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Affaire Marcus-Fatoumata Barry: des révélations croustillantes

 Le lundi 22 mai dernier, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, comparaissait au Tribunal de première instance de Dixinn dans une affaire de viol sur la personne de Fatoumata Diaraye Barry, élève et plaignante. Et bien avant, la polémique a agité  les réseaux sociaux et les médias de la place. Une attitude qui a soulevé des questions sur la cause du silence de l’artiste.

Dans le souci de combler le fossé entre la réalité et l’information qui circule, votre quotidien en ligne Guineenews s’est penché sur le dossier brûlant qui défraie la chronique pour éclairer les lanternes et recadrer le débat.

Confusion au niveau du nom du prévenu: Marcus du groupe Banlieuz’art!

Au cours des investigations, des éléments recueillis du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 et confirmés par des sources proches du dossier, nous ont appris que contrairement aux informations relayées par certains médias guinéens, la victime du nom de Fatoumata Diaraye Barry a identifié son agresseur sous le nom de Bangaly Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art. Et c’est le même nom qui figurait sur la convocation adressée par le juge d’instruction à l’artiste (une information confirmée par l’avocat de l’artiste Me Ahmadou Kourouma et par l’artiste). Or, sur la carte d’identité, ce dernier s’appellerait Abdoul Aziz Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art et non Bangaly Bangoura.

Et l’artiste Marcus du groupe du groupe Banlieuz’art, de son vrai nom Abdoul Aziz Bangoura nous précise: « Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. »

La première rencontre entre Fatoumata Diaraye Barry et Marcus du groupe Banlieuz’art

Sur les circonstances de sa rencontre avec l’artiste, Fatoumata a déclaré ceci lors de sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015, ndlr) : « j’ai envoyé une demande d’invitation, via Facebook à Bangaly Bangoura alias Marcus. Et suite à cela, il m’a invité chez lui à Cobayah. Je voulais qu’il m’épouse car je l’aimais trop. »

Interrogé par Guineenews sur sa rencontre avec la fille, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, nous a confié: « en décembre, étant chez mon ami Doura, une voix féminine m’a appelé au téléphone puis m’a dit qu’elle a rêvé de mon numéro et qu’elle se souvient de chaque chiffre, qu’elle aimerait savoir qui suis-je car sa mère lui aurait conseillé de rencontrer l’intéressé. Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. Et comme elle insistait pour me voir, je lui ai donné rendez-vous au Seven-Eleven sis à Kipé. Le jour du rendez-vous, je suis arrivé dans les environs de 2h du matin après qu’on m’ait informé qu’il y a une fille qui m’y attendait. J’avais même oublié le programme. Une fois sur les lieux, je l’ai saluée et après quelques échanges, je lui ai remis le frais du transport afin qu’elle rentre chez elle car il se faisait tard. Mais elle m’a dit qu’elle ne peut pas rentrer car elle habite à Gomboyah. Je lui ai demandé aussi si elle n’a pas de parents à Conakry pour qu’avec mes amis, nous la déposions. Elle a répondu par un non. Vu que j’étais avec des amis qui devaient passer la nuit chez moi, je lui ai proposé de venir passer la nuit chez moi et qu’au matin, elle puisse rentrer. Une fois à mon domicile, elle est restée au salon où elle a passé la nuit car moi j’étais accompagné cette nuit. Le matin, je lui ai remis son frais de transport puis, elle est sortie de chez moi et depuis ce jour, je ne l’ai plus revue si ce n’est au tribunal où je ne l’avais même pas reconnue la première fois. »

Cette version des faits a été confirmée par Abdoul Mamouna Malick Bangoura, un cousin de Marcus. « Nous sommes rentrés dans les environs de 3 heures du matin et Marcus a continué dans la chambre avec son invitée. La fille Fatoumata Diaraye Barry a passé la nuit au salon dans un fauteuil et moi, j’ai aussi occupé l’autre fauteuil. »

Les dessous de la plainte contre Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur Fatoumata Diaraye Barry

Dans sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015), la plaignante Fatoumata Diaraye a indiqué que Marcus l’aurait violée et que l’artiste est à la base de sa défloration. Mais en lisant le rapport médico-légal N° 048 daté du 27 juin 2016 dans sa conclusion faite par le Pr Hassan Bah, médecin légiste, que nous ne pouvons pas afficher par respect pour la procédure judiciaire bien qu’elle soit aujourd’hui publique, il est clairement mentionné : « l’examen médico-légal réalisé ce jour n’a mis en évidence aucune lésion traumatique en rapport avec une agression sexuelle récente ». Et dans le nota bene (N.B), le Pr Hassan Bah souligne : « Défloration hyménale ancienne ». De ce rapport, il ressort qu’il n’y a pas eu de violence sexuelle récente sur Fatoumata Diaraye Barry et que la défloration est ancienne.

Mais contrairement à cette déclaration, elle a précisé dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako (le féticheur interpellé après une plainte déposée par la “mère” de la fille, ndlr). Une version confirmée par la déposition N° 017/01/CCS/R/201 datée du 25 juin 2016 à 10 heures 30 minutes de Fatoumata Diallo, mère de la victime au Commissariat central de police de Sonfonia qui indique: « le 30 décembre 2015, ma fille Barry Fatoumata Diaraye est sortie de la maison. Avant de sortir, elle m’a volée la somme de 4.000.000 GNF et la somme de 5.000.000 GNF avec sa grand-mère à Coyah. Après quatre (4) mois d’absence, on nous a informé qu’elle a mis sa photo sur Facebook qu’elle se trouve actuellement à Dakar. C’est au courant de cette semaine, on m’a informée aussi que ma fille Fatoumata Diaraye Barry se trouve chez un certain marabout à Sonfonia. Je me suis rendue à l’indication où il (Koulako) m’a dit que Diaraye ne se trouve pas avec lui et qu’elle se trouve dans un hôtel à Foulamadina. Finalement, le concessionnaire m’a confirmé que ma fille se trouve avec lui (Koulako Kourouma). C’est ce dernier et sa fille qui m’ont aidée à faire sortir Diaraye de chez lui. Ça fait la deuxième fois qu’on la retrouve avec lui. Je porte plainte contre l’intéressé. »

Une déclaration de Fatoumata Diallo mère et plaignante qui se trouve être validée par celle de la victime Fatoumata Diaraye Barry dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako. »

Pour expliquer sa première rencontre avec Fatoumata Diaraye Barry, Koulako Kourouma a affirmé : « ce jour, Fatoumata m’a expliqué son problème qui concerne le mariage et elle voulait que je l’aide à ce que Marcus du groupe de Banlieuz’art l’épouse. Ayant compris son ambition, j’ai fait son travail. »

En interrogeant Me Ahmadou Kourouma, l’avocat de Marcus, il nous a appris que la citation de son client Marcus dans le dossier a été faite en qualité de témoin et non en qualité d’accusé comme le font croire les informations dans certains médias. Et que son inculpation fait suite aux révélations faites par Fatoumata Diaraye Barry qui, au cours de sa déposition, a cité l’artiste comme étant son violeur et celui qui l’avait déflorée. De même, il nous a fait savoir que l’examen médico-légal a été réalisé après que Fatoumata Diallo, mère de la plaignante Fatoumata Diaraye Barry, ait porté plainte en 2016 contre le marabout Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur mineure et non contre l’artiste du groupe Banlieuz’art. Donc, son client n’est accusé en rien de séquestration et de viol.

L’une des questions que les observateurs se posent est de savoir pourquoi Marcus peut forcer une fille qui l’aime et qui désire être son épouse au point de le marabouter, à entretenir une relation sexuelle avec lui?

Cette question mérite des éclaircissements. Le procès a été reporté au 5 juin afin que le droit puisse s’exprimer et que le/la/les fautifs, se retrouvent dans les filets de la loi.

 

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Affaire Marcus-Fatoumata Barry: des révélations croustillantes

 Le lundi 22 mai dernier, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, comparaissait au Tribunal de première instance de Dixinn dans une affaire de viol sur la personne de Fatoumata Diaraye Barry, élève et plaignante. Et bien avant, la polémique a agité  les réseaux sociaux et les médias de la place. Une attitude qui a soulevé des questions sur la cause du silence de l’artiste.

