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Accord de Paris

Respect de l’Accord de Paris: Alpha Condé y voit un moyen pour lutter contre le terrorisme et l’immigration en Afrique

«L’Afrique n’est pas responsable du changement climatique dont elle est victime, qui entraine la pauvreté et le terrorisme. Il faut que l’Europe aide l’Afrique à se développer surtout qu’elle a contribué à appauvrir le continent »

C’était à l’occasion de la journée africaine en marge de la conférence des chefs d’États dont les travaux ont débuté mercredi à Bula Zone, le centre des négociations de la 23ème édition de la conférence des parties (COP) organisée par les Iles Fidji à Bonn, en Allemagne. Voici l’intégralité du discours prononcé par le président Alpha Condé par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine.

«Je voudrais commencer par vous souhaiter une excellente journée de l’Afrique à la COP23. J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’États et des gouvernements africains  sur les changements climatiques, CAOS, sous la direction  du président Ali Bongo Odimba pour les orientations et la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  de l’Accords de Paris sur le changement  climatique. Aussi rendre hommage au président égyptien Abdel Fatah Al Sissi et sa Majesté le Roi Mohamed VI pour la grande contribution qu’ils ont apportée  depuis la COP21 à Paris.

Il ne faut pas oublier que le président Sissi a été le premier président chargé de cette lutte contre le changement climatique. Je voudrais également saluer les efforts louables entrepris par la conférence des décideurs africains sur l’environnement, le groupe africains des négociateurs pour développer et promouvoir  des initiatives menées par l’Afrique en particulier, l’initiative africaine sur les énergies renouvelables et l’initiative pour l’adoption de l’agriculture en Afrique où la BAD a joué et continue à jouer un rôle important.

C’est le lieu de reconnaître le rôle central du groupe africain des négociateurs sur les changements climatiques, la défense des intérêts  de notre continent dans les négociations en cours et la manière constructive par laquelle il fait avancer le processus de négociation de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’esprit de solidarité et d’unité.

Je salue également les efforts des institutions panafricaines telles que la commission de l’Union Africaine, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de Développement, l’Agence du Nepad  pour l’organisation de cette journée de l’Afrique en collaboration avec le comité des États de l’Afrique Centrale Gabon, Congo et la République Démocratique du Congo. »

Urgence pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques

«En Afrique, les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcés que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel présent et futur pour les aspirations de développement du continent. Le cinquième rapport du groupe inter africain d’experts sur l’évolution du climat affirme que l’Afrique est la plus vulnérable aux changements climatiques menaçant gravement la géopolitique de notre région, ses moyens de subsistance et sa cohésion nationale. L’Union Africaine est consciente des effets néfastes,  à court et à long termes du changement climatique sur les moyens de subsistance de nos populations. La déclaration de l’Union Africaine sur le changement climatique et le développent du continent souligne que cela agit comme un multiplicateur de menaces faisant basculer des situations difficiles et réduisant les options  pour résoudre les problèmes. »

Nécessité d’obtenir un financement pour s’adapter aux changements climatiques

«Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et de système technique dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris en Afrique, demeure les piliers clés  pour un véritable développement neutre en carbone, résiliant et durable en faveur de nos communautés. Par conséquent, des dispositions et des modalités appropriées pour apporter des soutiens directs aux communautés de base ne peuvent être réalisées qu’à travers une approche à dimension multiple qui inclut un soutien technique et financier. En outre, l’importance de créer une dynamique régionale et continentale pour relever le défit du changement climatique et maximiser les opportunités qu’il représente ne peut être sous-estimée. Cela signifie que toutes les organisations partenaires doivent adapter leur modèle d’entreprise notamment leur mécanisme pour appuyer et soutenir le renforcement des capacités dans le continent. Tous ceux qui travaillent dans le développement, doivent se demander si sommes-nous capables de faire la différence surtout dans les zones fragiles et vulnérables. »

 Appel à un soutien en faveur des pays Africains:

« Enfin, je souhaite faire appel à nos partenaires pour nous soutenir techniquement et financièrement afin de conduire la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau nationale vers le succès. Les investissements dans le changement climatique en particulier dans les approches et technologies d’adaptation aux changements  climatiques en Afrique constituent à la fois un idéal et des opportunités d’affaires. Mais comme vient de le dire le président Sassou N’Guesso, la communauté internationale a pris des décisions très importantes lors de la COP21, malheureusement pour le moment, nous ne voyons pas d’application concrète. 100 milliards par an, je ne crois pas si on a reçu un seul dollar sur cet argent.

