Kantedougoubalandou parle d’une agression. « Il y a un précédent litige entre les deux villages. Les autorités ont interdit les travaux sur la zone, mais les maliens continuaient à travailler. Nous avons demandé à ce que les travaux soient arrêtés. Les forces de l’ordre maliennes venues prêtées mains fortes à leurs « frères » nous ont agressé. Il y a eu 3 morts et des blessés de notre côté. Des gens on été tués de leurs côtés… », avant de continuer : « nous avons informé les autorités de Mandiana, mais nous attendons toujours qu’elles réagissent. EN attendant, on aperçoit un hélicoptère qui survole notre district. »

Pour l’heure, quatre blessés sont admis à l’hôpital préfectoral. Rencontré, un d’entre eux a accepté de témoigner. « Nous avons voulu travailler dans la mine qui se trouve dans notre zone. Cela a provoqué la colère des habitants Gnaouleni. Les militaires maliens appelés sans doute par nos adversaires, sont venus avec trois pickups.  Ils nous ont poursuivis et ils ont tiré. C’est ainsi que j’ai été atteint. Il y a eu trois morts et quatre blessés. »

Cet affrontement a eu malheureusement un lourd bilan.  Dix sept morts et plusieurs blessés dont quatre admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

Faut-il enfin souligner que ce conflit minier entre les habitants de Gnaouleni et de Kantedoubalandou existe depuis belle lurette. Dejà en 2015, le général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et les autorités maliennes s’y étaient rendus pour apaiser cette situation.