Dans le souci de combler le fossé entre la réalité et l’information qui circule, votre quotidien en ligne Guineenews s’est penché sur le dossier brûlant qui défraie la chronique pour éclairer les lanternes et recadrer le débat.

Confusion au niveau du nom du prévenu: Marcus du groupe Banlieuz’art!

Au cours des investigations, des éléments recueillis du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 et confirmés par des sources proches du dossier, nous ont appris que contrairement aux informations relayées par certains médias guinéens, la victime du nom de Fatoumata Diaraye Barry a identifié son agresseur sous le nom de Bangaly Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art. Et c’est le même nom qui figurait sur la convocation adressée par le juge d’instruction à l’artiste (une information confirmée par l’avocat de l’artiste Me Ahmadou Kourouma et par l’artiste). Or, sur la carte d’identité, ce dernier s’appellerait Abdoul Aziz Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art et non Bangaly Bangoura.

Et l’artiste Marcus du groupe du groupe Banlieuz’art, de son vrai nom Abdoul Aziz Bangoura nous précise: « Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. »

La première rencontre entre Fatoumata Diaraye Barry et Marcus du groupe Banlieuz’art

Sur les circonstances de sa rencontre avec l’artiste, Fatoumata a déclaré ceci lors de sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015, ndlr) : « j’ai envoyé une demande d’invitation, via Facebook à Bangaly Bangoura alias Marcus. Et suite à cela, il m’a invité chez lui à Cobayah. Je voulais qu’il m’épouse car je l’aimais trop. »

Interrogé par Guineenews sur sa rencontre avec la fille, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, nous a confié: « en décembre, étant chez mon ami Doura, une voix féminine m’a appelé au téléphone puis m’a dit qu’elle a rêvé de mon numéro et qu’elle se souvient de chaque chiffre, qu’elle aimerait savoir qui suis-je car sa mère lui aurait conseillé de rencontrer l’intéressé. Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. Et comme elle insistait pour me voir, je lui ai donné rendez-vous au Seven-Eleven sis à Kipé. Le jour du rendez-vous, je suis arrivé dans les environs de 2h du matin après qu’on m’ait informé qu’il y a une fille qui m’y attendait. J’avais même oublié le programme. Une fois sur les lieux, je l’ai saluée et après quelques échanges, je lui ai remis le frais du transport afin qu’elle rentre chez elle car il se faisait tard. Mais elle m’a dit qu’elle ne peut pas rentrer car elle habite à Gomboyah. Je lui ai demandé aussi si elle n’a pas de parents à Conakry pour qu’avec mes amis, nous la déposions. Elle a répondu par un non. Vu que j’étais avec des amis qui devaient passer la nuit chez moi, je lui ai proposé de venir passer la nuit chez moi et qu’au matin, elle puisse rentrer. Une fois à mon domicile, elle est restée au salon où elle a passé la nuit car moi j’étais accompagné cette nuit. Le matin, je lui ai remis son frais de transport puis, elle est sortie de chez moi et depuis ce jour, je ne l’ai plus revue si ce n’est au tribunal où je ne l’avais même pas reconnue la première fois. »

Cette version des faits a été confirmée par Abdoul Mamouna Malick Bangoura, un cousin de Marcus. « Nous sommes rentrés dans les environs de 3 heures du matin et Marcus a continué dans la chambre avec son invitée. La fille Fatoumata Diaraye Barry a passé la nuit au salon dans un fauteuil et moi, j’ai aussi occupé l’autre fauteuil. »

Les dessous de la plainte contre Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur Fatoumata Diaraye Barry

Dans sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015), la plaignante Fatoumata Diaraye a indiqué que Marcus l’aurait violée et que l’artiste est à la base de sa défloration. Mais en lisant le rapport médico-légal N° 048 daté du 27 juin 2016 dans sa conclusion faite par le Pr Hassan Bah, médecin légiste, que nous ne pouvons pas afficher par respect pour la procédure judiciaire bien qu’elle soit aujourd’hui publique, il est clairement mentionné : « l’examen médico-légal réalisé ce jour n’a mis en évidence aucune lésion traumatique en rapport avec une agression sexuelle récente ». Et dans le nota bene (N.B), le Pr Hassan Bah souligne : « Défloration hyménale ancienne ». De ce rapport, il ressort qu’il n’y a pas eu de violence sexuelle récente sur Fatoumata Diaraye Barry et que la défloration est ancienne.

Mais contrairement à cette déclaration, elle a précisé dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako (le féticheur interpellé après une plainte déposée par la “mère” de la fille, ndlr). Une version confirmée par la déposition N° 017/01/CCS/R/201 datée du 25 juin 2016 à 10 heures 30 minutes de Fatoumata Diallo, mère de la victime au Commissariat central de police de Sonfonia qui indique: « le 30 décembre 2015, ma fille Barry Fatoumata Diaraye est sortie de la maison. Avant de sortir, elle m’a volée la somme de 4.000.000 GNF et la somme de 5.000.000 GNF avec sa grand-mère à Coyah. Après quatre (4) mois d’absence, on nous a informé qu’elle a mis sa photo sur Facebook qu’elle se trouve actuellement à Dakar. C’est au courant de cette semaine, on m’a informée aussi que ma fille Fatoumata Diaraye Barry se trouve chez un certain marabout à Sonfonia. Je me suis rendue à l’indication où il (Koulako) m’a dit que Diaraye ne se trouve pas avec lui et qu’elle se trouve dans un hôtel à Foulamadina. Finalement, le concessionnaire m’a confirmé que ma fille se trouve avec lui (Koulako Kourouma). C’est ce dernier et sa fille qui m’ont aidée à faire sortir Diaraye de chez lui. Ça fait la deuxième fois qu’on la retrouve avec lui. Je porte plainte contre l’intéressé. »

Une déclaration de Fatoumata Diallo mère et plaignante qui se trouve être validée par celle de la victime Fatoumata Diaraye Barry dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako. »

Pour expliquer sa première rencontre avec Fatoumata Diaraye Barry, Koulako Kourouma a affirmé : « ce jour, Fatoumata m’a expliqué son problème qui concerne le mariage et elle voulait que je l’aide à ce que Marcus du groupe de Banlieuz’art l’épouse. Ayant compris son ambition, j’ai fait son travail. »

En interrogeant Me Ahmadou Kourouma, l’avocat de Marcus, il nous a appris que la citation de son client Marcus dans le dossier a été faite en qualité de témoin et non en qualité d’accusé comme le font croire les informations dans certains médias. Et que son inculpation fait suite aux révélations faites par Fatoumata Diaraye Barry qui, au cours de sa déposition, a cité l’artiste comme étant son violeur et celui qui l’avait déflorée. De même, il nous a fait savoir que l’examen médico-légal a été réalisé après que Fatoumata Diallo, mère de la plaignante Fatoumata Diaraye Barry, ait porté plainte en 2016 contre le marabout Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur mineure et non contre l’artiste du groupe Banlieuz’art. Donc, son client n’est accusé en rien de séquestration et de viol.

L’une des questions que les observateurs se posent est de savoir pourquoi Marcus peut forcer une fille qui l’aime et qui désire être son épouse au point de le marabouter, à entretenir une relation sexuelle avec lui?

Cette question mérite des éclaircissements. Le procès a été reporté au 5 juin afin que le droit puisse s’exprimer et que le/la/les fautifs, se retrouvent dans les filets de la loi.

 

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Affaire Marcus-Fatoumata Barry: des révélations croustillantes

 Le lundi 22 mai dernier, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, comparaissait au Tribunal de première instance de Dixinn dans une affaire de viol sur la personne de Fatoumata Diaraye Barry, élève et plaignante. Et bien avant, la polémique a agité  les réseaux sociaux et les médias de la place. Une attitude qui a soulevé des questions sur la cause du silence de l’artiste.

Dans le souci de combler le fossé entre la réalité et l’information qui circule, votre quotidien en ligne Guineenews s’est penché sur le dossier brûlant qui défraie la chronique pour éclairer les lanternes et recadrer le débat.

