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Rétrospectives : Les faits majeurs de l’année 2017 à Kankan

L’année 2017 qui a tiré sa révérence à Kankan a été particulièrement riche en événements. Tout au long des 365 jours, la préfecture a connu plusieurs faits socioéconomique, politique, judiciaire, sportive et culturelle.

Sur le plan social, l’actualité a été marquée par la grève des enseignants contractuels suivis par une série de manifestations des élèves dès le premier mois de l’année. En mars, de violents affrontements  portant sur des liges fonciers ont opposé des jeunes de l’Eglise Catholique à ceux du district de Dabadou, un district situé à environ 14km du centre-ville.

Dans le même registre, une série de manifestations a eu lieu contre les délestages et la pénurie d’eau potable dans les robinets à Kankan au mois de Mars.  Et la manifestation la plus spectaculaire fut celle qui a été menée par les villageois de Koba. Ces derniers ont envahi la Maison centrale de Kankan avec à la clé, la libération d’un des leurs qui y était incarcéré.

L’année 2017 qui s’achève a aussi été marquée par un incident entre le préfet Aziz Diop et les journalistes des médias privés de Kankan en juillet. Un contentieux qui a heureusement été vite évacué.

Sur le plan judiciaire, outre l’ouverture des assises criminelles avec l’inscription au rôle d’une soixantaine de dossiers, l’année 2017 a connu le jugement des présumés auteurs des violences de Dabadou qui a entrainé des blessés graves et d’importants dégâts matériels.

Sur le plan politique, l’année 2017 fut très colorée en événements  à Kankan avec notamment les visites du président Alpha Condé, du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, de Dr Ousmane Kaba du parti PADES et des Ambassadeurs des USA et du Cuba.

Sur le plan sportif et culturel il faut noter la montée en première division du Milo FC alors que les troupes artistiques locales, elles se sont retournées bredouilles du festival national des arts et de la culture, organisé à Conakry au mois de novembre.

L’année 2017 a aussi été marquée à Kankan par des évènements assez douloureux avec notamment la mort suite à un accident de la route de l’artiste Dioumessy et de quatre de ses compagnons dans le district de Saraya (Kouroussa) en juin. Alors qu’ils venaient pour se produire pour un spectacle géant à Kankan.

Parlant toujours des faits sociaux, les 3 derniers mois de l’année 2017 se sont révélés assez tristes avec plusieurs cas de viols et de crimes à Kankan dont entre autres, le viol d’une patiente anesthésiée par un soi-disant infirmier au mois d’octobre, le viol collectif d’une orpheline de 14 ans en novembre.

En décembre, successivement un jeune étudiant a mis fin à ses jours en s’éventrant. Pendant ce temps, un débile mental a été retrouvé égorgé dans sa chambre, dépourvu de son œsophage et de sa partie génitale. Enfin un jeune gendarme va se suicider en se tirant une balle dans la tête.

Mais avant, c’est le célèbre humoriste de Kankan, El hadj Lanfia Kouyaté dit ‘’Sara’’ qui a tiré sa révérence dans un quasi oubli total en mai à son domicile. En septembre, l’érudit El hadj Amadou Cherif décède à son tour suite à une longue maladie.

L’an 2017 fut aussi celui de la non-tenue des festivités tournantes de l’indépendance que la région de Kankan devait abriter depuis 2015 mais reportées quatre fois de suite.

Pour cette année qui s’achève, le phénomène de la pauvreté et du chômage restent d’actualité chez la majorité des Kankanais, témoignes de nombreux observateurs. Et pour ne rien arranger, une campagne de déguerpissement des emprises des différentes voies publiques de la ville par les autorités locales vient plonger de nombreux jeunes dans le chômage.

Ceci étant, le pouvoir d’achat a continué à s’effriter avec les prix des denrées de première nécessité.

Et comme toujours les Kankanais, à l’image des autres Guinéens, vivent d’espoir avec l’ardent souhait que l’année 2018 qui commence, apporte tout le bonheur promis par les gouvernants.