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Accords commerciaux Guinée/OMC –UE : le ministre Yombouno fait le point

Le ministre du Commerce a animé un point de presse mercredi 31 mai à Conakry dont l’objectif consistait à informer les diplomates accrédités en Guinée sur les efforts faits par le pays dans le cadre de l’accord avec l’OMC, sur la facilitation des échanges, dont la Guinée est signataire et l’Accord de Partenariat Economique(APE), entre l’Union Européenne et la région Ouest africaine.

Suite aux avancées dans les négociations sur la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC) de l’Union Africaine, la Guinée se prépare à la mise en œuvre desdits accords. A cet effet, Marc Yombouno a fait des résultats obtenus des différentes négociations commerciales et leurs prérogatives : sur le plan multilatéral avec l’OMC, bilatéral avec l’UE, régional avec l’UA et sous-régional avec la CEDEAO.  C’était en présence de nombreux diplomates accrédités en Guinée, des représentants d’organisations internationales et des hauts cadres guinéens.

Sur le plan multilatéral avec l’OMC, a rappelé le ministre, la Guinée qui est membre originel du GATT de 1947 et qui a adhéré à l’OMC en 1995, participe activement aux négociations du Programme de Développement de Doha (PDD) lancé en 2001. A ce titre, elle a signé, à côté d’autres pays membres de l’OMC, l’accord sur la facilitation des échanges en décembre 2013.

Un accord qui prévoit entre autres, la simplification, l’harmonisation des procédures administratives aux frontières et une coopération douanière accrue. Il s’agira pour les Etats membres de l’OMC de supprimer toutes les barrières inutiles aux frontières et le long des corridors. « Une réforme des douanes dans nos pays en développement est attendue si nous voulons nous arrimer aux dispositions de cet accord aux bienfaits infinis », a indiqué Marc Yombouno avant d’ajouter que la Guinée est suffisamment avancée dans le processus de mise en œuvre de cet accord.

Au niveau bilatéral avec l’UE, le ministre a rappelé qu’en sa qualité de membre de la CEDEAO, la Guinée a participé aux négociations de l’Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’institution européenne dans la configuration négociante de l’Afrique de l’Ouest plus la Mauritanie.

En dépit des divergences ayant enlisé les négociations entre 2011 et 2013 et qui ont été levées sur la base des directives des chefs d’Etats de la CEDEAO pour aller vers un accord régional, Marc Yombouno a indiqué que le consensus atteint a été approuvé en juillet 2014 et l’accord a été signé en décembre de la même année.

Au niveau régional avec l’UA, la Guinée participe à toutes les négociations commerciales particulièrement, la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC) à l’horizon 2019. Ces négociations visent à parvenir à un accord commercial global et bénéfique pour l’ensemble des pays membres de l’UA. Elle porte sur le commerce des biens, des services, de l’investissement, les aspects des droits sur la propriété intellectuelle et la concurrence.

Sur le plan sous-régional avec la CEDEAO, la Guinée a également participé aux négociations portant création du Schéma de Libre Echange (SLE) et instituant le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO.

La Guinée qui compte 18 entreprises agrées au SLEC CEDEAO entend renforcer le partenariat public-privé, en vue d’améliorer la capacité d’offre et la chaîne des valeurs des entreprises ; sensibiliser les acteurs intervenants dans la production et la commercialisation des produits nationaux.

De la mise en œuvre des accords

Tout en poursuivant les négociations commerciales bilatérales et multilatérales, le ministère du Commerce, en dépit de « ses maigres moyens financiers et matériels », s’engage à respecter ses engagements internationaux pour conduire le pays dans la voie du développement économique et commercial dans la mise en œuvre des accords commerciaux dont la Guinée est partie. Pour y parvenir, Marc Yombouno  tendu la main aux diplomates en vue d’accompagner la Guinée pour pouvoir bénéficier des différents accords qu’elle a signé et ratifié.