 Or le problème fondamental, c’est comment mettre en pratique ces décisions.  Nous avons rencontré le président Allemand ce matin, nous étions cinq chefs d’Etas et nous avons beaucoup insisté là-dessus. Vous savez tous que l’accès au fonds vert est plus qu’un parcours du combattant. Je crois que depuis que le fonds vert a été créé, je ne sais pas si un seul pays a pu bénéficier d’un dollars, à moins que je ne me trompe. Donc, ce qui est fondamental  à cette COP23, c’est de mettre les actions sur la nécessité de mettre en pratique les décisions prises à Paris. C’est-à-dire le financement. Parce que nous sommes obligés de lier le changement climatique à la pauvreté, au terrorisme  et à l’immigration. Il ne s’agit pas pour nous qu’on accepte que les pays européens se débarrassent de nos citoyens parfois en appelant des chefs d’Etats à accepter de négocier sinon ils vont limiter les visas etc.

C’est-à-dire qu’il s’agit de savoir  que le changement climatique dont l’Afrique n’est pas responsable, entraine la pauvreté et la pauvreté entraine l’immigration et le terrorisme. Donc, quels que soient les moyens que nous mettrons au G5 du Sahel, nous ne pourrons jamais vaincre le terrorisme si nous ne diminuons pas la pauvreté en Afrique. Donc, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour ne pas que les pays européens face à la montée de l’extrême droite se débarrassent de nos enfants oubliant que l’Europe à contribuer à appauvrir  l’Afrique.   Donc, il faut lancer un appel très sérieux et demander à nos amis de voir que les intérêts des continents africain et européen sont liés. On ne peut pas régler ces problèmes tant qu’on ne permettra pas   l’Afrique de se développer. »

Respect des engagements

«Nous avons pris des engagements en faveur des énergies renouvelables, nous avons adopté des projets et je ne suis pas sûr que la BAD ne me contredira pas ni notre cher commissaire, je ne ais pas si un seul de ses projets adoptés depuis mars 2017 à Conakry n’a été mis en pratique. Alors, nous demandons aux bailleurs de fonds d’être plus pratiques et de nous accompagner », a Conclu le chef de l’Etat, Alpha Condé.

 Fatoumata Dalanda Bah depuis Bonn pour Guinéenews.

COP 23 : Alpha Condé appelle au respect des engagements de Paris sur le climat

« L’Afrique n’est pas responsable du changement climatique dont elle est victime qui entraine la pauvreté et le terrorisme, il faut que l’Europe aide l’Afrique à se développer surtout qu’elle a contribué à appauvrir le continent…»

A l’occasion de la journée africaine en marge de la conférence des chefs d’État qui a débuté ce mercredi à Bula Zone, le centre des négociations de la 23ème édition de la conférence des parties organisée par les Iles Fidji à Bonn en Allemagne. Voici l’intégralité du discours d’alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, et chef de l’État guinéen.

« Je voudrais commencer par vous souhaiter une excellente journée de l’Afrique à la COP 23. J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’État et des gouvernements africains sur les changements climatiques (CAOS) sous la direction  du président Ali Bongo Odimba pour les orientations et la sagesse fournies dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  des accords de Paris sur le changement  climatique. Aussi rendre hommage au président égyptien Abdel Fatah Al Sissi, et sa majesté le roi Mohamed VI pour la grande contribution qu’ils ont apportée depuis la COP 21 à Paris. Il ne faut pas oublier que le président Sissi a été le premier président chargé de cette lutte contre le changement climatique. Je voudrais également saluer les efforts louables entrepris par la conférence des décideurs africains sur l’environnement, le groupe africain des négociateurs pour développer et promouvoir des initiatives menées par l’Afrique en particulier l’initiative africain sur les énergies renouvelables et l’initiative pour l’adoption de l’agriculture en Afrique où la BAD (banque africaine de développement) a joué et continue à jouer un rôle important.  C’est le lieu de reconnaitre le rôle central du groupe africain des négociateurs sur les changements climatiques, la défense des intérêts  de notre continent dans les négociations en cours et la manière constructive par laquelle il fait avancer le processus de négociation de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Dans l’esprit de solidarité et d’unité je salue également les efforts des institutions panafricaines telles que la commission de l’Union africaine, la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la Banque Africaine de développement, l’agence du Nepad pour l’organisation de cette journée de l’Afrique en collaboration avec le comité des États de l’Afrique Centrale Gabon, Congo et la République Démocratique du Congo. » 

