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Carnet de route : grand zoom sur la première école professionnelle de Télimélé

Lors de notre grand reportage à Télimélé, nous avons donné la parole au préfet, aux acteurs de l’éducation et aux promoteurs du projet pour nous parler de l’importance de l’institut international de santé de Télimélé, la première école professionnelle depuis que la préfecture fut érigée en circonscription administrative en 2010. Un ouf de soulagement pour les parents et les élèves.

Le préfet de Télimélé : « cette école sera un plus pour le pays »

Mohamed Lamine Soumah, préfet de Télimélé depuis août 2014. « Quand tu sors pour aller à l’étranger. Si par la grâce de Dieu, tu as l’opportunité d’aider ta ville, je pense que tu dois ne pas oublier le bercail. Ça été l’œuvre des frères Amadou Yombo et Mamadou Aliou. Il a décidé de faire une école de santé. L’Etat ne peut pas tout faire. Les partenaires et les fils du pays doivent aider l’Etat à développer le pays. Il y a des enfants qui veulent bien étudier mais par faute de soutien, ils délaissent à mi- chemin. En Guinée, chacun peut faire l’université. Ailleurs, ceux qui font les écoles techniques sont les mieux positionnés pour avoir de l’emploi. La Guinée est un pays vierge. Notre accompagnement est moral. Nous avons fait la première pause de la première pierre ensemble. De temps à autre, nous allons sur les chantiers pours encourager les ouvriers. La création de cette école va permettre à tous ceux qui veulent faire cette filière de se spécialiser. Télimélé a la chance de faire limite avec huit préfectures. Donc, quand cette école va naître, tous les enfants qui veulent faire cette filière vont converger ici pour apprendre les métiers d’infirmiers et de sage-femme. C’est un plus pour notre pays dans le sens de l’essor du développement. Je sais que quel les initiateurs feront venir des professeurs talentueux. Il ne s’agit pas d’ouvrir des écoles. Les infrastructures ne suffisent pas seulement. Il faut avoir un personnel de qualité », a-t-il affirmé.

Intérim DPE : « La création de cette école est une chance pour Télimélé »

Joseph Kamano, assurant l’intérim de la DPE de Télimélé. « Absolument, cet institut a  bien sa place à Téliméle et en Guinée. Le pays ne peut pas se reposer que sur des cadres supérieurs. Ce sont généralement les cadres moyens qui font le développement d’un pays. Un institut de santé, ici à Télimélé, ce sera une source d’emploi. Après deux à trois ans de formation, ils pourront avoir de l’emploi. Même s’ils ne sont pas pris par l’Etat, ils pourront s’installer à leur propre compte. La création de cette école, est une chance pour Télimélé, à plus d’un titre. Notre collaboration avec l’institut est totale, de bout à bout, de la construction à la sensibilisation », a-t-il annoncé.

Aliou Chérif, bibliothécaire et membre du CA : « cet institut va désenclaver Télimélé »

Mamadou Aliou Chérif, professeur reconverti en bibliothécaire, membre de l’association des parents d’élèves. « Les fondateurs de cet institut ont mis un CA, qui doit faciliter le fonctionnement et la gestion de l’institut. Ils m’ont demandé d’être le relais et le pivot entre l’éducation et la communauté. Le premier impact, c’est que la création de cet institut va désenclaver Télimélé. Avant celui-ci, Télimélé n’avait aucune école professionnelle. Ensuite, il réduit les charges des parents. Parce que pour faire la santé, il fallait partir à Boké, Labé, Kindia ou ailleurs. Donc, l’enfant était obligé de quitter sa famille avec toutes les charges que cela représente : les frais de scolarité, le tuteurage et les frais de transport. Pour nous, non seulement, cela réduit les coûts mais cela va valoriser la préfecture. Tenez, on va accueillir les enfants de Télimélé mais aussi les enfants d’ailleurs. Ensuite, en dehors des cours qu’on donne, il y a un poste de santé, qui va recevoir les élèves et l’équipe d’encadrement, si nécessaire, mais aussi les citoyens de la ville. Il y aura un laboratoire d’application », a-t-il soutenu.

« Cette école n’est ni un super-hôpital, ni un CHU »

« En dehors de la formation, il y aura des soins. Donc, c’est un additif du centre hospitalier de Télimélé. Avant c’est Télimélé, qui se déplaçait. Aujourd’hui, c’est Télimélé qui va accueillir. En plus, ceux qui sortiront d’ici comme lauréat peuvent être homologués pour servir ici. Pour un début, soyons objectifs, ce n’est pas un super-hôpital, ni un CHU. Après les examens, si c’est sérieux, on se réfère à l’hôpital préfectoral. On demandera des spécialistes aux partenaires allemands pour appuyer les agents locaux« , a-t-il encore rajouté.