Confusion au niveau du nom du prévenu: Marcus du groupe Banlieuz’art!

Au cours des investigations, des éléments recueillis du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 et confirmés par des sources proches du dossier, nous ont appris que contrairement aux informations relayées par certains médias guinéens, la victime du nom de Fatoumata Diaraye Barry a identifié son agresseur sous le nom de Bangaly Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art. Et c’est le même nom qui figurait sur la convocation adressée par le juge d’instruction à l’artiste (une information confirmée par l’avocat de l’artiste Me Ahmadou Kourouma et par l’artiste). Or, sur la carte d’identité, ce dernier s’appellerait Abdoul Aziz Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art et non Bangaly Bangoura.

Et l’artiste Marcus du groupe du groupe Banlieuz’art, de son vrai nom Abdoul Aziz Bangoura nous précise: « Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. »

La première rencontre entre Fatoumata Diaraye Barry et Marcus du groupe Banlieuz’art

Sur les circonstances de sa rencontre avec l’artiste, Fatoumata a déclaré ceci lors de sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015, ndlr) : « j’ai envoyé une demande d’invitation, via Facebook à Bangaly Bangoura alias Marcus. Et suite à cela, il m’a invité chez lui à Cobayah. Je voulais qu’il m’épouse car je l’aimais trop. »

Interrogé par Guineenews sur sa rencontre avec la fille, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, nous a confié: « en décembre, étant chez mon ami Doura, une voix féminine m’a appelé au téléphone puis m’a dit qu’elle a rêvé de mon numéro et qu’elle se souvient de chaque chiffre, qu’elle aimerait savoir qui suis-je car sa mère lui aurait conseillé de rencontrer l’intéressé. Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. Et comme elle insistait pour me voir, je lui ai donné rendez-vous au Seven-Eleven sis à Kipé. Le jour du rendez-vous, je suis arrivé dans les environs de 2h du matin après qu’on m’ait informé qu’il y a une fille qui m’y attendait. J’avais même oublié le programme. Une fois sur les lieux, je l’ai saluée et après quelques échanges, je lui ai remis le frais du transport afin qu’elle rentre chez elle car il se faisait tard. Mais elle m’a dit qu’elle ne peut pas rentrer car elle habite à Gomboyah. Je lui ai demandé aussi si elle n’a pas de parents à Conakry pour qu’avec mes amis, nous la déposions. Elle a répondu par un non. Vu que j’étais avec des amis qui devaient passer la nuit chez moi, je lui ai proposé de venir passer la nuit chez moi et qu’au matin, elle puisse rentrer. Une fois à mon domicile, elle est restée au salon où elle a passé la nuit car moi j’étais accompagné cette nuit. Le matin, je lui ai remis son frais de transport puis, elle est sortie de chez moi et depuis ce jour, je ne l’ai plus revue si ce n’est au tribunal où je ne l’avais même pas reconnue la première fois. »

Cette version des faits a été confirmée par Abdoul Mamouna Malick Bangoura, un cousin de Marcus. « Nous sommes rentrés dans les environs de 3 heures du matin et Marcus a continué dans la chambre avec son invitée. La fille Fatoumata Diaraye Barry a passé la nuit au salon dans un fauteuil et moi, j’ai aussi occupé l’autre fauteuil. »

Les dessous de la plainte contre Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur Fatoumata Diaraye Barry

Dans sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015), la plaignante Fatoumata Diaraye a indiqué que Marcus l’aurait violée et que l’artiste est à la base de sa défloration. Mais en lisant le rapport médico-légal N° 048 daté du 27 juin 2016 dans sa conclusion faite par le Pr Hassan Bah, médecin légiste, que nous ne pouvons pas afficher par respect pour la procédure judiciaire bien qu’elle soit aujourd’hui publique, il est clairement mentionné : « l’examen médico-légal réalisé ce jour n’a mis en évidence aucune lésion traumatique en rapport avec une agression sexuelle récente ». Et dans le nota bene (N.B), le Pr Hassan Bah souligne : « Défloration hyménale ancienne ». De ce rapport, il ressort qu’il n’y a pas eu de violence sexuelle récente sur Fatoumata Diaraye Barry et que la défloration est ancienne.

Mais contrairement à cette déclaration, elle a précisé dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako (le féticheur interpellé après une plainte déposée par la “mère” de la fille, ndlr). Une version confirmée par la déposition N° 017/01/CCS/R/201 datée du 25 juin 2016 à 10 heures 30 minutes de Fatoumata Diallo, mère de la victime au Commissariat central de police de Sonfonia qui indique: « le 30 décembre 2015, ma fille Barry Fatoumata Diaraye est sortie de la maison. Avant de sortir, elle m’a volée la somme de 4.000.000 GNF et la somme de 5.000.000 GNF avec sa grand-mère à Coyah. Après quatre (4) mois d’absence, on nous a informé qu’elle a mis sa photo sur Facebook qu’elle se trouve actuellement à Dakar. C’est au courant de cette semaine, on m’a informée aussi que ma fille Fatoumata Diaraye Barry se trouve chez un certain marabout à Sonfonia. Je me suis rendue à l’indication où il (Koulako) m’a dit que Diaraye ne se trouve pas avec lui et qu’elle se trouve dans un hôtel à Foulamadina. Finalement, le concessionnaire m’a confirmé que ma fille se trouve avec lui (Koulako Kourouma). C’est ce dernier et sa fille qui m’ont aidée à faire sortir Diaraye de chez lui. Ça fait la deuxième fois qu’on la retrouve avec lui. Je porte plainte contre l’intéressé. »

Une déclaration de Fatoumata Diallo mère et plaignante qui se trouve être validée par celle de la victime Fatoumata Diaraye Barry dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako. »

Pour expliquer sa première rencontre avec Fatoumata Diaraye Barry, Koulako Kourouma a affirmé : « ce jour, Fatoumata m’a expliqué son problème qui concerne le mariage et elle voulait que je l’aide à ce que Marcus du groupe de Banlieuz’art l’épouse. Ayant compris son ambition, j’ai fait son travail. »

En interrogeant Me Ahmadou Kourouma, l’avocat de Marcus, il nous a appris que la citation de son client Marcus dans le dossier a été faite en qualité de témoin et non en qualité d’accusé comme le font croire les informations dans certains médias. Et que son inculpation fait suite aux révélations faites par Fatoumata Diaraye Barry qui, au cours de sa déposition, a cité l’artiste comme étant son violeur et celui qui l’avait déflorée. De même, il nous a fait savoir que l’examen médico-légal a été réalisé après que Fatoumata Diallo, mère de la plaignante Fatoumata Diaraye Barry, ait porté plainte en 2016 contre le marabout Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur mineure et non contre l’artiste du groupe Banlieuz’art. Donc, son client n’est accusé en rien de séquestration et de viol.

L’une des questions que les observateurs se posent est de savoir pourquoi Marcus peut forcer une fille qui l’aime et qui désire être son épouse au point de le marabouter, à entretenir une relation sexuelle avec lui?

Cette question mérite des éclaircissements. Le procès a été reporté au 5 juin afin que le droit puisse s’exprimer et que le/la/les fautifs, se retrouvent dans les filets de la loi.

 

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Affaire Marcus-Fatoumata Barry: des révélations croustillantes

 Le lundi 22 mai dernier, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, comparaissait au Tribunal de première instance de Dixinn dans une affaire de viol sur la personne de Fatoumata Diaraye Barry, élève et plaignante. Et bien avant, la polémique a agité  les réseaux sociaux et les médias de la place. Une attitude qui a soulevé des questions sur la cause du silence de l’artiste.

Dans le souci de combler le fossé entre la réalité et l’information qui circule, votre quotidien en ligne Guineenews s’est penché sur le dossier brûlant qui défraie la chronique pour éclairer les lanternes et recadrer le débat.

Confusion au niveau du nom du prévenu: Marcus du groupe Banlieuz’art!