Urgence pour l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques

« En Afrique, les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcés que dans toute autre partie du monde présentant un danger réel présent et futur pour les aspirations de développement du continent. Le cinquième rapport du groupe interafricain d’experts sur l’évolution du climat affirme que l’Afrique est la plus vulnérable aux changements climatiques menaçant gravement la géopolitique de notre région, ses moyens de subsistances et sa cohésion nationale. L’Union africaine est consciente des effets néfastes  à court et à long termes du changement climatique sur les moyens de subsistance de nos populations. La déclaration de l’Union africaine sur le changement climatique et le développent du continent souligne que cela agit comme un multiplicateur de menaces faisant basculer des situations difficiles et réduisant les options pour résoudre les problèmes. » 

La nécessité d’obtenir un financement pour s’adapter aux changements climatiques 

« Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et de système technique dans la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique demeure les piliers clés pour un véritable développement neutre en carbone, résiliant et durable en faveur de nos communautés. Par conséquent, des dispositions des modalités appropriées pour apporter de soutients directs aux communautés de base ne peuvent être réalisées qu’à travers une approche à dimension multiple qui inclue un soutien technique et financier. En outre, l’importance de créer une dynamique régionale et continentale pour relever le défi du changement climatique et maximiser les opportunités qu’il représente ne peut être sous-estimé. Cela signifie que toutes les organisations partenaires doivent adapter leur modèle d’entreprise notamment leur mécanisme d’appuis et soutenir le renforcement des capacités dans le continent. Tous ceux qui travaillent dans le développement doivent se demander sommes-nous capable de faire la différence surtout dans les zones fragiles et vulnérables ? »

 Appel à soutient des pays africains

Enfin, je souhaite faire appel à nos partenaires pour nous soutenir techniquement et financièrement afin de conduire la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau nationale vers le succès. Les investissements dans le changement climatique en particulier dans les approches et technologies prévues d’adaptations aux changements climatiques en Afrique constituent à la fois un idéal et des opportunités d’affaires. Mais comme vient de le dire le président Sassou N’Guesso, la communauté internationale a pris des décisions très importantes lors de la COP21. Malheureusement, pour le moment, nous ne voyons pas d’applications concrètes. 100 milliards par an je crois que je ne suis pas surpris si la BAD on a reçu un seul dollar sur cet argent. Or le problème fondamental c’est comment mettre en pratique ces décisions. Nous avons rencontré le président Allemand ce matin nous étions cinq chefs d’Etat ;  nous avons beaucoup insisté. Vous savez tous l’accès aux fonds mers est plus qu’un parcours de combattant, je crois que depuis que le fonds vert a été créé, je ne sais pas si un seul pays a pu bénéficier d’un dollars ou je me trompe. Donc ce qui est fondamentale  à cette COP23, c’est de mettre les actions sur la nécessité de mettre en pratique les décisions prises à Paris, c’est-à-dire le financement, parce que nous sommes obligés de lier le changement climatique à la pauvreté et au terrorisme et à l’immigration. Il ne s’agit pas pour nous qu’on accepte que les pays européens se débarrassent de nos citoyens parfois en appelant des chefs d’Etat à accepter de négocier sinon ils vont limiter les visas, etc. C’est-à-dire, il s’agit de savoir que le changement climatique dont l’Afrique n’est pas responsable entraine la pauvreté et la pauvreté entraine l’immigration et le terrorisme. Donc quelques soient les moyens que nous mettrons au G5 du Sahel, nous ne pourrons jamais vaincre le terrorisme si nous ne diminuons pas la pauvreté en Afrique. Donc, il faut que chacun prenne ses responsabilités pour ne pas que les pays européens, face à la montée de l’extrême droite, se débarrassent de nos enfants sans voir que l’Europe a contribué à appauvrir  l’Afrique.  Donc, il faut lancer un appel très sérieux et demander à nos amis de voir que les intérêts des continents africains et européens sont liés. On ne peut pas régler ces problèmes tant qu’on ne permettra pas à l’Afrique de se développer. 