Parlant du début du projet. « Ils ont pris contact avec nos frères, Amadou Yombo et Mamadou Aliou. Ils ont vu qu’ils sont sérieux et crédibles. Ensuite, ils ont apprécié le sérieux du projet. Ils ont vu qu’il est digne d’être accompagné. Ils ont vu qu’il est réaliste et réalisable, ils sont venus sur le terrain toucher les réalités du doigt. Ils ont vu l’engouement des populations locales. Ils ont rencontré les autorités. Ils ont fait des visites. Finalement, ils ont compris que le projet vaut le coup. Ils ont promis de venir travailler ici », a-t-il soutenu.

Aliou Sy : « l’objectif de cet institut, c’est le désenclavement, de Télimélé »

Mohamed Aliou Sy licencié en économie à Foulayah. « L’objectif de cet institut, premièrement, c’est le désenclavement, de Télimélé, qui semble être un peu oublié par l’Etat. Vu aussi la nécessité des parents et les difficultés que certains étudiants ont en dehors de Télimélé, à travers aussi les statistiques que nous avons menée dans les différentes régions et vu enfin la difficulté des ressortissants de Télimélé à l’extérieur, c’est ce qui a poussé les initiateurs à construire cet institut pour atténuer les souffrances des élèves et des parents. Le projet a débuté depuis octobre 2014. L’objectif principal c’est de former des agents ici. On a les salles de classe, un centre médico- pédagogique, un laboratoire de compétence, un forage et des dortoirs. D’après nos constats, contrairement à d’autres instituts, nous voulons former des agents, qui feront la théorie et la pratique sur place. C’est la raison pour laquelle nous avons le laboratoire bio- médical et le centre médico-pédagogique. Ils étudient dans les classes, après ils feront des à l’hôpital et au laboratoire. Pour cette première année, nous avons une capacité d’accueil maximale de 350 étudiants. Nous sommes à peu près d’un kilomètre du centre-ville ; il est bâti deux hectares. L’initiative est venue d’un ressortissant de Télimélé, Amadou Yombo Diallo et son frère cadet, Mamadou Aliou Diallo. Des études de terrain ont été faites. Une équipe s’est rendue à Kindia pour voir les difficultés des ressortissants de Télimélé qui étudient à Kindia, Boké, Labé. C’est ainsi que les initiateurs ont décidé construire ce projet à Télimélé », a-t-il affirmé.

Nous avons les salles de classe, une salle polyvalente, le laboratoire, la salle d’informatique. La direction, la cuisine et le réfectoire, les dortoirs, derrière le poste de santé pour les populations et le personnel.

Inspecteur : « cette école vient à un moment où Télimélé en avait besoin »

Thierno Moussa Diallo, professeur inspecteur pédagogique à la DPE de Télimélé. « Nous avons passé dans les grandes écoles et même de la périphérie pour parler de l’école. Après, je suis passé dans les écoles du secondaire. La preuve, aujourd’hui, ce sont les inscriptions. A ce jour, nous avons au total 250 inscrits, plus d’autres en attente. Il y a deux types. Le Type A comme la santé de Labé et de Boké, c’est pour les élèves de la 10e A, qui ont des difficultés de continuer et le Type B, qui n’existe seulement qu’à Kindia. Pour le type A, nous avons 66 inscrits, dont 27 filles. Pour le Type B, nous avons 122 inscrits, dont 67 filles. Parmi ces 122, 14 sont diplômés. La bonne nouvelle, tout étudiant qui finira la formation ici, aura un appui d’un an. Dans toutes les inscriptions, les filles dominent. Le Type B, ce sont les élèves de la Terminale ou les universitaires.

Pour le type A, nous formons des ATS et des assistants sociaux. Pour le type B, nous formons des sages-femmes, des infirmiers d’Etat, des pharmaciens, des laborantins et l’imagerie médicale et même la maintenance hospitalière, qui n’existe que presqu’ici. J’avoue que c’est un secteur dont les besoins dépassent la prévision. On ne peut pas imaginer le manque en personnel sur le plan de la santé. Le besoin est énorme. Donc, l’institut a bien sa place. C’est pourquoi, depuis le premier jour, je n’ai pas eu un seul jour de vacances parce qu’il faut accompagner une telle initiative.

Effectivement, la déperdition est là parce qu’on n’avait pas une structure d’accueil. La pauvreté est là. Mais les populations sont engagées. Elles aiment les enfants. Elles se battent pour leur réussite. Mais si vous prenez Labé, Kindia, Boké, les deux tiers des élèves sont de Télimélé. Donc, cette école vient à un moment où Télimélé en avait fort besoin. Aujourd’hui, des élèves qui avaient abandonné l’école depuis cinq ans, sont prêts à se recycler.