Au cours des investigations, des éléments recueillis du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 et confirmés par des sources proches du dossier, nous ont appris que contrairement aux informations relayées par certains médias guinéens, la victime du nom de Fatoumata Diaraye Barry a identifié son agresseur sous le nom de Bangaly Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art. Et c’est le même nom qui figurait sur la convocation adressée par le juge d’instruction à l’artiste (une information confirmée par l’avocat de l’artiste Me Ahmadou Kourouma et par l’artiste). Or, sur la carte d’identité, ce dernier s’appellerait Abdoul Aziz Bangoura alias Marcus du groupe Banlieuz’art et non Bangaly Bangoura.

Et l’artiste Marcus du groupe du groupe Banlieuz’art, de son vrai nom Abdoul Aziz Bangoura nous précise: « Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. »

La première rencontre entre Fatoumata Diaraye Barry et Marcus du groupe Banlieuz’art

Sur les circonstances de sa rencontre avec l’artiste, Fatoumata a déclaré ceci lors de sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015, ndlr) : « j’ai envoyé une demande d’invitation, via Facebook à Bangaly Bangoura alias Marcus. Et suite à cela, il m’a invité chez lui à Cobayah. Je voulais qu’il m’épouse car je l’aimais trop. »

Interrogé par Guineenews sur sa rencontre avec la fille, Abdoul Aziz Bangoura, alias Marcus du groupe Banlieuz’art, nous a confié: « en décembre, étant chez mon ami Doura, une voix féminine m’a appelé au téléphone puis m’a dit qu’elle a rêvé de mon numéro et qu’elle se souvient de chaque chiffre, qu’elle aimerait savoir qui suis-je car sa mère lui aurait conseillé de rencontrer l’intéressé. Voulant garder secrète ma personnalité, ne sachant pas qui était de l’autre bout du fil, je me suis présenté en tant que Bangaly Bangoura. Et comme elle insistait pour me voir, je lui ai donné rendez-vous au Seven-Eleven sis à Kipé. Le jour du rendez-vous, je suis arrivé dans les environs de 2h du matin après qu’on m’ait informé qu’il y a une fille qui m’y attendait. J’avais même oublié le programme. Une fois sur les lieux, je l’ai saluée et après quelques échanges, je lui ai remis le frais du transport afin qu’elle rentre chez elle car il se faisait tard. Mais elle m’a dit qu’elle ne peut pas rentrer car elle habite à Gomboyah. Je lui ai demandé aussi si elle n’a pas de parents à Conakry pour qu’avec mes amis, nous la déposions. Elle a répondu par un non. Vu que j’étais avec des amis qui devaient passer la nuit chez moi, je lui ai proposé de venir passer la nuit chez moi et qu’au matin, elle puisse rentrer. Une fois à mon domicile, elle est restée au salon où elle a passé la nuit car moi j’étais accompagné cette nuit. Le matin, je lui ai remis son frais de transport puis, elle est sortie de chez moi et depuis ce jour, je ne l’ai plus revue si ce n’est au tribunal où je ne l’avais même pas reconnue la première fois. »

Cette version des faits a été confirmée par Abdoul Mamouna Malick Bangoura, un cousin de Marcus. « Nous sommes rentrés dans les environs de 3 heures du matin et Marcus a continué dans la chambre avec son invitée. La fille Fatoumata Diaraye Barry a passé la nuit au salon dans un fauteuil et moi, j’ai aussi occupé l’autre fauteuil. »

Les dessous de la plainte contre Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur Fatoumata Diaraye Barry

Dans sa déposition (procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015), la plaignante Fatoumata Diaraye a indiqué que Marcus l’aurait violée et que l’artiste est à la base de sa défloration. Mais en lisant le rapport médico-légal N° 048 daté du 27 juin 2016 dans sa conclusion faite par le Pr Hassan Bah, médecin légiste, que nous ne pouvons pas afficher par respect pour la procédure judiciaire bien qu’elle soit aujourd’hui publique, il est clairement mentionné : « l’examen médico-légal réalisé ce jour n’a mis en évidence aucune lésion traumatique en rapport avec une agression sexuelle récente ». Et dans le nota bene (N.B), le Pr Hassan Bah souligne : « Défloration hyménale ancienne ». De ce rapport, il ressort qu’il n’y a pas eu de violence sexuelle récente sur Fatoumata Diaraye Barry et que la défloration est ancienne.

Mais contrairement à cette déclaration, elle a précisé dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako (le féticheur interpellé après une plainte déposée par la “mère” de la fille, ndlr). Une version confirmée par la déposition N° 017/01/CCS/R/201 datée du 25 juin 2016 à 10 heures 30 minutes de Fatoumata Diallo, mère de la victime au Commissariat central de police de Sonfonia qui indique: « le 30 décembre 2015, ma fille Barry Fatoumata Diaraye est sortie de la maison. Avant de sortir, elle m’a volée la somme de 4.000.000 GNF et la somme de 5.000.000 GNF avec sa grand-mère à Coyah. Après quatre (4) mois d’absence, on nous a informé qu’elle a mis sa photo sur Facebook qu’elle se trouve actuellement à Dakar. C’est au courant de cette semaine, on m’a informée aussi que ma fille Fatoumata Diaraye Barry se trouve chez un certain marabout à Sonfonia. Je me suis rendue à l’indication où il (Koulako) m’a dit que Diaraye ne se trouve pas avec lui et qu’elle se trouve dans un hôtel à Foulamadina. Finalement, le concessionnaire m’a confirmé que ma fille se trouve avec lui (Koulako Kourouma). C’est ce dernier et sa fille qui m’ont aidée à faire sortir Diaraye de chez lui. Ça fait la deuxième fois qu’on la retrouve avec lui. Je porte plainte contre l’intéressé. »

Une déclaration de Fatoumata Diallo mère et plaignante qui se trouve être validée par celle de la victime Fatoumata Diaraye Barry dans sa déposition tirée du procès-verbal d’audition de la partie civile R.P : 373/016 et R.I: 110/015 : « je suis sortie de chez moi courant décembre 2015 et c’est seulement le 25 juin 2016 que ma mère m’a retrouvée chez Koulako. »

Pour expliquer sa première rencontre avec Fatoumata Diaraye Barry, Koulako Kourouma a affirmé : « ce jour, Fatoumata m’a expliqué son problème qui concerne le mariage et elle voulait que je l’aide à ce que Marcus du groupe de Banlieuz’art l’épouse. Ayant compris son ambition, j’ai fait son travail. »

En interrogeant Me Ahmadou Kourouma, l’avocat de Marcus, il nous a appris que la citation de son client Marcus dans le dossier a été faite en qualité de témoin et non en qualité d’accusé comme le font croire les informations dans certains médias. Et que son inculpation fait suite aux révélations faites par Fatoumata Diaraye Barry qui, au cours de sa déposition, a cité l’artiste comme étant son violeur et celui qui l’avait déflorée. De même, il nous a fait savoir que l’examen médico-légal a été réalisé après que Fatoumata Diallo, mère de la plaignante Fatoumata Diaraye Barry, ait porté plainte en 2016 contre le marabout Koulako Kourouma pour séquestration et viol sur mineure et non contre l’artiste du groupe Banlieuz’art. Donc, son client n’est accusé en rien de séquestration et de viol.

L’une des questions que les observateurs se posent est de savoir pourquoi Marcus peut forcer une fille qui l’aime et qui désire être son épouse au point de le marabouter, à entretenir une relation sexuelle avec lui?

Cette question mérite des éclaircissements. Le procès a été reporté au 5 juin afin que le droit puisse s’exprimer et que le/la/les fautifs, se retrouvent dans les filets de la loi.

 

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Crise des banques et des universités : Le porte-parole du gouvernement réagit !

Le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi Jeunes, Damantang Albert Camara s’est exprimé le samedi 27 mai sur les crises qui secouent les banques et les universités privées. C’était à la faveur de l’Assemblée hebdomadaire du RPG à Gbessia.

S’exprimant sur la crise des banques, Damantang Camara a d’abord précisé que « c’est une affaire privée ». C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, «l’Etat ne doit pas donner l’impression qu’il soutient une partie au détriment d’une autre. Mais nous faisons le maximum pour rapprocher les points de vue et les intérêts pour qu’on sorte de la crise ».