Le respect des engagements 

« Nous avons pris des engagements en faveur des énergies renouvelables, nous avons adopté des projets et je ne suis pas sûr, la BAD ne peut pas me contredire ni nôtre cher commissaire, je ne sais pas si un seul de ces projets adoptés depuis mars 2017 à Conakry n’a été mis en pratique. Alors, nous demandons aux bailleurs de fonds d’être plus pratiques et de nous accompagner. »

Discours transcrit par Fatoumata Dalanda Bah depuis Bonn, envoyée spéciale de Guinéenews©. 

COP23 : L’appel d’Alpha Condé en faveur du financement de l’Accord de Paris

La journée africaine pour la lutte contre le changement climatique a été célébrée ce mercredi à l’occasion de la COP23 qui se tient à Bonn, en Allemagne.

 

 

Deux chefs d’Etats africains étaient présents à cette conférence notamment Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et le président guinéen, Alpha Condé qui est également le président en exercice de l’Union Africaine.

 

A cette occasion, le président guinéen a d’abord félicité  le travail abattu par les chefs d’Etats africains dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et celui du groupe  africain des investisseurs et des partenaires africains avant de préciser  l’urgence pour le continent de s’adapter aux changements climatiques qui est une menace réelle sur la stabilité politique des pays. C’est pourquoi il a appelé à un soutien technique et financier des partenaires pour relever de défi. Guinéenews vous propose  un extrait de son discours:

«J’apprécie hautement la qualité du travail du comité des chefs d’Etat et des gouvernements africains  sur les changements climatiques pour la sagesse fourni dans l’engagement de l’Afrique en faveur de la mise en œuvre  des accords de Paris sur le changement  climatique. Celui du groupe africain des négociateurs dans la défense de nos intérêts. En Afrique les menaces et les impacts du changement climatique sont plus prononcé que dans toute autre partie du monde, présentant un danger réel sur les aspirations de développement présent et futur du continent. L’union Africaine est consciente des effets néfastes à court et à long terme du changement climatique sur les moyens de subsistances de notre population.  Nous devons aussi noter que pour cette journée de l’Afrique, le financement du changement climatique, le renforcement des capacités et le soutien technique dans la mise en œuvre de l’accord de Paris en Afrique demeurent les piliers clés pour un véritable développement neutre en carbone résiliant et durable en faveurs de notre communauté.»

Nous reviendrons sur l’intégralité du discours d’Alpha Condé dans nos prochaines dépêches.

En direct de la journée africaine à Bonn

Posted by Guineenews.org Boubahcom on Wednesday, November 15, 2017

Fatouamata Dalanda Bah envoyée spéciale de Guinéenews  à Bonn

Climat : à quoi pourrait-on s’attendre de la prochaine rencontre Alpha-Trump?

Le retrait de l’accord de Paris sur le climat de Donald Trump a jeté beaucoup d’émoi et d’anxiété sur les défenseurs de l’environnement. Depuis 1992, tous les sommets sur le climat n’ont rien produit de potable dans la protection des forêts. Bien auparavant, la Convention de Ramsar de 1971 sur la protection des zones humides (marais, étangs, lacs) et leurs biodiversités n’a pas vu un semblant d’application. Il a fallu que la déforestation et l’assèchement de ces zones humides causent un degré de pollution alarmant à Paris, à Pékin et un peu partout avec des particules solides dans l’air de façon cyclique pour que les choses soient considérées avec un peu de sérieux. La canicule de 2003 en France, qui avait fait un ravage chez les personnes âgées et indigentes, avait fini par faire tirer la sonnette d’alarme à deux mains.

