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Le manque d’adhérence et de visibilité : un piège pour la conduite sous la pluie

La saison des pluies est déjà là ! Elle est source de vie et fait «renaître» la nature que le soleil et la poussière avaient eu le temps d’apprivoiser de longs mois durant, asséchant et saupoudrant de poussière ocre tout ce que l’œil humain perçoit alentour et au-delà. Quand il pleut, tout reverdit. L’eau, source de vie est profuse et le sol fertile. L’homme s’en réjouit et ensemence. La vie peut continuer. Que c’est beau !

Mais l’idylle s’arrête là. Pour la circulation routière, aussitôt qu’il pleut, les accidents se multiplient. En ville comme en rase campagne, les statistiques de la police et de la gendarmerie routière l’attestent à suffisance: le nombre d’accidents augmente très sensiblement. Les raisons à cela tiennent pour l’essentiel à deux facteurs : l’adhérence et la visibilité qui sont fortement réduites sous la pluie. Hélas ! La majorité des usagers l’ignorent ou n’en tiennent pas compte. Ils conduisent comme si de rien n’était.

Pendant la saison sèche, la chaussée se recouvre progressivement de poussière à laquelle se combinent d’autres éléments comme de fines particules d’huile, de sable et de gravier, des feuilles mortes… Quand les premières pluies tombent, l’imprégnation de ces divers éléments transforme la chaussée en véritable patinoire et gare aux coups de frein brusques! On s’arrête rarement à l’endroit souhaité. Au fur et à mesure que la pluie tombe, la chaussée est lessivée des dépôts solides accumulés pendant la saison sèche, sans pour autant perdre son caractère glissant.

On parle d’adhérence en physique pour expliquer « la force d’attraction qui maintient un contact étroit entre surfaces ». Pour la circulation routière il s’agit d’évaluer le «degré ou le niveau du  contact» entre le  véhicule et la route. Et cela se passe entre les pneus et le sol. Plus l’adhérence est bonne, plus le véhicule « attrape » le sol à travers ses pneus et « obéit » aux sollicitations du conducteur.

La qualité de l’adhérence est fonction de l’état des pneumatiques et de la qualité du sol. Cela se vérifie aisément sur chaussée sèche. Le coefficient d’adhérence reste toujours plus élevé que celui observé sur chaussée mouillée. Il s’agit là de principes et de lois immuables de la physique qu’on ne viole jamais impunément. Lorsqu’un conducteur en fait fi, il le paye systématiquement par un accident. Voilà pourquoi pendant l’hivernage on enregistre une grande fréquence de chocs par arrière, de dérapages et de tonneaux sur le réseau routier urbain et interurbain de notre pays. Quand des pneus mouillés roulent sur un sol trempé,  il y a forcément risque de glissade.

Le second aspect à prendre en compte sous la pluie est la réduction de la visibilité. Les spécialistes affirment que plus de 90% des informations dont un conducteur a besoin sont d’abord visuelles. Il faut donc toujours tenir compte de la règle d’or qui dit qu’il faut « bien voir et bien être vu ».

 Sous la pluie, la visibilité se trouve quelquefois réduite au point que le conducteur voit à peine devant lui. Les risques d’accident sont alors élevés.

Comme on le voit, pour passer l’hivernage en toute sécurité, il est donc important de se prémunir. Nous allons répertorier sommairement quelques uns des comportements à adopter :

Réduire la vitesse pour garder la maîtrise du véhicule et pouvoir l’arrêter sans danger en cas de nécessité ;

Eviter les freinages brusques ;

Augmenter la distance de sécurité pour éviter de heurter les usagers qu’on suit ;

Monter des pneus neufs pour une adhérence optimale ;

Ne pas rouler dans les flaques d’eau et quand cela se produit, freiner par pressions légères et  répétées pour assécher le système de freinage ;

S’assurer du fonctionnement des balais  d’essuie-glace, du chauffage intérieur, de la qualité du pare-brise, de la lunette arrière et des vitres latérales pour une meilleure visibilité ;

 Assurer la maintenance du système d’éclairage et de signalisation pour bien voir et bien être vu ;

Faire contrôler la batterie et le circuit de charge ;

Veiller à l’étanchéité du plancher et du circuit d’échappement. Cela évite les risques d’intoxication par le monoxyde de carbone. Ce gaz hautement toxique s’infiltre dans le véhicule pendant que les vitres sont montées ;

Eviter à tout prix de projeter de l’eau sur les piétons.

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