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Les accords politiques du 12 octobre au centre d’un forum à N’zérékoré

Une mission du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016 a rencontré vendredi 12 mai 2017, des administrateurs territoriaux, des représentant des partis politiques et de la société civile de la région administrative de N’zérékoré. Objectif, échanger avec ces derniers sur l’évolution de la situation socio-politique du pays notamment le niveau d’avancement de l’application de ces accords.

C’est une initiative de l’ONG Search For Common Ground en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis et le gouvernement guinéen. Durant trois heures, les membres de la mission ont donné d’amples informations sur la situation socio politique actuelle du pays dans la salle polyvalente de l’ENI (Ecole Normale d’Instituteurs).

Dans son intervention, Dr Yamoudou Condé, secrétaire général du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est revenu sur le contexte qui a conduit aux accords politiques du 12 octobre 2016 en ces termes : « Vous savez qu’à un moment donné, la situation politique était globalement bloquée. Les gens ne se parlaient pas. Sur instruction de monsieur le président de la république qui a été relayée par monsieur la premier ministre, chef du gouvernement, il a été confié à notre département d’accomplir sa mission régalienne qui est celle de rétablir le dialogue avec les partis politiques. Nous avons donc écrit aux partis politiques de l’opposition, à ceux de la mouvance pour qu’on se rencontre pour parler de reprise du dialogue. On a demandé à chaque groupe de désigner cinq représentants. Et c’est ce qui fut fait. Mais parmi les cinq représentants de l’opposition républicaine, il n’y avait ni de représentant de l’UFR, ni de représentant du PEDN. Monsieur le ministre a dit qu’il faudrait envoyer d’autres courriers à ces partis politiques pour qu’on puisse les rencontrer aussi. Nous avons commencé les contacter par l’opposition. J’avoue que l’opposition est venue en ordre bien structuré avec une bonne représentation. Elle nous a faits savoir qu’il y avait des préalables qu’il fallait satisfaire pour que ce dialogue ait lieu. Monsieur le ministre leur a demandé d’écrire. Ils ont écrit tout ce qu’ils avaient comme préoccupations. C’est ce qu’on a fait avec la mouvance également », a-t-il expliqué.

Ce dialogue a abouti à un certain nombre d’accords appelés les accords du 12 octobre 2016. Aujourd’hui, le problème d’application de certains points de ces accords est à la base des tractations entre la mouvance et l’opposition. La deuxième menace même de descendre dans la rue après le ramadan si ces accords ne sont pas respectés.

Pour le député Mamadou Cellou Baldé de l’opposition républicaine, la pacification du pays passe nécessairement par le respect de ces accords.

« Nous avons tous connu des années de turbulences, d’instabilité sociale et politique dans notre pays. Ce qui ne peut pas aller de paire avec un développement économique et social durable pour notre pays. Et pour que nous mettions cela derrière nous et que nous nous tournions vers le développement, il faudrait qu’on œuvre tous pour que l’accord politique inter guinéen du 12 octobre 2016 soit appliqué dans a globalité », a insisté le député de l’UFDG.

De son côté le président du groupe parlementaire du RPG-Arc-en-ciel, Amadou Damaro Camara, le blocage de l’application de ces accords est dû à leur rapport avec la constitution.

« Les accords sont absolument importants. Mais il y a aussi un autre problème fondamental qui se pose. Est-ce que les accords sont au dessus ou en dessous de la constitution ? Est ce que les accords doivent permettre de violer en certains endroits la constitution ou pas ? Tout cela peut faire débat. Ce que je veux dire en conclusion, c’est qu’il a été plus facile d’écrire des choses pendant les accords mais qui aujourd’hui connaissent certaine difficultés d’application », a-t-il lancé.