Parlant de la crise dans les universités privées, le ministre porte-parole du gouvernement a rappelé que son homologue de l’Enseignement Supérieur s’est déjà exprimé là-dessus. « Nous espérons que la raison va revenir », a-t-il dit.

Poursuivant, Albert Damanatang Camara a souligné que les universités privées ont des engagements avec l’Etat, mais aussi avec la population. « Les échéances jusqu’à présent sont respectées par l’Etat. Si tel n’était pas le cas, rien n’empêche de s’asseoir au tour de la table de négociation pour ne pas pénaliser l’année universitaire », a-t-il fait comprendre.

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Affaire 28 septembre : une confrontation Toumba- Marcel ce jeudi ?

Le pool de juges d’instruction en charge du dossier du massacre du 28 septembre a adressé une correspondance au collectif des avocats de Toumba Diakité pour l’informer d’une confrontation entre leur client et  Marcel Guilavogui, un autre personnage fort du CNDD et inculpé dans l’affaire du 28 septembre. Sauf que les avocats de Toumba Diakité ont décidé de suspendre leur participation au dossier depuis le 08 mai.

 «De toute façon, nous avons suspendu notre assistance à Toumba Diakité… Et puis, le 25 mai est férié. Nous ne savons donc pas comment ils vont procéder à cette confrontation », s’est demandé Me Aboubacar Sylla, l’un des avocats de Toumba, rencontré au tribunal de première instance de Kaloum ce mercredi.

 Le pool de juges d’instruction s’est-il trompé en programmant cette confrontation ce jeudi 25 mai ou a-t-il fait exprès en ne tenant pas compte du jour férié ? La réponse c’est ce jeudi.

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Riyad : Donald Trump a chanté la palinodie ?

Dire que la politique extérieure de Obama est plus cohérente que celle de Donald Trump n’est ni brocard ni lapalissade, c’est tout simplement constat. Bien que la politique américaine a joué plus d’un tour aux stratèges et observateurs, ils n’en finissent pas de voir un autre tour plus magique que celui que l’Uncle Trump est en train de dérouler pour leur donner un tournis plus étourdissant comme on le verra.  

Pour d’amples explications, il faudrait remonter aux attentats du 11 novembre 2001. Dans son emportement, George Bush-fils avait parlé de croisade contre les musulmans et particulièrement contre le pays d’Oussama Ben Laden, l’Arabie Saoudite. Le lendemain, on l’a vu dans une mosquée pour se rétracter devant le monde entier. Soit qu’on l’avait persuadé de se dédire pour sauvegarder les intérêts économiques, soit qu’on lui a prouvé par A+B que l’Arabie est aussi victime de Al Qaeda au même titre que les USA, d’autant que Ben Laden prônait les attaques contre les intérêts saoudien dans le monde, qu’il considérait comme mécréant par le fait d’abriter une base américaine sur son territoire. Quoi qu’il en soit, le revirement de Bush-fils a été ce qu’il a été.

On le dit ainsi parce que ce revirement n’a été qu’apparent. Cela s’est vérifié par la deuxième guerre du Golfe pour renverser Saddam Hussein et mettre en Irak un gouvernement d’obédience Chiite au détriment d’un gouvernement d’obédience sunnite. Seulement, un gouvernement chiite n’est pas pour déplaire à l’Iran des Ayatollahs, qu’il considère comme « l’axe du mal », qui, à son tour le considère comme « le grand Satan ». L’Amérique n’est pas sortie de l’ornière irakienne jusqu’à son départ.

Et vint Barack Hussein Obama à la succession. Soit que les services de renseignement américains lui ont démontré par A+B que l’Arabie Saoudite est de connivence avec Al Qaeda ou avec L’EI, Obama a pris distance avec l’Arabie Saoudite et ses alliés pour se ramollir un peu plus vis-à-vis de l’Iran et de la Syrie. Il n’était pas trop engagé dans la guerre contre la Syrie et était un peu plus flexible sur le nucléaire iranien que les Français et Britanniques. Pour autant, il n’était pas aussi proche de la Russie, leur alliée de choix. Cela se remarquera par le fait qu’il a combattu l’Etat islamique sans vraiment le combattre, se contentant de le maintenir dans son cantonnement. L’offensive de Mosul qui a mis en débandade les troupes irakiennes a quelque peu changé la donne, puisqu’une collaboration avec les Iraniens et les Syriens par la Russie interposée a permis de freiner Daesh. C’est dans ce clair-obscur qu’il s’en est allé.

Et voilà le bravo Donald Trump avec une logique sibylline. Ce champion olympique est un multi médaillé d’or en revirements et retournés acrobatiques. Pour commencer, Trump décrète une restriction d’entrée aux USA pour les ressortissants de six pays musulmans : Syrie, Irak, Iran, Yémen, Soudan et Erythrée, il rajoute à cela l’interdiction des ordinateurs en cabine des ressortissants des pays musulmans et il rajoute la Turquie à la liste. Il décide ensuite de fournir des armes aux Kurdes, les opposant à la Turquie, membre de l’OTAN et il vient chanter la palinodie en Arabie Saoudite en apportant, dit-il, un message d’amitié, d’espoir et d’amour. Et comme dans « le Corbeau et le renard » de la fable, il promet au roi Salman de faire affaire-affaire pour une valeur de 380 milliards dont une vente d’armes pour une valeur de 110 milliards de dollars pour permettre à celui-ci de faire face à l’Iran, avec lequel il est en train de combattre l‘EI en Irak, où l’armée américaine est embourbée depuis plus d’une vingtaine d’années. 

Qui a été dupe ? Difficile de le dire puisque chacun a dû avoir son compte. L’Arabie a eu les armes que les prédécesseurs de Trump n’ont pas voulu lui vendre et lui a renfloué les caisses de l’Uncle Sam. Conclusion : Donald Trump  a su tirer de la méfiance, de la suspicion et de la peur qu’il a suscitées pour faire grosse et bonne affaire. Est-il aussi « idiot » que le pensent les djihadistes, puisque l’Arabie a promis de leur livrer une guerre sans merci ?  

Si chanter la palinodie en de pareilles circonstances permet de faire affaire-affaire, Trump n’en a que faire des critiques, d’autant que nul n’a réussi avant lui…

Moïse Sidibé

  

 

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Affaire 500 millions: Ousmane Gaoual coupe court à la polémique

«Cellou Dalein Diallo reçoit cet argent pour qu’il s’oppose bien»

L’affaire des 500 millions GNF du chef de file de l’opposition a été le principal sujet des débats à l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi 13 mai 2017. Les responsables du parti ont expliqué à leurs militants de bout en bout et ce, dans les différentes langues nationales, le bien fondé du budget du chef de file de l’opposition.

Le député uninominal de Gaoual, Ousmane Diallo, s’est dit déterminé à mettre fin à toutes les histoires qui entourent cette affaire : « beaucoup de choses ont été dites autour de ce budget. Nous allons y mettre fin. Nous allons mettre fin à l’hypocrisie, à la lâcheté, à la cupidité, aux mensonges, au déni, à la délation et aux accusations de tous ordres concernant le chef de file de l’opposition. Parce qu’il faut que ça s’arrête.»

Pour Ousmane Gaoual, les gens sont en train de confondre budget et salaire : « quelqu’un a dit que Cellou Dalein a un salaire de 500 millions GNF le mois. C’est faux ! Le budget n’est pas un salaire. Dans le budget, il y a tous les frais destinés au fonctionnement d’une structure, d’une institution, d’une entité quelconque. Si vous ne le savez, si vous n’avez été pas à l’école, renseignez-vous. Le budget n’est pas un salaire. Le budget de l’Assemblée nationale n’est pas le salaire des députés. Il sert au fonctionnement du parlement. Donc, le budget du chef de file de l’opposition va lui permettre de faire fonctionner et de respecter les obligations qui sont associés à ce statut.»