Abdoulaye Bah, envoyé spécial à Télimélé pour Guinéenews

Faranah : Le ministre de l’enseignement pré-universitaire face les acteurs de l’éducation

A quelques heures du coup d’envoi des examens nationaux, le nouveau patron du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation a pris son bâton de pèlerin pour effectuer une offensive de visite de travail à l’intérieur du pays. Objectif, faire une prise de contact avec l’ensemble des acteurs du système éducatif et leur expliquer les innovations entreprises par le département afin d’éviter toutes mauvaises interprétations.

À Faranah, cette délégation ministérielle a été accueillie ce samedi, 17 juin par un cortège de l’association de femmes enseignantes et enseignants, les élèves ainsi que les autorités régionales, préfectorales, communales et les partenaires sociaux de l’éducation. C’est la salle de conférence de l’école normale d’instituteur (ENI) qui a servi de cadre à cette rencontre.

A l’entame des travaux, l’inspecteur régional de l’éducation de Faranah, Mory Moussa Camara a, dans son discours de bienvenu, énuméré un nombre de changements apportés dans l’éducation après 6 mois de la nomination de l’homme fort de l’enseignement pré-universitaire dont entre autres : la responsabilisation des inspecteurs régionaux de l’éducation, directeurs préfectoraux et directeurs communaux de l’éducation par rapport à la nomination des directeurs d’écoles et chefs d’établissements, l’institutionnalisation de fin d’étude élémentaire, l’annulation des notes de cours au Baccalauréat qui sont de nature à crédibiliser d’avantage le système éducatif guinéen. Il a exprimé l’engagement des gestionnaires des structures déconcentrées de l’éducation à accompagner sans faille le ministre dans son ambition de restauration de l’école guinéenne.

Pour sa part, le gouverneur de la région administrative de Faranah, Sébastin Tounkara, a rassuré aussi l’engagement des autorités administratives, communales, scolaires de la région d’œuvrer aux cotés du ministre pour la mise en œuvre de toutes les réformes.

Très ému de la mobilisation de la population, le nouveau locataire du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté a expliqué à l’auditoire les motifs de l’annulation des moyennes de cours au Baccalauréat qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la capitale comme à l’intérieur et dans les médiats. Dans sa communication, il a rassuré que dans 4 ans le Baccalauréat sera rendu régional, les IRE et DPE (direction préfectorale de l’éducation) seront équipées en moyens financiers et techniques grâce aux bienfaits du président. Il a par ailleurs informé que le nouveau calendrier scolaire est déjà revu et que l’ouverture prochaine des classes est prévue au 15 septembre. Il a rassuré que les enseignants guinéens fêteront le 5 octobre prochain la fête internationale des enseignants, une première en Guinée. Il a expliqué aussi que la prime fait la différence dans le salaire des enseignants et la prime de la documentation s’élève à 300 000 GNF par an.

C’est sur cette note d’espoir que la rencontre a pris fin.

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Préparatifs des examens à Siguiri : les mises en garde du DPE aux parents d’élèves

Une réunion préparatoire des examens nationaux s’est tenue jeudi 1er juin dans l’enceinte de la Direction Préfectorale de l’Education(DPE), a-t-on constaté sur place.

C’est une rencontre qui a regroupé l’ensemble des acteurs de l’éducation de Siguiri. A son menu, les dispositions prises pour le bon déroulement des examens nationaux de fin d’année.

Tout au long de son intervention, le directeur préfectoral de l’éducation de Siguiri  est revenu sur les contours liés ces dispositions : « cette fois, il n’y’a pas de notes de cours. Donc, les enfants doivent être conscients de ce fait. Cette année, ce sont les directions préfectorales de l’éducation qui se chargeront de l’examen d’entrée en 7ème année, excepté le choix des sujets. Tout parent qui sera pris en train d’aider un élève, répondra devant la justice. »

Une réunion au sortir duquel, le président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis des Ecoles, a exprimé toute sa satisfaction.

« Nous sommes ravis d’avoir participé à cette réunion parce qu’elle nous a permis de nous approprier des nouvelles dispositions prises pour la bonne tenue des examens nationaux. » , a déclaré Fily Diop, président de l’APEAE de Siguiri.

A retenir que la DPE de Siguiri a été  dotée à cet effet de six nouveaux  ordinateurs afin de pouvoir mieux centraliser les notes de l’examen d’entrée en 7ème année.

 

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