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Affaire immobilière de Richard Ferrant

France : l’affaire Richard Ferrant perturbe la République En Marche

L’eau chaude ici, est froide ailleurs. On dit que la grenouille aime l’eau, mais pas l’eau chaude et que chat échaudé craint l’eau froide, que dire de la chèvre ?

Les Français sont actuellement très « acribiques » dans le choix des pions à placer sur l’échiquier politique. Depuis les temps immémoriaux de la colonisation en passant par De Gaulle et Jacques Foccart jusqu’à nos jours, l’argent fait loi.

Les administrateurs coloniaux se sont enrichis sur le dos des peuples colonisés, ils ont transmis la filière à tous les gouvernements de la Françafrique qui se sont succédé. Ceux qui n’avaient pas la main à la pâte en Afrique l’ont plongé dans d’autres nasses. Les Africains en ont entendu de tous les sons : emplois fictifs à la mairie de Paris, vente d’armes au Pakistan, au Brésil, l’affaire Bernard Tapie, l’affaire Bettencourt, l’affaire Cahuzac, l’affaire Fillon, l’affaire Marine Le Pen au parlement européen, excusez du peu et maintenant l’affaire Richard Ferrant, lui sort de terre, à peine le gouvernement Macron formé.

On ne sait pas si c’est par pruderie ou par besoin réel de moraliser la vie publique ou pour mettre les bâtons dans les roues à la République En Marche, mais la Métropole est dans ses petits souliers. Tout le monde est dans le même panier.

Pour les observateurs lointains, l’affaire en cours, celle après laquelle un clabaudage tapageur est en train de troubler le sommeil, est la plus petite et la plus insignifiante pour les Africains. Qu’un type qui est à la tête d’une mutuelle, qui fait le démarcheur pour trouver un siège, qui spécule un peu sur le dos de cette mutuelle pour joindre les deux bouts, s’il n’a pas frauduleusement plonger le doigt dans la confiture des comptes pour creuser un trou pour heurter les mutualistes, parler d’affaire dans ce cas est un peu chercher la petite bête. Si cette mutuelle était en faillite, n’était-ce pas aux mutualistes de porter l’affaire sur la place judiciaire ? L’auto-saisine du Procureur suscitée par la presse n’est-elle pas un peu trop préventive ?

 Mais aussi, si un tel problème éclate, il n’était pas dans le rôle du Premier-ministre et du président de la République de prendre parti pour leur ministre et dire qu’il n’y a pas « affaire », il n’y a que « débat ». On a entendu Edouard Philipe et Emmanuel Macron faire barrage aux critiques pour dire que ce n’est pas à la presse de se substituer à la justice. Le faisant, comme ils l’ont fait de manière catégorique et ostentatoire, on parlerait sans hésitation d’influence et d’obstruction à la justice.

Richard Ferrant, quant à lui, pour sauver les apparences, aurait dû se remettre en question et ne pas pousser le pion jusqu’à avoir dos au mur, à moins de vouloir faire comme François Fillon : après moi, le déluge ! On voit bien que les Républicains sont en train de se noyer.

N’est-il pas plus sage pour le gouvernement de « déferrer des quatre » provisoirement Richard Ferrant pour lui permettre de faire face sereinement à l’affaire, si l’on est convaincu qu’il n’a rien fait de si répréhensible ? En tout cas, cela ferait moins de bruit et d’éclaboussures sur la gouvernance. Mais tenir à le défendre mordicus en cette période des législatives, c’est vouloir plonger collectivement. Un pour tous, tous pour un ?

Que disent la Cour constitutionnelle et la Haute Cour de justice ?

Moïse Sidibé

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