Répondant à certains qui estiment que le budget du chef file de l’opposition devait être voté avant la création de cette institution, l’honorable Diallo apporte des précisions : « j’ai entendu un autre dire qu’il fallait voter le budget à l’Assemblée nationale avant même la création de l’institution. C’est faux. L’Etat crée ses institutions, parce qu’il est sûr de disposer des ressources qu’il crée, qu’il emprunte, qu’il obtient pour faire fonctionner ses institutions. Ce sont les entreprises, lors de leur création, qui font un budget prévisionnel. L’Etat ne fonctionne pas comme de la sorte. C’est un honorable député qui l’a dit, je le renvoie sur les bancs de l’écoleJ’ai entendu un autre très honorable député dire que si Cellou Dalein ne veut pas du budget qu’il le dise. Malheureusement, le budget est associé à une institution, sauf si on nous enlève au parlement, sinon Cellou Dalein n’a aucune possibilité de renoncer à ce budget. Ce budget est alloué à un statut. Il le prend. S’il ne le prend pas, l’argent reste dans le compte jusqu’à ce que le RPG devienne chef de file de l’opposition, ils vont trouver l’argent là-bas. Mais on ne renonce pas à cet argent. »

Pour mieux se faire comprendre, le député prend l’exemple de la subvention que l’Etat accorde annuellement à la presse : « vous de la presse, vous-mêmes ici, vous recevez un budget de l’Etat que nous votons, qui est une subvention qu’on vous donne. Est-ce qu’on le donne à la presse pour qu’elle joue au griot derrière le pouvoir ? On vous donne cet argent pour que vous puissiez exercer librement votre métier de journaliste. Cela ne travestit pas votre comportement, ne dénature pas votre travail. Si c’est vrai pour vous, c’est vrai aussi pour Cellou Dalein, chef de file de l’opposition.  C’est pour qu’il s’oppose bien. On lui donne cet argent pour qu’il incarne encore mieux l’opposition. Ce n’est pas pour se taire, mais c’est pour être encore plus incisif dans la dénonciation de la mal gouvernance qui caractérise le régime RPG Arc-en-ciel depuis sept ans. Ce ne sont pas 5 milliards GNF qui vont clouer le bec à tous les palmipèdes du RPG Arc-en-ciel. Ils peuvent parler, même passer par le PEDN, chanter, aller à l’UFR faire le cabotin. Mais cela ne change en rien. »

Il conclut en disant que l’UFDG est décidée, déterminée à conquérir le pouvoir et « cela se fera dans une Guinée démocratique. Que ceux qui pensent pouvoir ternir l’image ou le nom de l’UFDG et de Cellou Dalein se trompent. Nous disons que la recréation est terminée. »

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Affaire 500 millions: Baïdy demande une enquête parlementaire autour de ce fonds qui n’a pas été ‘’voté’’ par les députés

 A peine rentré d’un séjour à l’étranger, le député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot n’a pas tardé à en rajouter à la polémique persistante relative aux 500 millions de francs ‘’alloués’’ au Chef de file de l’opposition et qui alimente abondamment tous les débats et causeries à Conakry.

Pour une question de transparence, a déclaré le Secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaine (UFR), ce budget devrait passer à l’Assemblée nationale pour son adoption comme il a été le cas pour le statut du chef de file de l’opposition.

«Cette situation me semble confuse. Il est difficile d’avoir une lecture nette. Car,  au départ, cette histoire de 500 millions était une affaire cachée. Il a fallu que le porte-parole d’un parti politique qui avait des preuves, la mette sur la place publique. Dès lors, j’ai vu les députés de l’UFDG à l’œuvre pour nier une quelconque transaction de ce genre», a-t-il révélé.

«Ce budget n’a jamais été soumis à l’appréciation des députés.  La loi qui fait de Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition, a été votée à l’unanimité. Mais, il faut souligner que son aspect financier n’a jamais été voté alors qu’il devrait être débattu comme pour toute autre institution ou structure étatique devant bénéficier d’une manne financière de l’Etat. Malheureusement,  ces cinq milliards par an n’ont jamais été débattus par les élus du peuple. C’est pourquoi, cette affaire ressemble à une histoire mafieuse politique», a dénoncé Baidy Aribot.

Poursuivant, il a révélé ceci : «Cellou Dalein,  lui-même, a dit dans sa déclaration que le chef de file de l’opposition n’est pas une institution mais plutôt une personne. Alors, je me demande pourquoi on voterait une loi concernant une personne dans le cadre d’une loi qui concerne des institutions. Sachant surtout qu’une loi de finances ne concerne en général que l’Etat et ses démembrements. Aujourd’hui, on nous fait comprendre que c’est une situation qui concerne une personne non une institution. Donc, il y a toute une cacophonie autour de cette affaire de 500 millions. C’est ce qui me fait dire que c’est un mensonge d’Etat de la part de ceux qui prétendent défendre ce peuple».

Vous ne pouvez pas prétendre être opposant à un système qui vous paye, s’insurge le député de Kaloum pour qui, il est ‘’moralement’’ inadmissible de prendre de l’argent avec un gouvernement que vous combattez pour votre entretien. Une attitude que le député de l’UFR considère a priori une manière peu scrupule dont certains politiques ont recours pour un repositionnement lorsqu’il s’agit de défendre leurs gâteaux. Et d’ajouter : …quand il s’agit de manger dans la même soupe que le pouvoir, chacun défend son pain.

Et le plus regrettable selon Baïdy, c’est le fait que cette ‘’opposition  républicaine se soit levée et manifester publiquement contre tout ce qui est gabegies financières de l’Etat, corruption et mauvais traitement des fonctionnaires… Ensuite c’est la même qui accepte aujourd’hui, un traitement exorbitant au détriment du peuple.

Ils ont dénoncé le budget par jour de la présidence de la République, a rappelé l’ancien ministre mais de l’autre côté, charge-t-il,  ils (l’opposition républicaine, NDLR) ont accepté de ce qu’on leur donne  des émoluments. C’est vraiment antinomique en termes d’éthique politique, s’indigne-t-il.

A ceux qui font allusion aux chefs de file de l’opposition du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina…, Baidy Aribot précise : «dans ces pays, il y  a une loi protocolairement votée que nous savons tous. Le problème ici, est qu’on devrait prévaloir l’honnêteté depuis le départ. S’ils étaient honnêtes, ils devraient informer le peuple et les militants bien avant la sortie du porte-parole du PEDN. Il devait informer l’opinion qu’ils ont eu tel ou tel montant en tant que chef de file de l’opposition et le montant devrait passer à l’Assemblée nationale pour qu’il soit inscrit dans les rubriques comme étant l’argent du chef de file de l’opposition. Mais ce n’est pas en catimini qu’on doit faire cela. C’est après que les gens l’aient  découvert qu’ils tentent de se défendre par-ci et par-là. C’est le manque de transparence que nous condamnons dans cette affaire et mieux, le montant est exorbitant dans un pays comme le nôtre. 50 mille euros pour une ou deux personnes dans un pays ou le salaire des travailleurs est très maigre et encore celui des députés ne dépasse même pas 1 500 euros…»

«On défend le syndicat d’un côté et de l’autre côté on tend la main pour prendre l’argent. Après c’est pour dire que ce sont les autres qui ne sont pas honnêtes avec la population», fulmine Baidy Aribot. «L’opinion se rendra compte qui est qui dans ce pays. Ceux qui sont dans le combat pour défendre la cause du peuple et ceux qui sont dans le combat pour défendre leurs intérêts inavoués», a-t-il déclaré.

«En votant cette loi de chef de file de l’opposition, les députés ne savaient pas le budget qui allait l’accompagner. C’est pourquoi il n’y a aujourd’hui cette polémique. Et ils sont en train de justifier quelque chose qui était cachée, personne n’en était informé.  Donc, à mon avis, l’Assemblée doit déclencher une enquête parlementaire», a suggéré le député de Kaloum qui soutient que dès l’instant l’argent est versé dans un compte public, il doit être voté à l’Assemblée et classé dans les rubriques spécifiquement spécifiées.

Parlant toujours de ce montant qu’il juge faramineux, Baidy Aribot dira que c’est le prix de la paix civile. «C’est vrai, nous avons notre leader qui est le Haut Représentant du président de la République. Tenez-vous bien qu’il n’a pas de budget et il lui arrive des fois qu’il prenne ses travailleurs en charge. Il ne reçoit même un Kopeck. On dit que l’UFR collabore avec le pouvoir mais, elle ne vend pas son âme au pouvoir en place», a lancé Baidy Aribot avec ton goguenard.        

