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Justice : Ouverture du procès de deux présumés assassins à Lélouma

Le tribunal criminel de Labé, dans le souci de rapprocher la justice des justiciers, a procédé ce mardi à l’ouverture du procès de deux présumés assassins à la maison des jeunes de Lélouma. Il s’agit du nommé Mamadou Saidou Diallo marié et père de trois enfants poursuivi pour le meurtre du jeune Thierno Sadou Koulibaly. Abdourahamane Bah et consorts quant à eux sont poursuivis pour incendie volontaire, coups et blessures. N’golié, en ce qui le concerne, il est accusé d’homicide volontaire sur une vieille qu’il aurait égorgée.

Pour le premier cas, les faits remontent en novembre 2014 alors que la localité de Sanama, un quartier de la commune urbaine était en proie à une violence communautaire. Des jeunes se seraient attaqués au domicile de Mamadou Saidou et auraient battu sa maman et réduit en cendre ses deux cases ainsi que sa bergerie. Et pour répliquer, il aurait tiré un coup de fusil qui a atteint Thierno Sadou, ce qui lui aurait coûté la vie.

Le second cas remonte en 2016 et s’est passé à Sandali dans la sous-préfecture de Parawol. Là aussi, c’est le nommé N’golié qui aurait égorgé une vieille femme. Lui aussi a été écouté par les partis.

Durant deux jours, ces présumés accusés comparaîtront devant la barre avant d’être fixés sur leur sort.

Nous y reviendrons.

Justice – Affaire Mohamed Koula : Les deux gardes du corps de Cellou entendus…

Les deux gardes du corps du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, ont tous fourni leurs versions des faits dans l’affaire d’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo aux abords du parti l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), en février 2016. En substance, les deux accusés ont tous rejeté en bloc les faits qui leur sont reprochés. Au siège de l’UFDG, leur rôle s’est limité à assurer la sécurité de Cellou Dalein Diallo. Et, ils n’ont jamais été dotés d’armes pour ce travail. C’est du moins ce qu’ont laissé comprendre Amadou Sow et Algassimou Keita, qui se sont succédé à la barre de 11 heures à 16 heures lundi 25 septembre.

C’est Ahmadou Sow qui a été le premier à comparaître afin de poursuivre son audition suspendue lors de l’audience du 31 juillet dernier. Près de deux mois après, Sow reste constant dans sa version des faits. Lire ou relire : Justice – procès des présumés meurtriers de Mohamed Koula : place aux débats de fond.

A son tour, à la barre, Algassimou Keita a rapporté les « tortures » dont il a été victime lors de l’enquête préliminaire. Répondant aux questions d’un de ses avocats, Me Salif Béavogui, l’avocat a indiqué qu’une partie de son interrogatoire à l’enquête préliminaire s’est déroulée à l’absence de ses avocats. Keita a indiqué que c’est sous le coup de la torture qu’on lui a arraché des aveux au PM3. Et pour le torturer davantage, dit-il, il a été isolé dans une cellule.

Dans ses aveux rapportés par le procès-verbal des officiers de la police judiciaire, Algassimou dit qu’Amadou Sow détenait une arme lors l’assemblée agitée de l’UFDG. A la barre, l’accusé s’est rétracté. Accusant Algassimou le directeur du PM3, colonel Tamba Gabriel Diawara, Algassimou Keita est prêt à le confronter à la barre. Son avocat, Me Béavogui, a sollicité la comparution de l’officier. L’avocat lui-même dit avoir été témoin d’une affirmation « grave » du colonel Tamba Gabriel quand celui-ci disait aux suspects (à l’époque, on est encore à l’enquête préliminaire) : « l’assassin est parmi vous ».

L’avocat a également contesté la crédibilité du procès-verbal de la police. En conséquence, il a sollicité que les faits soient reconstitués. « Le procès-verbal comporte trois signatures (d’officiers de police) différentes. Tout cela prouve les manigances pour les (les accusés) à la barre », déplore l’avocat. « C’est un dossier monté de toutes pièces », a dit l’avocat en marge de l’audience.

Pour les avocats de la partie civile, Amadou et Algassimou ont accusé les officiers de police judiciaires de torture, mais sans rapporter de preuves. D’ailleurs, Me Amadou Oury Diallo a indiqué les mêmes accusations portées contre Amadou Sow dans le rapport d’enquête préliminaire sont portées contre lui dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction. « Nous allons continuer à démontrer que ce sont eux les auteurs de ce crime crapuleux… Nous avons les preuves », dira Me Kpana Emmanuel Bamba, au sortir de la salle d’audience.

Au terme de l’audience de ce lundi 25 septembre, le juge Magadouba Sow a renvoyé l’affaire au 09 octobre prochain, lundi 02 octobre étant férié.

Il faut signaler que les audiences criminelles du tribunal de première instance de Dixinn se tiennent chaque lundi.