Archief

Categories

accord du 12 juillet

Promulgation du code électoral : Cellou traite Alpha Condé de « mauvaise foi »

En marge de son assemblée générale hebdomadaire tenue ce samedi 1er juillet 2017 au siège de son parti, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a abordé plusieurs sujets.  Notamment, la situation sociopolitique, économique et énergétique du pays. Il est aussi largement revenu sur les accords politiques du 12 octobre dernier et la validation par la cour constitutionnelle de certains points de cet accord. À cette occasion, Cellou Dalein Diallo n’a pas manqué de fustiger le retard de l’application de cet accord.

A l’entame de son intervention, Cellou Dalein Diallo a tout d’abord déploré la lenteur dans l’exécution des accords politiques du 12 octobre dernier. Pour lui, le refus du président Alpha Condé de promulguer le nouveau code électoral est une manière de faire trainer l’organisation des élections locales.

« Nous sommes allés au dialogue depuis septembre, on a obtenu un accord dont les dispositions ne sont pas appliquées, il ne faut pas avoir peur de le dire. Ceux qui disent qu’il y a des choses qui sont faites, ils ne peuvent pas le démontrer. Chaque action était prévue à une date. L’application de l’accord c’est l’exécution dans le délai imparti dans l’accord parce qu’on a des échéances à respecter. Jusqu’à présent le code électoral amendé n’a pas été promulgué. Or, c’est ce code qui devait permettre l’organisation des élections locales », fustige-t-il.

Malgré les multiples critiques qui sont venues de partout, la cour constitutionnelle a récemment validé plusieurs points de l’accord politique du 12 octobre. Parmi eux, le point 2 qui constitue la principale pomme de discorde. Sur ce, le président de l’UFDG ne cache pas sa joie. « Par rapport au code électoral, qu’est ce qu’on n’a pas entendu ? Que c’est contre la constitution. L’UFDG s’est retrouvé pratiquement seul à défendre l’accord parce que lorsque nous signons, nous défendons, quand on n’est pas d’accord on ne signe pas. On n’était convaincu que le point 2 ne violait nullement les dispositions de la constitution. La cour constitutionnelle vient de le confirmer. Mais qu’est ce qu’on n’a pas entendu ? Que c’était contraire aux dispositions de la constitution, c’est un deal entre celui-ci et celui là. Mais comme la cours constitutionnelle a regardé les textes et a pris des décisions conformes à la loi on ne peut que nous réjouir », affirme Cellou.

S’agissant de l’organisation des élections locales qui tarde à se concrétiser depuis 2010, le président de l’UFDG estime que c’est un refus de la part du président de la république. Selon lui, si l’État mettait les moyens nécessaires à la disposition de la CENI, rien ne pourra l’empêcher d’aller aux élections. Et mieux encore, il accuse Alpha Condé de cautionner le non respect de la loi en Guinée.