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Revue de presse : manifs de Boké, Crise à la CENI, affaire KPC VS le DP du ‘’Défi’’ …

‘’Manifestations tous azimuts à Boké : la bauxite fait déjà un mort’’, lit-on à la Une du journal hebdomadaire Le Lynx. A Boké, les cœurs sont aux genoux. Les jeunes de Boké n’ont plus confiance aux autorités : ‘’gouverneur, préfet’’ gouvernement, encore moins aux sages. Ils n’aimeraient pas non plus entendre que des ressortissants de Boké résidant à Conakry interviennent dans cette affaire. « Tous ces gens ne défendent que leur propre intérêt. Ils viennent chaque fois calmer les jeunes en leur donnant des miettes. Ils se servent des jeunes de Boké pour en faire un fonds de commerce politique », a lancé un jeune homme en colère. Cette frustation des populations de Boké, Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Cona-cris et natif de Boké, en a fait les frais. Venu calmer les jeunes, il a failli être lynché par les manifestants à la Place des martyrs alors qu’il voulait les sensibiliser. Cette fois, les populations de Boké veulent le développement et maintenant !

Toujours le satirique Le Lynx nous informe qu’après moult négociations, les jeunes se sont alors réunis le 28 avril à 10h à la Place des Martyrs pour lire la plateforme revendicative. Au total, 35 points étaient inscrits notamment, l’eau, l’électricité 24h sur 24, l’emploi des jeunes dans les sociétés minières sans conditions, la construction d’une route qui contourne la ville, parce que les gros porteurs représentent un danger pour la population, le bitumage des voiries urbaines, le respect par les sociétés minières de l’obligation sociale.

‘’Crise à la CENI : Bakary Faux-Fana sur la sellette’’, titre le satirique Le Lynx. Ce n’est plus une rumeur de Conakry non plus un poisson d’avril. L’atmosphère tendue et délétère qui couvait à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vient d’éclater. Bakary Fofana, le président de la CENI ne fume plus le même calumet avec certains commissaires sans matraques du machin électoral. Le 26 avril, ces derniers ont exprimé le souhait de voir réformer totalement ou partiellement le bureau exécutif de leur institution, à cause de l’excès de transparence dans la gestion du Faux-Fana du budget de la CENI. En clair, ces commissaires veulent voir le président cesser de piloter « à sa guise » la CENI, au mépris des décisions des plénières. Ils lui ont adressé une « lettre pétition » ainsi qu’à ses collègues du bureau exécutif. Ils y font leur  constat sur la situation actuelle de l’organe chargé des sélections en Guinée et exigent l’application de l’article 17 de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en son alinéa 2… La contre attaque avec Mansaré, vice-président de la CENI qui dément tout et condamne ce qu’il qualifie de « démarche fractionnelle dénuée de toute légitimité ».

‘’Labé : Trois siècles après Karamoko Alpha’’, nous en dit plus le journal Le Lynx. Du 26 au 29 avril, Labé a célébré la vie et l’œuvre de son fondateur, Thierno Mamadou Cellou Diallo dit Karamoko Alpha mo Labé. Pour la cinquième fois depuis 1995. En 2017, ses descendants de la branche Kâlidouyaabè, accourus de partout, ont effectué un retour aux sources pour se souvenir du conquérant, du rassembleur et de l’érudit. Lecture du Saint-Coran, symposium et excursion ont rythmé les quatre jours de commémoration. Les actuels et célèbres centres ville et Grande Mosquée de Labé ne sont que le point final du long périple de leur fondateur. Restaurer le parcours et Karamoko Alpha est la principale mission de la fondation créée à son nom par ses descendants.

A la Une du journal hebdomadaire Nouvelle Elite, Patrice Camara revient sur le sujet de la crise à la CENI. « Les gens sont davantage mus par les gains immédiats », c’est ainsi que, le secrétaire général de l’Union nationale pour le renouveau (UNR), par ailleurs vice-coordinateur chargé des affaires politiques de la coordination des partis alliés de la mouvance a qualifié la crise qui secoue à nouveau la CENI. « C’est la vérité qui apparait en plein jour. Puisque tout le monde savait que la CENI avait un fonctionnement assez bizarre. Je me rappelle d’ailleurs que lors du dernier dialogue politique du 12 octobre 2016, la question de la CENI faisait partie des sujets abordés par le cadre du dialogue. Et une des recommandations fortes, étaient que la session des lois en cours planche sur une nouvelle loi portant sur un nouveau type de CENI. En tenant compte des problèmes de fonctionnement de cette CENI ; les difficultés relationnelles entre les commissaires ; en réalité le climat est pratiquement malsain… »

 

Dans la rubrique ‘’Ils ont dit…’’ du journal Nouvelle Elite, on peut lire Bantama Sow à Cellou Dalein Diallo « Nous lui demandons de laisser Alpha Condé en paix. S’il est incapable de mobiliser ses militants, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même. RPG, nous existons officiellement depuis 1992. Nous avons fait le tour de la Guinée plusieurs fois. Qui ne connait pas les difficultés rencontrées par le RPG à l’intérieur du pays ? Qui n’a pas appris l’histoire Maférinyah ? Qui n’a pas entendu parler de Lamine et de Noumoukè Diallo à Mandiana », s’interroge-t-il. Egalement, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG dit « Est-ce qu’on va continuer à rester dans cette situation ? Alpha Condé continue cette politique et qu’il ne s’engage pas à lutter contre la corruption, beaucoup de guinéens vont mourir de misère et de la précarité. Si M. Alpha Condé ne change pas, on va davantage tomber dans la misère. Parce qu’il n’a ni la compétence, ni la volonté de s’occuper de problèmes des Guinéens. Ce qu’on n’aime pas chez M. Alpha Condé, c’est le fait qu’il refuse d’être le président de la République, il est toujours opposant. Il a été opposant pendant 40 ans avant d’être président de la République en 2010, mais il refuse de l’admettre ».

‘’Justice : Verdict dans l’affaire KPC contre Thierno Mamadou’’, lit-on dans le journal hebdo Nouvelle Elite. Le Tribunal de première instance de Dixinn dans son audience du jeudi, 27 avril a condamné l’ancien journaliste, devenu leader politique, El hadj Thierno Mamadou Bah à un an d’emprisonnement avec sursis. Une décision qui vient sans surprise selon Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’homme d’affaires et PDG du groupe Guicopres, Kerfalla Camara alias ‘’KPC’’.  « Même si toutes nos prétentions n’ont pas été prise en considération. Nous avions plaidé l’existence de trois infractions, le tribunal n’a retenu qu’une seule et ce qui nous importait, était que le comportement délictueux de Thierno Mamadou Bah soit sanctionné » fait savoir Me Lamah. Un verdict qui doit interpeller tant le milieu politique que le milieu journalistique.

Parlant de la littérature, le journal Nouvelle Elite nous apprend que l’ancien journaliste Boubacar Yacine Diallo a agrémenté la bibliothèque littéraire guinéenne par le livre ‘’Je m’appelle Conakry’’ qui a été présenté le lundi 24 avril dernier, à la salle de conférence du centre culturel franco-guinéen (CCFG). En marge de Conakry Capitale mondiale du livre, l’auteur a tenu à préciser que l’œuvre évoque de la naissance de Conakry, son histoire et différents anecdotes retraçant son histoire. Une contribution en somme au succès de l’événement CCML. Selon M. Diallo, il s’agit également de « réveiller tous les détenteurs d’informations et de témoignages de leurs grands-parents, de leurs parents pour que ces témoignages sortent de l’ornière pour servir enfin les historiens ».