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Guinée : Dr Faya Millimono à propos des manifestations de rue

 « C’est un jeu qui me parait très dangereux…»

Face au non-respect des derniers accords politiques, l’opposition dite républicaine, menace de nouveau de descendre dans la rue pour exiger l’application effective desdits accords. Pour Dr Faya Millimono du Bloc Libéral (BL), descendre de nouveau dans la rue est dangereux en ce sens que ça ne mettrait pas fin à « l’assassinat des militants » de l’opposition.

« C’est effectif que la plupart des accords ne sont pas encore respectés. Où est-ce que le problème se trouve, personnellement j’ignore. Parce que je n’appartiens pas au comité de suivi. Nous avons été, de facto, exclus de ce processus parce que nous n’étions pas d’accord avec le point 2 des accords. Au jour d’aujourd’hui, je ne peux pas me prononcer sur la responsabilité des acteurs. C’est normal que dans une démocratie lorsqu’une entité n’est pas d’accord avec un Etat, conformément à nos textes de loi, qu’elle puisse manifester. Ce qui est de droit », estime le leader du BL.

Pour lui, il appartient à l’opposition républicaine d’examiner la question. « Nous avions participé à toutes les manifestations par le passé. Ce que nous avions déploré, c’est la stratégie qui avait manqué et surtout la fermeté. Parce que lorsqu’en principe, vous descendez dans la rue pour un état de fait, dans le cadre d’une manifestation pacifique, lorsqu’un de vos militants est tué, vous devez aller jusqu’au bout. Mais c’était devenu en fait une sorte de jeu de pingpong. On sort dans la rue, on tue deux ou trois de nos militants, on rentre, on organise leur enterrement et puis on ressort », déplore Dr Faya Millimono qui  ne semble pas partager cet avis.

« C’est un jeu qui me parait très dangereux. Il est dangereux dans le sens que ça ne met pas fin à la mort, à l’assassinat de nos militants. Ce qu’il faut que l’opposition, probablement, change comme stratégie, c’est d’être claire avec le pouvoir en place. En effet, lorsque nous organisons des manifestations pacifiques, ce qui est de droit, et que la violence est exercée sur les manifestants pacifiques, qu’il y ait bain de sang ou mort d’homme, on ne peut plus reculer aussi longtemps que l’autorité qui bafoue le droit est en place », a fait savoir Dr Faya.

La marche n’est donc pas opportune ? « Je ne dis pas qu’elle n’est pas opportune parce que, comme je l’ai dit, il m’est difficile de situer les responsabilités quant au manque d’application des accords aujourd’hui. Parce qu’étant de ceux qui ont contesté le point 2, et qui ont, de facto, été exclus de l’ensemble du processus, nous ne savons pas au niveau du comité de suivi qui est responsable de quoi et qui est donc en train d’empêcher que les accords soient respectés », répond le président du BL.

L’opposition dite républicaine qui s’était mise d’accord avec la mouvance pour voter le point 2 des accords au parlement n’est-elle pas tombée dans ses propres pièges ?

La réponse de Dr Faya Millimono est sans ambages : « De mon point de vue, je pense que l’opposition est tombée dans le piège dans la mesure où, lorsque l’opposition s’est rendue au Palais du peuple, c’était pour élaborer les modalités d’application des accords. Ce n’était pas pour faire évoluer les lois. On sait que faire évoluer les lois implique l’obtention d’une majorité avec la collaboration de ceux qui ont tendu le piège. Il est clair qu’une fois dans le piège, ceux qui ont tendu le piège ont une porte de sortie pour dire : ça ne dépend plus de nous, si par exemple la Cour Constitutionnelle renvoie pour une deuxième, troisième ou une quatrième lecture de la même loi. En ce moment là, l’opposition n’a pas tellement, en tout cas par rapport au point 2, quelqu’un à blâmer. Je veux dire une partie de l’opposition parce que nous sommes de l’opposition. On ne s’était pas prêté à ce jeu. C’est pourquoi on s’était d’ailleurs vigoureusement opposé à la confiscation des droits et libertés des populations. Ce qui était un danger supplémentaire à ce piège qui a été tendu ».

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