En Chine, en 2008, nombre d’athlètes avaient failli renoncer à la participation aux J.O. des usines ont été mises aux arrêts pendant la période olympique ; actuellement, de façon récurrente, la pollution de l’air provoque des arrêts d’activités scolaires chez les tout petits tandis que les grandes personnes sont obligées de porter des masques pour se déplacer dans la ville.

Aux Etats-Unis, Michael Jackson s’enfermait dans des caisses d’oxygène pour, disait-on, ne pas inhaler de l’air pollué. Devant tous ces exemples inquiétants, Donald Trump était sur une autre planète et refusait de voir la réalité en face. L’avenir compromis de la postérité, il s’en balance pour retirer les Etats-Unis de l’Accord  sur le climat.

Tous les grands de ce monde l’ont exhorté et objurgué à ne pas le faire. En désespoir de cause, ils se sont résignés. Emmanuel Macron, le président français, en est plus touché que tous ses pairs et pour cause, ces accords sur le climat ont été obtenus à l’arrachée par Hollande, Laurent Fabius et Ségolène Royal. Il a été plus tranchant Mais ce qu’on ne dit pas trop, c’est que les USA sont venus dans ces accords à reculons. Ce détail a semblé échapper à quelques observateurs, mais il faut rappeler que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry avait laissé entendre que les Etats-Unis n’étaient pas favorables à ces accords. L’on se souviendra que lors de la photo de famille pour sanctionner ces accords, l’Uncle Kerry s’était dissimulé bien derrière tout le monde, mais comme il est plus grand que tous, les observateurs ont pu l’apercevoir pas bien dans son assiette. Le revirement de dernière minute de l’administration Obama avait déterminé Donald Trump pour en faire un de ses chevaux de bataille de campagne, la question se pose.

Maintenant que le fait est accompli, des cris et des démissions se font entendre de partout aux Etats-Unis. Le maire de New York décide de mettre 15 millions, d’autres vont probablement le suivre mais le vide à combler est abyssal. C’est dans ces conditions que le Sisyphe de l’Union Africaine s’est proposé de rencontrer Donald Trump pour chercher à le convaincre de renoncer à son retrait. Les chances de succès de cette entreprise existent mais elles sont minces. Si Trump a un tant soit peu le sens de la « postériomanie », l’amour pour sa postérité, il faudrait à Alpha Condé d’explorer de ce côté, puisqu’on a entendu que la fille de Trump, qui est son égérie, semble ne pas partager l’avis de son climato-sceptique de père. Ensuite, une autre mince chance de réussite de cette mission difficile est le sommet du G-20, le Gipfeltreffen de Hambourg, qui se tiendra au mois de juillet prochain pour définir les règles du jeu sur la production et taxe sur le carbone. Ce n’est pas que ce protocole qui influencerait Trump, mais ce sommet du G-20 se tiendra en plein été, et en été caniculaire, même sans pyromanes, les forêts de Californie, du Dakota et du Canada s’enflamment toutes seules. L’occasion est idéale pour taper sur le système de Trump, à condition que les interrogatoires de Comey au Sénat se soient déroulés sans anicroches pour celui qui est sur la sellette.

Mais attention au boomerang : sur les conventions de Ramsar, la Guinée les respecte-t-elle, en est-elle signataire ?

 Conakry est en voie de suffocation. Tous les bras de mer qui constituaient les poumons de Conakry ont été bradés. Bientôt, la capitale guinéenne n’aura plus de corniche au nord comme au sud. Les ordures ménagères et les matières plastiques incinérées de façon anarchique, les échappements des tacots polluants dans des embouteillages risquent de faire suffoquer la ville parce que la brise marine est arrêtée pat des immeubles construits sur les corniches.

Quant aux forêts classées et protégées, elles sont en voie de disparition avancée. Conakry sera invivable dans quelques années, quand la taxe carbone entrera en vigueur. L’interdiction de la coupe du bois est-elle effective ?

Il en faudrait des personnes qui lui sont chères pour convaincre Donald Trump, peut-être Evanka, qui semble plus écologiste, pourrait soutenir le président de l’UA….

Moïse Sidibé

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