Parlant de la crise sociale à Boké, Tibou Kamara reconnait les lacunes du gouvernement, lit-on dans le journal hebdomadaire L’Indépendant. Le ministre conseiller à la présidence a dénoncé le manque d’anticipation du gouvernement et le rôle du président de la République dans cette crise au cours d’une émission radiophoniques ‘’Les Grandes Gueules’’. Ce que moi je peux lancer comme appel au nom du Chef de l’Etat, c’est qu’il faut que le calme revienne. On ne peut pas trouver de solutions dans le désordre, dans l’instabilité puisque de toutes les façons, on finira par toujours trouver une solution. Mais à quel coût pour la réputation pour l’image de  notre Etat et quel  est le prix pour les populations de Boké qui elles-mêmes revendiquent des meilleures conditions de vie ? Et paradoxalement, les maigres acquis de la région sont aujourd’hui menacés par cette situation de quasi insurrection dans la région.

‘’Alerte : Aboubacar Sylla avertit Alpha Condé qu’une crise « pire qu’en 2007 » menace la Guinée’’, nous informe le journal L’Indépendant. Le leader de l’Union des Forces du Changement (UFC) et porte-parole de l’opposition, c’est le gouvernement qui est le premier responsable de la situation qui mine la région de Boké. « Il y a eu encore des manifestations des jeunes qui sont fatigués des conséquences de la mal gouvernance, fatigués du chômage, de puiser de l’eau dans les puits, de l’injustice, de l’inégalité sociale. Donc, dès qu’il y a une petite étincelle qui les amène à protester, parfois ils en font trop. Quand les frustrations s’accumulent pendant des années et des années, on se défoule, on dépasse les limites. Mais, le premier responsable de cette situation, ce ne sont pas ces jeunes-là. C’est ce gouvernement qui gère mal ce pays, sans se soucier de l’état de vie des guinéens. Le gouvernement n’a aucun souci, aucune préoccupation pour les besoins essentiels de la population. Et, c’est ce ras-le-bol que ces jeunes ont exprimé », a déclaré M. Sylla devant ses militants au cours de son assemblée générale.

‘’Célébration du 1er mai : Damantang sur la défensive’’, lit-on dans le journal L’Indépendant. C’est sous le thème : « protection de l’emploi, salaire décent pour le développement socioéconomique de la Guinée », que l’intercentrale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) ont célébré la fête des travailleurs du 1er mai sur l’esplanade du palais du peuple en absence du premier magistrat du pays, le Pr Alpha Condé. Le premier ministre Mamady Youla a présidé la cérémonie avait lui présidé ladite cérémonie. Après le défilé, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo « le chômage, la perte d’emploi, la baisse du pouvoir d’achat, le bas salaire, le manque de protection sociale sont les maux dont sont confrontés les Guinéens »… Et au ministre Damantang de se défendre : « Nous devons faire preuve de plus de responsabilité et de discernement dans l’appréciation du fond et de la forme des revendications qui sont émises et des réponses qui lui sont apportées. La responsabilité, c’est également de dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas à cause de coups de feu que l’armée a bénéficié de 20 pour cent d’augmentation. En quatre ans certes, l’armée a bénéficié de 20 pour cent. Sur la même période, les travailleurs de la Fonction publique guinéenne ont bénéficié de plus de 110 pour cent d’augmentation, sans pression et sans chantage gouvernemental », a d’emblée fait remarqué le porte-parole du gouvernement de Guinée.

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, a félicité le président Emmanuel Macron, suite à son élection à la magistrature suprême de la République Française, dimanche, 07 mai 2017, selon un communiqué du Bureau de Presse de la Présidence de la République de Guinée (BPP) rapporté par l’AGP. S’exprimant en sa double qualité de chef de l’Etat guinéen et président en exercice de l’UA, Pr Alpha Condé veut que ce nouveau vent, qui souffle sur la France, puisse permettre de raffermir les excellents liens d’amitié et de coopération existant, si heureusement, entre la France et la Guinée d’une part, et le continent africain d’autre part. Le président guinéen s’est dit convaincu que «ces relations de coopération iront en se renforçant sous le magistère du président Macron ».

‘’Economie : Faranah  a tenu les 05, 06 et 07 mai à Tindo de la 4ème édition du grand forum de l’Union du Sankaran pour le Développement (USD)’’ dans la sous-préfecture de Tindo, à 11Km de la Commune Urbaine (CU) de Faranah, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. Plus de cent millions de francs guinéens (100.000.000GNF) ont été mobilisés au cours de la deuxième journée dudit Forum, en termes de contribution pour accompagner les projets de Développement du Sankaran. A noter, que le Sankaran est une communauté qui regroupe huit (08) sous-préfectures, dont quatre (04) dans Faranah (Tiro, Nialia, Beindou et Tindo), trois (03) dans Kouroussa (Banfèlè, Kignèro et Douako), et une (01) dans Dinguiraye (Matakanya).A l’occasion, Kerfala Kanté, Doudou Benni et des artistes locaux ont animé la partie.

‘’La Synergie des Volontaires de la Société Civile lancée à Conakry’’, titre l’AGP. Le programme de volontariat dénommé Synergie des Volontaires de la Société Civile (SYVOSOC) a été officiellement lancée, vendredi, 05 mai 2017, à la Maison de la presse de Coléah avec pour objectif, d’impliquer largement des citoyens membres ou non des Organisations de la Société Civile (OSC) en vue de participer à leurs activités. Avec pour slogan, «Ensemble changeons le sens et le contenu de notre Société Civile ». Ce programme volontaire est une initiative du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), qui s’inscrit dans le cadre de l’intensification de son intervention dans les actions d’éducation civique et de promotion de la participation citoyenne, en vue de faire émerger une conscience citoyenne, qui permettra aux populations à la base d’être plus audible sur tous les enjeux liés au processus de développement et de démocratisation en République de Guinée. Dans ses explications, l’assistant du président du CNOSCG, responsable de la Communication et du Partenariat, Gabriel Haba a précisé, que cette synergie a été lancée dans le souci du CNOSCG de faire participer, d’impliquer largement les citoyens à la base dans les actions que la Société Civile entreprend.

Ainsi s’achève cette édition. A la semaine prochaine !

Mame Diallo

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Affaire 28 septembre : les avocats de Toumba suspendent leur assistance à l’inculpé

En conférence de presse ce lundi, le collectif des avocats en charge de Toumba Diakité a annoncé la suspension de son assistance au célèbre prisonnier dans le dossier sur le massacre du 28 septembre.

« Nous sommes allés ce matin serrer la main de notre client pour une dernière fois en lui annonçant que nous allons nous retirer momentanément pour nous retrouver sûrement à la CPI », a déclaré Me Paul Yomba Kourouma pour clôturer une longue dénonciation des « manquements et la léthargie » qui caractérisent le traitement du dossier. 

Me Aboubacar Sylla, l’autre avocat de Toumba, reste convaincu que ce dossier sera jugé tôt ou tard,  que ce soit en Guinée ou ailleurs.  L’avocat résume le motif de leur décision par le « manque de volonté politique et par le manque de courage des magistrats.» «Nous pensons que le moment est venu d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur la discrimination dont notre client est victime ainsi que la violation de ses droits les plus élémentaires », a indiqué Me Sylla.

Pour sa part, Me Lancinet Sylla estime que le collectif d’avocats de la défense n’a plus sa raison d’être dans ce dossier. «La raison d’être d’un avocat dans ce dossier c’est de faire évoluer la procédure. En l’état actuel, la procédure n’avance pas. Et puisqu’elle n’avance pas, nous n’avons pas notre raison d’être », a exprimé. Et d’ajouter : « il faut éviter d’être là pour cautionner une parodie de justice. »

Les avocats croient que le changement de la situation n’est pas pour demain. Mais au cas où elle changerait, ils reprendront leur assistance en faveur de Toumba.

Inculpé Alpha Condé

La décision des avocats fait suite au rejet par le tribunal de leurs requêtes en faveur de leur client. Par ailleurs, ils ont indiqué le reste de ces requêtes n’ont même pas été examinées. Par celles-ci, la demande d’audition du président Alpha Condé. Si dans un premier temps, ils ont demandé qu’Alpha Condé soit auditionné comme témoin, Me Paul Yomba estime aujourd’hui que ce dossier ne peut pas être traité en l’absence du chef de l’Etat. « Alpha Condé ne peut opposer une quelconque immunité dans cette affaire, parce que nous sommes en matière de crime, de génocide… nous souhaitons qu’il soit inculpé.»

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